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 A bord du Poséidon

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Dieu
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Le maître de tout...

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MessageSujet: A bord du Poséidon   Mar 17 Mar - 18:29


A bord du Poséidon



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    L’Océan, une immense étendue d’eau qui recèle bien des secrets…


    Bienvenue à vous dans le magnifique archipel Elaine, ses eaux bleu turquoises et transparentes, son soleil, ses plages de sable fin et ses îles désertes. Bon, il faut aussi avouer que ce pays peut essuyer de nombreuses tempêtes, mais à vrai dire, ce n’est pas ce qui entache principalement cette carte postale. En effet, les habitants des îles se montrent bien heureux lorsqu’on leur annonce que ce qui vient au loin n’est qu’un orage, car qu’est-ce qu’un orage à coté des Pirates ? Et oui, le merveilleux archipel Elaine est infesté de Pirates, les plus sanguinaires n’hésitent pas à s’attaquer aux villes et à piller leurs habitants. D’autres s’attaquent aux vaisseaux lourdement remplis de richesses provenant du Continent, ou transitant entre les différentes îles. Il est donc devenu dangereux de naviguer sur ces eaux pures et transparentes, surtout si vous affichez ostensiblement vos richesses, là c’est carrément du suicide ! Du coup, la Piraterie est devenue un métier très sérieux et très recherché, car c’est le moyen de se faire de l’argent rapidement lorsque l’on a des muscles et que l’on obéit facilement aux ordres du Capitaine. Bien sûr le Continent a envoyé des navires pour réprimer les Pirates, et du coup il y a nettement moins eu de bateaux naviguant et beaucoup plus de marins à la recherche d’un navire. Mais la Piraterie existe toujours, elle est dans le cœur de nombreux hommes et femmes, et ce n’est pas quelques bateaux faciles à contrer qui vont empêcher ceux qui sont fait pour la Piraterie de faire ce qu’ils savent faire.
    De plus, ces derniers temps, une branche secondaire à la Piraterie est apparue, une branche parfaite pour ceux qui ne sont pas friands de tueries… En effet, tous les Pirates de l’époque qui avaient construit un empire de pillage et de terreur ont bien dû cacher quelque part toutes leurs richesses, et lorsqu’ils ont donné leurs corps à l’Océan, ils ont laissé de nombreux coffres enfouis dans différentes îles, de nombreuses pièces et objets d’art à l’abri dans des cavernes merveilleuses… Alors de nombreux opportunistes se sont lancés dans une immense chasse au trésor, les héritages familiaux regorgent de cartes qui ont un jour mené à une cachette secrète, alors rares sont les îles qui n’ont pas encore été explorés, mais il reste encore quelques trésors à découvrir…
    C’est pour cette raison, que le Capitaine d’un tout nouveau navire flambant neuf, Le Poséidon, capable de fendre les eaux comme aucun autre navire, si l’on excepte le Circée et L’Olympe, s’avançait lentement vers la taverne de la Sirène pas si grande que ça, en Quête de membres pour son équipage. Ce Capitaine avait comme projet de découvrir l’un des plus imposants trésors de tous les temps, c’était donc confiant en l’avenir qui allait lui amener la fine fleur des Flibustiers, qu’il s’installa à une table, attendant des Pirates pour partir à l’Aventure…


Que l'Aventure commence !

_________________



Dieu,
tout simplement.

*



Dernière édition par Dieu le Mar 8 Déc - 23:00, édité 2 fois
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James Willoughby
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Obsessions d'Or

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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Dim 29 Mar - 22:54

    Le Chronos appartenait maintenant au passé. Fini l’équipage de Pirates, fini les pillages en pleine mer. Quoique. Je dois bien avouer qu’il était toujours agréable de découvrir des coffres remplis d’or et de pierres précieuses. Et puis, se battre de temps en temps permettait de se maintenir en forme. Je verrais bien quel équipage j’arriverais à engager de toute façon. Je tendais à l’homme qui était en face de moi un sac contenant les précieuses pièces en or. Devant son regard avide j’hésitais à déposer le sac, mais en regardant derrière lui je vis bien que je faisais une très bonne affaire, alors je fini par payer.
    « Merci à vous, cap’tain Will, vous voila détenteur du Poséidon. ! »
    Je jetais un dernier regard de mépris au vendeur, puis m’emparais de mon vaisseau. Une fois sur le pont, je sentis les merveilleuses sensations que peuvent offrir un navire. Le vent et l’eau qui se mêlent pour nous permettre d’avancer, l’odeur iodée et surtout la texture du bois… Une possibilité de liberté. Je respirais à plein poumon la douce odeur de sel, je regardais l’horizon, c’était vers là-bas que mon cœur se trouvait. C’était là que l’un des plus gros magots jamais acquis par un pirate était enfouit… Là qu’allaient tous mes rêves et mes espoirs. Là que je comptais bien aller pour peu que je trouve un équipage. Mais trêve de mièvrerie, je ne la supporte pas. Il faut maintenant qui j’inspecte ce bateau de fond en comble, le vendeur ne m’en a sûrement pas montré tous les recoins, et particulièrement ceux qui pourraient présenter des défauts. Je fis donc méticuleusement le tour, chaque parcelle de bois ne devait pas m’être inconnue. Il fallait que je connaisse par cœur l’anatomie de ce bateau, ainsi je pourrais en connaître l’âme.

    Il était parfait. Tant sur sa structure que dans sa forme. Avec lui j’étais sûr que l’on pourrait, non pas fendre les eaux, mais faire corps avec elles pour naviguer au mieux, et le plus vite possible. Exactement ce qu’il me fallait. Le Poséidon était vraiment un magnifique bâtiment. Il allait me rendre encore plus agréable la mission que je m’étais fixé. Mission, que dis-je une Quête plutôt ! Quête insensée et perdue d’avance, diront certains, forcément vouloir trouver le plus gros trésor amassé fait des jaloux. Mais ils ne savent pas ce qui est là, blotti tout contre ma peau, gravé dans ma mémoire et dans mon cœur... Quelle chance avais-je eu de tomber sur ce parchemin miteux, mais très explicatif concernant la localisation du trésor ! En plus d’y avoir les coordonnées d’une île, son plan, et le chemin pour parvenir au trésor, il y avait le sceau de Gaétan le Magnifique, le terrible Pirate. Ce Pirate tant redouté à l’époque, qui disait-on avait tout faut pour que jamais personne ne puisse retrouver son trésor, n’avait pas pensé que retranscrire bêtement toutes les informations nécessaires sur un parchemin, était la porte ouverte pour que des personnes aussi douées que moi puissent découvrir ce fabuleux trésor. Pourquoi l’avait-il fait, je ne savais pas, peut-être que tous ces combats avaient fini par lui faire perdre la tête, mais une chose était sûre, c’est que moi je ne perdrais pas la tête, je surveillerais ce parchemin même dans mes rêves, il me fallait ce trésor.

    Bon pour pouvoir récupérer ce fameux trésor, il me faut un équipage, peu importe son origine, tout ce que je veux c’est qu’il soit efficace, ce serait bête de gâcher les fabuleuses possibilités du Poséidon avec un équipage médiocre. La médiocrité m’insupporte. C’est pourquoi je décidais d’aller dans l’auberge de La Sirène pas si grande que ça, on disait qu’elle était réputée pour recueillir les plus hardi et efficaces marins de tout l’archipel. Et si elle tenait ses promesses, j’en oublierais presque son nom ridicule. Je demandais alors à un garçon du port de surveiller le bateau, et devant mon air menaçant, il le défendrait sûrement au péril de sa vie. Puis je me dirigeais sans hâte vers l’auberge au nom si affligeant. Le soleil était haute dans le ciel, et si j’avais un peu de chances, lorsque je retournerais sur mon bâtiment alors que le ciel se tintais d’orange, il y aurait tout un équipage avec moi. Comme je m’y attendais l’auberge était pleine à craquer, mais reconnaissant en moi un Capitaine à la rechercher de son équipage, les marins me firent rapidement une place. Une fois assis certains me jetaient des regards d’espoir voulant que je m’intéresse à eux. Lamentables. D’autres vinrent au devant de moi avant même que je pus commander mon verre du rhum, bien trop prompt à agir, même si je sais me défendre contre les mutineries, je ne tiens pas à engager des gens qui ont des prédispositions pour.

    Une fois mon verre devant moi, je déclarais que je cherchais à engager de bon marins, à ce moment, certains des ceux qui me lançaient ces regards pitoyables se levèrent précipitamment pour venir me voir, j’allais me débarrasser rapidement de ceux là, les autres par contre qui avaient attendu ma proposition et qui venaient me proposer leurs services allaient avoir plus de chance, j’allais les laisser m’expliquer pourquoi je devrais les employer. J’eus de bonnes surprises et j’engageais pas mal de monde et leur donnaient rendez-vous dans la soirée devant cette auberge. Il me manquait quand même quelques matelots, donc un qui pourrait devenir mon second, alors je restais dans cette auberge, attendant la suite…
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Lyrak Crimsonmoor
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Mar 19 Mai - 1:08

    Depuis combien de temps maintenant étais-je là ? Impossible de m’en souvenir, cela faisait un certain moment sûrement. J’avais l’impression que mes jambes engourdies ne m’avaient plus portée depuis des heures et des heures, et que mon cul avait commencé à prendre racine sur ce fichu tabouret. Pas confortable du tout d’ailleurs, le tabouret. Je l’avais déjà dit à Joe, mais rien à faire, il répondait à chaque fois que ses clients, tout du moins dans la majorité de ses clients, ne passaient pas leurs journées à cuver dans sa taverne et qu’il n’allait donc pas investir dans des tabourets rembourrés. Pourtant, ils auraient bigrement réconforté mon cul malmené. A moitié affalée sur le comptoir, je fixai d’un œil éteint le verre diaphane de la bouteille vide que je tenais à la main. Joe avait renoncé depuis des années à me servir mon rhum dans un verre – cet accord tacite nous arrangeait l’un et l’autre ; lui parce que ça lui faisait moins de vaisselle inutile, moi, eh bien cela pouvait sembler assez évident pour ne pas avoir à l’expliquer. Et puis boire du rhum au verre, c’était une façon de mousse d’eau douce, très peu pour moi. Ainsi regardais-je ce cadavre tristement, cette bouteille vide comme mes coffres, vide comme mon cœur.

    - Verre vide je te plains, verre plein je te vide, réussis-je à émettre dans un espèce de grognement rauque et en poussant un soupir à fendre le cœur d’un pirate du Circée.

    Pas de réaction. Autour de moi le brouhaha ambiant continuait de bercer la taverne et de rythmer ses heures. A la vue, ou plutôt à l’écoute du niveau de décibels qui planait actuellement dans la pièce enfumée, j’aurais dit qu’il n’était guère plus de quinze heures. C’était encore calme. J’attendis un peu, peut-être que Joe était occupé à servir à l’autre bout de sa taverne, où à calmer une rixe qui se préparait. Toujours rien. Couchée comme je l’étais, un bras replié servant de support à ma tête afin de m’atténuer quelque peu l’inconfort qu’aurait provoqué un contact direct avec le bois dur, il m’était impossible de voir au-delà d’un certain champ de vision, plutôt restreint. Et je n’avais pas la force me relever. Je n’avais plus qu’à me rendormir, en attendant que Joe daigne prêter attention à sa meilleure cliente. Mais maintenant que j’avais eu l’idée d’avoir soif, impossible de retrouver le sommeil. Ma main restée libre tapa la bouteille contre le comptoir. Je n’avais pas le courage de bouger une quelconque autre partie de mon corps. Et toujours rien. Ou peut-être n’avais-je pas été assez claire.

    - Tavernier, à boire ! articulai-je dans le même borborygme à la tonalité grave.
    - T’auras ton rhum quand j’aurai mon or Lyrak, désolé.

    D
    e surprise, je réussis à hausser la tête pour fixer mon seul ami – en-dehors du rhum – me poignarder dans le dos. Le crâne rasé, la cinquantaine dépassée, je ne retrouvai pas les petites rides rieuses qui se dessinaient habituellement au coin de ses yeux au moindre sourire faisant frémir ses lèvres. Lui me regardait d’un air sévère, air que je ne lui connaissais que dans les situations exceptionnelles. Son œil couleur bleu arctique était plein de reproches. L’autre, il n’était rien du tout : il l’avait perdu au cours d’une bagarre qui avait vraiment dégénérée un jour dans sa taverne. A la place il n’y avait plus qu’un globe d’un blanc laiteux et d’aspect vitreux. Il ne le cachait pas comme la plupart des borgnes dans son cas, il l’assumait pleinement, disait que ceux que ça gênait pouvait aller boire dans une autre taverne. Moi j’ai toujours pensé qu’il faisait ça aussi pour mettre les hommes face à un miroir : lui qui était l’hôte qui servait à boire et à manger, le confident qui écoutait les histoires de ceux qui avaient besoin de parler à quelqu’un d’autre qu’une bouteille et qui avait trouvé porte close partout ailleurs, lui qui était l’innocent parmi les renégats, eh bien lui s’était fait défiguré. Pourtant il ne laissait jamais filtrer de réprimandes sur son visage bonhomme qui respirait la sympathie et la joie. Mais aujourd’hui, l’œil blanc qui passait presque inaperçu d’ordinaire au sein de ce tableau rassurant me sembla pour la première fois menaçant.

    - Joe, tu peux pas m’faire ça, prononçai-je dans un murmure à peine audible, la voix nouée par le chagrin. J’te l’ai toujours donné ton or, au bout d’un moment. Là j’trouve pas d’boulot, c’est tout.
    - C’est pas le problème, Lyrak. Bien que t’aies une ardoise plus garnie que les coffres de l’Olympe, j’te fais confiance. Le problème, c’est que ça fait des semaines et des semaines que t’as les pieds sur terre et le cul sur ce tabouret. Tu trouves pas de boulot parce que t’en cherches pas. Qu’est-ce qu’il se passe ?
    - Y s’passe que j’ai soif,
    répondis-je, aigre.

    En vérité, Joe avait tapé dans le mille, comme à son habitude d’autre part. La mer était toujours ma vie, les trésors et les abordages restaient le sens que je lui donnais. Mais là, j’avais un passage à vide. Toujours les mêmes équipages, les mêmes butins. J’avais fini par m’en lasser. Je rêvais d’une vie faite d’aventures, et je devais me contenter chaque jour de détrousser des navires marchands presque aussi facilement qu’un enfant détrousserait une marguerite de ses pétales. Mais il était hors de question que je l’avoue à Joe. J’avais ma fierté. A la place, je répliquai en m’efforçant d’adopter une voix troublée par la peine feinte :

    - Sushi est mort.

    J
    oe leva les yeux au ciel. C’est qu’il était futé le bougre, il ne s’était pas laissé prendre au piège pourtant fort étudié que je venais de lui tendre. Sushi était mon poisson rouge. Enfin, l’un de mes poissons rouges. J’avais arrêté de les compter au bout du quatorzième décès. Mais je n’y pouvais rien si ces bêtes-là n’étaient pas capables de survivre à quelques semaines de jeûne, régime imposé par mes excursions maritimes durant lesquelles j’allais courir les navires marchands. J’en avais d’ailleurs profité pour cesser dans un même temps d’être attristée de leur perte. Mais j’avais continué de noyer mon prétendu chagrin dans le rhum. Finalement, peut-être que Joe s’était rendu compte dès le départ de mon petit stratagème. Un instant plus tard, un bruit mat résonna sur le bois un peu devant moi. Joe me faisait crédit d’une énième bouteille. A la vue du liquide ambré, mon regard se brouilla de larmes de joie.

    - Merci vieux, t’es un frère.
    - C’est la dernière. Après tu n’auras plus rien tant que tu ne seras pas partie te chercher de quoi vivre – ou de quoi boire.
    - J’irai dans une autre taverne,
    répliquai-je entre deux gorgées.
    - Tu ne me feras pas ça. Et puis de toute façon personne ne voudrait faire crédit à une pochtronne de réputation comme toi.

    J
    e ne répondis plus rien, toute appliquée que je l’étais à savourer mon plus grand trésor en essayant de conserver la tête haute face à cette calomnie. Certes, mon penchant pour le rhum était quelque peu connu dans les environs, mais mes compétences établies de matelot aguerrie pesaient aussi dans la balance de ma réputation et contrebalançaient aisément ce défaut mineur auprès de mes employeurs. Quelque minutes plus tard, je me sentis plus lasse que jamais et m’étalai de nouveau sur le comptoir. Mes muscles semblaient de plomb, et mes paupières me cachaient d’elles-mêmes la vue de la taverne. Trop de rhum tuait le rhum, et je sautai l’étape euphorique pour plonger toute entière dans celle léthargique. Mais ça, jamais je n’accepterai de me l’avouer ; il ne pourrait jamais y avoir "trop" de rhum. Pas plus qu’il ne pourrait y avoir trop de flibusterie ou d’aventures dans ma vie. Puis ce fut le trou noir.

    ***
    **
    *

    Je me réveillai plus tard, prise d’un violent mal de tête. Enfin, quelqu’un me réveilla pour être plus exacte : ce qui semblait être une main avait agrippé mon épaule et me secouait sans l’ombre d’un remord. Sans doute Joe, pour une raison que j’ignorais encore et que je n’étais pas pressée de connaître. J’avais l’impression que mon crâne allait exploser d’un moment à l’autre, et un début de nausée me tordait la gorge et me soulevait la langue. Je maudissais une fois de plus les tabourets de Joe d’être aussi inconfortables, et décidai enfin de rentrer chez moi pour mieux m’affaler sur mon lit. Relevant la tête, j’essuyai le filet de bave qui avait coulé le long de mon menton durant mon sommeil et crachai dans la bouteille vide en espérant vainement me débarrasser de l’arrière-goût acre que j’avais en bouche. La taverne s’était animée depuis ma dernière période de lucidité, les rires éclataient avec moins de retenue dans l’atmosphère enjouée qui régnait à présent, et les voix graves des matelots y résonnaient avec plus de force. Je n’avais pas envie de partir, quitter cet endroit vivant à l’air embaumé par l’alcool et la fumée, pour retrouver à la place mon minuscule appartement calme et déserté.

    Cependant Joe avait raison, il était grand temps que je m’active, que je trouve une occupation quelconque, pourvu qu’elle me fasse oublier l’espace d’un instant les sombres pensées qui occupaient actuellement mon esprit et que le rhum ne parvenait pas à effacer entièrement. Juste une virée en mer de plus, un abordage pour me motiver et mon entrain naturel repartirait de lui-même, alimenté par les embruns et l’air du grand large. Alors que je m’apprêtais à partir et annonçais mon intention à Joe, celui-ci me retint par le bras et me désigna du menton un coin de la salle. Je suivis son regard pour trouver un bout un étrange personnage. L’homme était bien habillé, un peu trop pour l’endroit où il se trouvait. Une espèce de raideur solennelle habillait sa physionomie, et il se tenait droit sur sa chaise, la tête haute et le regard presque dédaigneux. Un capitaine sans aucun doute possible, je le devinai à l’élégance qui se dégageait de ses vêtements et de sa façon de se tenir. Et un capitaine avec qui on n’avait pas l’air de plaisanter tous les jours, à première vue. Le personnage ne pouvait être là que pour une seule raison, que je devinai sans mal et que Joe me confirma. Il me rapporta ce que l’homme venait de déclarer alors que je dormais. Je le regardai d’un air suppliant.

    - Pas lui, il a l’air aussi marrant qu’les soutes d’un navire. J’te jure, dès que j’en vois un autre j’lève l’ancre, j’mets les voiles et tout l’tintouin. Mais lui j’le sens pas.
    - Tu tiendras sans une goutte de rhum jusqu’à là ?

    Le salaud, il me tenait. Il l’avait dit, il le ferait, je le connaissais assez pour ça.
    - Ok, ok… De l’eau s’il-te-plait.
    Il me regarda comme si j’avais perdu le sens commun.
    - Oh, arrête ton cirque hein, j’bois d’l’eau aussi… Quand y’a plus de rhum. Mais là c’est histoire d’me rendre présentable.

    I
    l était évident que si je voulais avoir une chance d’être recrutée, mieux valait ne pas avoir l’air de sortir tout juste d’un coma éthylique. Joe éclata de rire, d’un gros rire gras qui partait dans tous les sens. Sans trop savoir pourquoi, cela me fit plaisir. Peut-être tout simplement aimais-je entendre rire ceux que j’appréciais. Et vu que ni le rhum ni les poissons rouges ne pouvaient rire, Joe était le seul à pouvoir m’apporter cette satisfaction. Il s’exécuta rapidement, m’apportant un torchon humide que j’estimai propre et que je passai sur mon visage. Sans dissiper totalement les brumes qui engourdissaient encore mon esprit, cela me soulagea quelque peu. J’avalai ensuite rapidement quelque chose pour combler une faim naissante. Et puis je n’étais pas pressée non plus de rencontrer le bonhomme. Enfin, je me levai du tabouret. Mes jambes me soutenaient sans trop de mal, ce qui était déjà ça.

    - A dans un p’tit bout de temps, vieux pirate, adressai-je à Joe dans un sourire complice. Et garde-moi l’rhum au frais.
    - Compte sur moi. Et toi, ramène-moi ce que tu me dois, avec ça je pourrai peut-être faire rembourrer ces tabourets… Et même me payer une deuxième taverne, du genre La Sirène un peu plus grande que ça.

    J
    e traversai la salle enfumée sans que les matelots attablés ne me prêtent attention, tout absorbés qu’ils l’étaient à boire leur verre, jouer aux cartes ou se défier au bras de fer, avec pour certains, les plus fortunés, une ou deux filles de joie à leur côté. Je faisais presque partie du paysage maintenant, sauf que d’ordinaire je quittais rarement mon comptoir. L’instant d’après, je me trouvai face au capitaine. Je ne savais pas ce qu’il recherchait exactement, ni dans quel but il constituait cet équipage. M’appuyant contre un dossier de chaise, je me présentai d’une voix claire et forte en évitant de me perdre en vains détails, attendant d’en savoir plus pour moi-même apporter en conséquent des précisions supplémentaires :

    - Lyrak Crimsonmoor m’sieur. J’ai cru comprendre que vous recherchiez des matelots. J’ai appris à naviguer avant de savoir marcher ; donc si vous voulez recruter des gens de qualité, et en échange de quelques pièces d’or, je suis votre homme.

    E
    nfin, façon de parler… L’autre me jeta un regard hautain de sous ses lourdes paupières. Au bout d’un moment, il finit par acquiescer d’un bref hochement de tête. Je pris alors le parti de tirer la chaise sur laquelle j’avais posé les mains pour m’asseoir. Dans tous les cas, je ne venais pas d’essuyer un refus net et catégorique, et j’étais déterminée à décrocher ce boulot – déterminée à pouvoir me réapprovisionner en rhum un jour (même si j’avais encore quelques réserves pour tenir jusqu’à ce que cette petite virée en mer soit menée à bien). Et puis, déterminée aussi à revivre un peu, à oublier ce tabouret où je me morfondais et où je gâchais mes journées depuis quelques temps. Tout d’un coup, à la simple pensée de ressentir un bateau tanguer sous mes pieds, j’éprouvai une bouffée de chaleur qui me monta au visage, sensation provoquée par mon enthousiasme et mon excitation qui semblaient renaître. Je ne m’étais pas aperçue à quel point la mer m’avait manquée. Je n’avais plus qu’un désir désormais : la retrouver, elle, et tout ce qu’elle m’apportait : aventures, périples et j’en passais, ce le plus rapidement possible.

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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Dim 31 Mai - 22:28

Cadroc marchait dans les rues du port. Il avait dans sa main gauche un bout de bois qu’il utilisait comme une canne, et dans sa main droite, deux chaînes reliées aux colliers de ses chiens. Il avançait lentement, longeant le mur à l’écoute de la rue. Les gens couraient, criaient, riaient,…vivaient… Cadroc s’imaginait à leur place, vivant normalement, sans se soucier des guerres ou des maladies. Non point que ces sujets le tracassaient, mais plutôt qu’il n’avait jamais réussi réellement à vivre.
Depuis sa naissance, Cadroc s’est occupé de ses chiens, de ramener du bois pour la maison, d’aller chasser pour nourrir sa famille. Il eut très jeune l’habitude de travailler, mais très peu de se faire plaisir. Et c’est réellement ça qui lui manquait, le sentiment d’être heureux…

Cadroc avait pour habitude de rôder. Il écoutait son entourage, se demandant à quoi il pensait, pourquoi ils font ce qu’ils font, qui ils sont… Depuis tout jeune, il aimait se poser et écouter tout ce qui se passait autour de lui. Essayant de savoir quel bruit était produit par quoi.
Ainsi, quand il marchait en ville, juste en écoutant ce qui se passait, il pouvait décrire exactement son entourage, comme s'il n’était pas aveugle.

Les rues du port étaient toujours très vivantes ! Les gens s’occupaient de leurs affaires, courant partout, négociant du poisson ou du tissu sur les marchés. Cadroc avançait dans les rues, tel un fantôme. Les gens ne faisaient pas attention à lui, ils ne le remarquaient même pas.

Cadroc entra dans une auberge qui semblait bien animée. L’odeur du feu de bois et de l’alcool remplissait ses narines. Il écouta rapidement ce qu’il se passait dans l’auberge. Il pouvait maintenant s’y déplacer en évitant les gens et les tables occupées. La chaleur du feu lui indiqua où se trouvait la cheminée. Il alla près du bar et se tint debout sans bouger.
_ Je peux faire quelque chose pour toi ?
Cadroc attendit un instant, personne ne répondit, la question était bien à son attention.
_ Volontiers, amène-moi à une table en retrait et loin du feu je te prie. Tu me mettra aussi une chope.
Cadroc posa de la monnaie sur le comptoir. Il entendit le barman sortir de derrière le comptoir.
_ Ah euh désolé monsieur, mais les chiens ne sont pas acceptés dans l’auberge.
Ses deux chiens étaient à ses pieds, sans bouger. Cadroc répondit :
_ Comme vous pouvez le voir, mes chiens sont bien dressés et sages. Ils ne te causeront aucun problème, je peux t’en assurer.
Le barman ne répondait pas. Il devait regarder les chiens qui ne bougeaient pas.
_ Bon ok, suis-moi !
Cadroc suivit le chef de l’auberge, évitant les bourrés et autres pirates ou matelots ne faisant pas attention à leur entourage. Il avait l’impression de voir l’auberge. Chaque bruit qu’il entendait été comme un flash lui dessinant l’auberge.
_ Tiens, assis toi, je te ramène ton verre !
Cadroc s’assit et ses chiens firent de même. L’aubergiste ne s’était pas foutu de lui. La place était optimale, loin du feu, dans l’ombre et placée de telle façon qu’il avait une vue sur toute l’auberge.

Il resta là pendant plusieurs heures, à déguster des bières et des verres de rhum les uns après les autres. Il écoutait la vie dans l’auberge, les marins qui chantaient, les bourrés qui se bagarraient, ceux qui étaient mis dehors… Il aimait beaucoup ce type d’ambiance : à la fois vivante et décontractée. Il écouta la voix d’une jeune fille au loin, elle était rauque, mais sa façon de parler était très agréable, voir mélodieuse.

Alors que Cadroc était perdu dans ses pensées, le son de l’auberge changea. Les conversations se firent plus faibles, voir inaudibles, et les gens semblaient regarder tous dans la même direction. Ce phénomène se produisait assez souvent, lorsqu’une jolie dame rentrait dans l’auberge, elle était alors accueillie au son des sifflements ; ou lorsqu’une personne importante, comme un capitaine de navire, ou une personne de la royauté entrait.
Ici aucun sifflement ne se fit entendre, c’était donc une personne importante. Puis s’ensuit une sorte de pièce de théâtre. Le nouvel invité alla s’asseoir à une table, et de nombreux matelots qui venaient le voir se faisaient éjecter. C’était donc un capitaine d’après ce qu’il avait annoncé !
L’auberge retrouva son ambiance, mais Cadroc resta attiré par cet étranger. Qu’allait il faire de si important ? Cadroc concentra son ouïe sur l’inconnu. Sa voix était posée et autoritaire, ses gestes simples et rapides. Au bon d’un moment, une pirate, a ce qu’avait déduit Cadroc, proposa ses services au capitaine, qui accepta. « Il semble avoir commencé son recrutement… » Pensa Cadroc. « Je suis sûr qu’il doit y avoir de la monnaie à se faire… » . Pour une fois, l’appât du gain fit agir Cadroc. Il se leva et s’avança en direction de la table du capitaine. Ses chiens lui emboîtèrent le pas.
Après avoir esquivé deux ou trois balourds qui ne regardaient pas où ils se dirigeaient, il arriva à destination.
Pour ne pas se faire recaler à cause de son infirmité, Cadroc et ses chiens jouaient une sorte de danse de la séduction. D’abord, Cadroc se tint en face de la cible, les yeux fermés, mais le visage en direction de celui du capitaine. Le premier chien alla s’asseoir sur la chaise devant Cadroc, l’autre alla tourner autour du capitaine et de la pirate. Le capitaine ne semblait pas perturber par l’arrivée de Cadroc, ni de ses chiens d’ailleurs.
_ Malgré les apparences, je peux vous offrir une aide précieuse. Je suis travailleur, et obéissant. Je ne ferai aucune remarque sur les méthodes employées, et je n’essayerai pas de vous destituer.
De plus je n’ai aucune famille à part mes deux chiens, donc aucune attache à revenir sur terre avant une certaine période.
Ma seule condition, mes chiens seront sur le bateau avec moi et je veux être rémunéré…disons… de façon généreuse.


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April Merwan
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Jeu 4 Juin - 19:36

    Il faut vraiment que je rentre chez moi, ma maman m’avait promis trois pots de chocolat, je ne veux pas les perdre ! Le chocolat de ma maman est inégalable. C’est le meilleur chocolat de toute l’île du Mille-Feuilles. Ses habitants se l’arrache, et moi la première. Alors si maman a dit que j’aurais mes trois pots de chocolats, JE VEUX MES TROIS POTS DE CHOCOLAT ! Et puis dans le chocolat de maman par moment y’a des pépites croustillantes. Moi j’ai déjà essayé d’en faire comme ma maman, mais à chaque fois mes pépites n’étaient pas du chocolat mais de la guimauve. Et moi le chocolat avec la guimauve ben j’aime pas du tout. Donc je dois rentrer chez moi. Mais comment je vais faire toute seule ? J’avais entendu un marin dire qu’il y avait une auberge où un capitaine recherchait de la main-d’œuvre. Je ne sais pas ce que c’est de la main-d’œuvre moi… Mais après y avoir réfléchis je me dis que c’était tout simplement des mains. Alors il existe un Capitaine qui recherche que des mains ?!! Mais qu’est-ce qu’il voulait faire avec des mains le monsieur ? Il en avait pas assez avec deux ? Par moment je me dis que je ne comprendrais jamais les grands. C’est pour ça que j’ai peur de grandir, vous imaginez si je grandis je n’arriverais plus à me comprendre. Oh non pas ça ! Mais bon, j’avais aussi entendu que le monsieur n’allait pas tarder à partir à bord de son navire. Poséidon. C’était le nom du bateau que j’avais entendu. Il ne me restait plus qu’à le trouver et m’installer dedans. Bah non je n’allais pas aller voir le monsieur, déjà moi je ne voulais pas que ce soit que mes mains qui rentrent chez moi, et puis en plus j’suis sûre qu’il ne voudrait pas de moi. Mon frère m’a toujours dit que les enfants sur les bateaux c’était pas bien, parce qu’en mer on peut faire des rencontres très dangereuses, alors ce n’était pas un endroit sûr pour une enfant. Je retiens toujours ce que me dit mon grand frère, papa m’a dit que c’était bien mais maintenant je devais respecter ce qu’il me disait. Et si j’ai pas envie hein ? C’est vrai ça, on me dit toujours fais pas ci, fais pas ça, mais MOI je sais ce que je veux, est-ce que je leur dis de marcher sur les mains plutôt que sur leur pieds bah non. Alors ils doivent essayer de me comprendre. Moi je le fais pour eux, d’ailleurs j’attends toujours qu’ils me remercient.

    Je regardais les coques des bateaux à la rechercher du mien. C’était marrant de voir que les navires ici ne ressemblaient du tout à ceux qu’il y avait par chez moi, pourtant ils étaient beaucoup plus beaux, plus colorés, plus sucrés peut être aussi. Aaaaaaah ça y est il était là. PO-SE-I-DON. Waouh il était grand, puis ses voiles étaient immenses, il était impressionnant quand même… mais pas beau. Il était sale. Y’avait même des moules qui étaient accrochées dessus. Beurk. Jamais il ne faisait le ménage là-dessus au quoi ? Moi si je serais Capitaine, j’engagerais une femme de ménage pour bateau… Moi si je serais ou moi si j’étais ? Heuuu. ‘fin je trouverais quelqu’un pour le laver. C’est pas parce qu’il était tout le temps dans l’eau le bateau qu’il était propre, bah oui y’a pas de savon dans l’eau, la mousse c’est les animaux qui vivent dedans qui la produise pas le savon d’abord. Et puis l’océan il est sale. Moi si j’étais un océan je demanderais aux dauphins de nettoyer l’eau, parce que j’aime bien les dauphins et puis c’est beau, c’est important qu’il soit beau. Mais bon je ne suis ni un océan, ni un Capitaine, mais je veux bien monter sur le bateau même si je suis sûre que je viens d’entendre parler une moule. (O__o) Il fallait maintenant que j’emprunte le chemin pour aller dessus. Le pont ! Mon frère m’a appris le mot juste avant que je m’endorme dans le mauvais bateau, c’est facile à retenir comme mot ça. Je me mis donc en face de la passerelle menant au pont et fit mon premier pas dessus. Vite fait je regardais autour de moi, personne. Je couru à toutes jambes pour me retrouver sur le bateau, ça y est j’y étais. Bah c’était un bateau comme les autres ça ?!! Même pas marrant en plus, tout brun et sale pour changer. Des gens passaient sur le port et regardaient dans ma direction. Oh nan je voulais rentrer chez moi, je voulais mon chocolat ! Je me mis donc à quatre pattes pour continuer ma visite. A un moment j’arrivais au pied du mat contre lequel je m’adossais. J’avais une petite faim. Je mis donc mes deux mains l’une contre l’autre, et au fur et à mesure que je les desserrais un joli bâton de sucre d’orge bleu et blanc prenait forme. Oui je préfère quand c’est bleu plutôt que rouge, maman dit que ce sera ma spécialité plus tard, moi je ne crois pas, je veux faire du chocolat. Sucre d’orge en bouche je continuais mon exploration. C’est alors que je regardais un oiseau dans le ciel que je sentis le vide en dessous de moi. Surprise j’ouvris la bouche laissant tomber mon bonbon, et je dévalais en boule les escaliers. « Aiiiiiiiieheeeeu ! J’en ai marre de tomber ! Ooooh une porte ! », je me relevais me grattant la tête, derrière sur les marches mon bonbon, et j’ouvrais la fameuse porte. Mes yeux s’écarquillèrent quand je vis l’intérieur. « Un liiiiit ! ». Faisant comme si j’étais chez moi je grimpais dessus et me mit à sauter tout en chantant un poème appris à l’école : « Choco choco bon bon, choco choco bon bon boooOOOOOOOOOOOOON . »
    CRAC
    Oups je devais avoir cassé quelque chose. Tampis de toute façon c’était trop sombre ici, pas question que je dorme dans cette pièce, et puis c’était trop près des escaliers, les gens me trouveraient avant même d’avoir larguer les amarres et je devrais recommencer mes recherches. Je partis donc de la salle, laissant la porte ouverte. Tiens il y avait un long couloir. Je le longeais sur la pointe des pieds, et ouvrit une seconde porte. Là par contre pas de lit, mais pleins de bouteilles. Pouuah ça sentait mauvais, ça donnait même mal à la tête. Oh il fallait que je fasse quelque chose pour les pauvres gens qui vont boire ça et qui vont tomber malade. Je m’agenouillais donc devant la première bouteille, la débouchais, et mettant un doigt à l’intérieur je le transformais un sirop au caramel. Ca c’était bon, et ça avait une meilleure odeur. J’aurais bien voulu faire pareil avec toutes les bouteilles mais il y en avait une trop grande quantité et puis je devais toujours trouver un endroit où me cacher. En face de la pièce aux bouteilles il y avait une autre porte je crois. Ah oui c’était bien ça. Je pénétrais dans la pièce, où se trouvait une couchette et en dessous un espace. Un bâillement provoqua en moi une envie incroyable de sommeil. Je me glissais entre l’espace du sol et de la couchette, me mis en boule et tentais de m’endormir. Pourvu que cette fois je rêve du Lapin de Pâques entrain de me dévoiler tous ses secrets de chocolatier !
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Ven 5 Juin - 12:01



      Dieu décide que les inscriptions pour embarquer à bord du Poséidon sont closes. D’autres Aventuriers pourront rejoindre l’Aventure, mais ils seront soit déjà embarqués sur le bateau, soit ils arriveront à bord lors d’une escale.
      L’aventure va alors commencer, vous aurez alors à désigner le suivant à la fin de votre message. Dieu laisse maintenant la parole au Capitaine.


    -> James Willoughby


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Dieu,
tout simplement.

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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Mar 9 Juin - 0:28



    Ce que les gens peuvent être pitoyables. Tout le temps passé dans cette auberge ne fit que renforcer la mauvaise opinion que j’avais concernant les autres êtres qui se considéraient comme pensants. Bon cela ne me servait à rien de me lamenter, j’avais trouvé ce que je cherchais et c’était le principal. Je possédais maintenant un très beau navire, et un équipage complet assez potable. Qui contenait deux chiens. Je n’avais pas de tendresse particulière envers les chiens, mais c’était surtout leur maître qui m’avait intrigué. Il fallait être fou pour engager un aveugle sur un bateau, peut-être étais-je fou, mais je sentais surtout que ce type était particulier, et cela bien au delà de son handicap. De plus, le fait de l’avoir engagé allait tout de suite annoncer à l’équipage que je ne reculerais devant rien pour arriver à mon but, tous m’ont paru motivés, mais je savais qu’une fois sur l’eau, face aux dangers de l’Océan, certains allaient craquer et m’implorer pour que je les laisse partir. J’espère que ceux là savent très bien nager, sinon, tant pis pour eux. Je n’allais pas m’encombre de gens inutiles, ils n’ont rien à faire sur mon bateau, d’ailleurs je me demande comment les autres gens tolèrent ceux qui sont inutiles… D’ailleurs cela devenait inutile pour moi de rester ici, je levais donc et sortait royalement de cette auberge à qui j’avais fait partager un peu de mon honorable présence. En retrouvant l’air iodé je retrouvais les matelots que j’avais engagés qui m’attendaient, ceux qui étaient restés dans l’auberge m’avais suivis. Je les regardais tous, regrettais peut-être certains d’entre-eux puis me rappelais tous ceux que j’avais vu, et ceux-là étaient vraiment les moins pires.

    « Bien, nous voilà tous réunis, j’espère que vous avez fait tout ce que vous aviez à faire, nous partons ce soir.
    -Quoi ? Ce soir, la nuit ?
    -Vous avez peur du noir ? Et bien pour vous guérir de cette phobie, vous serez du quart de la nuit. »

    Certains regardèrent l’homme qui avait parlé, comme pour le plaindre, mais personne ne fit de remarques, il s avaient compris qu’avec moi il ne fallait pas parler inutilement. J’avais décidé de partir sur le champ, nous partiront sur le champ. Je ne pouvais plus attendre maintenant que j’avais tout ce qu’il ma fallait, le trésor m’appelait, et je ne voulais pas le faire attendre. Je ne pouvais pas le faire attendre.

    Je les regardais une dernière fois, essayant de voir qui parmi eux allait pouvoir devenir mon second. Je regardais tout de suite parmi les plus forts, mais je m’arrêtais, c’était ce que tout le monde faisait, avant de subir une mutinerie. Tout en réfléchissant, je commençais à me diriger vers mon navire. Qui pourrais-je bien nommer ? Je me retournais, et je remarquais la fille aux cheveux rouges. Lyrak Crimsonmoor… celle qui était très portée sur le rhum, j’avais bien vu son manège avant de venir me voir. J’avais aussi remarqué que ce n’était pas par gaité de cœur qu’elle était venue se présenter, mais plus à cause du tavernier et du rhum. Tiens ce serait peut-être une bonne idée de la nommer, il y a une bonne réserve de rhum à bord du Poséidon, et si je lui propose ce poste, tout en lui assurant du rhum, je suis assuré de l’avoir toujours à mes cotés. Et avoir son Quartier-maître de son côté était un bon point pour éviter les mutineries, car c’était toujours eux qui menaient ce genre de mouvement. Oui c’était une bonne idée. Je la convoquerais une fois arrivés à bord tout en lui proposant du rhum, pour qu’elle voit qu’il vaut mieux être de mon côté.

    Nous arrivâmes sur le quai, je me dirigeais vers Le Poséidon. Une fois arrivés devant, j’entendis quelques « oh ! » qui démontraient que le bateau était imposant et magnifique. Oui, c’était vrai. Je l’avais bien choisi. Je regardais le garçon à qui j’avais confié la garde du navire, j’aurais peut-être du être plus menaçant, car à le voir allongé de tout son long, à mâcher une chique, je me dis que même un enfant aurait pu s’introduire sur le bâtiment. Je me retins de lui donner un coup de pied car le bateau était toujours là, donc il n’y avait pas eu de problème, mais quand même, il l’aurait mérité. Je me retenais et montais sur le bateau, donnant ainsi l’autorisation à mes matelots de faire pareil. Et tout de suite, la houle des vagues berçant le navire m’enflamma le cœur, j’allais enfin pouvoir partir à la conquête de mon précieux trésor. Je fermais les yeux, j’humais l’air salé et j’avais déjà l’impression de sentir la merveilleuse odeur de l’or qui est resté longtemps sans voir la lumière du jour. Ouvrant les yeux je me retournais et observais l’équipage qui me regardait. Je me souvenais encore de leurs noms et de leur motivation, alors tout de suite je les séparais en quarts de façon à ce qu’il y ait des habilités égales dans chacun de ces quarts. L’un serait plutôt la nuit et l’autre le jour, je leur annonçais alors à quel quart ils feraient partis, répartissant celle qui allait devenir mon second et l’homme aveugle dans celui de la journée. Ces formalités réglées, je leur conseillais de prendre rapidement leurs marques, car nous allions partir. La nuit n’étant pas tout à fait tombée, c’était le quart du jour qui allait avoir la dure tâche de nous faire sortir sans mal du port, sur un bateau qu’ils venaient de découvrir. Mais j’étais là pour les commander, je m’installais à la barre et ordonnais qu’on déploie les voiles. Tout de suite je vis que j’avais nommé les bons hommes aux bons endroits car cette manœuvre fut rapide. Je fus étonné par le matelot Cadroc qui réussi à très bien s’en tirer, faisant de l’aussi bon travail que les autres, ses chiens l’aidant grandement. Et quand je voyais Lyrak à l’œuvre, je vis qu’elle ne m’avait pas menti et qu’elle était douée, elle ferait sûrement un bon Quartier-maître car elle saurait se faire respecter par le reste de l’équipage.

    Nous réussîmes à sortir sans mal du port, l’équipage manœuvrant bien Le Poséidon qui était un navire docile et agile. Voyant que la terre s’éloignait de plus en plus et que le jour s’assombrissait d’avantage, j’allais voir Lyrak et lui demandais de venir me voir dans ma cabine. Je me dirigeais vers les escaliers, et vit tout de suite que quelque chose n’allait pas, la porte de ma cabine était ouverte, j’entrais et découvrais que mon lit était drôlement bancal, comme s’il était cassé. Or je savais qu’il était encore en bon étant lorsque je suis descendu à terre, une seule chose pouvait donc expliquer cet étrange phénomène, quelqu’un s’était introduit à bord du navire. Tout en fulminant je sortais de ma cabine, bousculant au passage Lyrak, et me dirigeais vers l’intérieur du bateau, déterminé à trouver celui qui avait osé profaner mon bâtiment. J’ouvrais la porte de la réserve d’alcools, rien. Je m’emparais tout de même de deux bouteilles qui me serviraient pour le recrutement de mon second, et je fermais à clef cette pièce, bien décidé à préserver mes réserves. Je me retournais et entrait dans la cabine qui allait devenir celle du Quartier-maître, là je découvris tout de suite l’intrus. Pas très malin de s’être caché ici. Je donnais les bouteilles de rhum à Lyrak en lui intimant de m’attendre dans ma cabine, et allait déloger l’intrus, qui s’avérait être une intruse profondément endormie. Poussant un cri de rage, je l’attrapais par le col, bondissais hors de la pièce, marchais à grands-pas jusqu’au pont et la suspendait dans le vide en hurlant :
    « Qu’est-ce que tu fais là ! » la petite se réveilla et fut effrayé d’avoir été découverte et surtout de pendre dans le vide avec l’océan au dessous d’elle.
    « Je veux retrouver mes Pots de Chocolat ! » fit-elle en pleurnichant abominablement.
    « Tu croyais qu’il allait t’arriver quoi, en montant sur un bateau comme ça sans aucune permission, je ne peux pas m’encombrer d’un poids comme toi, j’espère que tu sais nager ! » Devant mon sourire sadique elle arrêta tout de suite de pleurer et afficha une mine déterminée lorsqu’elle dit :
    « Le vilain monsieur est pas beau et méchant en plus, je vais lui transformer son bateau en pain d’épice s’il me jette par-dessus bord !
    -Mais oui, c’est cela. »
    Que les enfants peuvent-être fatigants avec toutes leurs fantaisies stupides ! Me voyant sceptique, la petite se mit à regarder drôlement les cordages tout près, et lorsque j’entendis des exclamations de stupeurs, je les regardais moi aussi. Ils étaient devenus comme des fils de réglisse. Voyant qu’elle n’avait pas vraiment l’air de plaisanter, je me reculais du bord, mais continuais à la suspendre dans le vide.
    « C’est toi qui viens de faire cela ?
    -Oui, et je suis capable de plus encore si tu ne me pose pas tout de suite !
    -Dis donc, ce n’est pas toi qui va commander ici, c’est moi la Capitaine et c’est moi qui donne les ordres, donc si tu ne veux pas finir avec un coup de pied au derrière, tu ferais mieux d’appendre un peu à me respecter ! Je ne te pose que sol qu’à la seule condition que tu me changes ces bonbons en cordages.
    -Je sais pas si je sais faire ça… »
    Je marmonnais un « Elle est pénible » dans ma barbe, puis la déposais brusquement sur le pont en ordonnant à l’équipage de changer immédiatement les cordages abîmés. Je sommais à la petite de ne pas bouger, et de surtout ne pas faire de bêtise, puis allait m’occuper de Lyrak.

    Heureusement celle-ci m’avait écouté, et elle était restée bien sagement à m’attendre dans la cabine, bien que la curiosité devait la dévorer. Mais peut-être que le perspective de boire du rhum bientôt était plus dévorante encore ? Toujours est-il que je m’asseyais à mon bureau, invitant le jeune femme à en faire autant. Elle déposa les bouteilles de rhum sur le bureau puis s’assit.
    « Je vous ai convoqué pour vous proposer le poste de Quartier-maître car il me semble que vous avez les conditions requises. Ce poste vous permettra d’avoir des responsabilités supplémentaire, une paye plus importante et surtout une invitation à boire un verre de rhum avec moi après chaque repas. » Je savais que j’avais joué ma carte maîtresse en dernier. Je vis qu’elle réfléchissait à la proposition, que son regard se dirigeait vers les bouteilles, puis elle dit :
    « Je suis d’accord, je vais tout faire pour mériter la confiance que vous m’accordez !
    -Bien, fêtons cela avec un petit verre. »

    Je me levais, allait cherchez deux verres, puis nous versais le précieux liquide ambré. Une drôle odeur vint me caresser les narines, mais je n’y prêtais pas attention je levais le verre en déclarant « à mon nouveau quartier-maître » puis portais le verre à mes lèvre et bu une gorgées. Que je recrachais immédiatement.
    « Pouah ! Mais qu’est-ce que c’est que cela ! On dirait du sirop au caramel… On non, ce n’est pas possible ! La petite fille ! » Je remarquais que Lyrak déglutissait avec difficulté, mais elle avait quand même avalé le liquide. Prenant peur que cette fichue enfant ait fait subir le même sort à toutes les autres bouteilles, j’ouvrais l’autre le sentais et fut rassuré, celle-là était toujours composé de rhum, je bu une gorgée pour me changer le goût puis en servais un verre à Lyrak en lui disant :
    « Il y a là haut une passagère clandestine, vous vous en occuperez, peut-être arriverez vous à faire quelque chose d’elle, en faire un mousse, ou que sais-je… »
    Je me sentais déjà fatigué par tout ce que j’allais subir à cause d’elle, je m’emparais alors de la bouteille de rhum, en bu un coup
    « Heu, ce n’est pas…
    -Pouah, mais elle va m’entendre celle-là ! »
    Une nouvelle fois je bondissais en fulminant jusqu’au pont et me dirigerais vers la fillette qui était en train d’escalader la rambarde pour regarder les vagues. Je l’attrapais lui évitant au passage de sombrer dans l’eau puis me reprochais ce mouvement, au moins comme cela j’aurais été débarrassé d’elle ! Mais je tenais à lui faire comprendre que je n’étais pas du tout content de ce qu’elle avait fait :
    « Pourquoi tu as changé le rhum en un infâme sirop ?! »




-> April Merwan

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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Jeu 11 Juin - 16:48


    Oooh comme c’est jolie la mer qui vient sur bateau quand on navigue ! Alors que je voulais voir de plus près l’eau en montant sur la rambarde, manquant certainement un joli plongeon, je sentis que l’on me tirait vers l’arrière d’une manière forte violente. Pas sûre que c’était une chose. Et là le vilain capitaine pas beau et très méchant fit la chose qui à mon avis il faisait le mieux : il me cria dessus encore une fois. Mais pourquoi il me parlait de bouteille ?! Ah ça y est je savais !
    « Il n’est pas infâme mon sirop d’abord ! », je ne savais même pas ce que voulait dire infâme mais j’étais sûre qu’il ne l’était pas, le monsieur l’avait d’une manière tellement désagréable que cela devait être mot pat gentil du tout. « Vous devriez pas boire votre rhum, ça sent pas bon, et ça fait tourner la tête. J’suis sûre que c’est pour ça que vous avez l’air étrange. »
    « Tu ne toucheras plus à mon rhum, tu m’as bien compris »
    , voilà qu’il se fait plus menaçant le pas beau. Je fis la moue boudeuse tout en fronçant les sourcils et je dis alors :
    « J’en ferai rien que pour moi, je garderai ma bouteille cachée sur bateau. »
    « Tu ne garderas rien du tout oui ! »
    « Si je peux pas en garder une rien que pour moi je passe toute la nuit à tout transformer en un infôme sirop ! »
    , dis-je toute fière de moi en étant certaine d’avoir repris la même expression que le Capitaine. Capitaine qui parut abandonner l’idée de vouloir me faire mourir de soif en m’empêchant de garder une bouteille pour moi. Il soupira longuement, avant de me tourner le dos et de marmonner des choses qui m’étaient incompréhensibles parce que inaudibles. Oh mais je ne l’avais pas remercié le monsieur. Oui il faut toujours remercier les gens, ma maman m’a toujours qu’il fallait être polie même quand la personne en face de soit ne l’était pas du tout, ça montrait son intelligence. D’ailleurs ma maman m’a toujours dit aussi que la vérité sortait toujours de la bouche des enfants. Cela m’a grandement attristé. Vous imaginez les grands ne sont pas capables de dire toujours la vérité ?! C’est pour ça aussi que je ne veux pas grandir, je veux pouvoir dire la vérité à chaque fois, et puis comme j’aide les grands. Comme le vilain Capitaine, heureusement que j’étais là pour lui dire qu’il était méchant et pas beau, le pauvre il ne l’aurait jamais su sinon. Il devrait me remercier plutôt que de ne pas arrêter de me crier dessus ou de m’empoigner par le col à tout bout de champs.
    « Hey Monsieur attend ! », dis-je alors en me précipitant vers lui. Il eut peine de temps de se retourner se demandant certainement qu’est-ce que j’allais encore lui faire endurer que je passais mes bras autour de lui. « Merci Monsieur. » Une nouvelle fois je le sentis m’empoigner et me repousser, si bien que je faillis tomber, et il repartit à ses occupations.

    En réalité le Capitaine James Willoughby fulminait intérieurement, s’il s’écoutait la gamine aurait déjà viré par dessus bord mais la menace persistante qui pesait sur son bateau lui empêchait de se débarrasser lui-même de la fille. Quoi qu’il en soit, il ne se laisserait plus jamais faire de la sorte par cette fille, dont il ne connaissait pas le prénom, chose dont il prit conscience à ce seul moment, et aller lui demander ne ferait que prolonger le supplice.

    Maintenant que j’étais sur le bateau il fallait que je familiarise avec les gens qu’il y avait dessus. Bah oui il fallait que je sache qui j’allais côtoyer. Hum et au fait il allait où le bateau (é_è). Nan parce que je voulais rentrer chez moi, et puis comme le Capitaine était pas gentil je ne crois pas qu’il soit prêt à faire ce que je lui demande. Roooh maiiiis siiiiiii. Mon frère m’a toujours dit qu’il était impossible de me résister, alors pourquoi pas là. M’enfin ce n’était pas le moment d’aller parler au vilain, il venait de rejoindre une femme bizarre. Elle avait les cheveux rouges. Pourquoi elle a les cheveux rouges la madame ? Peut être qu’elle saignait sans cesse de la tête, oh la pauvre elle devait souffrir énormément, il faudrait être prévenante avec elle. J’espère qu’elle finira par se soigner… Mouais elle semblait apprécier grandement la boisson dégoutante qui donnait mal à la tête, en fait peut être que c’était bien fait pour elle. Si maman avait été là, elle m’aurait certainement dit qu’il ne fallait pas dire des choses comme ça, c’est vilain et c’est de la méchanceté gratuite. Mais j’y peux rien moi si la dame elle saigne de la tête et qu’en plus elle boit de quoi lui pourrir encore la santé. Je ne fais que constater, donc maman aurait tord et moi raison… Comme bien souvent, il suffit de réfléchir un peu pour voir que je ne dis pas toujours n’importe quoi comme ceux de mon âge.

    Tout d’un coup j’entendis un bruit plutôt pas commun sur un bateau. Un aboiement. Enfin des aboiements, je fis donc demi-tour, en réalité quelques pas et je me trouvais face à deux gros chiens. Waooooooouh des peluches géantes rien que pour moi ! Oh elles ne semblaient pas seules les peluches. Un homme se tenait non loin. C’est bizarre il semblait triste. Puis je me mis à regarder son visage, ils avaient les yeux fermés. Mais ce n’était pas normal, ce n’était pas comme ceux des autres. Pourquoi il était comme ça ? Il était malade lui aussi ? Je m’approchais alors de lui et de ses chiens quand tout d’un coup le monsieur me surpris :
    « Tu es la passagère clandestine toi non ? », interloquée elle le regarda un instant avant de lui répondre doucement, comme si elle était impressionnée, par lui (en réalité ses chiens l’intriguaient tout autant que lui)
    « Je m’appelle Prilou. »
    , regardant alternativement son visage et ses chiens je voulais continuer mais il me coupa dans mon élan.
    « Je suppose que tu n’arrêtes pas de regarder mes yeux petites ? », aïe il m’avait vu, mince, je croyais j’avais été discrète. C’est pourquoi je le lui dis rapidement
    « Oh mais naaaan pas du tout. Je m’interrogeais sur vos chiens, ils sont gentils ? J’ai entendu dire qu’il existait des chiens qui mangeaient les petites filles, alors… »

    > Cadroc del Mapfox
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MessageSujet: une rencontre   Ven 12 Juin - 0:38

Cadroc écouta battre le cœur de la petite fille, il battait assez vite : elle était un peu apeurée. Cadroc s'assit sur une caisse en bois non loin de là, pour être plus à hauteur de la jeune passagère clandestine.

Cadroc savait que, pour que le voyage se passe bien, elle devait se faire adopter sur le bateau. Car son pouvoir, qui pour elle lui semble anodin, est une arme très dangereuse. "Comment la percevez-vous?" pensa Cadroc. Il entendit par la suite dans sa tête une première voix lui dire "Elle est inoffensive...", puis une seconde compléter "Je crois qu'elle n'a même pas conscience de ses actes, elle est encore très jeune et naïve...". C'était ses deux chiens qui lui avaient répondu.

Il attrapa délicatement le haut du bras de Prilou et approcha sa bouche de son oreille. Dans la position où ils étaient, elle ne pouvait plus voir ses yeux, une cause de stress en moins. Il lui susurra doucement :

_ Mes chiens sont très gentil, tu verras. Ils seront prêt à jouer à de nombreux jeux avec toi.
Cadroc se remit face à elle, il esquissa un sourire. La jeune fille se déstressa un peu.

_ Prilou, c'est ça? Je m'appel Cadroc, et je suis ravi de faire ta connaissance! Il lui serra la main. Je te présente Icys et Park, se sont mes chiens et ils m'accompagnent partout où je vais.
Ca te dirais que l'on fasse un pacte??


_ Un pacte?? Comme dans les contes que me racontait ma maman?? Dit Prilou toute exitée.

_ Oui exactement. Alors voilà, je te laisse jouer avec mes chiens et tu feras tout pour ne pas énerver le vilain monsieur? OK?

_ Mais euh !?!! C'est lui!! Il comprend rien!! Rétorqua la jeune clandestine.

_ Même s'il dit plein de bêtises, il faudra que tu lui obéisse ok? En retour tu pourras jouer autant que tu veux avec mes chiens!! Tu pourras même dormir avec eux!!!

_ C'est vrai????

Prilou commença à parler et à jouer avec les chiens. Cadroc se redressa et écouta la vie sur le bateau.
Certains matelots les regardaient en baragouinant des insultes envers la jeune fille. D'autres étaient retournés à leurs occupations. Cadroc arrivait à entendre ce qu'il se passait dans la cabine du capitaine. Il était avec la fille qu'il avait rencontré à la taverne. Cadroc n'arrivait pas à entendre ce qu'ils se disaient, mais sa ne devait pas être pour faire connaissance...

_ Dis Prilou? Maintenant qu'on est ami, sa te dirait que pour sceller notre pacte d'amitié on se dise chacun un secret? Par exemple je te dis pourquoi j'ai les yeux fermés, et tu me dis pourquoi tu es sur ce bateau, ça te va?


Prilou jouait avec les chiens, donc elle ne faisait plus trop attention à ce que disait Cadroc. Quand Cadroc la relança, elle esquissa un << Oui, oui... >>.

Cadroc entendit que la femme avec le capitaine allait ressortir.

_ Je te laisse on verra ça après...

Cadroc se dirigea vers la porte de la cabine.

Quand il était arrivé la première fois sur le bateau, il laissa les autres matelots passaient devant lui. Ainsi, le bruit qu'ils faisaient lui permettait de ce faire une sorte d'image mentale du bateau. Comme ça, il pouvait se déplacer sans problème, mis à part les cordages laissaient un peu partout sur le pont.
Il s'appuya contre le mur prêt de la porte et attendit que la femme sorte de la cabine.
Cadroc avait la tête baissais, pour ne pas que ses interlocuteurs ne regardent que ces yeux. Au moment où la femme sortit il l'interpella.

_ Salut, Je m'appel Cadroc.
J'ai parlé à la jeune fille, elle ne causera plus trop de problème au capitaine. Dis lui qu'il n'a plus de souci à ce faire, qu'il s'occupe de notre mission, je m'occuperais de la clandestine. Par contre qu'il dise au cuisinier de lui faire une assiette, ça serait dommage qu'elle transforme le bateau en pain d'épice...


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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Lun 15 Juin - 22:09



    Harold Fitz-Patrick, adorateur de Dieu, mérite bien da passer avant tout le monde, maintenant qu’il fait partie de l’Aventure à bord du Poséidon, c’est à lui de répondre, et non Lyrak Crimsonmoor.


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Dieu,
tout simplement.

*

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Harold Fitz-Patrick
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Lun 22 Juin - 0:06

Les fourneaux bouillonnait et l'odeur de poisson embaumait le minuscule espace réservé à la cuisine et dans lequel je m'activais depuis l'aube. J'avais embarqué très tôt le matin sur le Poséidon comme moussaillon et m'occupait maintenant de toutes les tâches les plus ingrates, comme la vaisselle, le ménage et j'en passe des vertes et des pas mûres. Il est vrai qu'au début on ne voulait pas m'engager, à cause de mon âge avancé, mais j'ai su convaincre le cuisinier par ma motivation au travail et le fait que je ne voulais pas être payé, je pense d'ailleurs que cela a joué un grand rôle dans mon recrutement. Dieu ma déjà tant donner ! Ne serait-ce que la force d'aller jusqu'à l'initiative de partir, pour ce qui est je pense, la plus grande aventure de ma vie. Pourquoi en plus demander de l'argent qui, en prime, ne me servira a rien ? Il me suffit juste d'un toit sur la tête et de ma guitare pour que je sois heureux. Le confort matériel ne représente pas grand-chose face à la grandeur de l'âme ! Le plus important était l'aventure, qui d'ailleurs n'était pas très clémente avec moi en ce moment, les tâches que j'avais à faire était de plus en plus laborieux, depuis ce matin je n'arrêtais pas de travailler et Dieu sait a quel point j'avais envie de prendre quelques minutes de repos. Cependant, je ne rechignais pas à la tâche, après avoir fini le repas, je fus assigné de la propreté du pont. (Comme si l'inventaire, le chargement des stocks et la cuisine ne m'avait pas suffisamment fatigué ! ) Je pus alors voir les autres membres de l'équipage.
Près de la cabine du capitaine, se tenait le quartier-maître que je reconnus en tout premier lieu de part ses vêtements et sa chevelure rouge pétarde. Je n'aimais pas du tout sa coiffure, mais je fut forcer de reconnaître que c'était original et au moins ses habits ne pué pas le poisson ! Il y avait également a ces côtés un homme chauve aux apparences assez froides légèrement caché dans l'ombre de telle manière que je ne put distinguer davantage sont visage, qu'avait-il donc a caché ? Ils discutaient de quelque chose de sérieux en tout cas, a en jugé par la mou crisper qu'afficher le quartier-maître. Prenant mon sceau et ma brosse, mais toujours un oeil et une oreille espiègle, j'allais commencer le nettoyage lors qu'ont m'interrompa :

-Hé moussaillon !


J'ai entendu une voix, il me semble ! Es que le quartier maître m'aurait adressé la parole !? Enfin une discussion digne de ce nom et en plus avec le quartier-maître, s'il vous plaît ! C'est la première personne a laquelle je parle depuis que je suis sur ce bateau, enfin, mise à part le cuisinier, d'une grossièreté si rare que je ne compte pas ça, comme une discussion (ex : bouge tes fesses grognasse ! ...). J'affichais un grand sourire à mon interlocutrice tellement j'étais remplie d'une immense joie !

-Oui, madame, je m'appelle Harold, enchantée de vous rencontrer !


-Apporte donc, quelque chose a mangé à la petite fille. Sur ces seuls mots elle s'en alla s'en un regard de plus sur ma personne.

Un soupçon de déception et un frisson de tristesse me traversa le corps, moi qui aurait tant voulu avoir une discussion ne serait-ce que quelques instants avec le quartier-maître, je me sentais tellement seul, le confort du monastère et la chaleur humaine, que mes frères m'amener, me manquais. Pourtant je me disait que je ne peu pas abandonner maintenant ! Après avoir fait tant d'effort s'arrêter comme ça serait une trop grosse marque de faiblesse ! Je dois être fort, grâce à mon envie et à la force que Dieu m'insuffle, je vaincrais tous les obstacles... Je devais pour le moment suivre les ordres en attendant de prouver ma véritable valeur aux autres, ma véritable force.

Laissant le pont poussiéreux un moment je partis en cuisine, une nouvelle fois, chercher quelques choses d'appétissant. Voyons voir, je présume que notre petite passagère, ne mangera surement pas de la soupe, peut-être quelque chose de sucré lui ferait plaisir, nous avons en réserve, quelques tablettes de chocolat et des bonbons aux caramels. Oui, je pense quel adorera ! J'ai pris plein de sucreries dans mes bras, en fessant bien attention de ne pas en faire tombé et les ramena à la petite fille. J'ai été frappé de stupeur lorsque je vis la jeune fille occupée a grimpé sur un chien, rigolant excessivement fort, elle était heureuse.

-Hé, petite demoiselle, voilà ton gouter ! Ce n'est pas
grand-chose, mais c'est tout ce que nous avons d'appétissant !


-Merci monsieur... dit-elle avant d'ajouter d'un air naïf.

-Moi c'est Prilou et toi, es que t'ai un homme en chocolat ? Parce que mon Papa il m'a raconté un jour qu'il y avait pleins d'hommes en chocolat dans d'autres pays !

-Enchantée Prilou, moi c'est Harold et ne le répète pas, mais je suis bien un homme de chocolat. Je suis en mission secrète...Garde cela pour toi surtout.

-OoooOh !

Elle hocha la tête les yeux pétillant et dévora les tablettes à une vitesse folle, comment une petite fille peut engloutir aussi vite autant de chocolat !? Un petit sourire aux lèvres, je la laisse savourer son repas tranquillement. J'adore raconter des histoires aux enfants, comme à l'époque où je lisais des histoires dans l'école de mon village, cela éveille l'imagination et donne place aux rêves dans un soupçon de magie, même si cela représente un mensonge, que Dieu me le pardonne ! Je me dis qu'il est important de rêver, car ce sentiment produit ensuite ce qu'on appelle l'espoir, le moteur de la vie, celle qui me fait avancer. Mon moment de détente étant remplit, je repartie voir lequartier-maître.

-Madame la tâche est accomplie, voulez-vous quelque chose d'autre?


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[HJ : désolé, je n'avais pas beaucoup d'inspiration sur le coup. ]
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Jeu 2 Juil - 1:00

[HRP]Désolée pour le double-post, je ne pouvais pas poster mon message d'un coup car il "dépassait la limite autorisée". x)[/HRP]

La nuit était déjà bien avancée maintenant, et pourtant le bateau fourmillait de vie comme en plein jour. C’était qu’avec un départ précipité et un imprévu mesurant trois pommes et en pesant sans doute autant, les gars n’avaient pas eu beaucoup de temps pour eux. Après notre entretien et une dernière altercation pour la route avec l’imprévu en question, le capitaine Willoughby était reparti fulminer tranquillement dans ses quartiers privés. J’avais tenu la barre depuis, dirigeant le navire selon les mystérieuses indications qu’il m’avait laissées. La nuit était calme et la mer d’huile, seule une brise légère venait jouer dans les voiles et faisait s’entrechoquer cordages et poulies dans une sorte de tintement, mélodie à laquelle j’étais tellement habituée que je ne l’entendais plus vraiment.

Ce que je percevais bien en revanche, c’étaient les cris joyeux de la gamine accompagnés des aboiements des chiens de l’un des marins recrutés par le capitaine. Des chiens, non mais vraiment… Je connaissais déjà les rats, grand classique des navires. Très utiles d’ailleurs ces bestioles, si vous les voyiez sortir en nombre c’était que votre rafiot devait prendre l’eau par un bord, sans doute possible. Il y avait les perroquets aussi, les singes, bref, tout ce que pouvait trouver d’exotique un matelot en manque de compagnie. Mais des chiens… Deux en plus, et puis de taille. Et où allaient-ils faire leurs déjections ? C’est dans ces moments-là que j’apprenais à apprécier pleinement d’être assez gradée pour pouvoir déléguer à d’autres les tâches ingrates du récurage. Comme si cela ne suffisait pas, le gars était aveugle. Il ne le montrait pas, semblait même s’en sortir pas mal en dépit de l’absence de ce sens, mais à table, lorsque nous nous retrouvâmes assis face à face pendant le recrutement, cela aurait été difficile de ne pas le remarquer. Certes, je le plaignais ce pauvre gars, mais un borgne vous fait déjà deux fois moins de boulot qu’un matelot normal, alors je n’imaginais pas un aveugle. Ces deux choses-là et l’imprévu capable de vous changer un rafiot en gâteau, je sentais que le voyage allait être long. Pour sûr, Joe en entendrait parler à mon retour.

Poussant un soupir lassé, je reportai mon attention au grand large. Il n’y avait rien que de l’eau à perte de vue. Tout au loin des lumières timides esquissaient faiblement les contours de l’une ou l’autre des îles composant l’archipel Elaine. Je ne me sentais pas trop fatiguée malgré l’heure tardive, le rhum que j’avais bu toute la journée m’avait suffisamment fait dormir pour que je veille plus d’une moitié de cette première nuit. Au bout de quelques instants de silence et de solitude, j’entendis des pas monter lourdement l’escalier et arriver derrière moi.

- Madame la tâche est accomplie, voulez-vous quelque chose d’autre ?
J’observai le triste tableau que dessinait le visage de l’homme éreinté.
- Ton nom, matelot ?
- Fitz-Patrick.
- Et pourrait-on savoir ce qui a mis le moussaillon Fitz-Patrick dans un tel état ? On navigue depuis même pas vingt-quatre heures que tu as déjà la tête qu’ont tous les autres au bout d’un mois.
- Je travaille aux cuisines madame.

J’éclatai d’un rire sonore, rire qui claqua comme un coup de fouet dans l’air silencieux.
- Je comprends mieux. Tu sais, c’est pas de sa faute au coq [cuisinier sur les navires] s’il se montre un peu autoritaire, c’est qu’il faut bien se faire obéir de tout ce petit monde.
Puis, remarquant au fil de la conversation que je n’avais rien avalé depuis qu’on avait embarqué (à part du rhum, mais malgré ses nombreuses vertus il ne possédait pas celle de rassasier) :
-Tiens, tu m’apporteras quelque chose à manger, histoire de juger s’il mène sa cuisine de la même main de maître qu’il mène ses assistants.

Le gars reparti aussitôt en direction des cuisines. Il n’avait pas vraiment la tête d’un marin, avec sa vieille figure sereine, ses habits inaccoutumés sur un bateau et son langage correct. Il ne devait pas l’être d’ailleurs. D’après ce que j’avais compris, le capitaine l’avait embauché pour remplir toutes ces tâches ingrates de cuisine et de nettoyage dont aucun des "vrais" matelots ne voulaient se charger. Restait la question de savoir pourquoi ce loustic-là avait décidé d’embarquer. Sûrement pour les mêmes raisons que tellement d’autres avant lui, qui rêvaient de redonner sens à leur vie en menant une aventure palpitante. Des fois l’océan leur donnait satisfaction, des fois non. Tout dépendait de son humeur, et il pouvait arriver qu’il se fâche de voir que certains pouvaient penser le braver avec autant de facilité. Alors il se vengeait, et dans ces cas-là les gars revenaient sur terre sans plus d’illusions, lorsqu’ils revenaient. De vieilles histoires tout ça, voir Fitz-Patrick me rapporter une assiette pleine d’une substance sombre et molle, agrémentée d’un pichet de vin, me ramena à la réalité.
- Qu’est-ce que c’est ? demandai-je avec méfiance en désignant du menton le contenu non-identifié.
- Du ragout, madame.
- Du ragout à quoi ?

L’autre hésita un instant. Je reposai ma question avec plus d’insistance.
- Il m’a dit de vous dire si vous posiez la question que c’était du ragout au ragout, et que si vous n’étiez pas contente vous n’aviez qu’à manger aux heures des repas, comme tout le monde sur le bateau.
Je pinçai les lèvres et foudroyai du regard l’infâme mixture – après tout le moussaillon qui la tenait n’y était pour rien ; il était d’ailleurs une victime au même titre que moi. Je m’emparai de l’assiette et de la fourchette, la trempai précautionneusement dans le tas informe, et goûtai le ragout en question du bout des lèvres.
- C’est infect, dis-je sans autre cérémonie.
Sur cela, je balançai l’assiette par-dessus bord – pas de risque d’empoisonnement de l’autre côté, les requins étaient bien assez malins pour ne pas y toucher – et m’emparai du pichet de vin pour faire passer le goût. Je ne savais pas trop si le capitaine avait déjà expérimenté cette cuisine, mais vu le bonhomme je doutai fortement qu’il s’en contenterait. De toute façon si l’on continuait à ce rythme, tous les marins à bord de ce navire mourraient de la dysenterie avant la fin du voyage.
- Allez, va te coucher maintenant, t’es plus en état de faire du bon travail.
Il me remercia et fila sans demander son reste.

Plus tard, vers le milieu de la nuit, je décidai de céder la barre à un autre matelot expérimenté en la matière pour aller m’offrir un peu de repos, et si possible en passant attraper un bout de pain ou toute autre chose qui pourrait me remplir un peu l’estomac. Alors que je redescendais en direction des cabines, je crus apercevoir le mouvement d’une ombre, sur le côté.
- Qui va là ? interpelai-je le vide en m’arrêtant.
Pas de réponse. Peut-être juste un gros rat. Je m’apprêtai à reprendre mon chemin lorsqu’une espèce de couinement retentit dans mon dos. Pour faire ce bruit, ce devait être un très gros rat…
- J’arrive pas à dormiiir, le bateau qui bouge me donne mal au cœur.
Un rat très gros, qui parlait et qui n’avait pas le pied marin : j’avais fini par identifier la bestiole en question. Je haïssais les gosses. Ils vous couraient dans les pattes, faisaient du bruit à longueur de journée, et n’étaient même pas fichu de vous faire un nœud d’écoute convenable. Bref, ils ne servaient à rien d’autre que vous compliquer la vie.
- Crois bien que j’en suis désolée, mais je ne peux pas t’aider, dis-je en m’apprêtant à me remettre en marche sans faire plus de sentiments.
- Le soir ma maman elle me chante une berceuse ou me raconte une histoire pour m’aider à dormir.
Je me retournai lentement. Elle était sérieuse là ? Toute contente d’avoir capté mon attention, la petite trottina vers moi.
- Dis, pourquoi t’as les cheveux rouges ? C’est moche ça, les cheveux rouges. T’es blessée ? Et c’est parce que t’as mal que t’es méchante ?
Je haïssais les gosses.
- Ou alors ils sont magiques ? Tu peux leur faire prendre la couleur que tu veux ? Ce serait trop bien ça.
Bon, c’était quoi déjà son nom au marin qui m’avait dit qu’il s’occupait de l’enquiquineuse de service ? Mapfox, un truc comme ça. C’était l’aveugle d’ailleurs. J’avais entendu l’un de ses chiens aboyer juste avant de quitter la barre, lorsque l’on avait traversé un banc de poissons volants. Il devait sûrement être sur le pont à s’occuper de tout sauf du plus important : ma paix. Et celle-ci passait par l’absence de l’Imprévu dans mes parages.
- Viens avec moi, je connais quelqu’un qui te racontera autant d’histoires que tu veux. Tiens, et tu lui demanderas de te chanter une berceuse de ma part.
Non mais.
- D’abord je veux voir la magie de tes cheveux, après je te suis.
- Mes cheveux ne sont pas magiques, ils sont comme ça pour faire parler les petites filles. La seule magie que je pratique, c’est celle-là,
dis-je en tapotant le pistolet à ma ceinture.
Les yeux de la fillette s’illuminèrent de curiosité lorsque je prononçai ces paroles : j’avais trouvé la formule magique.
- Monte sur le pont et je te montrerai.

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Dernière édition par Lyrak Crimsonmoor le Jeu 2 Juil - 1:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Jeu 2 Juil - 1:00

Quelques minutes plus tard, j’avais placé une bouteille vide que j’avais trouvée en chemin sur un tonneau, à une dizaine de mètres d’où nous nous trouvions.
- Tu vois la bouteille là-bas ? Je vais la faire disparaitre avec cette baguette magique.
Finalement, je commençais presque à m’amuser. Je sortis le pistolet et visai la cible, tout en intimant bien à la gosse de rester derrière et de se boucher les oreilles. Un coup sourd explosa dans l’atmosphère, faisant voler en éclat la bouteille et embaumant l’air d’une délicate odeur de poudre. Autour de nous, certains marins de service accoururent, affolés par le bruit.
- Tout va bien ! Pas de perte à part une bouteille, il ne faut pas laisser trainer ses affaires les gars ! Et je veux que tout le monde retourner à son poste, maintenant !
Les matelots repartirent en maugréant. Peut-être que quelques-uns me prenaient désormais pour une folle, à tirer ainsi sur des bouteilles sous prétexte qu’elles n’étaient pas à leurs places. Mais ce n’était pas forcément un mal. Dans notre milieu, la folie était respectée au même titre que le génie. Après tout, ces deux choses n’étaient pas si différentes l’une de l’autre.
- Pouaaah, j’aime pas ta magie, elle fait trop de bruit ! En plus elle sert à rien.
- Elle sert à faire disparaitre les choses qu’on n’aime pas, dans certaines situations ça peut être assez utile tu sais,
rigolai-je en éludant le fait qu’on pouvait aussi faire disparaitre les personnes de cette façon.
- Ben mieux vaut les transformer en sucreries alors, répliqua-t-elle, butée.
- Ouais, tu as sans doute raison, dis-je en soupirant et en commençant à chercher le maître des chiens.
- La vérité sort de la bouche des enfants, plastronna-t-elle après un instant de réflexion.
- Ah bon, chez nous on dit qu’elle sort de la bouche des bourrés.
Variantes régionales sans doute. Je me mis à arpenter le navire de la proue à la poupe et de bâbord à tribord à la recherche du marin Mapfox. Cette inspection improvisée me donna d’ailleurs l’occasion de prendre une première fois mes repères avec le Poséidon, ce qui me permettrait par la suite de diriger plus efficacement les marins sur ce navire. La petite participa à ce simulacre de partie de cache-cache sans trop rechigner, geignant quelques fois et jouant le reste du temps en transformant ce qui lui passait sous la main en friandises diverses et variées.
*God save the rhum* pensai-je en me remémorant les désastres que cette magie démoniaque pouvaient produire et qui avaient eu lieu un peu plus tôt dans la soirée.

Enfin, un grognement ténu me révéla l’emplacement de celui que je cherchais depuis maintenant un bon quart d’heure. Mapfox me tournait le dos, mais tout occupé à sa tâche qu’il l’était il se retourna à notre approche, et ce malgré la distance qui nous séparait encore et le bruit perpétuel des vagues qui venaient s’effriter sur notre bateau. Décidément, je ne le sentais vraiment pas ce gars-là. Trop intuitif, plus que ça : instinctif. Je me méfiais de ceux qui marchaient à l’instinct, comme les animaux : ils étaient difficiles à cerner, insaisissables, voire instables. Peut-être que c’était cela qui avait plu au capitaine et qui justifiait l’embauche de ce type, mais moi je savais qu’en période de crise mieux valait avoir à ses côtés des gars un peu moins instinctifs et un peu plus prompts à obéir aux ordres sans réfléchir, bref des gars sur lesquels on était sûr de pouvoir compter. Parce que dans les moments de crise, ce n’était rien d’autre que l’union qui faisait la force, et la dispersion de l’un pouvait causer la perte de tous. De mauvais souvenir commençaient à affluer subrepticement dans mon esprit. Je les refoulai, il était tard et je devais manquer de sommeil, sans doute me montai-je seule la tête avec toute cette histoire. Laissons faire le temps et couler le rhum, nous verrons bien ce qu’il adviendra.

Le matelot nous regarda, ou plutôt nous sentit arriver. Je jetai un bref coup d’œil à ses chiens qui semblaient vouloir faire barrière entre moi et leur maître. Celui-ci les calma d’un simple geste. Je n’aimais vraiment pas ces chiens, et pour l’instant on ne pouvait pas dire non plus que je portais le maître dans mon cœur.
- Je croyais vous voir entendu dire que vous vous occupiez de notre invitée surprise. Faites-en ce que vous voulez mais ne la laissez pas trainer partout. Bien que je doute qu’aucun danger puisse l’atteindre avec son talent particulier, elle peut gêner les marins dans leurs manœuvres.
L’autre acquiesça d’un bref signe de tête.
- Elle ne causera plus de souci, je vous l’assure.
- Mouais, et moi j’ai déjà visité les cales de l’Olympe. C’est vrai que tu resteras tranquille maintenant ?
demandai-je à l’intéressée.
- Mais je cause jamais de souci moi, je suis toujours très sage !
- C’est bien ce que je disais…
soupirai-je. Bon courage Mapfox, au moins pour cette nuit. Après si tu veux tu pourras te débrouiller avec les autres pour faire une sorte de garde alternée, ou que sais-je encore. Du moment que vous ne me la faite pas croiser le capitaine, moi ça me va.
Je m’apprêtai à repartir et à -enfin- pouvoir goûter à quelques heures de repos bien méritées lorsque je me remémorai un détail qui m’avait titillé plus tôt dans la soirée.
- Ah, et une dernière chose matelot… En tant que quartier-maître, j’ai la passionnante tâche de faire régner l’ordre sur ce navire, et qui dit ordre dit respect. Passe pour le tutoiement de tout à l’heure, je ne suis pas à cheval sur ces choses-là tant que j’ai rien d’autre à redire au marin, et pour l’instant c’est bien ton cas. Mais je ne pense pas qu’on ai bu suffisamment de rhum ensemble pour s’adresser des "salut".
En parlant de rhum, fallait-il vraiment que je l’aime pour avoir accepté cette foutue promotion. Ça ne m’amusait pas de faire la leçon aux gars, mais j’étais bien forcée si je ne voulais pas que ce voyage se transforme en une joyeuse croisière bordélique.
- Bonne nuit à tous les deux. Tachez de reprendre des forces, c’est demain que les choses sérieuses vont commencer.

L’instant d’après, je pouvais enfin m’écrouler sur mon lit. Après toutes ces allées et venues, je me sentais vidée et la cabine me paraissait bien calme. Tout était silencieux ici, même la bougie qui éclairait faiblement l’espace qui m’était attribué semblait brûler dans un murmure inaudible, sa flamme dansant sur une musique que mes oreilles ne pouvaient entendre. Le roulis des vagues faisaient tanguer le navire dans un bercement régulier, apaisant. Cela faisait si longtemps que je ne l’avais plus senti sous mes pieds. Une éternité, presque. Dans quelques heures le soleil allait se lever, et je serai sur le pont. J’étais habituée à dormir par courtes périodes, un peu la nuit, un peu le jour. Il était rare qu’un marin sur un navire puisse avoir le luxe de s’offrir une vraie nuit. L’océan et ses périples ne connaissaient pas le jour et la nuit, et l’homme devait s’incliner face à lui pour se plier à son rythme. Dans la torpeur qui commençait à m’envahir je souris. Tout cela m’avait tant manqué. L’océan, l’absence de temps, l’infini, les surprises. En parlant de surprise, je me demandais bien où est-ce que le capitaine allait nous emmener comme ça. Il avait fait jusqu’ici quelques allusions sur le sujet, rien de très clair pour l’instant. A vrai dire, il n’en avait pas encore eu vraiment le temps, avec la soirée tumultueuse qu’on avait passé et la découverte de la petite clandestine. Je ne sais plus jusqu’où dérivèrent ainsi mes pensées, mais le sommeil finit bien vite par me rattraper, et la bougie acheva de se consumer dans le vide, sans plus personne pour admirer les derniers pas gracieux de la petite danseuse de lumière.


=> James Willoughby

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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Jeu 2 Juil - 10:45

    Le personage Lyrak ayant posté son message à 0h00, Dieu ne peut pas la sanctionner, néanmoins il aimerait bien... Du coup il décide de faire subir à tous une vague de gages.
    Les actions et les acteurs vont être listés ci-dessous. Tous vont suivre le même modèle, le premier prénom, en bleu, sera celui qui devra poster l’action dans son message, lorsque ce sera à lui de répondre. En rouge et au milieu, ce sera les actions à faire, ou a subir selon ce qui y est décrit. En jaune, le prénom du personnage qui est remplacé par les points de suspension … dans l’action. Et enfin en violet et au centre des compléments pour pimenter un peu les actions.

April Merwan

postillonne sévèrement sur…

Harold Fitz-Patrick

tout en chantonnant doucement.


***


Harold Fitz-Patrick

dans une conversation plutôt sérieuse avec ... dit : Vive moi, d'un ton très calme,

April Merwan

en se réveillant.


***


Adélaïde Monrignon

fait remarquer à ... qu'il a la bouche grande ouverte, et même qu'il y a un petit filet de bave qui ne va pas tarder à sortir,

Lyrak Crimsonmoor

le tout de façon joyeuse.


***


James Willoughby

rougit sans raison apparente en voyant ...

Cadroc Del Mapfox

et en chassant une mouette au passage.


***


Lyrak Crimsonmoor

est pris sur le fait par … alors que celui-ci/celle-ci parlait seule,

Adélaïde Monrignon

et l’aide à se rhabiller.


***


Cadroc Del Mapfox

dans un moment d’inspiration, prononce une phrase très philosophique ; … l’entend et répond par un mauvais jeu de mots/une blague graveleuse, qui casse l’ambiance,

James Willoughby

tout en étant pas vraiment réveillé.

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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Dim 5 Juil - 19:38

    Ah… mes bonnes vieilles cartes de navigation, mes seules vraies amies… Enfin peut-être pas, j’avais dû avoir des amis dans le passé, dans un tout autre contexte, une autre vie, mais maintenant, mes amies sont les cartes marines, et mon amour est l’océan. Les trésors eux sont ma passion, mes amours infidèles. Heureusement que l’océan est plutôt ouvert d’esprit comme amant !

    Et de l’amour passons à la haine, la petite fille ne s’était pas manifestée depuis quelques temps, et je n’avais pas à m’en plaindre. Ainsi je pouvais constater que j’avais engagé le bon équipage sans m’en apercevoir puisque tout se déroulait parfaitement.
    « J’ai faim ! »
    Sur le moment je ne compris pas d’où venait cette petite voix fluette, et surtout ce qu’elle faisait ici. Puis je remarquais des traces de doigts en chocolat sur mon bureau et vis que la petite fille se trouvait devant la table, boudeuse. Qu’est-ce qu’elle a encore ? Elle a faim, et alors, ce n’était pas mon problème ! Moi aussi j’avais faim, mais je devais d’abord calculer le bon itinéraire avant de penser à mon estomac. Et puis après tout, elle avait dû aller manger avec les autres, c’était quoi son problème ? En plus comme elle pouvait tout transformer en bonbon elle pouvait manger quelque chose, non ? J’hésitais à l’ignorer superbement puis me souviens que c’était une enfant butée, et qu’elle n’abandonnerait pas la partie de sitôt.
    « Et bien va te chercher à manger en cuisine, ce n’est pas mon problème.
    -Mais c’est pas bon !
    -Tant pis pour toi, c’est tout ce qu’il y a !
    -Espèce de vilain monsieur !
    -Hé oh, il faudrait te calmer, en plus si je me souviens bien tu peux tout transformer en nourriture…
    -Oui mais c’est que du sucrée, et pis j’suis pas bête, moi, je sais qu’il faut manger du salé aussi, mais c’est pas bon c’qu’y a sur ce bateau ! »
    Je ne pu m’empêcher de soupirer bruyamment. Et à voir ses petits yeux qui me lançaient des éclairs, je savais que ce n’étais pas encore fini, donc pour me débarrasser d’elle au plus tôt il allait falloir que j’use un peu de diplomatie. Bon j’étais plus doué pour la diplomatie avec les adultes que les enfants mais bon.
    « Alors pourquoi tu n’aime pas, c’est les aliments qui te déplaisent ?
    -Oui j’aime pas le poisson, mais c’est pas ça le pire ! C’est qu’on dirait même pas du poisson !
    -Et ALORS ?! Tu devrais aimer ?! Qu’est ce que tu fais là à m’embêter ! »
    Je vis que ses yeux hésitaient entre s’inonder des larmes ou devenir menaçant, finalement ils optèrent pour un mélange de colère et de bouderie, et la fillette se retourna violemment en pensant tout haut :
    « Il est méchant le monsieur, en plus je suis pas là seule à dire que c’est pas bon ! »
    Devinant que derrière ce qu’elle venait de dire, il y avait une part de vérité, je décidais de mettre les cartes et mon cœur de côté pour aller m’occuper de mon estomac et de mon équipage peut-être. J’allais à la cuisine et le coq m’accueilli violemment, il se reprit néanmoins en voyant que c’était son capitaine et non un vulgaire matelot qui venait lui rendre visite. Tout de suite je sentais qu’il y avait un problème, une odeur nauséabonde. Je regardais les dégoulinures verdâtres des marmites, qui ne devraient pas avoir la couleur là alors qu’elles n’avaient pas encore beaucoup servit. J’essayais quand même de demander au cuisinier de quoi me nourrir, et même s’il tenta de le cacher je vis que je l’embêtais sérieusement. Je me plantais donc au milieu de la cuisine, dans un endroit bien dérangeant pour lui, et le regardais s’activer pour moi, un petit sourire narquois sur le visage. Immédiatement je décidais que je ne mangerais pas ce qu’il allait me préparer, sa saleté était repoussante, l’odeur écœurante de la cuisine était autant due à lui qu’à ce qu’il préparait. Lorsqu’il me présenta devant les yeux ce qu’il qualifiait de ragout du chef, je réfléchis rapidement à un bon port où je pourrais trouver un bon coq pour le remplacer. Je ne pouvais tolérer un si mauvais homme sur mon bateau. Je sais que certains capitaines essayent d’entretenir la férocité de leurs hommes en leur donnant des choses peu appétissantes à manger, mais moi je n’avais pas besoin d’homme féroces, juste des hommes en bonne santé. Et ce n’est évidemment pas en ne les nourrissant pas que j’y arriverais.
    « Et bien maître Coq préparez vos baguages vous nous quittez demain. » Je n’écoutais même pas ses pleurnicheries qui m’annonçaient qu’il ferait tout pour s’améliorer, j’étais déjà suffisamment en rogne contre moi de ne pas avoir vu plus tôt qu’il était une erreur, je n’allais pas en plus m’encombrer la tête avec des choses stupides !

    Même si je ne me débarrassais pas de manière assez définitive de lui, je ne faisais pas pour autant preuve de bonté. Non, car le laisser s’engager sur d’autres bateaux n’est qu’en réalité un bombe à retardement que je leur envoyais. Je passais par ma cabine pour faire de nouveaux calculs, et allais donner la nouvelle direction à l’homme qui tenait la barre. Heureusement faire une escale sur l’île Luzienne ne nous ferais pas perdre beaucoup de temps, quelques heures à tout casser, et au moins je pourrais me nourrir correctement. En parlant de nourriture, j’avais toujours un peu faim, dons avant de me laisser aller à de doux rêves de bateau me menant vers le trésor de mes rêves, j’allais me chercher quelque chose à manger dans la réserve, quelque chose que notre immonde coq n’aurait pas touché.

    Ma première nuit en tant que capitaine du Poséidon aurait pu mieux se passer. Au lieu des doux rêves à propos d’un trésor foisonnant et rapidement trouvé grâce à mon navire, je fis d’étranges songes… Je voyais mes hommes disparaître dans le sol du bateau, des bateaux fantômes m’assaillir de toutes part, je voyais même le terrible Circé, maître de tous les bateaux fantômes. Et pire que tout, je voyais l’Olympe me ravir mon trésor au dernier moment ! Autant dire que j’aurais préféré ne pas dormir, plutôt que faire des rêves aussi funestes… Mais d’un autre côté je devais avouer que j’étais fin prêt à prouver au destin que ce qu’il m’avait montré cette nuit ne serait que chimères en réalité. J’allais réussir à trouver mon trésor, et cela même si j’avais le Circé et L’Olympe à mes trousses !

    Ma motivation renouvelée, je m’apprêtais et allais rejoindre l’équipage. Des rumeurs circulaient parmi l’équipage, apparemment ce matin leur repas avait été un festin par rapport à tout ce qu’ils avaient connu sur ce bateau, certains se demandaient si je n’avais pas sévit, d’autres, plus intelligents, avait découvert qu’ils allaient enfin être débarrassés du cuisinier. Je vis au passage l’homme que j’avais engagé pour faire les tâches les plus ingrates, Harold Fitz-Patrick si je me souvenais bien, lui semblait soulagé, forcément il était souvent au contact du coq, il ne pouvait donc que se réjouir d’en être bientôt séparé. Sauf qu’il devait voir par là un signe que son Dieu le soutenait, quelles niaiseries, franchement ! Enfin bref, pour manger quelque chose de potable, même si les capacités culinaires du coq avaient semblé s’améliorer prodigieusement pendant la nuit, je préférais aller piocher dans les réserves.

    L’île Luzienne était en vue, je reprenais la barre pour faire des manœuvres dignes de mon talent, et arriver avec grâce et élégance dans le port. J’entendais déjà la rumeur des discussions enjouées de certains marins qui pensaient déjà faire relâche dans un port. Décidant au plus tôt de les décevoir, j’annonçais à tous :
    « Personne ne déscend du navire ! Cette escale ne durera pas dans le temps, si vous osez quitter votre poste je vous abandonne en pleine mer. » Les visages réjouis de certains furent immédiatement transformés en visages déçus. Je ne m’en préoccupais pas plus que cela et j’allais chercher le coq. Ses bagages étaient à moitiés faits, comme s’il avait eu l’espoir de pouvoir les défaire en me voyant lui annoncer qu’il pouvait rester, tant pis pour lui il allait devoir abandonner certaines de ses affaires, ce n’était pas mon problème.
    « Monsieur, il est l’heure de partir, suivez moi.
    -Mais…
    -Pas de « mais » s’il vous plaît je suis pressé.
    -Je n’ai pas encore fini de ranger toutes mes affaires, et puis je vous ai dit que…
    -Ce n’est pas mon problème. »
    Lui dis-je souriant mielleusement et tout en le foudroyant du regard. Je le vis se ratatiner devant de pareils yeux, et il se dépêcha de prendre tout ce qu’il lui tombait sous la main avant de passer précipitamment devant moi pour aller sur le pont. Là il hésita à descendre, mais je continuais à le foudroyer du regard et tout en souriant, je lui dis : « Au moins je vous fais débarquer sur la terre ferme, croyez moi, c’est un privilège ! » et là il descendit précipitamment le ponton en s’affalant avec toutes ses affaires une fois arrivé sur la terre ferme. Je ne m’en préoccupais pas plus longtemps, et je me dirigeais vers mon quartier-maître.
    « Marin Crimsonmoor, je vous charge de garder le Poséidon et ses hommes pendant que je vais chercher un autre cuisinier. S’il se passe quoique ce soit, soyez sûr que tous les fautifs seront sévèrement punis.
    -Bien Capitaine ! »

    J’avais parlé suffisamment fort pour que tous puissent entendre, puis sans regarder ni derrière moi, ni l’homme qui tentait malheureusement de récupérer ses affaires au sol, je m’enfonçais dans la ville. Je comptais pas perdre de temps, dès que je trouvais une taverne à l’aspect assez soigné, j’y entrais j’inspectais du regard tous ceux qui se trouvaient là, je repérais une jeune fille qui paraissait propre et obéissante, et je me dirigeais vers elle.
    « Tu sais cuisiner ?
    -Euh… oui.
    -Bien je t’engage.
    -Comment-ça ? Où ça ?
    -. à. à bord du Poséidon, tu seras bien payé, c’est une chance qui ne se représentera pas deux fois.
    -Alors je marche.
    -Rejoins-nous le plus tôt possible sur le bateau qui est amarré dans le port. »

    Bien voilà qui était fait. La jeune fille paraissait impressionnée par moi et mes manières, elle devait sûrement se demander si elle avait fait le bon choix et que tout cela n’était pas un peu précipité. Je la laissais à ses réflexions et repartais sur le navire.

    Tout l’équipage fut étonné de me revoir si tôt, j’annonçais que nous allions attendre un peu avant de repartir, mais que ce n’était pas pour autant une permission pour quitter le navire. J’allais rejoindre le quartier-maître pour savoir ce qui s’était passé pendant mon absence. Je ne lui demandais rien, mais elle comprit sur le champ qu’elle devait me faire un rapport.
    « Tous c’est bien passé Capitaine ! Il n’y a que le coq qui a posé des problèmes en voulant remonter à bord en voyant que vous étiez partis, mais je me suis chargée de lui.
    -Bien je n’en attendais pas moins de vous, vous pouvez disposer. »
    Et je la regardais fièrement partir, elle au moins avait été un bon choix. J’espérais que la jeune fille que j’avais engagée serait elle aussi un bon choix, mais j’avais confiance en moi, et je savais qu’elle allait venir.

    Je regardais l’équipage, et je voyais qu’il s’était nettement amélioré depuis hier, forcément, il commençait à prendre ses marques, et bientôt toutes les manœuvres se dérouleraient sans aucun problème, et peut-être même qu’ils commenceraient à atteindre ma perfection… Le marin Del Mapfox me tira de mes rêveries en avançait vers moi, en le voyant je ne pu m’empêcher de rougir, au même moment je fus gêné par un de ces stupides volatiles qu’on appelle mouette mais que moi je nommais idiotie volante. Je fis un geste brusque pour éloigner l’idiotie volante, tout en espérant que si un marin me voyait tout rouge il croie que c’était à cause de l’énervement dû à la mouette et non à Del Mapfox. Je ne comprenais pas ma réaction, mais je dus l’oublier car enfin la jeune fille que j’avais recrutée venait de monter à bord. Avant que qui que ce soit vienne lui poser des questions, je m’avançais vers elle, en m’éloignant heureusement de l’individu étrange qui m’avait fait rougir.
    « À tout l’équipage, voilà notre nouveau coq ! Miss… ?
    -Adélaïde Morignon.
    -Maintenant larguez les amarres, nous partons ! »

    J’allais prendre les commandes du Poséidon et laissait la jeune Adélaïde Morignon se débrouiller pour trouver les cuisines. Je vis quand même que le moussaillon Fitz-Patrick vint s’occuper d’elle pour lui montrer le chemin. Voilà, maintenant ce n’était plus mon affaire j’avais un trésor qui m’attendait.

    Le bateau s’éloignait doucement du port lorsqu’un désagréable inconvénient vint se rappeler à moi.
    « Merci m’sieu ! Maintenant tout le monde va pouvoir bien manger ! »
    Et la petite s’en alla sur ces paroles. Si seulement je m’étais souvenu d’elle ! J’aurais pu l’abandonner elle aussi dans ce port ! Maintenant c’était trop tard, il allait falloir que je m’accommode d’elle, bon au moins il ne restait plus qu’elle comme problème…


->Adélaïde Monrignon.
J'espère que ton arrivée te convient, mais bon avec James il ne fallait guère s'attendre à mieux ! ^^
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Mer 8 Juil - 23:31

    Est-ce ce qu'on appelle l'intuition féminine ? Si c'est cela alors je me réjouis d'être une femme pour la première fois de ma vie. Comme chaque chose indissociable de la femme, cette intuition m'a anéantit le ventre pendant toute la matinée, j'avais une espèce d'angoisse, mêlée d'excitation, que je ne pouvais justifier que par la venue de mon grand-oncle dans l'après-midi.
    Chose surprenante que cet invité me donne tant de gargouillements à l'intérieur de l'estomac, car pour être tout à fait honnête, j'adore mon oncle mais son arrivée imminente ne m'avait jamais autant chamboulée. C'est vrai qu'il avait une certaine classe avec ses allures d'aventuriers, mais il n'était jamais parti qu'une seule fois, dans le nord à la recherche d'un trésor, qui s'était avéré déjà découvert. Dégoûté, il n'était plus jamais repartit à l'aventure. Bref, vraiment pas de quoi me secouer les viscères.
    Mais le fait était là, j'avais une boule au ventre, et une grande émotion me submergeait. Que cela vienne de mon oncle ou pas, j'avais la très nette impression que ma chance allait tourner. J'ai toujours eu une grande confiance en mon intuition, elle n'intervient pas souvent, mais c'est à chaque fois un grand succès. Entre deux services j'avais donc filé dans ma chambre pour préparer une petite besace au cas où ma chance soit un peu pressée. Bien sur ma soeur, la petite binoclarde qui manque totalement de fantaisie n'a pas pu s'empêcher de remarquer mon attitude. Elle s'est ruée vers moi,
    "Qu'est ce que tu prépares Adé ? Tu t'en vas ? Tu vas où ? Tu ne peux pas partir comme ça ! Papa et maman ont besoins de toi au restaurant et tu le sais très bien. Ca me dérange de dire ça, mais tu es la seule d'entre nous qui sache faire un plat sans risquer de provoquer une intoxication. "
    Je tournais la tête vers elle, mon regard devait être perplexe, ou quelque chose comme cela, en tout cas c'était ce que j'essayais de communiquer. Je n'ai pas ouvert la bouche avant quelques secondes, d'abord parce que j'espérais qu'elle allait battre en retraite devant mon mutisme (mais rien à faire), ensuite parce que je me voyais très mal expliquer à la plus cartésienne de mes soeurs que j'avais le sentiments que quelqu'un viendrait me sortir de ce trou dans la journée. Comme elle restait bien plantée sur ses pieds en face de moi, je lui sortais une excuse qui ferait l'affaire,
    "Tu sais que l'oncle débarque aujourd'hui ? "
    "Oui. "
    " Et tu sais aussi qu'il aime la soupe de malandrine (plante qui ne pousse qu'au pied des arbres, qui ressemble à la fougère et qui a un goût de baie acide assez prononcé. Cependant, bouillie dans de l'eau elle sécrète du sucre ce qui donne un jus fameux et très revigorant.) ?"
    "C'est vrai."
    "Et bien, on en a plus alors je vais en chercher tu vois."
    Juliette ne bougea pas pendant un instant, puis haussa les épaules, comme si elle avait deviné que j'étais en train de lui raconter des salades. Elle tourna les talons et de son air toujours aussi arrogant et sérieux me lança,
    "OK, mais fait attention à ne pas choper de mauvaises bactéries, tu nettoiera bien les brins après. "
    Je ne répondais même pas. J'avais un assez bon feeling avec mes frères et soeurs, mais Juliette m'énervait souvent. De mes deux soeurs, c'était la plus agaçante, l’autre aussi était assez nulle dans son genre (quoi, il faut bien le dire), comme j’avais certaines responsabilités au restaurant, je lui demandais souvent de m’aider, et elle s’était avérée assez peu dégourdie.
    De toute façon, je sais que ce n’est pas bien de ma part mais j’avais déjà un petit préféré dans ma fratrie. Patrick, ma belle au bois dormant, mon papillon sous chrysalide. C’est vrai qu’il dormait beaucoup mais éveillé il était une véritable muse pour la cuisinière chevronnée que j’étais.

    Bref, je me retrouvais de nouveau seule face à mon baluchon. Pas du genre à emporter toute ma penderie (même quand j’ai la place) je ne mis pas longtemps à boucler le tout. De toute façon, à peine avais-je fini qu’une voix forte et pleine, résonna des cuisines. Pas de doutes, c’était mon père qui m’appelait pour l’aider.
    Sur une île portuaire, les gens arrivaient souvent par groupe. Il s’agissait d’équipages de pêcheurs, plus rarement de pirates, mais aussi de bandes diverses et variés. Les poireaux solitaires se pointaient plutôt dans les bars. Sept ratatouilles flambées … Ô routine libère moi de ton joug !

    TOC TOC TOC

    Je ne pris même pas la peine de tourner la tête vers la porte d'entrée. Il était rare que les clients s’amusent à frapper avant d'entrer, c'était donc quelqu'un qui ne venait pas souvent; j'en concluais qu'il s'agissait du grand-oncle.
    Je retournais donc en cuisine pour aller chercher la malandrine que l’oncle aimait tant, et qui était largement stockée dans la réserve (en fait. Oui, je suis un peu menteuse parfois).
    Allumer le gaz d’un geste lasse, verser de l’eau dans une vieille casserole bosselée, y jeter trois brins de malandrine, de la bien verte et bien belle. Elle se colora doucement en orange et l’eau dans laquelle elle baignait avec. Quand une personne entra dans la cuisine. Je ne l’avais jamais vu de ma vie. Un grand énergumène qui en imposait complètement. Mon regard ne pu se détacher de lui et je reconnaissais un pirate. Mon cœur se mis alors à battre plus vite et ma main desserra doucement son étreinte autour de la cuillère de bois qui glissa un peu sur le bord de la casserole avant de se stabiliser.

    Oui bien sur, l’impression que cet homme me faisait était plus que palpable. Normalement j’aurais du lui demander de sortir de la cuisine mais je n’en étais même pas capable. Ma bouche était comme bloquée, entre-ouverte. Mes yeux s’agrandirent lorsqu’il sembla s’approcher de moi, et c’est encore toutes engourdies que mes oreilles interceptèrent ses paroles.
    Moi, coq sur son … Sur son bateau. ( Nom de dieu ! ) Inutile de décrire ma surprise, mais aussi et surtout mon incrédulité ! C’est une blague non ? Non, il est tout à fait sérieux. Je réponds à ses questions d’une manière parfaitement mécanique. Mais je reprenais un peu mes esprits. Et mon regard repris cette lueur déterminée qu’il avait d’habitude. Qu’est ce qui avait bien pu motiver ce Capitaine pour me choisir dans son équipage ?
    Hum … La réponse ne m’intéressait pas de toute façon, c’était moi et puis voilà. J’aurais aimé discourir un peu plus avec lui, mais il me faussa bien vite compagnie et me laissant avec un rendez-vous.

    Parfait. Comme dernier geste dans cette cuisine, je sortais la casserole du gaz et me précipitais dans ma chambre. Ou en tout cas c’est ce que j’aurais aimé faire. Mais un énorme bras me stoppa dans ma lancé. Le père,
    « Adélaïde, on a trop besoins de toi ici. »
    Je pris un air farouche en fronçant mes sourcils et lui répondit sans la moindre hésitation,
    « Je parts sur leur bateau. Sur mon chemin je trouverais peut être un moyen de sauver Patrick. Prends sa comme un investissement. Ce voyage m’éloigne peut être de vous et du restaurant, mais à mon retour j’aurais certainement fait une quantité de découvertes qui nous serons bien utiles ici. »
    Je sentis son bras m’ouvrir doucement le chemin. Et sans plus de discussions, je franchis le passage et n’entendit encore de sa voix bourrue qu’un faible « Bonne chance. » pleins de tendresse. Au moment où je sortais, Maman et Jeanne rentraient de leur courses. Je dus stopper ma course. Comment faire, comment leur dire. Finalement se furent les mots qui se détachèrent d’eux même, un à un.
    « Maman, Jeanne, je pars sur la mer. Je vais découvrir de nouvelles choses et je ramènerais de quoi soigner Patrick. Même pas la peine d’essayer de me retenir. »
    Elle restèrent en fasse de moi. Elles n’avaient aucune autorité de toute façon. Mais beaucoup d’amour. Elle s’approchèrent doucement et me prirent dans leurs bras. Cette étouffante mais chaleureuse accolade fut stoppée par la voix du gros Sylvian, qui continuait ses comptes sur la table de notre salle à manger,
    « Bon voyage Adélaïde. Reviens vite. »
    Pas très expansif le frangin, c’est un des seul aspect de son caractère que je trouve vraiment pratique. Comme tout les membres de ma famille je l’adore, mais qu’est ce qu’il est monotone. Mon chemin me guida jusque dans la chambre des jumeaux. Rare qu’ils y soient tout les deux. Encore en train de se disputer. En l’occurrence c’était plutôt Juliette qui criait sur Jules l’ignorant superbement. Je sortait ma tête par l’encadrement de la porte,
    « Salut les mômes ! Je viens vous dire au revoir ! »
    Grand silence, Juliette, toujours très vive,
    « Mais tu vas les chercher où tes brins de Malandrine ? »
    « Je sais pas, j’embarque sur un bateau d’ici quelques heures. »
    « Traitresse! »
    Juliette est énervée, mais Jules c’est doucement rapproché de moi,
    « Reviens vivante surtout. »
    « Prend soin de toi. »
    Lâche Juliette qui devait se sentir un peu minable à côté de son superbe frère. Je les salut et leur envoie un bisou avant de poursuivre ma route jusqu'à ma chambre (qui au passage commençait à me paraître interminable).
    Finalement je pus atteindre mon sac, que j’avais fait au préalable sous le coup de mon intuition. Je réunissais les ingrédients que j’affectionnais le plus et qui ne seraient certainement pas présents sur la bateau, puis enfilait l’un de mes nombreux chapeaux et repartit aussitôt.
    Le petit benjamin, huit ans, m’intercepta dans un couloir sur le retour.
    « Dis la grande perche ! Tu me filerais ta chambre. Paraît que tu te tire. »
    Je lui offrit un grand sourire hilare. Trop marrant ce gosse. Ma main lui ébouriffa le crâne et je lui disais,
    « C’est hors de question mon chéri. »
    Il saisit instantanément l’ironie de mes propos et me balança (avant de repartir aussi vite),
    « Ramène-moi un truc chouette ! »
    Je le regardais s’éloigner avec amusement, puis mon visage devint plus sérieux en pensant à Patrick. Mon cher petit Patrick. A pas feutrés je me faufilais dans sa chambre. Il ne dormais pas, il était même en train de se lever. Après tout même si c’était tard dans la matinée, c’était encore le matin.
    « Pat’ tu es réveillé je vois. »
    « J’entend bien quand les gens parles. Tu t’en vas ? »
    Son regard me transperça, il avait 16 ans celui la, mais à chaque fois qu’il se trouvait en face de moi j’avais l’impression qu’il était tout fragile. C’est qu’il l’était.
    « Je vais chercher de quoi te guérir. »
    Il baillât. Et puis esquissa un petit sourire malicieux,
    « Je te faits confiance. Amuse toi bien. »
    Je le pris dans mes bras et le serrais très fort. Puis partis à grandes enjambées jusqu’au bateau.

    Je n’eu pas de mal à le trouver.
    Pas mal de personnes étaient sur le pont, une bonne partie de l’équipage à mon avis. D’un coup d’œil rapide je pouvais évaluer l’équipage, un drôle de groupe ma fois. Je reconnus immédiatement le capitaine, à côté de lui se trouvait un type avec des chiens, puis une petite fille qui me fis froncer les sourcils (ainsi les gamines de 8 ans sont les bienvenues de nos jours ?), une chevelure rouge se détacha. La dernière personne qui me marqua fut un vieil homme noir qui avait l’air terriblement fatigué. Tout d’un coup je sentis une sorte de tension, comment allaient ils tous m’accueillir, j’étais la nouvelle arrivée je ne savait plus très bien comment me comporter, je me sentais toute petite.
    Un pas après l’autre j’arrivais sur le pont à égale hauteur de tout le monde.
    Le capitaine se jeta sur moi et me présenta à l’équipage d’une manière qui, il faut l’admettre état à la limite de me vexer, enfin, j’étais un véritable coq moi ! Je méritais bien un peu de reconnaissance ! Mais ce vieux chnoque me laissa en plan comme une vieille moule. Je le regardait d’un œil sceptique s’éloigner, alors qu’a ma gauche le vieil homme fatigué s’approcha de moi,
    « Jeune demoiselle, je suis ravi de vous voir sur ce bateau. »
    Je me tournait vers lui avec une certaine désinvolture, et le regardait avec étonnement. Comment un type de son âge pouvait s’adresser à moi avec autant de respect. Les vieux bourrus du village était bien loin d’adopter le même comportement.
    « Oh heu … merci je suis ravie moi aussi. Pourriez-vous m’indiquer les cuisines je vous pris ? »
    « C’est par ici. »
    Il me guida à travers le bateau, et c’est alors que la chevelure rouge s’imposa encore devant mes yeux. La bouche grande ouverte, elle fixait le ciel. Drôle d’attitude, de sa part je … enfin, elle avait une certaine élégance, de même le filet de bave qui coulait de sa bouche rendait le tableau encore un peu plus ridicule.
    Et puis, c’est vrai que je j’étais de bonne humeur, après tout j’étais sur un bateau pirate ! Dans un excès de fougue je lui adressais la parole soudainement,
    « Mademoiselle, vous avez de la … de la bave qui coule la. »
    Je dis dans un grand sourire et pointant la commissure de mes propres lèvres. Machinalement je suivis alors le sens de son regard, et une grande paire d’aile nous survolait. Quelle journée surprenante, un homme se tenait au-dessus du bateau, du bout des ailes.
    Il se posa même doucement sur le pont, cherchant de toute évidence à entrer en contact avec nous. Du coup, l’attitude de la chevelure rouge, me paraissait moins surprenante.


    >Forëdetrik Sauloh
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Jeu 9 Juil - 3:09

Le plus gros problème dans ce périple vers le village de Thalen, c'est qu'on ne donne aucune carte ou indication au jeunes Toris, juste une direction, que je me dois doit de taire pour respecter la paix de mon peuple. Additionné au fait que je ne possède pas de boussole, mon voyage promettait d'être dur.

Je ne sais exactement combien de temps je mis pour atteindre la côte, je dirais environ deux mois, voire un peu plus. Dans la direction que je voulais prendre, on me dis que ce que j'atteindrais serais l'archipel Elaine, un ensemble complexe composé d'une multitude de petites îles. La première île que j'atteignis, l'île Luzienne, était vraiment magnifique, ce genre d'île tropicale où il ne pleut quasi jamais et où il fait bon vivre. J'étais heureux de ne pas tomber sur une île remplie de gens nommés "pirates", ce sont des pillards qui naviguent sur les mer. Ayant vécu mes 27 premières années dans mon village de montagne, je ne connaissait absolument rien de la mer et la côte, les mots "bateau", "port" étaient inexistants dans la langue thèlan. Et même le mot pour désigner la mer était en fait l'accolage des mots "vaste" et "eau". Je ne sais pourquoi, mais il était défendu aux Toris adultes de parler du monde extérieur aux jeunes. Autant dire que j'avais l'air ridicule lorsque j'arrivai dans le port, je dus chercher un certain temps avant de trouver une personne acceptant de m'expliquer. C'était un sympathique vieil homme, âgé d'environ 70 années humaines, il m'expliqua calmement la mer, l'océan, les îles, la navigation, en échange d'une aide pour porter de lourds objets, porter ses sacs de courses, et autres tâches difficiles pour son âge. Grâce à son aide, je parvins à me faire enrôler dans un bateau marchand qui partait pour l'île Luzienne. La traversée de cet immense lac d'eau salée ne fut pas facile, je fus relégué aux tâches ingrates, telle que nettoyer le pont, c'est le nom que l'on donne au sol du navire (si je m'en souviens bien), ou encore laver la vaisselle sale du chef coq. Un homme proposa même au capitaine de me faire prisonnier et de m'exposer à une "foire au monstre", comme quoi le physique importe beaucoup dans la société humaine, une chance pour moi que le capitaine était un amis de ce vieil homme, qui ne m'avait pas donné son nom. Je finis quand-même par arriver sain, sauf, libre et en un seul morceau sur cette magnifique île. Mais le problème était que, arrivé sur les quais, c'est le nom de la partie du port qui permet de monter sur les bateaux, tout le monde me regardait, stupéfait de voir des plumes sur mes bras. Il y a même un garçon d'environ 8 années humaines qui me lança des pierres, quel malpoli ! Honteux et gêné par l'effet que je provoquait, je partis me cacher pour prendre l'apparence d'une mouette, un oiseau tout à fait banal des côtes. Je fut intrigué par un bateau nommé "Poséidon", un fier navire, qui semblait flambant neuf, mais je ne m'y connaissait pas trop en navires, alors ...
Ce qui attira en premier mon attention fut des éclats de voix, apparemment joyeux, généré par l'équipage du navire. Je m'approchait et je sus pour quelle raison ils étaient joyeux : ils venait d'accoster, et les hommes étaient prêt à quitter le navire pour s'amuser un peu sur cette belle île. Mais un homme, apparemment le capitaine, stoppa net la joie des hommes.

"Personne ne déscend du navire ! Cette escale ne durera pas dans le temps, si vous osez quitter votre poste je vous abandonne en pleine mer."

Hum ... Plutôt rude, comme capitaine, mais la vitesse à laquelle les bruits se dissipèrent montrait bien qui commandait, il était indispensable à un chef de se faire respecter, mon père m'en a souvent parlé. Je le vis rentrer à l'intérieur du bateau, pour en ressortir quelques instants plus tard, précédé d'un homme avec un sac et portant autant ustensiles de cuisines que ses bras lui permettaient. Arrivé près de la passerelle pour descendre du navire, il se retourna vers son capitaine, les yeux implorants, mais le ciblé trouva de bons mots :

"Au moins je vous fais débarquer sur la terre ferme, croyez moi, c’est un privilège !"
Il se ratatina et descendit précipitamment du bateau, tellement vite qu'il trébucha sur le quai et se retrouva allongé par terre, entouré de divers objets, je vis même une casserole rouler et tomber dans l'eau. Visiblement ce pauvre gars, probablement cuisinier à en juger son matériel, devait avoir fait quelque chose de terrible pour avoir été éjecté comme un malpropre du bâtiment. Je sais que le cuisinier du "Poisson-chat", car tel était le nom du navire marchant qui m'amena ici, était doué pour servir à l'équipage un "ragoût de poisson", dont je mettait en doute les vertus pour la santé. Selon le vieil homme, les cuisiniers des bateau étaient connus pour être médiocre, peut-être que celui-ci l'était tellement que le capitaine à jugé utile d'en trouver un autre. Ce dernier se retourna vers une femme aux cheveux rouges (original comme couleur).

"Marin Crimsonmoor, je vous charge de garder le Poséidon et ses hommes pendant que je vais chercher un autre cuisinier. S’il se passe quoique ce soit, soyez sûr que tous les fautifs seront sévèrement punis."
"Bien Capitaine !"


J'obtins la confirmation de mes supposition : il venait de virer son cuitot et partait en chercher un autre. Il descendit sur ces mots et partit dans la ville, je ne pu m'empêcher de m'envoler pour le suivre, où comptait-il trouver un cuisinier ? Je le suivit et remarquait qu'il rentra dans la première taverne propre qu'il trouva, il en sortit aussi vite qu'il était entré et repartit vers on bateau, visiblement satisfait. Je me dis ceci :

"Si ce gars a réussi à trouver un chef coq en si peut de temps, je veux bien partir avec eux sur le Poséidon."

Sitôt remonté à bord du navire, un simple regard suffit à faire comprendre à la dénommé Crimsonmoor qu'il attendait un rapport.

"Tous c’est bien passé Capitaine ! Il n’y a que le coq qui a posé des problèmes en voulant remonter à bord en voyant que vous étiez partis, mais je me suis chargée de lui."
"Bien je n’en attendais pas moins de vous, vous pouvez disposer."


En tout cas, on pouvait dire que son équipage fonctionnait très bien ! Je fus gêné dans mes observation par une mouette, une vraie, qui vint se coller contre moi en poussant quelques petits cris. Les Toris savent comprendre se que se disent les oiseaux, je cru comprendre qu'elle souhaitait faire connaissance (vu le niveau d'intelligence d'une mouette, "faire connaissance" devait signifier "avoir une relation de couple", notez bien que c'était une mouette femelle). Voulant éviter de lui faire croire que son désir était réciproque, je m'envolai et décidai de passer entre les marin du Poséidon, étant sûr qu'elle ne me suivrait pas. Passant à côté du capitaine, je dus modifier brutalement ma trajectoire car il fit un geste brusque pour m'éloigner. Je remarquai au passage qu'il était tout rouge, c'était étrange qu'un marin s'énerve pour une simple mouette. Je me posait sur une de ces poutres qui tenaient les voiles, pour garder une vue sur le pont.
C'est au moment où je me remettait à observer le pont qu'une jeune fille monta sur le navire, elle devait avoir deux années humains en moins que moi, le capitaine se précipita sur elle et fit une annonce à haute voix :

"À tout l’équipage, voilà notre nouveau coq ! Miss… ?"
"Adélaïde Morignon."
"Maintenant larguez les amarres, nous partons !"


Par le grand et vénérable Toe ! Il avait réellement dégoté un cuistot en 5 minutes ! J'espérais pour eux qu'elle était compétente. Je me rappelait la promesse que je m'était faite plus tôt, et me demandait alors je que j'allais faire, tenterais-je l'aventure ? Ce capitaine me faisait un peu peur, j'avais intérêt à présenter de sérieux argument si je voulais être accepté ! C'est alors que j'étais occupé à réfléchir qu'une grosse mouette me donna un coup de bec. Elle poussa un cri qui me signifiait qu'il (car c'était un mâle) s'était réservé comme partenaire la femelle qui m'avait abordé plus tôt. Ne cherchant pas à me faire attaquer, j'essayai de lui faire comprendre que je n'avais aucun projet, mais une mouette n'a pas assez d'intelligence pour ça. Pour éviter plus de coups de bec, je m'envolai, mais il me suivit et ne donna un violent coup de serre. La douleur me fis perdre ma concentration et je repris brutalement ma force de Tori, ce qui ne passa pas inaperçu, certains hommes me pointaient du doigt, et d'autre, parmi lesquels Crimsonmoor, me regardait la bouche ouverte. La transformation effraya le mâle qui s'enfuit à toutes ailes. Essayant de me calmer, je ne vit comme solution que de me poser sur le pont, car ils risquaient de me prendre pour un monstre et de vouloir me tirer dessus ! Reprenant un équilibre, je battis des ailes rapidement (car elles ne me permettaient pas de voler comme un oiseau), pour me poser doucement sur le pont, au milieu des marins. Un silence lourd se posa après moi sur le navire, touts l'équipage m'observait, attendant visiblement un réaction de ma part.

"Euuuuh ..."

L'équipage sursauta, ils ne me semblaient pas habitué à voir des Toris ... Une rumeur commença à se lever au milieu des hommes, certains commençaient même à sortir des sabres. J'estimais m'être tus et commençait à parler, ma gorge était sèche et ma voix tremblante.

"Mes salutations à vous ... euh ... mesdames et messieurs. Je ne cherche fas à vous attaquer. Mon ... affarition était ... fortuite ! Je ne ... suis pas un démon ! Je suis seulement un feu ... différent de vous ..."

Le capitaine poussa ses hommes pour m'approcher, puis il m'observa de bas en haut. Son visage n'affichait pas grand chose. Mais on sentait dans sa voix qu'il mélangeait plusieurs sentiments.

"Et que venez-vous faire sur mon bateau, alors ?"
"Ce n'était fas volontaire, je me suis fait attaqué far des mouettes !"
"Par des mouettes ?" sa voix reflétait un fond d'ironie à laquelles certains hommes rirent
"Euh, oui. Ce serait trop long à exfliquer ..."
"Savez-vous nager ?"
"Je ne suis fas sûr ..."
"Sa va être le moment d'apprendre !"
"Vous n'êtes fas sérieux ?!"
"Je ne plaisante pas sur ce genre de chose ..."


Là, je commençait vraiment à stresser ! Il y a certes un petit lac près du village, mais je n'ai jamais appris à nager ! Voyant comment il avait traité le cuisinier, je pouvais être sûr qu'il allait joindre la parole et l'action. Je n'ai pas envie d'être jeté à l'eau, moi ! Alors que j'essayais de trouver une solution, une petite fille sortit de l'assemblée de marins et se posta entre moi et le capitaine.

"Méchant monsieur ! Je transforme votre bateau en sucre d'orge si vous jeter monsieur l'oiseau dans l'eau !"
"Ne te mêle pas de ça !"
"Je me mêle de ce que je veux, na !"


Le capitaine semblait fulminer à cause de cette petite, vraisemblablement ce n'était pas la première altercation qu'il obtenait avec elle. Il me regarda à nouveau et dit :

"Donne-moi une bonne raison de ne pas te jeter à la mer !"
"Je feux vous être utile ! Sachez que je sais froduire différentes choses, comme de la foudre noire,..."
"De la foudre noire !"
"Oui, ou de la foudre à canon !"
"Vous voulez dire de la poudre à canon ?"
"C'est ce que je dis, de la foudre à canon ! Je connaît aussi différents remède four des maladies telles que le scorvut, je fense que cette maladie est commune en mer."
"Et c'est tout ce que tu nous propose ?"
"Non! Je suis agile et j'estime que je fourrais me dévrouiller dans la gestion de vos ... voiles ! De flus, j'affrends vite et je suis frêt à faire des tâches plus ingrates si vous le désirez."
"Mmm ... Vous avez de la chance, c'est mon jour de bonté, je veux bien vous laisser rester sur ce navire. Mais je ne veux pas avoir à me plaindre de vous ! Comprit."
"Comprit Monsieur ! Ou plutôt ... Capitaine !"


C'est sur ce que les marins reprirent plus ou moins leur travail, non sans regarder de travers le nouveau. J'étais content de ne pas avoir été jeté à la mer, mais je me questionnait sur la menace lancée par la petite fille. Transformer un bateau en sucre d'orge ? Il y avait-il un sens caché dans la phrase cette fillette ?

Le capitaine James Willoughby se mettait à la barre, un air parfaitement calme sur le visage, mais à l'intérieur il était énervé sur cette petite fille. Elle risque de devenir de plus en plus dangereuse si elle se met à menacer de transformer son bateau en sucrerie sur un coup de tête. Le pire était que cette menace avait marché une fois de plus, il espérait ne pas à avoir à regretter son choix. Qu'a-t-il donc fait au ciel pour avoir des membres si étranges : un aveugle avec deux chien, une fillette qui change tout en sucre, un obsédé de Dieu et maintenant une sorte d'homme-oiseau ! Il espérait que sa chasse au trésor soit une réussite malgré ces quelques ... contretemps.
Ce que personne ne savait par contre, c'était que Forëdetrik avait causer des problèmes non seulement dans l'équipage de marins, mais aussi dans le cœur d'une certaine mouette, qui continuait d'observer le Tori depuis le haut d'une voile ...


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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Ven 24 Juil - 13:05


    Dieu à trop attendu, April Merwan se doit d'être punie, la prochaine fois qu'elle devra intervenir ses pouvoirs seront totalement hors de contrôle et lorsqu'elle parlera, des boules de sucre caramélisé lui sortiront de la bouche sans qu'elle puisse s'en empêcher.


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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Ven 24 Juil - 13:15


    Cette nuit, un Marh est venu rendre une petite visite à tous les Aventuriers. Ce spectre, que personne n'a vu, s'est posé sur votre poitrine et vous à fait faire des cauchemars, à tous.

__________
À vous de décrire ce cauchemar lors de votre réponse.

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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Lun 24 Aoû - 11:49


    Le tour d'April Merwan est depuis longtemps passé, elle recevra sa punition en temps voulu. En attendant, c'est à Cadroc Del Mapfox de prendre la parole.


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MessageSujet: Encore des inconnus   Ven 28 Aoû - 12:41

"En voilà un qui ne reviendras pas de sitôt!" Pensais-je en voyant le capitaine mettre à mal le cuisinier. Cette action sous le regard de tous ne pouvait que renforcer l'autorité du capitaine. Ce qui n'est pas à me déplaire. J'aime beaucoup travailler dans une ambiance sereine et efficace. Il ne mis que peu de temps pour revenir avec un nouveau cuisinier. Si il a trouvé un bon cuisinier, il remontera dans l'estime de tous ses matelots...

Le Poséidon reprit enfin sa route. Les matelots s'activaient à faire avancer ce tas de bois. Pour une fois depuis le début du voyage, tous semblaient avoir trouvé leur place, et agissaient comme si cela faisait plusieurs années qu'ils étaient sur le pont. J'aime ce sentiment que l'on ressent lorsque sur un bateau, ou n'importe où ailleurs, tout le monde travail, sans gêner les autres. Cela me donne toujours plus d'en train à travailler. Je m'activais à la tâche lorsque que je senti que l'on nous observait. En fait, cela faisait un moment que j'avais cette impression, mais je pensais que c'était un matelot qui m'observait car toujours pas habitué à mon handicap. Mais là, il y avait une autre personne. Elle était de l'autre coté du pont... Je la sentais, comme si elle volait... Je n'arrivais pas à savoir ce que c'était. "Ycis tu vois quelque chose?" Mon chien me répondit aussitôt : "Il me semble que c'est un oiseau humain". Un oiseau humain? C'était pas la première fois que j'en entendais parler. Mais j'en avais jamais rencontré car ils étaient connus pour rester entre eux. Je sentis que la chose se rapprochais de nous. "Park passe à gauche, on va la prendre en tenaille si ça se passe mal". Mon deuxième chien avança naturellement vers l'autre coté du pont, alors que j'avancé avec mon autre chien vers un tas de corde pour ne pas alerter le nouvel arrivant.

La chose se posa sur le batiment et commença à discuter avec le capitaine qui avait accourut en entendant le brouhaha qui avait circulé parmit l'équipage à la vu de cet étranger. Comme Park reveint quelques temps après ce que l'oiseu ce soit posé, j'en conclue qu'il été inofensif. De loin j'entendais très bien la conversation, le capitaine Willoughby ne semblait pas apprécier l'arrivé de ce petit importun. Au moment où il allait le jeter par-dessus bord, April intervint pour le protéger. Ma premièe réflexion fût de me dire que cette gamine s'occupait un peu trop des affaires des autres! Mais après coup, il me reveint très vite en mémoire que j'étais sencé m'occuper d'elle...

Elle arriva encore à ses fins, et l'homme oiseau resta sur le pont, au grand désarrois du capitaine. Je m'approcha d'April et l'attrapa par le bras pour l'isoler avec moi.

_ Arrêtes tu me fais mal!! Lâches moi le bras!!


Une fois en tête à tête, je m'agenouilla pour être à sa hauteur :

_ Je croyais qu'on avait passé un pacte ?!?

_ Mais quoi?? J'ai rien fait!!!
_ Tu as énervé le méchant monsieur! Et on avait dis que tu ne devais plus le faire!
_ Mais il allait...
_ Je ne suis pas content du tout, je pensais qu'on été devenus amis. Qu'on avait passer un pacte ensemble... Mais il semblerait que tu veuilles pas être mon amis...
_ Mais si, mais c'est le...
_ Alors écoute moi! Là tu as réussis à t'en sortir sans problème, mais le vilain monsieur à aussi des pouvoirs magiques! Et s'il les utilises, ton don ne suffira pas pour te protéger. J'ai passé ce pacte avec toi pour te protéger!! Tu ne dois plus aller à l'encontre de la décision du vilain monsieur! Me suis-je bien fait comprendre?
_ ...Oui...
_ Bon allez viens faire un calin...

J'attrapa April dans mes bras, et elle me serra très fort à son tour. Je n'avais jamais compris cette manie des humains à se serrer dans leur bras. Mais bon, c'était dans leurs coutumes et ça avait l'air de lui faire du bien donc pourquoi pas. J'espère juste qu'un "calin" ça ne dure pas trop longtemps...
Une fois qu'elle quitta mes bras, je lui expliqua qu'elle sera quand même puni pour ne pas avoir respecté le pacte, et qu'aujourd'hui elle ne pourra pas jouer avec mes chiens. Elle n'ajouta rien et repartit en boudant.

Je repartit à mon travail en passant devant le nouvel arrivant, et sans m'arrêter je lui dis :

_ Bienvenue à bord.

Il ne me répondit pas, il devait être un peu choqué après ce qu'il venait de ce passer. La journée passa sans nouvel incident. Le soir venu, j'alla me coucher pour récupérer mes forces.

Pendant la nuit, un courant d'air me réveilla, dans ma chambre il n'y avait personne, sauf mes chiens. Pas de bruit à l'extérieur. Je regarda mes chiens, inerte sur le sol. J'essayais de ressentir ce à quoi ils pensaient. Rien. Plus aucun lien. Ils se levèrent et sortir sur le pont. Je ne savais pas si s'était la peur ou le froid qui me faisait trembler. Je n'avais jamais eu peur auparavant, mais là je ne me sentais pas en sécurité. Je sortit sur le pont. L'air était lourd, le vent souffler très fort et j'avais du mal à rester debout sans chanceller. Je sentait mes chiens pas très loin, je m'approchais d'eux et là j'entendis : "Ouvre les yeux". Je ne savais pas qui avait parlé, je ne reconnaissais pas la voix.
Je sentit une présence juste dans mon dos et entendit un chuchotement dans mon oreille : "Ouvre les yeux..." Je fit un bond en avant pour l'esquiver. Je savais où il était, je pouvais à tout moment l'attaquer s'il me voulait du mal. J'attrapa une bar de fer qui trainait sous ma main et dis "T'es qui?". Aucune réponse, mes chiens n'avait pas bougé de là où ils étaient depuis le début. Je n'arrivait plus à parler avec eux, je ne sentais plus la présence de leur esprit dans le mien. Mais qui est ce mec bordel...
Je me relève, et essaye de ressentir tout mon environnement extérieur. D'un seul coup je ressentit la présence d'Ycis dans mon esprit..."Meurt!!" Après ces mots je sentis mon chien qui courrait vers moi avec le désir de me tuer!! Dans un réflexe désespéré, je me retourne en criant pour me protéger avec la barre de fer. Mais je ne pu l'empécher de m'attraper à la gorge, je sentais ses crocs pénétrer dans ma peau, cette douleur insoutenable me mis à terre. Ycis ne lâchais pas prise, et j'entendis toujours cette voix "Ouvre les yeux!". Je sentais que ma vie qui partais mais dans un instinct de survie je ressentit ms forces revenir et je me rassis!
J'étais sur mon lit, mes mains autour de mon cou... Ce n'était qu'un cauchemard... Moi et mes chiens étaient complètement en sueur, eux aussi avait du passer une mauvaise nuit.

Je me lève et après un brin de toilette, je me dirige sur le pont. Il était tôt le matin, et quelques matelots étaient déjà sur le pont. Je sens qu'Harold fait le ménage sur le pont, prêt de la cabine du capitaine.

_ Vieille homme, tu es bien matinale. Tu as passé une mauvaise nuit ?
_ En effet, mais j'ai l'impression que toi aussi mon ami.
_ Ce n'est rien, les cauchemards ne sont que le reflet de nos peur les plus enfouis, il faut être capable de survivre dans ton cauchemard pour pouvoir vivre dans le monde réel. Car à quel moment peux tu faire la différence entre réel et rêve ?
_ Et entre pucelle et fille facile? Retorqua le capitaine. Il venait de sortir de sa cabine, et on avait l'impression qu'il dormait encore. Il continua son chemin comme s'il avait rien dit.
_ Escuses le, dis-je, il a ses humeurs parfois...
_ Non non ce n'est rien.
Je n'étais pas du genre à me faire des amis, ou même à aller en avant pour faire des rencontres, mais ce vieille homme m'interpelé. Pourquoi était il sur un bateau avec son âge... Je voulais savoir ce qu'il cachait, s'il n'était pas un danger pour l'équipage.
_ Alors, vieille homme, que fais tu sur ce bateau?

=>Harold Fitz-Patrick
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Mar 15 Sep - 16:09


    Des nuages s’amoncellent au dessus du Poséidon. Une tempête approche. Les matelots se préparent au combat. Le vent souffle, l’orage éclate et les vagues se font de plus en plus hautes et de plus en plus violentes. Tous les marins très concentrés essayent d’accomplir ce que le capitaine leur dit en essayant de ne pas passer par-dessus bord. Lorsqu’un faible "Vive moi." se fait entendre l’équipage met un certain temps avant de se rendre compte que l’un d’entre eux s’est fait balayé par une onde glacée. Ils veulent aller le récupérer, mais la mer est trop agitée, le capitaine ne veut pas. Déjà on ne le voit plus.

      Harold Fitz-Patrick vient de se perdre en mer.


C'est à April Merwan de poursuivre l'Aventure.

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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Jeu 24 Sep - 18:09


    La fin de journée précédant la venue du Mahr.

    Hiiiii un monsieur qui vole ! Même si Cadroc n’avait pas voulu que je joue avec ses chiens, au moins il y avait un monsieur avec des ailes. Et puis il était très beau d’abord, et puis c’était grâce à moi s’il était resté. Si je ne l’avais pas demandé –gentiment- au vilain capitaine il aurait dû plonger. Mais ça nage pas les oiseaux! Il est vraiment bête lui, je me demande comment il fait. Mais j’avais mal au poignet, Cadroc m’avait fait mal. C’est des méchants les pirates ici. Chez moi, les gens des bateaux sont beaucoup plus respectueux et ils comprennent qu’on ne jette pas par dessus bord le premier venu. Comme le dit ma maman, les adultes manquent de savoir vivre, ils mériteraient de retourner en enfance afin de réellement comprendre ce qu’est le respect. Maman dit aussi, que le respect ce n’est pas crier plus fort que son voisin, elle m’a dit que c’était faire des choses justes, même si c’est difficile, c’est ça le respect… J’ai jamais compris ce que ça voulait dire en fait, et je ne le sais toujours pas… Oh le monsieur blond qui est venu du ciel ! J’allais vers lui, passant à côté d’un des chiens, et entamait la conversation :

    « Bonjour ! Dis t’es comme les anges toi ? »
    « Non, je feux pas voler avec les ailes. »
    « Tu parles bizarre… T’as mal aux dents ? »
    « Non flus, c’est normal. Mais dis moi que fais une fetite fille sur bateau firate ? »
    « Je rentre chez moi, et puis, le capitaine c’est mon ami. Il fait semblant, mais je suis sûre qu’il m’aime bien au fond. Maman me dit toujours que les adultes ne savent pas montrer leur sentiment. Je pense que c’est ça pour le vilain monsieur. »
    « Et tu n’as fas feur qu’il te jette à l’eau ? »
    « Mais noooon, c’est mon copain je te dis. »
    « En tout, merci fetite fille. »
    « Moi c’est Prilou ! Et toi t’es un ange qui vit sur terre. Et comme tu vis sur terre tu n’as pas besoin de voler, parce que sinon tu ne pourrais pas être avec les gens sans ailes. C’est pour ça que tu peux pas voler. T’es un ange terrestre.»
    , un bruit se fit entendre du côté des cuisines, ce qui me rappela que je n’étais pas allée voir la nouvelle poule. La fille qui allait faire la cuisine. J’espère vraiment que ça serait meilleur que l’autre, encore une chose qui sera faite grâce à moi sur ce navire. « Oh je te laisse. Il faut que j’aille voir quelqu’un. »

    La jeune habitante de l’île du Mille-feuilles lui fit un énorme sourire enfantin et naïf avant de descendre les escaliers menant aux calles, et entre autre aux cabines et aux cuisines, sans oublier la réserve de rhum qu’elle avait découverte le premier jour de son arrivée. Si son envie première avait été de vouloir faire la connaissance du nouveau coq, dont visiblement elle n’avait pas compris la bonne désignation, quand son lit lui apparu, elle bifurqua en sa direction. Une gamine reste une gamine, il lui fallait ses heures de sommeil. Pour une fois l’équipage allait pouvoir être tranquille.


    Huuuum j’ai vraiment mal dormi cette nuit. Je me levais, enfilais ma robe, mon petit gilet, mes chaussettes et mes ballerines. J’attachais mes cheveux que je coiffais, toute seule, avec une brosse que j’avais obligé le capitaine de me donner, et me les attachais. J’aurai bien demandé à la Madame aux cheveux rouges de me coiffer, mais je ne l’aimais pas du tout. Elle avait un jeu trop bruyant, et puis elle me prenait pour une idiote. Je savais que ce qu’elle appelait un jeu, n’en était pas un. Papa quand il me racontait les guerres qui s’étaient déroulées sur l’île il m’avait décri les armes des méchants, et bah elles ressemblaient à celle de Lyrak. Alors non je n’aimais son jeu, il était dangereux, et si elle avait les cheveux rouges parce qu’elle saignait de la tête et qu’elle souffrait beaucoup c’était bien fait pour elle ! Na !

    Je voulais aller sur le pont, mais quand je fus sur les premières marches j’entendais Cadroc et Harold entrain de parler. Non, je n’avais pas envie de le voir. Peut être que lui aussi c’était un méchant finalement. Tout ce qui comptait pour lui c’était de ne pas contrarier le Capitaine. Le fait de se débarrasser de quelqu’un ne lui faisait aucun effet, alors tampis pour moi, je ne jouerais plus avec ses chiens. Peut être que eux aussi, c’étaient des pas-gentils, ils attendaient de m’épuiser au jeu avant de me manger. Ce serait un véritable cauchemar. Oh mais c’est pour ça que je n’ai pas bien dormi cette nuit. Je ne suis sentie étrange parce que je faisais un rêve avec les gens de chez moi. Et il y avait Harold aussi. Mais oui logique ! Il m’a dit qu’il était un homme en chocolat. Je ne me souviens qu’au début c’était un rêve. J’étais chez moi donc. Je marchais à côté d’un fleuve-chantilly, à droite il y avait des pommiers d’Amour, et en face de moi, les maisons de mon village, dont certaines étaient encore faîte en pain d’épice. Sur la place du village il y avait la Brigade des Acidulés qui paradait, et je pus y reconnaître mon frère. C’était bizarre parce que normalement il avait pas le bon âge, mais comme il était doué je me suis dit que c’était normal. Et en marchant, j’ai commencé à me sentir très très mal, j’avais mal au ventre. C’était comme les jours où j’étais malade, et que je vomissais quand j’avais trop fièvre le mois dernier. Normalement les gens de mon île peuvent produire toutes sortes de bonbons ou aliments sucrés à partir de leur main, et de leur main uniquement. On ne peut pas en produire d’une autre manière, ça nous est impossible de le faire, c’est pour cela que mon rêve devint un cauchemar. D’abord, apparu devant moi l’homme en chocolat, mais en même temps qu’il était devant moi, le fleuve-chantilly fut complètement sec, les pommes d’Amour avaient disparues des arbres, les maisons étaient toutes en briques, la fontaine de caramel sur la grand place n’existait plus, il n’y avait plus aucune couleur, l’odeur sucrée avait disparu. Alors je disputais Harold. Sauf que j'avais l'impression que ce qui sortait de ma bouche c'étais une chanson. Tout ça c’était de sa faute, il était venu et mon île était devenue immonde ! Au fur et à mesure que je lui parlais, je voyais qu’il s’essuyait le visage. Puis tout à coup des guimauves se mirent à sortir de ma bouche, l’un cogna même contre le front de Harold. Au fur et mesure qu’ils sortaient j’avais l’impression de m’étouffer quand ils sortaient de ma gorge. Et bien je compris que c’était le cas. Je ne pouvais plus respirer, j’avais un bonbon coincé au travers de la bouche. C’était horrible. Et c’est là que je me suis réveillée…

    Un énorme orage éclata, la mer se déchaîna, l’épisode de la noyade en mer de Harold prit naissance et fin pendant qu’April sortait de ses pensées. Tout s’était passé tellement vite. Et c’est alors qu’elle reprenait ses esprits, qu’elle fut violemment bousculée par de Capitaine James, qui descendait telle une furie dans son bureau. Visiblement la tournure qu’avaient pris les évènements n’était pas pour lui plaire. Est-ce parce que, maintenant il avait de la main d’œuvre en moins ou pour la perte humaine et affective que cela pouvait représenter ?

    La fillette se gratta la tête, et partit en direction des cuisines.

    Poussant discrètement la porte, un énorme fracas de casserole me fit sursauter, quand j’entendis une voix féminine dire : « Et en plus il ne rangeait rien ! ». J’allais dans la direction du bruit et je vis la fille d’hier entrain de ranger. Ramassant une poêle à mes pieds je la lui tendais le visage souriant.
    « Tiens. »
    « Merci. Ce n’est pas une place pour une petite fille les cuisines. »
    « Un bateau non plus.»
    « Il est toujours comme ça le capitaine ? »
    « Tu veux dire, vulgaire, méchant et qui fait peur sans le vouloir ? Oui. Mais il est gentil. »
    « Tu le connais ? »
    « Non. »
    « Ah. »


    Une bonne partie de la matinée passa et j’étais restée dans les cuisines à tenir compagnie à Adélaïde. Je l’aimais bien, j’espérais que elle aussi ! Et puis je lui avais raconté ce que c’était passé avant qu’elle arrive, je lui avais parlé des membres de l’équipage. J’avais décrit leur caractère, ce qu’il ne fallait pas faire pour ne pas énerver le Capitaine, et je lui avais même dit ce que chacun préférait manger. Peut être que je l’avais énervé à force. Toutefois, ce fut avec un morceau de pain que je quittais les lieux en direction du pont, où il ne semblait pas y avoir grand monde. En passant devant sa cabine je vis que Lyrak était à son bureau, Cadroc prenait sa pause-déjeuner avec ses chiens qui levèrent la tête à mon passage. Tout à coup le capitaine passa devant moi un étrange objet dans en main. Heuuuu… Pourquoi il a une hache le monsieur ? (O.O)

    Je courrais derrière lui, allant à la lumière du jour pour la première fois depuis que j’étais levée. Le Capitaine se précipita vers le centre du navire.
    « Hééééééé mais vous faîtes quoi le pas beau ?! »
    « J’abats cet arbre. »
    « Ah d’accord »
    , dis-je alors puisqu’il avait répondu à ma question, puis je réfléchis à voie basse, « Mais y’a pas d’arbre. Heuuu… »
    « Je hais les arbres, ils me poursuivent, ils veulent ma perte. ILS M’EN VEULENT. »
    « Mais y’a pas d’arbres ici ! »
    , hurlai-je m’approchant de lui alors qu’il toisait le mât principal du bateau.
    « Si là. », m’affirma-t-il tout en me montrant le dit mât.
    « Ah oui… le rhum ne doit pas être loin... et elles sont où les branches, les feuilles, les racines ? »
    « Je vais le tuuuuuer ! »
    , il leva sa hache dans les airs, sous mes yeux grands ouverts. Rapidement je posais donc ma main, sur le mât, je fermais les yeux et dans l’espace qui suivait il se transformait en sucre d’Orge, résistant à l’eau et à la chaleur. Pendant que le mât prenait des couleurs rouges et blanches, je criais au Capitaine qui cessa son geste voyant que son arbre avait un peu changé :« Voilà y’a plus d’arbre. Alors maintenant tu poses ton machin le vilain, et tu arrêtes de vouloir faire couler le bateau. JE VEUX RENTRER CHEZ MOI ! Alors tu ne touches pas à ce bateau. Et d’abord il y a pas d’arbres ici ! Et… et… »

    Les paroles de la petite s’évanouirent dans les airs. Changer un mât faisant plus de dix fois sa taille lui avait demandé énormément d’énergie. Elle s’était donc effondrée au sol, il lui faudrait une bonne heure pour récupérer. Espérons que cela sera suffisant pour que le Capitaine finisse par la remercier de lui avoir permis de sauver le Poséidon.




Gage; Réalisé
Punition; comme elle n'entrait pas de cadre des pouvoirs d'April, je l'ai arrangé :/

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James Willoughby
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Obsessions d'Or

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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Jeu 24 Sep - 22:21


    Le noir et un scintillement au loin. Je m’avançais donc vers cette lueur joyeuse et insolente dans cette obscurité. Plus je me rapprochais plus la lueur me semblait chaleureuse. Dorée, merveilleusement dorée. J’avançais, j’avançais la lueur se rapprochait, je le savais mais je ne la voyais pas se rapprocher. Je courrais alors. Non, en fait j’étais déjà en train de courir. Et plus je courrais plus je savais que devant moi c’était un énorme trésor qui m’appelait. La délicieuse attraction de l’or m’empara totalement. Courant de plus belle je vis enfin le trésor s’approcher de moi, il s’approchait rapidement même ! Très rapidement. J’étais immobile, je regardais les richesses m’atteindre, je vis les coffres, les tas de pièces, les joyaux, les bijoux les pierres précieuses, tout cela en un instant. Puis plus rien. Le trésor avait disparut, j’étais dans le noir, je ne voyais rien. Et comme si mes yeux s’habituaient à l’obscurité je commençais à percevoir quelque chose. Devant moi le monde était rayé verticalement. Je tournais la tête, j’étais entouré de ces choses verticales. Voyant de plus en plus ce qui m’entourait je vis que ces barres verticales augmentaient en taille. Et moi je rétrécissais. J’avais mal à la tête, je me sentais nauséeux, j’avais du mal à respirer. Lorsque toutes ses sensations explosèrent dans ma tête je compris que je me trouvais au beau milieu d’une forêt et que les arbres étaient là à se moquer de moi. L’un d’entre eux décida même de réitérer la vengeance que j’avais déjà subi, Il tomba doucement, un bourdonnement dans les oreilles, j’assistais une nouvelle fois impuissant à un arbre qui allait m’écrasais.

    Nuit agitée. Je me levais au milieu de la nuit, montant les escaliers pour aller sur le pont je vis au loin une silhouette détestée, droite comme un i, se moquant de moi. Je retournais donc dans ma cabine et me mettait à calculer diverses choses, j’avais besoin d’avoir quelque chose qui me rattachais au monde de la marine. Les bruits de pas d’hommes qui n’étaient pas de services, les chuchotements, bref l’agitation qui régnait mes faisait penser que je n’étais pas le seul à avoir mal dormi. Mais je ne devais pas laisser paraître, je sorti donc sur le pont fier comme à l’accoutumée. Et à voir la couleur du ciel et l’agitation de l’eau, tout était le contraire de la tranquillité. Comme pour justifier cela une tempête éclata, un homme tomba à la mer, son poste n’étant pas important je ne risquais pas la vie des autres pour aller le sauver. Une fois le grain passé, je vis que certains membres semblaient plus affectés que d’autres par la disparition d’Harold Fitz-Patrick, mais la vie était ainsi, pour un marin rien n’était mieux que finir en mer. Perdu dans mes pensées je ne vis pas l’objet, fin, long et en bois se mettre sur mon chemin, manquant de m’y cogner la rage m’emparant je fonçais vers ma cabine, ne me préoccupant pas de ce qui pouvait bien se trouver sur mon chemin. Voilà, dans ma cabine tout était mieux. Je me sentais bercé par le rythme de l’océan qui se calmait après la tempête.

    Je dus m’assoupir car je fus brusquement réveillé par un bruit quelque part dans le bateau. Je ne savais pas ce que j’avais entendu car mon cerveau refusait de s’attarder sur quelque chose d’aussi insignifiant. Les yeux encore un peu collés par le sommeil, je remarquais un éclat dans le coin de ma cabine. L’éclat froid et dur de l’acier, ma hache, ma douce hache. Je m’en emparais et caressais doucement le métal, mais c’est le manche en bois que je ressenti le plus. Tous à coup des souvenirs troubles de cette nuit me revinrent, je suffoquais et regardais autour de moi. J’avais besoin d’air je regardais le hublot, tout petit au milieu de ce mu de bois. Je détournais le regard, une table, une chaise, un lit, des parchemins, des crayons, des compas tout était en bois ! Ma respiration s’accélérant de plus en plus j’hurlais et sorti en trombe de ma cabine. Il fallait que je ne voie plus une seule parcelle de bois, je ne supportais plus cette matière ! Produit immonde des végétaux. Bois sournois qui ne paraissait pas vivant mais qui pourtant l’était. Je ne voyais plus que ça autour de moi. Tout n’était que des nuances de bruns, couleur que je détestais ! J’abhorrais le brun ! Je voulais voir du bleu ! Le ciel infini et l’Océan immense ! Mais je ne voyais rien de tout cela, même sur le pont il n’y avait que du bois, et pire encore elle était là. Silhouette détestée. Tellement détestée que je voulais la voir disparaître ! J’allais exterminer tous les arbres de la terre, tous les troncs allaient tâter de ma hache, et même tout ce qui était issu de bois et qui avait une forme de tronc ! Et j’allais commencer par ce mât insolence, qui se moquait de moi au milieu de mon bateau. J’entendais parler, peut-être que je répondais je ne savais pas il fallait que je commence mon extermination. Avec un cri de joie mêlée de rage j’allais commencer à tailler dans la masse. Mais avant que je puisse finir mon geste, le bois avait disparu.

    Du blanc et du rouge à la place, une odeur sucrée. Plus de bois.

    Le Capitaine tomba à genoux, le font sur le manche de sa hache en même temps qu’April tombait au sol. Les matelots qui avaient assisté à la scène se précipitèrent vers la petite fille plus pour s’éloigner du capitaine que pour s’occuper d’elle. Une larme tomba sur le pont et fut aspirée pas le bois, et James Willoughby se releva, comme si rien ne s’était passé, il fixa la hache à sa ceinture et commença à patrouiller sur le pont.

    Tout était redevenu normal, à part peut être une crainte augmentée de la part de l’équipage, cela n’était pas pour me déplaire. Je remarquais que tout me semblait calme, incroyablement calme, comme lorsqu’un moustique qui nous embêtait depuis longtemps avait fini par aller embêter quelqu’un d’autre… Mais au lieu de m’enfoncer plus loin dans ma réflexion je remarquais quelque chose à l’horizon. Au même moment l’homme tout en haut du mât cria : « Bateau à bâbord ! » Et il avait raison, au loin il y avait bien un bateau. Sa course semblait incertaine, mais il se rapprochait indéniablement du Poséidon. Des interrogations flottaient dans ma tête car je ne voyais pas de mouvements à bord. Je sortais alors ma longue vue et ce que je vis ne fit que confirmer mes doutes ; pas une âme qui vive à bord de ce navire. Serait-ce un bateau fantôme ? Dont l’équipage de spectre n’était visible qu’à la nuit tombée ? Déjà les matelots s’effrayaient de l’apparition, et les événements récents n’aidant pas à leur tranquillité je décidais d’envoyer un groupe pour visiter le navire. Et puis j’avais dans l’idée que s’il y avait quelque chose d’intéressant à récupérer dessus, cela pourrait toujours être utile. Je demandais donc à mon second d’aller visiter le mystérieux bâtiment.



->Lyrak Crimsonmoor !!
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Dieu
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MessageSujet: Re: A bord du Poséidon   Sam 7 Nov - 22:48


    Le temps de patience de Dieu est dépassé, le prochain à continuer l'histoire sera : Forëdetrik Sauloh

    Adélaïde Morignon, dans ton prochain message tu devra mettre les mots : emmener, massage, litre, râblé, adultère, origine, concession, pièce.

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Dieu,
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A bord du Poséidon

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