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 A bord du Poséidon

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Lyrak Crimsonmoor
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A pirate's life for me

Féminin Nombre de messages : 32
Localisation : A bord du Poséidon, dans sa cabine
Humeur : Quelques petits verres de rhum dans le nez
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Mer 24 Fév - 16:36

[HJ]Voilà, après bien des rebondissements et du retard... C'est "un peu" long, mais j'avais beaucoup de choses à dire et de parole divines à respecter depuis la dernière fois. ^^'[/HJ]


    Tandis que le soleil se levait sur les mers berçant l’archipel Elaine, je laissais mon regard voguer au loin, au gré des flots plutôt calmes en ce début de matinée dégagée, et se perdre là où l’océan et le ciel finissaient par se confondre. J’avais mal dormi cette nuit-là, et d’avoir ce matin une sorte de gueule de bois alors que je n’avais pas vraiment bu la veille au soir m’énervait au plus haut point. Si j’avais su, je ne me serais pas retenue. Debout sur le pont à l’arrière du Poséidon, accoudée au rebord de bois et le menton dans les mains, j’inspirai une grande goulée d’air frais aux saveurs iodées. Je ne pouvais m’empêcher de repenser à cette nuit. Je m’étais écroulée comme une masse sur ma couchette dès que mon tour de garde s’était achevé, exténuée par une dure journée de labeur, sans même la force de me relever pour me trainer jusqu’aux réserves de rhum. Parce que c’est qu’il fallait le gérer, tout ce beau monde en croisière sur le Poséidon – et accessoirement marins dans l’exercice de leurs fonctions, quand l’envie leur en prenait, ou bien lorsqu’ils ne se laissaient pas emporter par un orage, ou pire encore : débarquer par le capitaine.

    Après avoir marmonné deux ou trois ordres à un matelot qui passait par là et me semblait trop inoccupé pour que je me prive du plaisir de ne pas le laisser en paix, je me replaçai en posture méditative, les coudes fermement calés contre le bois et le visage fixé aux paumes, afin de reprendre le fil de mes pensées. Même si cela ne servait à rien de ressasser ce à quoi j’avais rêvé – cauchemardé plutôt, c’était comme plus fort que moi. Je n’avais plus fait de cauchemars depuis très longtemps, et revivre cette étrange expérience m’avait procuré un sentiment de faiblesse déplaisant. Peu après m’être endormie – ou tout du moins c’était ce qu’il m’avait semblé – je m’étais redressée brusquement, le corps parcouru de frissons et couvert de sueurs froides. Il m’était alors seulement resté cette sensation de n’avoir rien pu faire, réduite à l’inaction, passive face à la douleur que je n’avais pu arrêter. Et leurs cris, qui résonnaient encore dans ma tête après mon réveil…

    Ce devait être un abordage comme les autres, comme tous ceux auxquels nous avions déjà participés avec notre père et son équipage, pendant toute notre jeunesse. Glanmore, Crispin et Myron n’avaient pas mon agilité et manquaient parfois de sens pratique, mais ils étaient plus expérimentés. J’étais certes l’aînée, cependant père les emmenait plus souvent au large que moi, qui devais rester sur terre aider ma mère et ma sœur à la maison ou au marché. Il n’y avait jamais eu de problème majeur lors de ces virées en mer ; quelques éraflures – laissant des cicatrices plus ou moins profondes, au pire nous devions battre en retraite et repartir les mains vides. Une fois me rappelai-je, c’était sans Crispin que nous étions repartis. On l’avait oublié sur un navire marchand qu’on venait de piller. Il fallait dire aussi qu’il était allé se fiche on ne savait trop où, chercher sa part du butin dans une cabine reculée contenant des denrées exotiques. Personnellement j’étais plus terre-à-terre, je devais bien le reconnaitre, préférant les valeurs sures comme l’or, les pierres précieuses ou les armes aux marchandises monnayables. C’est que les marchands d’Elaine étaient de biens plus redoutables pirates en la matière que nous ! On avait finalement récupéré mon frère en catastrophe, mais l’histoire s’était bien terminée.


    Pas comme dans mon cauchemar. Le ciel y était rouge sang, je ne savais plus trop si c’était l’aube ou le crépuscule, et toute la lumière baignait dans les mêmes tons. Son souvenir me glissait entre les mains à présent, comme de l’eau ou du sable le ferait, et seules des images éparses me revenaient en s’entrechoquant. Un bateau au loin, notre pavillon noir hissé, le vent fouettant les voiles et mon visage, les cris, l’agitation. Pas celle habituelle, une agitation plus tendue, oppressante, ce genre d’agitation sur laquelle on n’a aucun contrôle, par laquelle on se laisse emporter contre son gré. Les premiers coups de feu tirés, et l’absence d’odeur de poudre, si rassurante, qui marque le début de l’action, éveille vos sens, anime votre âme, cette odeur âcre que j’aime tant. Un abordage sans odeur de poudre, c’est comme un repas au goût de papier mâché, c’est inconfortable, absurde. J’avais l’impression d’assister à une scène sans réellement y participer, mon corps était engourdi, lent, tellement lent, tandis qu’autour de moi tout défilait tellement vite.

    L’abordage enfin a lieu, les ombres s’entremêlent, tout ça ne ressemble plus à grand-chose. Et moi qui continue à ne rien faire. J’ai l’impression que mon cerveau est aussi engourdi que mon corps capricieux. Père a disparu, Myron se bat seul. Je veux tirer pour lui porter secours, quand je m’aperçois que je n’ai pas mon pistolet sur moi. Mon sabre aussi a disparu. Je suis désarmée, je ne l’ai jamais été, même lorsque tout est calme à l’horizon, et là, en plein combat, j’ai l’impression d’être nue. Myron est mort. Ma voix comme le reste me fait défaut, je suis figée, j’arrive à peine à tordre mon visage sous le reflexe que m’inflige la douleur. J’étais là et je n’ai rien pu faire. Et puis vient le tour de Crispin ; et même de Glanmore, qui est le plus âgé après moi, et encore le moins bête des trois. De toute façon je n’ai pas le temps de réaliser. Un violent coup venu de nulle part me coupe le souffle et me projette à l’eau. Et là, je sombre. Bêtement, simplement. Condamnée à l’inaction. Les rayons du soleil traversent l’eau de plus en plus difficilement au fur et à mesure que je sombre. C’était joli et confortable au début, maintenant il fait juste sombre et froid.


    Je rouvris les yeux brusquement. Le soleil désormais complètement levé m’aveugla, et je portai ma main au niveau de mon front afin de cacher mes yeux face à cette intrusion lumineuse trop vive pour mes pupilles encore habituées à la pénombre de mes paupières. L’océan calme déroulait ses flots sous le Poséidon, le faisant tanguer doucement, comme pour le mettre en confiance. Je décidai de retourner à ma cabine afin d’y étudier les cartes et la trajectoire du jour. Il n’y avait pas de raison de s’en faire. Mes frères étaient de grands garçons maintenant, sûr qu’ils pouvaient s’en sortir sans moi. Et quand bien même ça ne serait pas le cas… Ainsi va la vie d’un pirate, mon père me l’avait assez répété, ce qui contrairement à son intention première n’avait fait que renforcer ma détermination à m’embarquer dans cette aventure d’une vie. Pour le reste, advienne que pourra. Le plus affreux dans ce rêve avait été de ne pas pouvoir bouger, comme pétrifiée, inutile, incapable.

    Je m’étirai, incapable de me concentrer sur ce que j’étais en train de faire ou de rester assise derrière mon bureau, et mes os craquèrent d’un peu partout. Nom d’un kraken à deux pattes, fallait pas vieillir. Je décidai d’aller chercher une bouteille de rhum histoire de me remettre les idées en place, lorsque je surpris en chemin la conversation de deux matelots. L’un faisait mention du capitaine à plusieurs reprises, et par curiosité je m’arrêtai pour les écouter. Ce qui en ressortit était à peine croyable ; il semblait y avoir eu du grabuge depuis que j’étais descendue, il y avait environ deux heures. J’éclatai d’un grand rire devant cette histoire ridicule et lançai aux deux commères en les dépassant :

    - Allez, bougez-vous les gars. Pire que des bonnes femmes, c’est pas possible ça…
    J’aurai sans doute continuer de rire ainsi pendant dix bonnes minutes, si je n’avais pas trouvé en ressortant sur le pont central un espèce de vaste cylindre rouge et blanc recourbé au bout, scintillant sous le soleil et se trouvant à la place de notre mât principal.
    - Par Neptune, mais dites-moi que je rêve, arrivai-je à peine à murmurer. Mais, mais, et comment qu’on va faire avec un mât en moins ? Et puis regardez-moi ça, ça ressemble à rien, on a l’air de quoi ? Et sur le pavillon noir, y’a quoi maintenant ? Un gâteau d’anniversaire avec un couteau et une fourchette croisés dessous ?
    - Vous parlez toute seule m’dame ?

    Je me retournai, destabilisée d’avoir été ainsi surprise. La miss Morignon me regardait d’un air interrogateur, un sourire à la commissure des lèvres. L’étonnement passé, je m’employai à cacher ma gêne par un savon en bonne et due forme :
    - Et vous, qu’est-ce que vous faites là ? Un coq n’a de repos que lorsque tous les marins d’un navire sont rassasiés, ce qui n’arrive jamais, alors dépêchez-vous de retourner à vos cuisines.

    I
    l y avait trop de monde sur ce bateau, même plus possible de se lamenter à voix haute sans être dérangée. Je m’en retournai à ma préoccupation première, celle d’avoir un mât en moins et des réserves de sucre en plus. J’allais en toucher deux mots au capitaine lorsqu’un cri résonna sur le navire : « Bateau à bâbord ! ». Manquait plus que ça, tiens. Et qu’est-ce qu’on allait faire maintenant ? L’inviter à tailler une bavette avec nous autour d’un sucre d’orge géant ? C’était hors de question que j’aborde dans de telles conditions, ce n’était pas stipuler dans le contrat que j’avais signé. Je n’étais trop pas du genre orgueilleuse ou à avoir une fierté mal placée, mais il n’en restait pas moins que j’avais un honneur et une réputation. Sur quoi ce fut finalement le capitaine qui me trouva et qui m’intima d’aller faire un tour sur notre nouveau voisin à voile. J’appris alors que celui-ci semblait en outre déserté de toute vie. L’idée la plus vraisemblable qui me vint fut qu’un autre bateau pirate nous avait grillé la politesse, tout simplement. On n’était pas les seuls à écumer les eaux de l’archipel Elaine après tout. Dans ces conditions, j’acceptai de me déplacer. D’abord parce que je venais d’apprendre – avec preuve visuelle géante à l’appui – tout récemment que mon capitaine affectionnait la hache autant si ce n’était plus que ses autres instruments de navigation. Et puis après tout, il n’y avait visiblement aucun témoin de l’humiliante métamorphose du fier Poséidon.

    Je réquisitionnai à la hâte trois autres marins, parmi ceux qui me semblaient les plus dégourdis, et me préparai à ce semblant d’abordage.
    - Hééé, moi aussi je peux venir ? Je veux voir le bateau et les fantômes dedans !
    Il ne manquait plus qu’elle… Elle était encore un peu pâle, mais paraissait se remettre des émotions subies plus tôt. Vu comment la journée avait débuté, j’avais l’impression qu’elle allait être longue à s’écouler.
    - Y’a pas de fantôme, répondis-je philosophiquement.
    - Je te crois pas.
    - Mais t’iras pas sur ce bateau.
    - Et pourquoi ça ?
    - J’ai pas à me justifier, mais je te dirais qu’un seul mât transformé en amas de sucre ça suffit, pas la peine d’apposer ta marque sur tous les navires d’Elaine.
    - J’ai fait ça pour sauver le Poséidon je te ferais remarquer !
    - Et je t’en remercie… mais en définitive je sais pas si je n’aurais pas préféré qu’il coule.

    P
    référant aussi écourter la conversation, je me dirigeai à grandes enjambées en direction de mon poste où j’étais attendue par le capitaine et les autres matelots de sortie. J’avais répondu à la fillette de manière ironique, sans tenir compte du réel effort qu’elle avait du fournir ou du service incontestable qu’elle avait rendu à ce vieux fou de capitaine, en même temps qu’à son bâtiment et son équipage. Mais derrière l’exaspération que j’affichais, j’avais en tête de plus sérieuses raisons. Evidement, avoir une gamine d’eau douce dans les pattes lors d’une excursion sur un autre bateau n’était pas des plus pratiques, mais celui-ci étant apparemment vide je ne voyais là aucun danger réel ou immédiat. Aussi, dans d’autres circonstances, ne l’aurais-je peut-être pas forcée à rester sur le Poséidon. Cependant, et malgré mon refus de me l’avouer, j’étais encore tracassée par ce cauchemar que je venais de faire. Aujourd’hui au moins je ne voulais prendre aucun risque, et pour cette fois April resterait en sécurité.

    D’ailleurs, c’était certainement à cause de ce mauvais rêve que je me sentais si peu tranquille en ce moment. J’avais honte de me laisser ainsi tourmenter, envahir par une peur indicible et injustifiée. Depuis quand redoutais-je quelque chose, si ce n’était une pénurie de rhum ? Lorsque je passai devant le capitaine, celui-ci donna un coup de menton en directement de la gamine restée en retrait. Je crus deviner à quoi il pensait, et fis mine de ne pas l’avoir vu en gardant les yeux fixés vers le navire inconnu qui était maintenant tout proche. La fillette ne m’étais liée en rien, mais j’avais fini par m’habituer à sa présence, à cet imprévu qui rendait les longues journées en mer un peu moins mornes, et je n’avais jamais particulièrement désiré sa perte – ou presque, parce qu’il y avait quand même certains moments… Enfin, je fis part de mes dernières et diverses recommandations avant de lancer la manœuvre.

    - On reste groupé et on ouvre les yeux ! Signalez le moindre mouvement ! Et n’oubliez pas de craindre les vivants plutôt que les morts et leurs esprits, les armes des premiers vous feront certainement plus de mal que les soupirs des seconds.

    Q
    uelques instants plus tard, les planches désertées d’un bateau étranger craquèrent sous nos pieds. Tout était incroyablement calme, presque serein. Le vent soufflait doucement dans les voiles laissées à l’abandon, faisait s’entrechoquer les poulies dans un son plutôt mélodique, auquel se joignait le murmure rauque de la charpente bercée par les vagues. J’esquissai quelques pas tandis que les marins qui m’accompagnaient s’aventuraient déjà plus loin dans leur inspection. C’était comme si le bateau avait décidé par un beau matin de quitter le quai où il était amarré et d’aller se promener seul en mer. Il n’y avait absolument rien dessus, pas de barils de poudre ni de réserves de vivres, en tout cas à première vue. Aucun homme non plus, marin ou pirate, vivant ou mort. Je commençais presque à m’amuser de la situation, lorsqu’un frisson me parcourut l’échine, m’électrisant du cou jusqu’au bas du dos et se répandant le long de tous mes membres. Je restai quelques secondes sans bouger, sans respirer même, je crois. Comme un enfant qui se figerait face au danger, en espérant que cela le fasse miraculeusement disparaitre, tandis que le moindre mouvement le condamnerait définitivement. Quelqu’un était bien passé avec nous sur ce navire, mais pas exactement ceux auxquels je pensais. Juste en face du moi, se dessinait sa marque, celle du bateau blanc. Le Circée.

    - Rassemblement ! criai-je aux hommes présents, on retourne sur le Poséidon, et au trot ! Ce bateau est maudit !

    J
    e n’étais plus une enfant, et mon injonction claqua dans l’air après des secondes d’hésitation qui parurent une éternité. Je n’avais pas peur de faire du bruit, je ne pensais pas qu’il avait besoin de ça pour nous trouver maintenant. Mais j’avais eu peur de prononcer son nom à voix haute, ici, où ils avaient eux-mêmes mis les pieds. Ce n’est que de retour sur le Poséidon, retrouvant une impression de sécurité toute relative, que je fus obligée de le nommer en faisant mon compte-rendu au capitaine. Celui-ci parut douter d’abord, mais les circonstances et ma description le forcèrent à se rendre à l’évidence. L’air suspicieux qui habitait son visage fit place à une expression de crainte ténue mêlée de colère, que je ne compris que lorsqu’il m’annonça le fruit de sa réflexion :

    - Cela contrarie mes plans… Barre à tribord, miss Crimsonmoor, nous rejoignons la terre ferme.
    - La… ? Capitaine, rien ne nous permet de croire que le Circée promène encore sa carcasse dans les environs, et ça nous ferait perdre un temps monstrueux.
    - Vous ne croyez pas au Circée ?
    - Sûr que oui Capitaine, j’y crois ferme et je le redoute comme n’importe qui d’entre nous mais…
    - Mais vous être trop butée pour estimer les risques qu’il y a à poursuivre notre voyage dans de pareilles circonstances. Nous ferons escale dès que la moindre parcelle de terre se présentera. C’est un ordre.

    Voilà qu’il employait les grands mots maintenant.
    - Très bien capitaine.

    S
    ans doute était-ce lui qui avait raison, il était plus sûr de se mettre à l’abri durant une journée ou deux et de se faire oublier. Mais au fond de moi j’étais curieuse, curieuse de ce bateau blanc que personne ne voyait mais que tous craignait, curieuse de ces pirates invisibles, impitoyables, inhumains de l’avis de certains, qu’il y avait à son bord. Qu’étaient-ils au juste, hommes ou… quoi ? Quelque chose comme des esprits, des fantômes ? Je n’y croyais pas, et pourtant… Avant de quitter la cabine du capitaine, je voulus aussi lui parler de l’affaire du mât principal, puis je me ravisai en jugeant que le moment n’était peut-être pas le plus opportun. On pourrait toujours en reparler plus tard, loin des eaux mal famées – et de sa hache. Quand je disais que la journée allait être difficile… Et elle n’était pas terminée.

    Le Poséidon modifia ainsi sa trajectoire et se dirigea vers l’île la plus proche, atteignant enfin un port peu avant la tombée de la nuit. Veillant sur ses intérêts, Willougby interdit à son équipage de quitter le Poséidon la première nuit durant. Le lendemain en revanche, chacun fut plus libre de ses mouvements, et on en profita par la même occasion pour réapprovisionner le navire. Les matelots à bord eurent aussi l’autorisation de se divertir dans les tavernes avoisinantes, créant un va-et-vient continuel entre le navire et la terre ferme.

=> Oscar Arwyn

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Chaussette
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Dim 20 Juin - 18:59

Par un fait indépendant de ma volonté, je m’étais retrouvé totalement endormi entre deux cordages pour le moins inconfortables. J’en avais même des débuts de rhumatisme. J’ouvrais les yeux difficilement tout en me demandant comment j’avais fait pour atterrir ici. La dernière fois, à ce que je me souvienne j’étais pourtant sur le plancher des vaches, avec une bonne herbe bien grasse, vous caressant le poil avec une malice interminable. Alors qu’est-ce que je fichais ici ?! A peine mis sur mes quatre pattes, je m’étirais non sans douleur de tout mon long, dans un bâillement silencieux. Assis sur mes pattes arrières, je contemplais le paysage de ma hauteur. J’étais à n’en pointer douter près d’un lieu d’attachement des bateaux, et qui plus le grand large n’était pas bien loin. De là où je me trouvais, je pouvais d’ores et déjà sentir l’odeur du sel qui piquait d’ailleurs affreusement mes délicates narines. De même, les embruns de la mer me donnaient une migraine atroce. J’étais déjà en train de m’imaginer le marché de poissons dont je devinais le présence à quelques mètres de moi, soit derrière cet énorme entrepôt. Il y avait mieux comme réveil. J’avais désormais une subite envie de tomber dans les pommes car tous les éléments ici présents étaient bons pour me faire tourner la tête ou bien encore me donner envie de renvoyer mon repas de la veille. En parlant de la veille. Qu’est-ce que j’avais bien pu faire pour me retrouver ici…
De ma démarche gracieuse et royale, je décidais de me dégourdir un peu les pattes. Cependant sans aller trop loin car je ne voulais pas me retrouver en tête à tête avec le reste d’un poisson lancé négligemment par un de ces grand daudets de bipèdes. Le poisson me répugnait. La viande comme moyen de se sustenter me répugnait pour dire vrai. Un homme gras passa non loin de moi. Il était comme les baleines, on le sentait à des kilomètres. Nul besoin d’yeux pour se douter de sa présence. Pestant contre ce manque d’hygiène flagrant -je notais dans mon esprit un commandement important à faire respecter par mes sujets humains: douche obligatoire avant chaque passage devant mon illustre personne-, les évènements de la journée passée me revinrent à l’esprit.

En effet, j’étais tranquillement installé au pied d’un chêne centenaire qui m’abritait cordialement du soleil grâce à sa flamboyante verdure. Comme tout félin qui se respecte, je prenais le temps de prendre le temps et faisait ma troisième sieste, celle juste après le repas. C’est alors que je reçu un objet pointu sur le crâne, qui me fit pousser un cri. Pas un miaulement comme l’aurait fait n’importe quel chat, non il avait fallut que cela soit une onomatopée humaine commune : aïe. J’aurais mieux fait de n’être qu’un vulgaire chat à ce moment là, car le cailloux n’était pas arrivé sur moi par hasard. Non bien au contraire, j’avais été la cible d’un groupe de malfrats, des sortes de braconniers puants et sales qui voulaient faire de moi leur nouvelle pièce de collection. J’ai même entendu le plus jeune dire, qu’un chat qui parle pourrait leur apporter de l’argent s’ils arrivaient à de me faire faire des tours rigolos. Ma fierté en avait pris un coup, bien que je fus quelque peu sonné. Mais pour qui me prenait-il bon sang ? J’étais Bartiméus Linkorius Altarzard le Grand, le Magnifiscient que Diable ! Dans un futur très proche je serais le souverain du monde, que dis-je de tous les mondes existants dans cet immense univers ! Ce qui reviendrait à dire le maître de l’univers, mais étant tout de même un animal modeste n’allons pas jusqu’à proclamer de telles extrémités, contentons nous de les penser juste. Mais revenons à cette terrible aventure mettant ma vie en péril. Comme ils porteraient un sac de patates je fus trimballé jusqu’à une ville, une ville marchande d’après ce que j’en compris. Et c’est à ce moment là que les premières odeurs marines envahirent mon être, étant donné que je luttais déjà contre celle de mes ravisseurs, je n’avais pas tenu bien longtemps et m’étais définitivement évanoui. Maintenant à savoir comme j’ai fais pour me retrouver seul, ça c’est une histoire seul que Dieu seul sait, et encore je ne suis pas sûr qu’il veuille s’occuper d’un chat. Mais qu’il fasse bien attention à lui, car un jour, je serais Dieu à la place de Dieu et la ma vengeance sera terrible. J’en fais le serment ! Mouahahahah (rires diaboliques version chat, non transcriptibles.)

Une étrange bête passa devant moi. Tiens c’est bizarre j’aurais juré que c’était un écureuil. Certainement devais-je divaguer, je ne devais pas être totalement remis de mon coup sur la tête. C’était bien trop d’émotions pour un être aussi sensible que moi. Cela dit, voulant en avoir le cœur net, je pris la direction de la mystérieuse silhouette, qui me mena à un bateau portant le nom de Poséidon. Comme toujours, l’imagination humaine était d’une banalité à m’en faire perdre ma cinquième vie. Mais bon c’était compréhensible, on ne pouvait pas leur demander de posséder la même intelligence et sagacité d’esprit que la mienne. Pardonnant donc l’ensemble de la race humaine, j’entrepris de mettre patte sur le bâtiment. Curiosité oblige, parce que sinon pour rien au monde je n’aurais voulu m’embarquer sur ce vieux truc en bois, rongé par les flots depuis des années et occupé par des hommes empestant l’alcool à plein nez. Je n’aimais pas l’alcool. En fait, je n’aimais pas l’effet qu’il avait sur moi, et le souvenir le plus agréable que j’en gardais lors de sa consommation était avec cette sorcière qui m’avait abusé par ces charmes. Pourvu qu’il en soit de même pour son prétendant !

Une fois sur le bâtiment, je compris rapidement en écoutant discrètement les conversations, qu’ils étaient amarrés depuis la nuit dernière et que visiblement c’était parce que le Capitaine n’aurait plus toute sa tête. Ah. Il valait mieux que je descende d’ici tout de suite, si je ne voulais pas le voir débarquer et me faire je ne sais quoi avec ses idées de tordus. Dans le domaine des fous j’avais déjà donné, premièrement avec ma ridicule de mère, deuxièmement avec cette astromancienne lisant son avenir dans des petites étoiles et qui ne faisait que parler de nourriture. Ce fut à ce moment précis de mon exploration que je pus mettre un nom sur la saveur particulière qui trainait dans les airs : un sucre d’orge géant. Plus de doute j’étais chez les fous. Alors que je faisais demi-tour, je me sentis happé par la queue. Ce qui en soit fait outrageusement mal, me faisant alors pousser un violent miaulement (j’avais retenu la leçon). Un miaulement qui ne parut inquiéter personne, car je me retrouvais désormais entre deux bras qui me serraient solidement. De ma nouvelle hauteur je pus me rendre compte que celui qui me portait traversait l’ensemble du navire, il descendit des marches. Je cru un instant que je fus dans les bras du cuisiner. Si peu qu’il n’est plus de quoi nourrir ses moussaillons il me transformerait en chair à pâté. Je préparais déjà mes griffes les plus aiguisées, car j’étais un excellent griffeur et arracheur de peau mine de rien, lorsque je pus sentir à nouveau la terre ferme. Un visage souriant s’abaissa à ma hauteur.

« Il ne faut pas que le Capitaine te vois. Sinon il va te jeter par-dessus bord. D’accord ? », justement je voulais m’en aller espèce de sale petite crétine de bipède version miniature. « Mais ne t’en fais pas c’est mon ami le Capitaine, alors il ne te fera rien du tout. » Là je n’étais pas rassuré du tout. « Dis, est-ce que tu es comme les animaux de mon île, est-ce que tu parles ? » Je tournais théâtralement la tête sur le côté, comme le font les bêtes lorsqu’elles essayent de comprendre ce que leur raconte les bipèdes. Ainsi donc, cette gamine était habituée à voir les animaux prendre la parole. Voilà qui était intéressant et qui pourrait peut être m’aider. Finalement j’étais assez perdu dans ce nouveau monde, et rester un petit peu de temps avec elle pourrait me permettre d’en savoir un peu plus, et d’établir de nouveaux plans géniaux. Et puis ce n’était qu’une enfant donc je ne risquais pas qu’elle ne me pose de questions trop pointues concernant mes agissements. Par contre, léger problème. J’avais le mal de mer et ne supportais pas l’océan et son lot de surprises. « Je m’appelle Prilou et toi ? », elle continuait de me parler. Ce qui était plaisant, c’est qu’elle me parlait comme elle parlerait à n’importe qui. J’l’aimais bien la gamine, aux premiers abords. Mais foi de Chaussette, on ne m’y reprendra plus, je ne ferais plus jamais confiance aux humaines qui plus est une fille !
« Barty ! », dis-je alors en me mettant assis, et léchant ma patte avant gauche. Cela me grattait depuis tout à l’heure c’était insupportable. La petite poussa un cri de joie certainement contente de me voir lui faire la conversation. Elle joignit les paumes de ses mains et quand elle les rouvrit ce fut pour en sortir deux masses gélatineuses à l’odeur de sucre. Une mini-sorcière, je l’aimais beaucoup moins tout d’un coup. Elle me tendit un de ces mets.
« Tiens c’est un caramel. ». Prenant la sucrerie sur la main tendue je la mâchais difficilement, me rappelais que cela collait aux dents, et finis alors par revenir à ce qui me préoccupais le plus.
« Il sé passé quoi ici ? »
«  Et bien y’a la fille qui saigne de la tête qui est allée sur un bateau fantôme sans fantôme qui est maudit et depuis on s’est arrêté ici. Y’a le Capitaine qui commence à sortir plus souvent depuis qu’il a voulu abattre le mat du bateau. C’est pourquoi ça que c’est tout du bonbon maintenant, il ne pourra plus l’abattre. Mais contre faut que je fasse attention au soleil, que je le refasse sinon il va fondre. Et plouf plus de bateau ! », elle avait dit cela dans un rire tellement sincère que mes poils s’hérissèrent. La bateau pouvait donc à tous moments et cela l’amusait.
J’étais chez les fous. Plus de doute.


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James Willoughby
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Mer 23 Juin - 11:55


La découverte de la marque du bateau blanc m’avait glacé jusqu’au os. Je me suis mis à craindre, non pas pour ma vie ni pour mon cher navire, mais pour la carte pouvant me mener jusqu’au trésor. Alors avec le Circé dans les coins, le seul refuge était la terre ferme. J’avais peut-être choqué mon équipage en réagissant aussi violemment, mais si je pouvais braver des tempêtes et des purées de pois tenaces je ne pouvais pas me battre contre des fantômes. Du moins pas contre les "fantômes" du Circée, ils étaient de vrais pirates sanguinaires qui ne laissaient pas de survivants. Alors le fier Poséidon était obligé de rester à quais parce qu’il y avait des choses contre lesquelles on ne pouvait pas lutter. Mais il y avait pire que cela, le noble Poséidon était défiguré et ridiculisé par un mat en sucre d’orge ! J’avais certes ma part de responsabilité dans cette histoire, mais il me paraissait évident que c’était une fois de plus la faute des arbres. Le moral de l’équipage n’était pas au plus fort, les fantômes et le sucre ne font pas bon ménage. En plus je sentais au fond de moi l’appel du trésor qui s’était fait plus pressant maintenant que je n’avançais plus vers lui.

Bref, j’étais d’humeur épouvantable et j’étais même sur le point de perdre mon sang froid et mon honneur pour insulter ceux qui passaient sur les quais et qui montraient riant mon pauvre bateau. Je décidais d’aller m’isoler un peu dans ma cabine, peut-être que là, j’arriverais à me calmer, malheureusement marchant non loin du mât, je sentis mes chaussure se coller sur le pont, manquant de tomber j’inspectais le sol pour connaître la raison. Mon cœur manquât un battement quand je compris que cette saleté de sucrerie était en train de fondre au soleil, menaçant ainsi la flottaison du bateau. Fulminant, j’hurlais les ordres pour que mon équipage largue les amarres, tous les membres n’étaient sûrement pas encore remontés à bord, mais tan pis pour eux, je ne supportais plus de rester là sans bouger à supporter les colifichets des autres tandis que mon trésor m’attendait. De plus connaissant la superstition des marins, si je voulais retrouver un mât un peu moins original, il valait mieux que ce soit en pleine mer, loin des regards indiscrets, parce qu’une démonstration de magie était synonyme, pour les simples d’esprit qui composent la majorité des marins, comme une malédiction provenant de l’océan. Moi je savais que la pire des malédictions était l’incompétence de mes semblables. Et malheureusement pour cela, j’étais plutôt bien servi…

Le chaos qui avait suivi mes ordres était maintenant revenu à une agitation efficace pour faire avancer le navire dans la bonne direction. Et comme les manœuvres pour sortir d’un port nécessitent toute l’attention de l’équipage, je pouvais louvoyer entre mes hommes en action sans avoir à subir leurs questions pour ce départ précipité. Vérifiant que tout fonctionnait sans problèmes, ceux qui n’étaient pas remonté à bord ne devaient pas être, soit nombreux, soit très important. Et puis cela ferait toujours un peu plus de trésor pour moi…

Mais le Poséidon, une fois en pleine mer, je pu voir le regard interrogateur de Lyrak, préférant éviter la discussion, un Capitaine n’a pas à se justifier des ordres qu’il a donné, je me dirigeais vers la partie la plus délicate du plan. Je pouvais encore discerner des hommes sur la terre, mais le temps que j’use de toute la patience que je possédais avec la responsable du bonbon géant, nous serions suffisamment loin pour qu’un évènement magique se produise sans être vu. Je parcourais le bateau dans l’espoir de voir l’horripilante gamine, mais elle avait du se cacher, car d’habitude on ne voyait qu’elle, enquiquinant tous ceux qu’elle croisait, pour une fois elle se faisait discrète. Elle faisait vraiment tout pour se rendre insupportable ! Après quelques minutes de recherche je finis par la trouver, dans un petit coin sombre évidemment, il n’y avait vraiment que les enfants pour trouver des endroits pareils ! Des enfants et des … chats ! Un chat ! Mais qu’est-ce qu’il faisait là celui-là ! Non mais vraiment, c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase ! Un chat ?! Et pourquoi pas un lapin tant qu’on y était ! Évidemment j’aillais hurler sur la fillette qui, je suis sûr, était à l’origine de la présence de ce chat. Mais me souvenant que j’étais là pour lui demander de remettre le bateau en état, je me retenais de justesse.
« April, pourrais-je savoir ce que cet animal fait là ?
- C’est Barty et je veux qu’il reste ! »


Bien sûr, je m’en doutais… Mais bon, un chat jeté à la mer ça fait toujours moins de bruit qu’un humain…
« Bon…
- Youpi !!
- Attend, je n'ai pas tout dit ! J’accepte que cet animal reste… Mais j’exige que tu remettes le mât en état ! Je ne veux plus de ce sucre d’orge géant !
- Mais nan ! Tu vas le détruire si c’est pas en bonbon ! »

Qu’est-ce que je ne supportais pas les enfants !
« Je te promets de ne pas y toucher, même si ce n’est pas en bonbon. D’accord ?
- J’te crois pas ! »

Grumbleble…
« Si je te dis que je n’y toucherais pas, c’est ce que je ferais.
- Nan, les grands y mentent tout l’temps ! »

Cette fois-ci s’en était trop ! J’avançais la main pour m’emparer du chat, je me préparais mentalement à me faire lacérer la main, parce que ces saletés avaient les griffes bien aiguisées.
« Puisque c’est comme ça…
- Ma qué sé passa ?! Miaaaa !!! »
Je relâchais immédiatement le truc qui venait e parler et je regardais effrayé le fillette, elle n’avait pas du tout l’air intrigué par le fait que l’animal venait e parler, mais elle me regardait méchamment, bientôt j’allais avoir le droit à une crise de larmes parce que j’avais fait mal au chat… Je ne pu m’empêcher de dire :
« Mais… il parle ! Je n’ai pas rêvé, il a parlé ?
- Ma oui jé parle, et jé n’accepté pas qu’on mé touche comme ça ! Je mérité mieux !
- Et moi je suis le Capitaine de ce bateau, je n’accepte pas qu’on y monte sans mon avis. Moi les passagers clandestins je les jette par-dessus bord ! »

Voyant que la situation était bloquée, April s’était interposée entre le chat, qui avait le poil hérissé et qui crachait, et moi et elle avait les yeux remplis de larmes, prête à hurler si j'osais bouger. je n'avais pas d'autres choix que d'accepter l'animal à bord...
« Bon il reste et toi tu remet le mât en place !! »
Au regard qu’elle me lançât je vis qu’elle allait m’obéir, finalement on allait peut-être faire quelque chose d’elle… Je me reculais pour la laisser passer, après un petit moment elle se décida à bouger et elle fut accompagnée par le chat, qui visiblement avait compris qu’il devait sa survie à la jeune fille. Peut-être qu’en plus de parler il avait aussi une certaine intelligence ? Je les suivais jusque sûr le pont, je remarquais bien évidemment les regards intrigués de l’équipage quand ils virent l’étrange procession, mais après tout ce qui venait de ce passer, je crois qu’ils ne s’étonnaient plus vraiment.. D’ailleurs moi non plus, j’étais en train de suivre un chat qui parlait sans être beaucoup plus étonné que ça… Je crois que la fatigue rend les choses beaucoup plus faciles.

Un rapide regard vers l’horizon me permis de vérifier que personne, en dehors de l’équipage, bien évidemment, ne verrait l’évènement magique et je m’approchais d’April pour l’encourager à tout remettre dans l’ordre. Je voyais du coin de l’œil que tout le monde regardait attentivement ce qui allait ce passer, je leur aurais bien crié dessus pour qu’ils se remettent à travailler, mais j’avais peur que la petite décide de finalement pas agir juste parce que j’aurais un peu crié et même pas contre elle. Alors je me taisais et je regardais. Elle leva lentement, trop lentement à mon goût, les mains vers le sucre d’orge puis ferme les yeux et eut l’air de se concentrer… Mais elle s’arrêta et me regarda.
« Si vous voulez je le laisse comme ça et je l’entretiens, c’est plus facile et plus joli comme ça !
- Non ! Je veux mon mât d’origine ! »

Je n’avais pas crié, j’avais juste élevé un peu la voix, mais ça avait suffit à lui faire monter une nouvelle fois les larmes aux yeux. C’est avec des enfants comme ça que l’océan s’est rempli d’eau salée… Mais au moins, elle avait pu voir que tout le monde la regardait et attendait d’elle quelque chose, alors elle se remit en place et fit de nouveau son expression de concentration crispée… Impatient, je trouvais l’attente un peu longue, mais au bout d’un moment, les couleurs bariolée et luisante du mat se transformèrent en brun fibreux du bois. Enfin mon navire ressemblait à quelque chose ! La petite ouvrit les yeux et regarda ce qu’elle venait d'accomplir, puis elle s’assit lourdement sur le pont sous les applaudissements de l’équipage.
« Tout le monde à son poste ! Je ne vous paye pas pour assister à un spectacle ! » Voyant que la petite semblait exténuées par l’effort qu’elle avait fournit, j’ajoutais :
« Et que quelqu’un s’occupe d’elle ! Sinon elle va traîner dans les pattes ! »

Le cœur plus léger, je me dirigeais vers la barre du navire, j’étais d’humeur à barrer maintenant que tout était rentré dans l’ordre. Le Poséidon avait enfin retrouvé sa fière allure et le vent chantait doucement à mes oreilles tandis que nous approchions de l’île au trésor. Je me demandais bien ce que le destin allait encore m’imposer avant que je puisse m’emparer des montagnes de richesse qui me revenaient de droit.

    -> Oscar
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Lun 28 Juin - 16:20


Oscar ne donnant aucun signe de vie, c'est à April de continuer.

L'écureuil n'est peut-être finalement pas monté à bord...

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A bord du Poséidon

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