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 Mission Royale

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Dieu
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MessageSujet: Mission Royale   Mar 16 Juin - 13:28


Mission Royale




    En plein cœur de la majestueuse cité de Nérésia s’étend le magnifique palais Royal. Ses tours s’élèvent avec légèreté vers le ciel, montrant ainsi la puissance et le génie de construction des seigneurs qui y règnent. Si le pays est en paix, le château est en ébullition. Le Roi Girdalis IV, de nature généreuse, mais frivole, ne s’était pas fait que des amis à la cour, s’intéressant un moment à un noble, puis l’instant d’après à un autre. Certains, vexés du peu d’estime que le Roi semblait leur porter, finirent par former un complot avec le neveu du Roi, celui qui devait hériter du trône si le Roi n’avait pas de descendance. Le neveu, Gontran le Troisième, avait tout intérêt à ce qu’il n’y ait pas de descendance royale, avait tout mit en œuvre pour que le Roi n’ai pas confiance en sa Reine, Anne De Fanney, et donc qu’il ne fasse pas ce qui devait lui apporter un fils. Aidé des nobles qui le soutenaient, il avait inventé divers amants à la Reine. Et la manque de confiance du Roi aidant, la Reine était prête à céder aux avances d’un certain noble qui disait la comprendre.

    C’est dans ce contexte, inconnu pour la plupart des habitants de Monthalan, qu’un majestueux bal masqué a été organisé. Tous sont conviés, nobles et moins nobles, habitants de Nérésia, de Monthalan ou d’ailleurs. Tous ceux qui veulent approcher ceux qui détiennent le pouvoir sont invités. Mais attention, tous doivent être bien déguisés, car il faut que toutes les classes sociales se mélangent uniformément. Lors de cette soirée, un étrange personnage circule parmi les invités. Son masque blanc est décoré de volutes or et bleu marine, les couleurs du Roi et de la Reine. Son costume quant à lui est blanc, recouvert de fils multicolores, qui ondulent avec lui au moindre mouvement. Ses longs cheveux sont eux aussi nattés avec les mêmes fils colorés. Il est cependant impossible de déterminer son sexe, car sa carrure est androgyne, semblant plus à celle d’un enfant, fin et élancé. Se personnage se glisse dans la foule, et murmure doucement à certaines personnes que lui seul choisi : « La Reine a besoin d’aide, rendez-vous dans le jardin d’hiver… », puis il semble disparaître, impossible de le retrouver dans la foule des danseurs.


NB : Cette mission se déroule après la Quête du Bouclier d’Ecthiers, cette Aventure n’étant pas finie, évitez d’y faire mention, ou alors restez vagues.

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Que l'Aventure commence !

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Dieu,
tout simplement.

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Dernière édition par Dieu le Mar 8 Déc - 22:56, édité 2 fois
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Naël De Mandrin
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MessageSujet: Re: Mission Royale   Mar 7 Juil - 18:33

    Je n’avais jamais été aussi heureux depuis longtemps ! Mais vraiment ! Je crois même que cela ne m’étais jamais arrivé ! Depuis que nous avions accompli notre Quête, Sarah, Le Tronc et moi avions décidé de retourner à Nérésia ensemble. Le voyage se déroulait dans une insouciance totale, la vie était belle et les oiseaux chantaient ! Une fois à Nérésia la ville me parut encore plus magnifique que la première fois que je l’avais vue, les couleurs étaient splendides, les odeurs délicieuses et les habitant très accueillants.
    « La vie est magnifique ! » SPLASH !
    « Euh, je crois que tu viens de te prendre un seau d’eau usée, dit timidement Le Tronc tandis que Sarah éclatait de rire.
    -Ah, il me semblait bien que c’était quelque chose dans ce goût là… Il est certains que dans cette tenue je ne pourrais pas entrer dans le château Royal, mais en même temps nous ne sommes pas ici pour cela !
    -Oui mais je crois que pour notre confort tu devrais quand même t’arranger pour te laver un peu !
    Réussit à dire Sarah entre deux éclats.
    -Ah ? Vous croyez ? Snif, snif En effet. »
    Pas très fier de mon odeur je leur proposais de s’arrêter dans une auberge sympathique ou je pourrais me rendre plus présentable, après il serait encore temps d’aller visiter la capitale. En faisant cette fois-ci attention aux fenêtres. Celle que nous trouvâmes était tout à fait charmante, elle s’appelait la Taverne Enchantée, le tenancier nous dit qu’on avait eu de la chance car en ce moment tout est plein partout, car il y allait bientôt avoir une fête. Je m’éclipsais rapidement pour aller me laver laissant Sarah et Le Tronc discuter avec l’aubergiste. Une fois tout propre je descendais les rejoindre et ils m’apprirent une nouvelle capitale. Il y allait avoir un bal ! Mieux encore il serait masqué, et pour couronner le tout ce serait un bal ouvert à tous où l’on pourrait côtoyer le Roi et la Reine ! C’était tout bonnement merveilleux et le leur annonçais :
    « C’est fantastique ! Extraordinaire ! Il faut à tout pris que nous y allions ! Vous vous rendez compte ! Le Roi et la Reine ! Le Roi Girdalis IV et la Reine Anne De Fanney ! Masqué en plus ! Cela se passe quand ? Comment ? Où cela ? C’est génial ! Il n’y a rien de tel pour plaire plus à mes parents qu’un retour victorieux d’une Quête accompagné d’une rencontre avec les monarques de notre beau pays ! Alors ? Vous voulez y aller ?
    -C’est ce soir, au palais, mais devant tant d’enthousiasme on ne sait quoi dire…
    -Alors c’est oui ! Bien.
    -Euh, je ne crois pas avoir dit oui là…
    -Comment ? Mais vous ne pouvez pas refuser !
    -Mais Naël, je ne sais pas si j’aurais le droit d’y entrer… Je suis peut-être trop grand.
    -Oh mais ne dit pas de bêtises ! Tu es peut-être grand, mais le château lui est immense ! Tu n’as aucun souci à te faire ! Le seul détail est qu’il va falloir nous trouver des tenues de bal ! Aller on va de ce pas en trouver ! »


    Mes compagnons me suivirent finalement, je sentais l’excitation monter en moi, j’étais près à exploser de joie à la moindre occasion. Nous trouvâmes une magnifique tenue pour Sarah, une pour moi également, par contre rien pour le pauvre Le Tronc, à part une grande cape brodée qui pourrait un peu "meubler" ses habits habituels. Pour les masques il n’y avait plus beaucoup de choix, cette fête avait beaucoup de succès, mais nous trouvâmes néanmoins notre bonheur, même Le Tronc. Nous rentrâmes alors à l’auberge pour nous préparer. Je ne tenais plus en place, j’avais trop hâte d’y être, je crois que je fatiguais un peu mes compagnons avec mon enthousiasme, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. L’évènement qui allait se dérouler était trop important pour que je puisse me calmer. Aussi dans la chambre que je partageais avec Le Tronc je faisais les cents pas, trop impatient pour rester en place, j’allais sans cesse regarder la course du soleil pour voir quand il serait enfin couché pour que nous puissions nous rendre au palais. Sarah vint nous demander de l’aide pour fermer sa robe de bal, elle était vraiment magnifique dedans, elle resta un peu pour essayer de discuter avec nous, mais j’étais beaucoup trop énervé pour qu’elle puisse me supporter, du coup elle nous laissa tous les deux. Je voyais bien que Le Tronc aurait bien aimé la suivre plutôt que de me supporter, mais il était trop gentil pour cela. Enfin le soleil se coucha, nous pûmes sortir de l’auberge. Des lumières avaient été allumés dans les rues et beaucoup de monde se dirigeait vers le château. Je voyais Sarah et Le Tronc lutter pour rester avec moi, mais je ne pouvais pas ralentir mon pas. Emportés pas le flot de gens nous entrâmes dans le château pour arriver dans la salle de bal. Mon champ de vision était limité à cause du masque, mais je pu voir que l’intérieur du palais était magnifique et majestueux. Je ne pu retenir le Wouah ! Qui me venait à l’esprit et me retournais pour voir si mes compagnons partageaient le même avis. Ils n’étaient plus là. Plus loin devant je remarquais qu’il semblait y avoir une grande silhouette bleue, cela devait être Le Tronc, mais trop de gens nous séparaient, quant à Sarah, je n’en voyais aucune trace. Je me disais qu’il serait toujours temps de la chercher plus tard, pour l’instant je voulais profiter de la fête.

    Le décor était somptueux, tout en lumière et en brillance. Il y avait de gens partout, tous masqués, tous portant de merveilleux vêtements. Une autre salle fut ouverte, une autre salle de bal, différente, mais elle aussi stupéfiante de beauté. La foule commençait à s’aérer un peu, peut-être que d’autres salles s’étaient ouvertes, ou alors qu’il y avait moins de gens qui arrivaient, peut-être un peu des deux. Des éclats de vois se firent entendre dans une autre salle et je me dis que cela devait marquer l’arrivée du Roi et de la Reine, je me fixais alors comme mission d’arriver à les atteindre, je me dirigeais alors vers là d’où venaient les voix, mais je ne vis rien, pas d’attroupement. Ils devaient s’être fondus dans la foule, maintenant tous ceux que je croisais pouvaient être l’un des monarques de ce pays. Je me mis donc à scruter avidement tout le monde, mais je ne décelais pas de différence dans ceux que mon regard rencontrait. Je me résignais à ne faire qu’imaginer que la gracieuse personne que je voyais là était la Reine, et que le noble individu plus loin était le Roi.

    Tout à coup la musique commença à se faire entendre, je ne distinguais pas les musiciens, mais les devinais non loin. Des couples se formèrent et commencèrent à danser. J’invitais au hasard une femme, qui fut ravie, pour participer à la danse. Nous ne parlâmes pas, mais elle me souriait chaleureusement, je me dis que peut-être c’était la Reine, mais je n’y croyais pas trop. Une fois la dans finie nous nous séparâmes, et j’allais voir plus moins si je ne pouvais pas trouver une autre cavalière, et je me dis que comme j’étais parti chercher quelqu’un je pouvais chercher Sarah pour lui offrir de danser avec moi. Je me déplaçais alors entre tous les corps qui bougeaient au son de la musique, j’entrais dans une nouvelle pièce, encore plus remplie que les autres et devinais à l’odeur qu’elle devait contenir un buffet. Je poursuivais mes recherches et vis un majestueux escalier, certaines personnes l’empruntaient, mais je me dis que je ferais mieux de chercher Sarah à l’étage où je l’avais perdue.

    Mes recherches furent infructueuses, alors que je commençais à perdre espoir, quelque chose d’étrange se produisit. Sans que je remarque quoi que ce soit un étrange personnage s’était approché de moi, son masque lui couvrait tout le visage alors que normalement il ne doit recouvrir que les yeux. Et pendant l’espace d’un instant il n’y eut que lui qui existait dans mon univers, il me dit quelque chose, mais ce fut comme si je l’entendais directement dans mon esprit car à cause de son masque je ne vis même pas ses lèvres bouger. Sa voix était douce, et son ton me provoquait des vagues de bien être dans mon corps, je me surpris à fermer doucement les yeux pendant qu’il parlait, aussi les paroles qu’il me communiqua me semblèrent provenir d’un songe. Lorsque j’ouvris à nouveau les yeux il avait disparut, seul me restait en tête ses douces paroles : « La Reine a besoin d’aide, rendez-vous dans le jardin d’hiver… ». Puis je compris le sens de ces mots, la Reine était en danger ? Elle avait besoin d’aide ? Rendez-vous au jardin d’hiver, mais pourquoi ? Qu’est-ce que moi, pauvre sujet de Monthalan, je pouvais bien faire pour aider la Reine, j’étais prêt à l’aider, mais je ne voyais pas comment ! Tout cela était troublant, mais je décidais d’aller voir au jardin d’hiver ce qui pouvait bien se passer, tant pis pour Sarah et le Tronc, je les chercherais à un autre moment, la Reine de mon pays avait une priorité supérieure.

    Je demandais à l’un des serviteurs si l’ont pouvait se rendre dans le jardin d’hiver, celui-ci me regarda bizarrement, mais il me répondit toutefois :
    « Il est tout en haut de la tour de l’aile gauche, vous prenez ses escalier et vous aller à gauche au premier étage, vous aller tout au bout du couloir et là vous monter l’escalier en colimaçon. Une fois qu’il n’y a plus de marches, c’est que vous êtes arrivés. Mais il y en a un paquet avant, c’est pourquoi mieux vaut aller dehors par la grande porte s vous voulez vous rafraichir… » Je lui répondais vivement « Merci » et m’élançais dans les escaliers. Puis avec toujours autant d’énergie je continuais dans le couloir, et enfin j’atteignais les escaliers en colimaçon. Je perdais rapidement mon entrain quand je me rendis compte qu’ils étaient sans fin. Je dus faire plusieurs poses au cours de ma progression, j’éprouvais même un certaine sensation d’enfermement à force de monter encore et toujours ses maudits escaliers qui tournaient dans le même sens. J’avais la tête qui tournait, mais je continuais. Mais un miracle se produisit et je senti de l’air frais sur mon visage, je me précipitais dans la direction de ce vent frais et m’étalais au sol. Trop épuisé pendant un petit moment pour bouger je restais au sol, espérant qu’il n’y avait personne. Mais une fois encore la voix douce et mélodieuse se fit entendre, moins envoutante ce coup-ci :
    « En voilà un qui ne peut garder son honneur ! Mais avoir du renom ne fait pas ton bonheur ! »
    Je relevais la tête, c’était le même personnage qui m’était apparu en bas. Le même masque couvrant tout le visage avec de délicats dessins bleu et or. Son habit était des plus singulier, blanc, mais avec une multitude de rubans de toutes les couleurs. Je n’arrivais pas à déterminer s’il était homme ou femme, tantôt je penchais pour l’un, tantôt pour l’autre. Tout ce que je pouvais dire c’était qu’il me fascinait. Je me relevais le plus dignement que je pouvais, sans grand succès, puis me remit à le dévisager. -Enfin plutôt à le démasquer XD-
    « Pourquoi vous m’avez demandé de venir ici ? Pourquoi la Reine a besoin d’aide ?
    -Il y a un temps pour tout, n’agissons pas comme des fous.
    -Ah, mais quand ce sera le bon temps ?
    -Pour prendre du bon temps, mieux vaut avoir du temps. »
    Ne comprenant pas tout ce qu’il dit, je me dis qu’il valait mieux que j’attende qu’il se décide à parler clairement. Alors je me taisais, et employais mon temps à dévisager l’inconnu. Bientôt j’entendis des pas dans le terrible escalier…



(Message à Sarah et le Tronc, le voyage de retour vers Nérésia peut ne pas être aussi idyllique que Naël le décrit, il lui en faut parfois peu pour être dans un état de béatitude totale…)

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MessageSujet: Re: Mission Royale   Mar 7 Juil - 20:00

J'étais d'assez bonne humeur aujourd'hui. Naêl, moi et Le Tronc, nous sommes retournés tous ensemble à Nérésia. Nous bavardâmes pas mal pendant le voyage, enfin surtout Naël car je dirais que c'est un moulin à parole encore pire que moi, et Dieu sait si je suis une piplette. Donc le voyage passa assez vite bien qu'il ne fut pas aussi facile qu'on aurait pu l'imaginer. Oui, il y avait souvent de longues pentes à monter, le chemin était remplis de petits graviers sur lesquels on manquait souvent de trébucher, et puis aussi je faillis tomber dans une belle flaque de boue, heureusement pour moi Le Tronc me rattrapa tandis que Naël regardait vers la cime des arbres comme s'ils s'attendait à ce que pleins de petits oisillons viennent lui faire un concert. J'avais même dut secouer un peu ce dernier, en disant:

Naël, tu comptes rester là à observer les cimes des arbres toute ta vie où on peut continuer?

Mais le paysage est magnifique voyons! Regarde là bas, on voit...

Mais Naël, ça on le sait que c'est magnifique mais ce n'est pas une raison pour nous arrêter seulement pour observer les oiseaux, tu sais.

Heureusement que Le Tronc était là pour le raisonner, Naël était vraiment adorable mais il s'avérait parfois un peu trop rêveur. Il avait une vision paradisiaque de la vie je dirais.

Oui mais..

Mon regard on ne peut plus clair avait suffit à l'arrêter et à nous faire reprendre la route bien que nous ne nous arrêtames pas vraiment de bavarder. Lorsque nous arrivames à Nérésia, le pauvre Naêl se vit prendre un sceau d'eau usée sur ses habits. Il sentait les égouts non nettoyés, mais bon l'odeur ne m'empêcha pas d'éclater de rire. Si seulement il avait vu sa tête à ce moment. J'eut vraiment beaucoup de mal à me calmer mais après pas mal d'efforts je réussis quand même et nous nous rendîmes à l'auberge afin que Naël puisse se changer.

Le Tronc et moi n'avions donc d'autre choix que de papoter avec l'aubergiste:

Alors, dit ce dernier, vous avez fait bon voyage?

Très bon, oui et vous les affaires vont bien?

Oui très bien, j'ai beaucoup de clients ces derniers temps, le Roi et la Reine ont organisé un bal masqué.

Un bal masqué? Pourquoi un bal masqué? fit Le Tronc étonné.

Et bien parce que tout le monde porte un masque pour qu'on ne le reconnaisse pas, répondit je joyeusement. Le Tronc ne connaissait pas toutes les coutumes humaines, il était logiques qu'il ne sache pas pourquoi un bal pouvait être masqué. Mais viens allons annoncer la nouvelle à Naël.

Je pris Le Tronc par la main et nous allâmes annoncer la nouvelle à Naël. Inutile de dire qu'il était devenu tout enthousiaste à l'idée que ce soit le Roi et la Reine qui ait organisé le fameux bal. Il nous pressa alors pour que nous allions choisir des tenues.Je choisis finalement une belle robe pourpre, assez décolletée devant et ceintrée à la taille. Sans me vanter, elle me mettait vraiment en valeur. Pour le masques il était en velour rouge et bordé d'un tissu doré autour des fentes faites pour les yeux.Naël avait également trouvé une tenue très élégante et quant à Le Tronc, on ne put lui trouver qu'une cape brodée.
Eh oui, les vêtements fabriqués ici ne sont pas fait pour être portés par les géants!
Peu après nous rentrames à l'auberge, pour nous changer. J'essayai de discuter avec les garçons mais Naël était vraiment trop agité. Il parlait très vite en faisant de grands gestes, c'était insuportable, si bien que je me rendis dans ma chambre en attendant que le soleil se couche.

Enfin, le moment étant venu, nous nous rendîmes vers le château et ce fut très difficile de suivre Naël. Il marchait si vite que même Le Tronc peinait à le suivre. Et à ce moment là nous fûmes séparés par la foule. J'avais perdu mes amis de vue mais ce n'était pas cela qui allait m'empêcher de m'amuser. Le Roi vint annoncer l'ouverture du bal et lorsque la musique retentit à mes oreilles en une douce mélodies je fus abordée par un jeune homme dont je ne distinguait de son visage que de magnifique yeux bleus. Nous dansâmes alors en une valse tournoyante au rythme de la musique. Tandis que je me laissais mon cavalier mener la valse, je regardais la pièce autour de moi. De magnifiques rideaux dorés étaient placés aux fenètres, et le plafond était pein de fresques représentants des anges ou quelque chose comme ça, je ne suis pas très connaisseuse en la matière. Après un bon moment je changeais de cavalier, cette fois il avait de beaux yeux gris. J'était décidément bien aise de me retrouver avec des cavaliers aux beaux yeux.
Alors que je repérais au fond de la pièce, un buffet garnit de bonne nourriture, je sentis une voix masculine et mélodieuse me dire:

« La Reine a besoin d’aide, rendez-vous dans le jardin d’hiver… ».

Je relachais mon cavalier en le saluant, et m'éloignant un peu je cherchais du regard celui qui avait chuchoté ces paroles pendant que je dansais. Mais comment savoir qui avait pu me parler au milieu de toute cette foule. Je décidais alors de me rendre à l'extérieur du château pour prendre l'air et réfléchir un peu. Je me dirigeait vers l'extérieur, en contournant les silhouette dansantes au rythme de la musique. Une fois dehors je soufflais un peu et regardais autour de moi. J'analysais alors méthodiquement la situation. Deux choix s'offraient à moi: Soit je me rendais directement au jardin d'hiver, et j'en parlais ensuite à Naël et à Le Tronc, soit je retrouvais ces derniers maintenant. Mais vu la foule qu'il y avait les chances de les retrouver en peu de temps étaient plutôt minces alors je décidais de suivre mon instinct et de trouver le chemin du jardin d'hiver. Bon, je n'avais pas un grand sens de l'orientation alors je décidais de demander à un homme au visage avenant le chemin du jardin d'hiver. Il me regarda le sourire aux lèvres avant de dire d'une voix rieuse:

Alors demoiselle, on est perdue? Suffit que vous montiez tout en haut de la tour de l'aile gauche. Mais faites attention c'est fatiguant, je voudrais pas qu'il arrive quelque chose à une jolie dame comme vous, hein!

Je lui souriais à mon tour et sans prendre le temps de lui répondre, je me dirigeais vers la fameuse tour. Je regardais les marches serrais les poings et commençait mon ascension. Après peu de temps je commençais à être un peu essouflée et mes pieds me faisaient souffrir. Les chaussures pour le bal, c'était bien élégant mais vraiment pas pratique. Agacée, je finissais mon ascension nu pieds et lorsque j'arrivais, hors d'haleine, je fus surprise de voir Naël assit par terre. Que faisait il ici? Mais je ne pris pas la peine de réfléchir plus longtemps et venait m'asseoir, ou plutôt m'affaler, à ses côtés, en jetant mes chaussures un peu plus loin. Je me recoiffais un peu et me tournait vers lui, avant de prendre la parole d'un ton enjoué:

Alors? Je vois que t'es aussi épuisé que moi.

Non..je..j'observais juste le paysage. La vue est magnifique d'ici!

Il s'était relevé précipitament comme s'il avait honte d'avoir été lui aussi épuisé par l'ascension de ces satanées marches. Je riais sous cape et me relevais moi aussi en m'appuyant sur son bras et alors que je jetais un coup d'oeil autour de moi je remarquais juste maintenant un homme habillé de blanc avec plein de rubans multicolores. Alors que je m'apprêtais à lui demander qui il était il me devança et pris la parole:

Et voila la deuxième..

Je reconnus immédiatement la voix mélodieuse et envoutante qui m'avait parlé quelques instants plus tôt. Sans lui répondre je jetais un coup d'oeil à Naêl qui semblait aussi étonné que moi. Je pris alors la parole:

Allez vous nous dire de quoi il retourne?


Patience, demoiselle, patience.

La patience! C'était bien la dernière chose à me dire. L'impatience était d'ailleurs l'un des traits les plus marqué de mon caractère. Je me retournais et allais récupérer mes chaussures un peu plus loin et revint en direction de Naël et du mystérieux inconnu. Il attendait là et finit par reprendre la parole:

"Une autre personne ne tardera pas à venir."


Ohh un autre aventurier, chouette plus on est de fous plus on rit!

Oui, comme tu dis..

Après tout il valait mieux être plusieurs. J'attendis en compagnie des deux autres tandis que je sentais quelqu'un approcher...
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MessageSujet: Re: Mission Royale   Jeu 9 Juil - 19:45


    Au retour de notre quête du bouclier du centaure, je me suis rendu compte que je n'étais pas plus avancé qu'avant. Je ne savais toujours pas ce que j'allais faire de ma vie, et je ne savais pas si cette aventure avait vraiment été utile pour moi. Que faire après tout cela ?
    Tout ce que je savais, et ce dont j'étais heureux, c'était que ce qui avait changé, dans ma vie, c'était que je m'étais fait amis. Des vrais, pas comme les soldats de chez moi avec qui je forçais à jouer, ni ces dames qui se moquaient de moi. Non, j'avais rencontré des personnes qui avaient voyagé avec moi et si je ne les avais pas tous apprécié, il y en avait certains dont je serai fier, toute ma vie, d'avoir rencontré.

    Alors, au retour de notre quête, j'ai décidé de continuer à marcher avec ceux qui ne devaient pas nous quitter pour une raison ou pour une autre. Nous nous sommes retrouvés à trois, avec Naël et Sarah. Si Eliana me manquait un peu, Naël était assez distrayant et Sarah était si intelligente que je me disais que j'avais sûrement raison de la suivre. D'ailleurs, c'est elle qui m'a expliqué ce qu'était Nérésia, ville assez lumineuse dans laquelle je n'avais jamais mi les pieds. Elle me raconta que la cité était gouvernée par un Roi et sa femme, que la majorité des gens étaient des humains et qu'ils se pourraient qu'ils soient effrayés de me voir. Enfin, à l'auberge, elle m'expliqua ce qu'était le Bal Masqué avant que nous nous y rendions...
    Personnellement, je trouvais que cette cérémonie ne tenait pas la route : même avec un masque, comment aurait-on pu ne pas me reconnaître ? Et puis, une fois tout le monde déguisé, comment est-ce que j'allais reconnaître mes amis des autres ?
    J'ai bien mémorisé leurs costumes pour pouvoir les reconnaître dans la foule. Heureusement ! Car ce qui devait arriver arriva : pendant que j'admirais les décorations et tous ces gens bien habillés, Naël et Sarah se dérobèrent à ma vue.

    Je me retrouvais seule dans cette foule. Un homme en bleu m'a lancé :

    - Génial ton costume ! Original et super réaliste, on dirait un vrai monstre !

    Et puis il a disparu. Je me suis demandé ce qu'il voulait dire par là. Alors une cape, ça faisait monstre ? Ces humains, ils sont un peu tordus.

    Soudain, de la musique a retenti à mes oreilles.

    - J'ADORE LA MUSIQUE !
    M'exclamai-je, empli d'enthousiasme.

    Des couples se sont formés, et ils ont dansé. Leurs pas étaient légers, et on aurait dit qu'ils avaient presque tous appris la même chorégraphie : un pas en avant, deux en arrière, deux petits tours avec la personne et puis ils se séparaient presque, liés seulement par une main, avant de recommencer tout depuis le début. Comme personne n'a voulu danser avec moi, j'ai fait un peu pareil, tout seul. Les gens se sont rapidement mis en cercle autour de moi, je crois qu'ils avaient peur que je les écrase. Je me suis amusé comme un petit fou ! Je dandinais mes jambes, faisaient les mêmes mouvements de bras que les hommes qui dansaient et, si parfois j'étais un peu en retard, j'arrivais souvent à tournoyer en même temps que les couples. Ma cape volait alors autour de moi...

    Deux hommes en armure sont alors arrivés et m'ont alors demandé si je pouvais me calmer un peu, je faisais peur à tout le monde. Un bonhomme a ajouté -il était tout rouge sous son masque vert- :

    - On n'est pas dans une arène ici ! Un peu de délicatesse, le monstre !


    C'est là que j'ai compris que ce n'était pas la cape qui faisait monstre, mais moi... J'en ai eu les larmes aux yeux. J'aurais voulu dire : je ne suis pas un monstre, juste un Géant ! Mais les mots sont restés coincés dans ma gorge. Penaud, je me suis éloigné des musiciens et des danseurs pour aller m'asseoir dans un coin de la salle. J'ai choisi un endroit où il n'y avait pas grand monde et je me suis laissé glisser au sol, le dos contre le mur.
    J'étais en train de renifler bruyamment lorsqu'un homme tout vêtu de blanc passa devant moi. Il parla à quelques personnes puis s'approcha de moi. Comme je suis très grand, il a à peine eu à se baisser pour me murmurer :

    - La Reine a besoin d'aide, rendez-vous dans le jardin d'hiver...


    Avec mes yeux embués, je le voyais tout flou. Et le temps que je les essuie de mes mains, l'homme en blanc avait disparu. Je trouvais ça dommage... Mais qu'avait-il donc dit ? Le jardin divers ?
    J'ai soudain vu le costume de Sarah s'engouffrer dans une allée voûtée. Allait-elle aussi au Jardin Divers ? Peu importait, je ne voulais plus voir ces gens, ils n'étaient pas gentils... L'instant suivant, je m'engageais donc moi aussi dans ce passage. Mais Sarah était rapide et silencieuse... Où était-elle donc passé ?
    J'ai pris un escalier au hasard, et monté, monté, monté...

    - Voilà le troisième,
    déclara soudain une voix au-dessus de ma tête.

    Je me suis mordu la langue pour ne pas répondre « non, moi c'est le Monstre ! ». L'air me chatouilla le haut du crâne et je compris qu'enfin, j'allais me retrouver à l'extérieur. En haut de ces escaliers, Sarah et Naël me regardèrent arriver. A côté d'eux, l'homme en costume blanc se tenait.

    - Ah tiens ! M'exclamai-je, c'est vous ! ... Heu... Ca va Naël ?

    Il me semblait qu'il respirait un peu bruyamment.

    - Oui oui, voyons !
    - Un quatrième va peut-être nous rejoindre, fit alors l'homme en blanc.
    - Ah non non, nous ne sommes que trois, répondis-je en haussant les épaules; considérant qu'aucun de nos amis ne devaient nous rejoindre.

    Naël a été pris d'un rire nerveux.

    - Ca, c'est Le Tronc. Il nous sera sûrement utile, pour aider la Reine, je vous assure...

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Dolce-Aléria D'Antuo
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MessageSujet: Re: Mission Royale   Ven 28 Aoû - 16:59



    Quand vous êtes la recherche d’une personne en particulier le meilleur moyen de la retrouver n’est-il pas celui de se rendre en des lieux forts fréquentés ? Evidemment. Ce fut donc pour cette raison, que j’étais de retour dans la capitale de ce pays, Monthalan. J’avais un informateur dans cette ville qui paraît-il avait trouvé la trace d’elfes noirs dans les contrées se trouvant au Nord-est par de là ce pays. Cela faisait des centaines d’années que plus aucune tribu elfique n’avait élu domicile en ces lieux car elle avait été envahie par le peuple humain et ses constructions temporaires. En creusant un peu trop les hommes avaient réveillé en ces terres de vieilles et très puissantes entités qui auraient vu le retour des elfes et de leur magie comme une arme, c’était pour cela que normalement aucun être doué de magie ne voulait y vivre. Mais quand j’avais reçu cette lettre, mon sang n’avait fait qu’un tour. Soit l’autre abruti ne tenait plus à sa vie, ou bien je pouvais commencer à me faire des cheveux blancs concernant ma place chez les elfes. Ces entités étaient réputées pour s’emparer de l’esprit des vivants et de les manipuler selon leur guise, petit à petit ils s’emparaient de l’énergie vitale de l’être le vidant complètement. Je m’étais déjà aventurée en ces lieux. J’aurais pu m’y sentir chez moi, l’air y était malsain, la végétation quasi-existante, seules les mauvaises herbes prospéraient, mais sentir que l’on vous sonde l’esprit avec une violence aussi importante ne m’avait pas été bénéfique. Je me rappelle que leur puissance était telle que j’en perdis connaissance. Pourtant en me rendant à Nérésia au rendez-vous fixé, je me préparai à y retourner, si ces propos étaient véridiques.

    En entrant dans la ville, une rumeur me parvient très rapidement. Un bal était organisé par la haute société au palais royal. Toutes sortes d’individus allaient s’y retrouver, de toutes catégories, de toutes races. Voilà qui pouvait s’avérer intéressants. Je pourrais certainement y rencontrer de très vieilles connaissances, ou mieux encore me trouver face à face avec un de mon peuple. J’aimais cette idée. Mais d’abord l’informateur. Je tournais dans une ruelle sombre et étroite, et frappais à troisième porte que je rencontrais à ma droite. Dans la minute qui suivait un cliquetis se fit entendre, posant ma main j’entrais dans maison jetant néanmoins un coup d’œil avant de disparaître à l’intérieur.

    « Dolce… Je ne t’attendais pas de sitôt ma douce. », le visage morne je le fixais un instant. Il me répugnait. D’après ce qu’en j’en savais de lui il était issu du croisement d’un nain des montagnes et d’un humain, le résultat était horrible. La créature qui se trouvait en face de moi avait la tête qui m’arrivait au niveau du nombril, tandis qu’une bosse surplombait son dos. Il avait un sourire carié, et un nez occupant le reste de son visage. Autant dire que je ne supportais pas les familiarités de cet abruti congénital. C’est pourquoi je le saisis par la gorge le plaquant contre le mur le plus proche.
    « Encore un mot déplacé et je te réserve le même sort qu’à tes ancêtres les nains. », je desserrais mon emprise et passais dans la salle d’à côté tandis que ce dernier toussait reprenant sa respiration. « Maintenant, d’où tires-tu ton information ? »
    « Je ne révèle jamais mes sources, tu le sais très bien. », un sourire s’étira sur mes lèvres. Je me retournais vers lui qui se tenait loin de moi craignant une nouvelle saute d’humeur de ma part. Il ne me fallut qu’un instant pour pénétrer dans son esprit et connaître le mot fin de l’histoire. Sachant pertinemment ce que je venais de faire, et qu’il était maintenant dans une posture très mauvaise, il écarquilla les yeux reculant quelques pas. « At-attend, je vais tout t’expliquer. Ils m’ont obligé, je n’ai pas su résister. Ils voulaient te tendre un piège mais je ne voulais pas. Je t’assure, je… aaaah ! », il s’était agenouillé la tête dans ses mains. Pauvre fou. Tu as osé te mesurer à moi. Il en recevait un juste retour, son être avait l’impression d’être tiraillé de coup de pointes douloureuses.
    « J’avoue, ils avaient des arguments contre lesquels tu ne pouvais rien. Ce qu’il est aisé d’appâter un simple d’esprit avec de l’or... », m’approchant de lui, je tendis la main vers lui. Son corps s’immobilisa, il fut soulevé de quelques centimètres du sol, puis projeté violemment contre le mur. Un craquement se fit entendre suivit d’une très longue plainte. « Dommage tu m’étais utile. », il me regarda désespéré comme si j’allais lui porter le coup final à l’aide d’une autre arme. Mais je n’en fis rien. Au lieu de cela, je me dirigeai vers la porte que j’entrouvris. « Si j’étais toi, je prendrais mes jambes à mon cou… Enfin si tu peux encore marcher... », lui dis-je en posant ma main gauche sur le rideau en tissu sur le côté. Bien vite, des étincelles pouvaient se voir sortant de ma main, et le rideau pris feu. Le visage horrifié de celui qui fut mon informateur fut la dernière que je vis et lui mon sourire satisfait. Refermant la porte derrière moi, je dis doucement tout en prenant la direction de la rue principale. « Un nain de moins. ». Bien qu’il ne fût pas un nain, le résultat était le même, le sang parlait à sa place. Ne pas négliger la valeur du sang.

    Avec ce léger contretemps la journée était passée bien plus vite que je ne l’avais imaginé. J’avais juste eu le temps de prendre pied à l’auberge la plus proche du palais et de m’y changer. Fait bien plus intriguant, tenues correctes et surtout masque exigés. Voilà qui m’arrangeait grandement. Si je pouvais revoir là bas des vieilles connaissances ils n’étaient pas dit que toutes m’étaient agréables. D’ailleurs peu devaient l’être. Ils sont tellement rares à mériter qu’on leur porte un temps soit peu de respect, que ceux qui ne désiraient pas me voir disparaître l’étaient tout autant. C’était préférable. Au moins ce n’était pas compliqué à gérer, tu m’en veux ça tombe bien moi non plus je t’aime pas.

    Montant au château, j’apercevais au loin une silhouette qui ne pouvait pas se permettre de passer inaperçu, une silhouette qui ne me plaisait guère, tant son étroitesse d’esprit contrastait avec sa grandeur. J’avais passé assez de temps avec cet être géant pour n’en savoir que trop sur lui. Il allait faire tâche dans ce type de décor, j’en aurai mis ma main à couper. Bien vite mon attention fut attirée par la luxure des lieux, la grandeur, l’éclatante beauté. J’aimais cet environnement et toutes les bassesses de la cours. Ces complots invisibles pour les souverains, ces on-dit assassins, ces faux meurtres maquillés tel des suicides. L’espace d’une seconde je cru bien que mon domaine en la forêt de Seyda Neen me manquait. La musique parvenait déjà mes oreilles découvertes, ainsi que les murmures, les rires, les pas des danseurs. Entrant dans la salle de bal à proprement dite, je m’arrêtais quelques instants observant le décor. Il y avait des auras de toutes sortes, des inquiétantes, des joyeuses, des faibles, des puissances, des mystiques, des inoffensives. Voilà qui se voulait prometteur. Je fis quelques pas dans la salle, vêtue de ma robe d’argent et de mon masque d’ébène. A peine eut-je le loisir d’avancer que sentis quelqu'un m’emporter dans la danse. Une fureur s’empara de moi, il ne perdrait rien pour attendre. Pourtant quand je croisais le regard de l’être qui m’entraînait avec lui sur la piste, mon sentiment fut tout autre. Je n’avais jamais vu de regard aussi sage et blessé que le sien, à part dans les yeux de monarques. Son costume était d’un blanc immaculé, si on ne prenait pas compte des fils de couleurs qui dansaient à ses côtés dans le vent. J’étais interloquée, ne sachant que faire ou que dire, je le laissais faire. Jamais je n’avais eu l’honneur, ou le loisir de me tenir auprès d’un être aussi légendaire que lui. Non je n’étais pas impressionnée, loin de là. Mais depuis que j’étais sur ces terres, depuis le début de 270 années j’avais entendu parler de cet être particulier. Comme beaucoup, j’avais pensé que ce n’était que des foutaises, des contes à dormir debout que s’inventaient les familles royales afin de se sentir protéger. Rien du blabla pur et simple. Pourtant il était là en face de moi, les hommes nobles avaient donc un protecteur en ce pays. Quel idiot, s’il avait vraiment des talents divinatoires, il ferait mieux de les employer à d’autres projets, et certainement pas à assurer la hiérarchie humaine. « La Reine a besoin d’aide, rendez-vous dans le jardin d’hiver. ». Et il disparut dans la foule. J’avais beau rechercher son aura, je ne la sentais plus. Je me retrouvais face à un couloir, au bout s’y trouvait quelques gardes. De loin je sondais leur esprit à la recherche du fameux jardin d’hiver. J’avais encore une occasion de croiser le multicolore, autant ne pas la gâcher.

    Je passais à la hauteur des gardes, qui me dévisagèrent tout le long où je fus dans leur champ de vision. Bêtes humains. Je leur tournais le dos alors que je sentais encore leurs yeux posés sur moi, mais je savais exactement quelles étaient leurs pensées. L’un s’étonnait de voir une elfe, l’autre avait des allusions bien moins nobles, d’ailleurs ce dernier fut pris d’une terrible migraine l’obligeant à sauter par-dessus la balustrade. Un plouf se fit entendre. La température idéale pour un bain de minuit non ? L’ayant lu dans son esprit avant qu’il ne plonge, je savais où je devais me rendre. L’aile gauche, et trouver des escaliers en colimaçons. Afin de m’assurer de la direction à suivre, je prenais bien la précaution d’ouvrir la porte de chaque esprit que je croisais. Un d’autres eux me fit bien rire, surtout quand je compris qu’il prévoyait de tenter un attentat à la couronne, malheureusement pour lui il avait bien trop ingurgité d’alcool pour que son entreprise soit une réussite. Bêtes humains…

    Je ressentis la présence du jardin à l’air frais qui parcourra mon visage. Mais pas que cela. J’avais la sensation qu’il y avait déjà du monde là-haut, voire même des personnes que je connaissais déjà. La lassitude s’empara de moi, je craignais de devoir supporter leur présence. Malheureusement, mon instinct ne me trompait jamais et quand j’aperçus ces trois ombres tout se confirmait. Décidément en plus de se reproduire facilement la race des idiots est omniprésente. « Voilà la quatrième. ». Leurs têtes d’ahuri se tournèrent vers moi. Je ne leur adressai pas un seul signe de reconnaissances. La seule personne pour qui j’apportais une attention particulière fut pour celle au masque légendaire.
    « Bonsoir à vous gente demoiselle. Laissez-moi vous présenter mes compagnons… »
    « Naël ne te fatigue pas, elle ne parlera pas. »
    , lui affirma avec une grande justesse Sarah.
    « Pourquoi elle est muette ? Mais comment tu le sais, tu la connais ? »
    « La nuit tous les chats sont gris, patientons mes amis. »

    Laissant Naël à ses interrogations, je vins à m’assoir sur un des bancs de pierres, pour y attendre des explications.

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MessageSujet: Les jardins d'hiver   Mer 16 Sep - 2:43

Cela faisait un moment que je n'étais pas retourné dans une grande ville. Tous les charmes de ce type de ville arrivèrent à mes oreilles. Ce brouhaha constant, signe de richesses, de prospérité et de vie. Ces sons agressèrent au début mes oreilles, mais je m'y habitua assez rapidement afin de ne sélectionner les bruits importants.
Ces bruits, tels que les gens qui courent, qui marchent ou qui respirent autour de lui, sont les bases de mon orientation. D'un ils me permettent d'avoir une image de son environnement, et de deux ils me permettent de savoir où je vais aller.

Les peu de discussions que j'ai eu avec d'autre personne mon appris que le fait de ne pas avoir été un handicape. Je l'ai toujours senti comme un don. J'entends, je ressent et j'appréhende beaucoup mieux mon environnement. Les yeux sont un piège. La moindre illusion et les voyants y tombent dedans inévitablement.

Les gens semblaient bien excité dans cette ville. Les rues que j'arpentais et les auberges où je me reposais étaient toutes en ébullition. Même mes chiens, pourtant plutôt calme de caractère commençaient à s'exciter. En écoutant les conversations de ci de là, je compris rapidement que toute cette agitation était du au bal masqué organisé dans le Palais Royal. Ce qui me paraissait louche dans toute cette histoire, c'est que tout le monde était invité.
Mais ces petites formalité ne me regarde pas, j'envisageais plutôt à me faire un peu d'argent sur cet évènement. Si la haute hiérarchie organise ça pour se faire plaisir, ils ne vont pas lésiner sur la sécurité... Ils vont donc avoir besoin de personnels!!

La petite sauterie avait lieu dans cinq jours, et je n'avais aucune intention à prendre part à ces festivités que je caractériserais de déplacées. Je me rendis donc au palais, direction les chef des gardes. Je demanda mon chemin à des gardes qui passaient par là. Une fois arrivé à destination, je fût directement amené face au chef de la sécurité, une aubaine pour moi. Mes deux chiens s'essayèrent à mes pieds. Le chef se leva de sa chaise. A la vitesse de son déplacement, et la façon qu'il a eu de se remettre bien droit, j'estimais son poids aux alentours de 100 à 120 kilos. Sa démarche lente et lourde ne fit qu'affirmer mes suppositions. Apparemment il ne porter pas d'épée ou d'arc. Mais il était possible qu'il cache un poignard.
J'entendis résonner dans ma tête "Poignard à la chaussure gauche.". C'était la voix d'Icys, l'un de mes deux chiens qui savait ce que je pensais.

Cette communication que j'entretenais avec mes chiens, cette télépathie comme l'appel les humains, m'était très utile. Elle me permettait d'avoir quelques petits détails avant de un moment critique, et donc de mieux me préparer aux différentes éventualités en cas d'attaque de mon interlocuteur.

Le garde se mit en face de moi. Il était un peu plus petit que moi. sa tête m'arrivait à hauteur de nez. J'avais la tête baissais, et les yeux clos comme à mon habitude.

_ Tête droite jeune homme! Et regarde moi!
Je leva la tête et dit :
_ Je suis aveugle monsieur, je n'ai donc pas la capacité de vous regarder. Mes excuses monsieur.
_ Aveugle?? s'étonna le chef.
Puis il se mit à éclater de rire. Et fût très vite rejoins par les gardes environnent. Je en comprenais pas trop la cause de leur euphorie, mais je n'intervint pas.
_ Tu es aveugle et tu veux être garde de la couronne??? Mais comment va tu faire pour différencier le Roi de la Reine? L'assassin du Noble?
Et il recommença à rire. Il semblait avoir dit une blague car il mit un bon moment avant de s'arrêter de rire. Une fois qu'il reprît son souffle, je lui répondit :
_ J'ai une ouïe fine, qui me permet de distinguer deux personnes et d'anticiper l'attaque d'un assassin monsieur.
_ ah oui?
Le chef de la garde semblait étonné de mon assurance, j'entendis qu'il leva son poids, surement pour le mettre dans ma figure.
Et il n'y loupa pas, je sentit son point se rapprocher avec vitesse de mon visage. J'effectue un évitement rapide, juste de la tête, sans bouger mon corps. Mes deux chiens se levèrent et commencèrent à montrer les dents et à grogner envers mon agresseur.
Même si je leurs avait dit de ne pas intervenir, ils ne pouvaient pas s'empêcher d'attaquer mon agresseur, peu importe l'agresseur.
_ STOP! ASSIS! Rétorquais-je.
Mes deux chiens se remirent en position assise, tout en fixant agressivement le chef.

Le garde fît un pas en arrière.
_ Je dois avouer que tu m'as bien sentit venir. Mais cela dit je ne suis pas sûr que tu sois apte pour ce poste.
_ Il y a dehors 5 personnes, 4 gardes qui font une ronde et un prisonnier dans une cage en fer. Et ce prisonnier n'est surveiller que par un seul garde, et ce seulement toute les demi-heure quand il fait sa ronde, ce qui laisse le temps au prisonnier le temps d'essayer de s'échapper. Cependant il n'ira pas loin car il a une jambe de bois.
Je savais que ma capacité à me faire une image de ce qui m'entoure étonne quand je la met en avant. Et j'espérais sincèrement que ça fasse effet encore une fois.

Le garde ne réagît pas tout de suite, il me fixa en réfléchissant.
_ OK, mais tu seras mis prêt des douves, en dehors de l'entrée et tu seras payé moins que quelqu'un qui a des yeux! Margor va te montrer ton équipement et là où tu vas faire ta ronde, tu rentres en fonction maintenant.

Parfait! J'étais nourrit, loger et payer à marcher! Le rêve dans une grande ville comme celle-ci!

Tout se passa bien jusqu'au jour du bal. Déjà à l'entrée il y avait énormément de bruit, ce qui perturbait un peu mon ouïe. Je faisait ma ronde habituel quand j'entendis au loin comme si quelqu'un plongeait dans les douves... J'accélérai le pas en direction de la source du bruit, suivit de prêt par mes chiens. Plus rien, plus de bruit. Je me suis demandé si s'était pas un poisson... J'attendis un peu, aux aguets...mais rien ne se passa.
Une légère brise me caressa le visage, et une voix dans mon oreille me fît sursauter « La Reine a besoin d’aide, rendez-vous dans le jardin d’hiver »
Je n'avait pourtant entendu personne arrivait! Je sentit enfin sa présence. Elle était chaleureuse et rassurante, mais sans pour autant me calmer! C'était la première personne de ma vie que je n'ai pas entendu arriver dans mon dos! Et mes chiens de n'avait rien dit! Ils ont sûrement pensaient que j'avais du l'entendre. Je me retourne vers l'inconnu et lui demande:
_ T'es qui? Pourquoi tu es là?
Il me répondit simplement "Tu trouveras des réponses au jardin d'hiver" et il disparue.
Je resta immobile pendant un instant. Me remémorant se moment d'incompréhension et de surprise. Mon instinct me dictait de me rendre au jardin d'hiver . Ce que je fît sans vraiment réfléchir plus. Je n'étais pas du genre à agir sur un coup de tête, mais l'individu m'intriguait, et je voulais le revoir.
Je prit l'escalier en colimaçon pour atteindre le jardin en questions. Je sentait la présence de plusieurs personnes à destination. J'entrepris alors de feindre une ronde afin de sonder les lieux. Les personnes présentes maintenaient le silence, et je sentait leur regard dirigeait vers moi.
"Voici la cinquième personne!" C'était lui!! C'était l'inconnu!! J'allais pour lui poser une question quand une violente migraine survint. Comme si quelque chose fouillait dans mon cerveau. Cette douleur je l'avais déjà ressentit, quand un magicien avait essayais de sonder mon esprit! C'était pareil, quelqu'un essayait de sonder mon esprit! Mes chiens repérèrent rapidement l'imprudent et se jetèrent dessus.
_ NON! criais-je pour les arrêter.
Je connaissais que trop peu les magiciens, mais je savais que certains pouvait tuer à distance. Il était suicidaire de s'attaquer à quelque chose qui pouvait être si puissant. Au moment où j'avais arrêté mes chiens, la douleur disparue.
_ Venez ici, ce n'est pas comme ça que l'on fait connaissance. Je reprit mes esprits et en écoutant rapidement les différents bruits environnant je su rapidement combien de personne était présente, leurs gabarits et leurs positions. D'après mes interprétations, j'avais à faire à une femme. Je pense que ce n'est pas dans les règles de l'art d'aboyer sur quelqu'un pour lui dire bonjour, ni d'écouter les pensés d'inconnus, dis-je en me retournant vers la magicienne.
Je ne pouvait pas dire si elle avait réussi à lire quoi que ce soit dans mon esprit, en tout cas je sais que je le saurais quand elle réessayera, enfin j'espère...
L'inconnu ajouta

" Il sera bientôt temps, là où le début et la fin ne font plus qu'un"
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MessageSujet: Re: Mission Royale   Ven 18 Sep - 22:28

    Le Multicolore avait été entendu. Naël De Mandrin fils d’un noble du pays, Sarah Edelwyn aventurière réfléchie, Le Tronc géant attachant, Dolce-Aléria D’Antuo Elfe Noire calculatrice et Cadroc Del Mapfox aux sens si développés qu’on oublie qu’il lui en manque un. Le message avait été délivré et tout étaient venus. Cela n’étonnait pas Le Multicolore, il en avait toujours été ainsi, le message allait à ceux qui seraient fidèles à leur mission. Tous mèneraient à bien leur mission, enfin tous… L’un d’entre eux échouera, il sera pris dans un des nombreux pièges tissés par leur ennemi commun, mais il faut bien cela pour sauver le Royaume. Le sacrifice d’une personne pourra sauver l’avenir de tous, une très petite perte en somme.

    Leur ayant laissé le temps nécessaire pour que naisse en eux toutes sortes des questions, Le Multicolore déplia élégamment ses membres et se mit debout. Tout en lui appelait à la grâce, ses mouvements étaient fluides et limpides. De même que sa voix. Il jouait avec les mots et les sons comme un acrobate accomplit ses exploits. Et même si son visage était caché par un masque on imaginait aisément qu’il devait être très expressif et très attirant. Homme, femme tous étaient attirés.

    « Je suis fort aise que vous soyez tous venus.
    Vous avez bien tous répondu à mon appel.
    Votre mission sera de sauver la Reine.


    -Et si on ne veut pas ? »
    Lançât l’elfe noire. Le Multicolore dirigea son regard vers elle, il la regarda longuement comme pour mettre à jour son âme.

    « Vous y trouverez tous de quoi vous convenir.
    Gloire et honneurs, pouvoir et bien plus encore.
    Vous ne choisissez pas si vous voulez ou pas.
    Cette mission vous l’accomplirez, point final.
    »


    La tension des aventuriers augementa d’un cran.

    « Vous allez sauver le Royaume de Monthalan.
    Vous devez déjouer les plans du troisième.
    Réunissez à nouveau nos bons souverains.
    Redonnez confiance au Roi en sa Reine.
    Vous pouvez faire ce que vous voulez pour cela.
    »


    Il s’élança dans les airs, fit un salto vers l’arrière et disparut dans le vide. Les aventuriers se précipitèrent vers le muret, pour ne rien voir. Non pas qu’ils ne voyaient rien, mais parce qu’il n’y avait rien à voir. Même pas l’ombre du Multicolore qui aurait réussi à se raccrocher ou qui se serait écrasé. Rien. Il avait totalement disparu, les laissant dans un brouillard de pensées. Ils devaient sauver le couple royal en rapprochant les souverains, mais ils n’avaient aucun idée de comment ils allaient bien pouvoir faire cela.

    Ils furent cependant tirés de leurs rêveries :
    « Ah vous êtes ici ! On m’a dit de vous installer dans les appartements des invités, car il semble que vous allez rester ici quelques jours. »


Aventurier qui commencera la Mission Royale -> Le Tronc.

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MessageSujet: Re: Mission Royale   Mer 30 Sep - 20:35


    Le Géant ne pouvant assurer la commencement de cette Aventure pour causes personnelles (oui les Géants sont des êtres particuliers...) Dieu décide que ce sera à Naël De Mandrin de débuter.


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MessageSujet: Re: Mission Royale   Dim 4 Oct - 22:14


    Tout ce qu’avait dit le personnage étrange aux couleurs multiples était abasourdissant ! Mais avant que je ne m’étende sur mon étonnement croissant je vais essayer de restituer la scène. J’étais donc au sommet d’une tour, dans le jardin de la Reine, et tandis que je pensais avoir perdu de vue Sarah et Le Tronc mais j’eus l’agréable surprise de les voir arriver ! Décidément ils ne pouvaient pas se passer de moi ! Puis après eux une charmante demoiselle dont la beauté aurait fait envie aux Elfes elles-mêmes ! Mais bizarrement Sarah semblait la connaître, moi je ne voyais pas qui cela pouvait bien être, le masque cachait un peu le visage, mais quand même, si je la connaissais j’aurais pu la reconnaître ! Enfin, la dernière personne nous ayant rejoint était un homme étrange, accompagné de deux gentils toutous ! Enfin gentils, ils savaient quand même bien grogner, je n’ai pas trop compris ce qui s’est passé lorsqu’il est arrivé il semblait parler un peu tout seul, et puis il avait des yeux bizarres… comme s’il ne voyait pas avec. Mais je ne pus pas trop m’attarder sur lui, car l’étrange personnage commença son discourt.

    On avait l’impression qu’il déclamait un poème tout en parlant, sa vois était tellement chantante que j’aurais eu envie de danser si je ne m’étais pas retenu ! Mais comme personne n’avait semblé partager mon sens du rythme je m’étais retenu, et puis ce qu’il racontait était tellement formidable que je ne pouvais décrocher mon regard de cette fascinante personnalité. Et puis tout ce qu’il racontait était si... puissant ! Avoir eu connaissance des secrets de la Royauté, savoir qu’il y avait un problème, c’était quelque chose pour laquelle tous les ennemis de le couronne mouraient ! Je me sentais donc investi d’une mission de la plus haute importance, si j’échouais tout s’écroulerait autour de moi et le monde sentirait la douloureuse blessure infligée.

    Et en plus de la fierté mêlée de responsabilité qui m’envahissait, dans mon esprit perspicace une idée fit son chemin. Si je sauvais le Royaume de Monthalan, le Royaume dans lequel j’étais né, le Royaume pour lequel toute ma famille avait toujours servi, ma famille ne pourrait qu’accepter que je sois, tout autant qu’eux, un membre méritant de la glorieuse famille des De Mandrin ! La fierté irradiant tout autour de moi, je n’entendis même pas lorsqu’un servant vint nous chercher. Mais lorsque je vis qu’autour de moi on bougeait et que je Le Tronc me tapotais l’épaule pour m’indiquer qu’il fallait suivre l’homme.

    Tout en me massant l’épaule, car j’avais senti passer les tapotements si gentils de Le Tronc, je suivais le mouvement. Et de retour dans l’escalier infernal je tentais de me changer les idées, je déclarais donc :
    « Tout cela est fascinant ! Je n’aurais jamais imaginé qu’il se passait tout cela chez nos s…
    - Naël, pour une fois, tais toi ! » Je regardais étonné le jeune femme qui avait parlé, comment pouvait-elle connaître mon prénom ? Et tandis que je manquais une marche, parce qu’elle était à la fin du groupe, donc forcément, descendre un escalier en regardant derrière n’est pas ce qu’il y a de plus malin à faire, elle reprit la parole :
    « Je pense que tu n’aimerais pas importuner tout le monde avec ces choses sans importance…
    - Mais c’est important ! Comment osez-vous dire cela ! je ne permettrais pas que l’on parle ainsi de mes s…
    - Naël, elle a raison, on pourra garder ces … souvenirs pour plus tard, lorsqu’on sera en petit comité, cela n’intéresse que nous. » Je ne comprenais pas ce que voulais dire Sarah, mais je me tus tout de même. Surtout quand je vis que Sarah pouvait très bien descendre les escaliers sans regarder où elle mettait ses pieds.

    L’homme nous mena par bien des chemins et des couloirs, j’étais complètement perdu mais je me rassasiais tout de même des splendeurs de ce palais. Quand enfin l’allure ralenti je sus que nous étions arrivés. Une porte, très élégante au passage, se trouvait devant nous. L’homme qui nous y avait menés nous déclara que c’étaient nos appartements, il nous confia une clef et son double puis nous laissa. Sarah à qui le trousseau avait été confié, ouvra la porte. à la découverte du spectacle qui se trouvait devant moi je ne pus m’empêcher de m’exclamer :
    « Quel splendide appartement !
    - Et en plus spacieux ! » Dit Le Tronc lorsqu’il eut passé l’embrasure de la porte et constaté qu’il restait encore au moins dix centimètres au dessus de lui jusqu’au plafond. La mystérieuse belle jeune fille fut plus pratique que bous et alla ouvrir toutes les portes pour déclarer qu’il y avait deux chambres. Elle entra dans une de ces chambres puis referma la porte derrière elle. J’allais proposer à Sarah de prendre la deuxième chambre et que nous mâles pourrions nous contenter de la pièce commune qui faisait office de salon, mais elle protesta avant :
    « Si cette elfe croit pouvoir décider toute seule… elle se trompe, parce que je vais lui imposer ma présence ! » C’est alors que je compris. Si cette jeune fille était aussi belle c’était parce qu’elle était une elfe ! Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ! Et tandis que je m’étonnais de cette découverte Le Tronc et le dernier membre de notre troupe se mirent d’accord. L’homme et ses deux chiens dormiraient dans le salon, ainsi grâce aux deux molosses nous serions prévenus si jamais quelqu’un entrait dans l’appartement. J’allais donc dormir avec Le Tronc dans la dernière chambre.

    Ne pouvant retenir un baillent je vis que Le Tronc lui aussi exposait ses amygdales au grand jour. D’un regard nous décidâmes d’aller nous coucher et j’eus comme dernier aperçut du petit groupe formé Sarah se dirigeant vers la porte de l’autre chambre, mais qui s’ouvrit toute seule pour laisser passer l’Elfe encore en tenue de Bal. L’Elfe ouvrit la porte de notre appartement et sorti, le tout sous l’écoute de l’homme aux chiens, car j’avais l’étrange impression qu’il écoutait plus qu’il ne voyait, qui testait le moelleux d’un des canapés.

    La nuit se passa plutôt bien, la grandeur du lit m’ayant permis de dormir moi aussi dessus, même si j’étais collé au Géant. Une fois frais et habillés convenablement nous entrâmes dans la pièce commune :
    « Bonjour à vous messire … ?
    - Cadroc Del Mapfox. Je crois que l’Elfe n’est pas rentrée de la nuit… Elle est plutôt louche comme fille.
    - Il va falloir s’y habituer, Dolce-Aléria a toujours été comme ça. » Saluant Sarah qui se levai elle aussi, ce qu’elle venait de dire parvint enfin à mon cerveau. La lumière se fit brusquement ! Mais oui, c’était bien elle ! Comment avais-je pu ne pas le voir lus tôt ! Honteux de mon incapacité à reconnaitre celle qui nous avait accompagnés pendant si longtemps, je trouvais là une occasion de me taire. J’écoutais donc Le Tronc et Sarah sympathiser avec Cadroc, mais lorsque Le Tronc posa comme question :
    « Mais comme tu arrive à te déplacer aussi bien sans rien voir ? Moi il m’arrive de marcher sur des tas de trucs parce que je ne les ai pas vus, à cause de ma grande taille…
    - J’y suis habitué, et puis mes…
    - Comment ça sans rien voir ?!
    - Euh Naël, tu n’avais pas remarqué que notre ami était aveugle ?
    - Mais non !
    - Celle la c’est la première fois qu’on me la fait… »

    Décidément ce matin était riche en découvertes, mais nous ne pûmes pas nous attarder plus longtemps sur le cas de Cadroc car Dolce-Aléria fit son entrée, encore en tenue de bal. Elle se dirigea vers sa chambre, et ressorti très rapidement en tenue plus confortable, mais qui aurait fait pâlir d’envie bon nombre de courtisanes. Et s’invitant dans notre discussion sans même un mot de courtoisie, elle dit :
    « Naël, tu connais la famille Royale et tous ses héritiers ?
    - Bien entendu ! J’ai eu pour cela le meilleur enseigne…
    - C’est bien Gontran le troisième qui héritera si jamais il n’y a pas de descendance ?
    - Euh, je crois oui.
    - Bien nous connaissons déjà notre ennemi.
    - Ennemi ?
    - Oui, on peut apprendre des tas de choses quand les hommes ont participé à une fête et qu’ils ont trop bu. Je vous conseille d’ailleurs de faire attention où vous mettrez les pieds…
    - Pourquoi ? Il y a des gens ivres qui dorment dans les couloirs ? » Pour toute réponse elle me lança un regard énigmatique. Il y avait quelque chose à comprendre derrière cela, mais je ne comprenais pas. Et m’ôtant toute possibilité de réflexion, la discussion se poursuivit sur le thème de notre mission. Très vite je leur annonçais ma fierté de participer à une mission aussi important pour mon peuple, mais bizarrement ils me coupèrent court, préférant envisager les solutions possibles. Évidemment je participais et proposait des choses, mais ils trouvèrent que monter une pièce de théâtre sentimental qui montrerait aux souverains comment faire pour s’aimer à nouveau, n’était pas une bonne idée. Il fut finalement décidé d’observer les souverains, les courtisans et voir ce qui pourrait nous aider dans notre tâche. Et pour cela nous allions nous séparer, nous avions une journée pour inspecter le palais, et ce soir nous devions nous retrouver dans notre appartement pour faire le point.


      ->Cadroc Del Mapfox


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MessageSujet: Re: Mission Royale   Mer 7 Oct - 20:47


      Le créateur d'idylle a décidé de ses deux victimes.

    Un petit cupidon passant au dessus du Palais et décidant d’ajouter un peu plus d’amour dans ce monde décoche deux flèches au hasard. Elles viennent se planter en plein sur le cœur de Cadroc Del Mapfox et de Dolce-Aléria D’Antuo.

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MessageSujet: Re: Mission Royale   Sam 10 Oct - 21:40


    Ma blague accomplie dans l’univers de la Quête du Bouclier d’Ecthiers [->*], elle eut un écho dans la Mission Royale. En un instant, où qu’elle soit, Sarah Edelwyn disparu.


Pour justifier que j'ai agi sous l'ordre de Dieu :

Dieu a écrit:

      Lutin farceur, Dieu a deux missions pour toi :

    [...]

    L’Aventurière Sarah Edelwyn n’étant pas revenue doit disparaître du groupe, à toi de trouver. Tu dois accomplir cette mission dans toutes les missions concernées par l’absence de Sarah.

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MessageSujet: Re: Mission Royale   Lun 2 Nov - 13:39


    La patience de Dieu est arrivée à terme, Le Tronc, c'est maintenant à toi de continuer.

    Cadroc Del Mapfox, tu devra mettre dans ton prochain message de cette Aventure les mots : apercevoir, étourdi, former, assouplir, mauviette, délicieux, avant, échasse.


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MessageSujet: Re: Mission Royale   Dim 21 Fév - 18:33


    Comme la situation semble être bloquée, Dieu désigne Chaussette pour continuer.

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MessageSujet: Re: Mission Royale   Lun 12 Avr - 0:20

Les Mondes se ressemblent tous. Que se soit celu-là, ou l’autre d’où je venais, les hommes qui le peuplaient se ressemblaient tous et d’une certaine manière cela avait le don de me démoraliser, j‘avais espéré voir autre chose afin d‘oublier mon chagrin. C’étaient sur ses sombres pensées que j’avais élu domicile, de manière transitoire et bien peu orthodoxe (en faisant le chat malade et en quémandant de l‘aide) il fallait bien l’avouer, en la ville de Nérésia. J’avais choisi une demeure de choix pour trouver repos et refuge, le majestueux château où vivait les souverains, et qui surplombait la ville de toute sa hauteur. Autant dire que j’avais là une vue imprenable, mais ça à la limite je m’en moquais pas mal. Les lieux étaient vastes, multiples et luxueux. Tout à fait ce qui convenait à mon illustre personne. Seule ombre au tableau les allées et venues incessantes des gardes, majordomes et autres femmes de chambres qui n’avaient de cesse de venir troubler mon paisible et royal sommeil. J’avais réussi à me faire accepter par une des servantes du palais justement. Elle m’avait préparé un petit coin très somptueux se composant de cousins colorés (d’une douceur comparable à mon pelage), j’avais toujours de quoi me désaltérer et en plus question nourriture que je n’étais pas déçu (je découvrais tous les jours de nouveaux légumes). Au détail près, qu’elle n’avait toujours pas compris que j’étais un chat végétarien et qu’il servait strictement à rien de faire des grands signes comme les sémaphores lorsqu’une souris venait à passer dans le coin. Ces créatures ont un goût ignoble et en plus niveau hygiène elles peuvent repasser, jamais je ne mettrais ces choses là dans ma gueule. JAMAIS.

Néanmoins, malgré ce petit désaccord entre la soubrette et moi-même, la vie de château me convenait à merveille, et je comptais déjà m’y installer de manière un peu plus appuyée. Il faudrait donc pour cela que je m’occupe de soumettre à mes ordres les amis de ma servante, qui ensuite feront effet boule de neige et avant même que les souverains ait le temps de dire « boule de poil » j’aurais déjà sous mon commandement l’ensemble de leurs mécréants. J’en salivais d’avance. Tous ses bipèdes m’obéissant au doigt et l’œil, pour qui je serais le grand maître incontesté, incontestable et vénérable. Je serais le grand Bartiméus Linkorius Altazard. Le maître du monde le plus craint, le plus puissant, le plus indomptable, le plus respecté, le plus aimé et adulé, les plus prononcé, le plus courtisé, le plus imp….

« Rrrrrrrrmaaaaaaaaaaaaouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuw !!! »

***

Alors que Chaussette était plongé dans ses rêves de gloire et de monde à sa merci, il n’avait pas fait attention à ce qu’il passait dans son environnement, si bien que ses sens le trompèrent et qu’ils ne lui permirent pas d’entendre, de sentir et de voir avant qu’il ne soit trop tard, deux chiens qui avaient fait irruption dans la pièce. L’animal avait donc pris ses pattes à son cou et déguerpi de sa « niche » comme s’il avait le Diable à ses trousses. Il n’était pas au bout de ses surprises…

***

Mais depuis quand y avait-il des représentants de la race canine dans ce château ?! Mon choix était désormais changé, et il serait définitif non je ne ferais pas ce lieu ma première base. Je ressentais encore leur odeur dans mes narines quand une autre bien plus persistante et mystique m’envahit. Je reconnaitrais celle là parmi milles, pour en avoir côtoyé une pendant un temps bien trop long à mon goût. Il y avait de la sorcellerie dans l’air.
Une fine et frêle silhouette passa devant mes iris. Elle m’hypnotisa. Elle était une des leurs à n’en point douter, elle avait de la magie dans le sang. Je plaçais mes pattes dans ses pas et décidait de la suivre discrètement. Elle avait quelque chose en plus, quelque chose qui normalement n’appartenait qu’à ma race et mes semblables, elle avait un air félin à n’en point douter. Je pris donc plus de précaution en la filant, car ce qui se dégageait ne semblait pas venir d’un ridicule petit chat de gouttière non loin de là. De plus, elle avait tout d’un personnage sombre et sans pitié, inutile donc de penser qu’elle puisse avoir du sang d’Angora (un chat vaniteux et jouant les moi-je soi dit en passant) dans ses veines.

Elle entra dans une pièce, je la suivis, mais quand j’y fut à mon tour il n’y avait plus personne. La porte derrière moi se referma, je tournais la tête, elle était là. Mes poils se hérissèrent. C’était une carnassière, une féline dangereuse, chasseuse et extrêmement précise, voilà ce que j‘en devinais en lisant dans son regard.
« Que vois-tu d’autre le chat ? », ses paroles me prirent par surprise. Comment savait-elle ? Sorcellerie je te hais. Elle n’avait que trop souvent aveuglé mes yeux. La situation aurait pu paraître cocasse. Elle me tournais désormais autour, comme un prédateur en chasse. Une panthère noire. Elle était comme les panthères noires. Alors que j’observais son manège non sans crainte, un sourire se dessina sur son visage. Je ne l’aimais pas du tout. Mon sixième sens me dévoilait sa véritable nature. Bien sûr qu’elle avait l’air d’une ravissante, que dire d’une courtisane sortie tout droit d’un rêve humain. Elle avait l’air douce, sûre d’elle, un parti idéal pour les hommes en somme. Je connais un chasseur solitaire qui n’aurait pas refusé une nuit avec une telle créature (s’il n’avait pas été le joug d’une autre sorcière à la possessivité avérée, mais cessons là les souvenirs désagréables). Tout en elle n’était que mensonges, insanités, meurtre et trahison. Elle n’était pas le genre de personnes que l’on aimait avoir à ses côtés. Elle était malsaine en tous points ou presque… Je ressentais de manière très faible autre chose, de plus pur, de plus…
« Tu en sais beaucoup trop pour un bête quadrupède. Mais comme j’ai du respect pour les félins tu as le droit à une seconde chance. Inutile de te préciser que pour ta vie je te conseille d’en dire le moins possible sur moi… Sinon je me ferais un plaisir de te croquer mon tout beau… »
Je la vis lever la main gracieusement vers les grandes portes qui s’ouvrirent instantanément sur un homme.

« Ah Dolce-Aléria c’est étrange je n’arrivais pas à ouvrir les portes. »
« Rien d’étonnant, avec ta musculature de fillette Naël, il n’y rien ici à part un chat. Fais lui la conservation si ça te chante… »
, et la sorcière partit sur ces froides paroles. C’est là que l’homme s’approcha de moi.
« Bonjour petit chat. »
« Si j’étais toua jé né poserais pas mé mani. »
Il s’arrêta net sa progression.
« Mais tu parles le chat ? »
« No me nome le chat, me nome Bartiméus Linkorius Altazard, et jé souis un chat russe qué parla l‘italiano… »
. L’homme se gratta la tête. Plus je le regardais, plus je sentais transpirer de lui un air de gentil garçon, du genre le bêta du village en vêtement du dimanche. Il s’apprêtait à dire quelque chose quand je crus qu’il venait d’y avoir un tremblement de terre. Un géant venait de faire à son tour irruption.
« Tu t’es fait des amis Naël ? Ah ben non t‘es tout seul. »
« Je parlais à Bartiméus. »
« Il est où ? »
« Jé souis ici. »
« Hu ??!»
, un autre bruit parvint à mes délicates oreilles. Les aboiements. Il fallait que je réagisse et vite.
« Dime Naël qu’est-ce qué vous faisé tous ici ? »
« Nous servons l’honneur ! »
« Vero ? Jé peux venir avec vous, jé souis sûr que jé pourrais vous aider. »
, à la limite je m’en moquais pas mal du pourquoi du comment tout ce que je voulais c’était avoir une protection contre ces molosses, et si ce n’était pas ce Naël qui me l’offrirait ce serait cette Dolce-Aléria et sa personnalité panthère qui s’en chargerait. Bien qu’elle m’est fait des menaces, on n’intimide pas aussi facilement Barty le magnifique. Et d’une certaine manière j’avais bien envie de lui prouver, j’avais donc deux raisons qui me poussaient à rejoindre ce « groupe »? Bien que je ne savais pas du tout ce qu’ils faisaient tous réellement ici, parce que excusez-moi du peu, mais « nous servons l’honneur », c’était assez vaste tout de même. Mais avec l’air carrément fier et débile qu’il avait eu en me le disant j’avais préféré ne pas insister. J’aurais bien le temps de chercher les puces à cet humain plus tard, puisque c’était non sans cacher sa joie qu’il m’avait dit de venir.
J’emboitais donc le pas à un géant et un homme le cœur léger. Jusqu’à ce que je comprenne que les chiens faisaient aussi partie de l’aventure. Heureusement leur maître demanda à ce que l’on ne me touche pas, cela ne se faisait pas. En voilà un humain sensé pour une fois, il me plaisait bien celui là, en plus il était handicapé, raison de plus pour l’apprécier !


>> Dolce-Aléria afin de faire partir Cadroc.
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MessageSujet: Re: Mission Royale   Mar 22 Juin - 17:13

Sauver le royaume de Monthalan, il en avait de bien belle l’illuminé. Avait-il seulement fait attention à la bande de bras cassés qu’il avait réuni pour se faire. La seule personne qui aurait pu nous être utile, parce que entière et non atteinte aurait été cette humaine de Sarah, mais il avait fallut qu’elle disparaisse sans demander son reste. Ne restait alors plus que ce géant à l’esprit limité, Naël a l’esprit tout aussi limité et qui prenait presque plus de place que le Tronc avec sa bougeotte maladive, et enfin Cadroc. Mais celui-là n’allait pas tarder à nous quitter. Trop encombrant. Certes lui avait la chance de n’être qu’un handicapé physique, mais je supporterais pas bien longtemps ses deux chiens. Donc lui, cette nuit il aura disparu de la surface du pays. Je ne savais pas encore ce que j’allais faire de lui, le tuer simplement et discrètement, et faire de ses bêtes le repas de mes instincts animaliers, ou bien les tuer tous les trois d’un coup, ou laisser la panthère faire, je la sentais d’ailleurs saliver par avance du festin qu’elle pourrait en faire. Cela dit, il y avait également une solution plus rapide, les envoyer ailleurs, par le biais des pouvoirs qui étaient les miens. C’était une solution. Beaucoup moins amusante finalement. Mais certainement plus pratique si je gardais en tête l’envie de contenter le Multicolore. Autant parler d’un départ précipité plutôt que d’une mort sanglante et violente. Un long râle résonna dans l’ensemble de mon crâne suite à cette décision. Elle allait m’en vouloir jusqu’à ce qu’elle soit complètement rassasiée désormais. Néanmoins je décidais de faire fit de ses jérémiades, d’autant que nous arrivions là où je désirais être. Je m’arrêtais donc de marcher, suivit des autres derrière. Je détestais cette position, comme si je pouvais être à la tête de tous ses énergumènes. C’était sans parler du nouveau venue qui s’était incrusté avec nous, le chat. Celui-là aussi pourrait devenir un problème. Quoique ce n’était qu’un vulgaire animal, un petit félin de bas étage, il ne ferait certainement pas le poids. S’il me dérangeait trop longtemps il ferait un parfait quatre heure.

« La porte au fond mène aux appartements de Gontrand. »
« Oooh. »
« Cadroc, tu t’es fais engagé par la garde il me semble »
, ça je l’avais su lorsque j’avais forcé la porte de son esprit avant que les toutous qui lui servaient d’yeux ne se mettent à aboyer sur moi.
« En effet. Mais pas celle à l’intérieur du château. »
« Ca l’idiot qui est devant la suite n’est pas sensé le savoir. Alors tu vas prendre sa relève et nous assurer sécurité pendant qu’on fouille les lieux. »
« On va entrer par effraction chez un noble ?! »
« C’est grand comment là-bas ? »
« Jé peux aller voir s’il y a quelqu’oune si vous vous voulez. Il y a oune trappe sur oune mur adjacent qui mène à cette chambre. »
, j’abaissais mon regard vers le chat. Intéressant. Finalement peut-être serait-il celui qui me servirait le plus.
« Allez-y tous les deux. »

Une fois les ordres donnés, je ne restais plus qu’avec Naël et le Tronc. Mais vraiment ce que je pouvais détester la situation. Pas un pour rattraper l’autre. Ils étaient en train de tergiverser sur la hauteur du plafond des suites royales. Voilà maintenant qu’ils en étaient à penser que plus le rang était élevé plus le plafond serait haut.
Pendant ce temps l’aveugle avait fait son travail, et le chat revenait au coin du couloir pour nous faire signe. Je quittais donc mes deux -hélas- compagnons pour aller dans cette suite. A peine devant les portes, je ne pris pas la peine de les toucher qu’elles s’ouvrirent sur mon passage. Une fois que nous fûmes tous à l’intérieur, soit De Mandrin, le chat et le géant, Cadroc montant la garde, elles se refermèrent, sous mon commandement.

« Qu’es-ce qu’on cherche ? »
« Tout. »
, répondis-je vaguement. Il devait bien y avoir une trace de ses méfaits. Des lettres, des objets tendancieux. Vu la garde permanente qu’il y avait devant cette chambre, même quand son principal occupant n’était pas présent, c’est qu’il y avait des choses à ne pas dévoiler. Peut-être cela n’avait-il aucun rapport avec le couple royal d’ailleurs, mais ça à la limite ça servirait mes intérêts très personnels. Je me demandais bien quelles étaient les intentions de cet héritier une fois qu’il espérait avoir le trône. Dictateur ou bon souverain ? Dans ce cas pourquoi vouloir prendre la place des instances déjà en place, si ce n’était que pour perpétuer ce qui existait déjà. Il fallait que je sache comment réfléchissait cet humain. A simple titre de comparaison bien sûr.
« J’ai un coffret là. Il est cadenassé. », voilà qui pouvait être intéressant. L’ensemble du groupe se dirigea vers la découverte de Naël. Le chat se proposa de l’ouvrir à l’aide de ses griffes, mais après plusieurs tentatives cela ne donna pas de résultats. Le Tronc proposa d’utiliser une hache ou un gourdin de bois. L’idée parut excellente, mais ils avaient peut-être tendance à oublier qu’il pouvait y avoir des objets précieux dans la mallette, donc s’il était possible d’éviter de réduire à néant nos hypothétiques indices, cela serait tellement plus pratique. On frappa par deux fois aux grandes portes.
« On sort. », s’enquit le félin. D’un geste de la main vers l’entrée, les portes se déverrouillèrent juste assez pour laisser passer un géant. Alors que je m’apprêtais à passer les portes, je décidais de faire volte-face et me concentrais une seconde. Dans celle qui suivait, une bourrasque de vent balaya l’ensemble de la chambre, la mettant sans dessus dessous. Ainsi, il se sentirait sous pression. Il ne lui aurait pas fallu bien longtemps pour se rendre compte du vol de son coffret, si ce dernier avait un intérêt quelconque, alors autant jouer les malfrats jusqu’au bout. J’aurais très bien pu dire au Tronc de s’occuper de la chose, mais disons que les empreintes laissées par un géant ne sont pas les même que celles que pourrait faire des dégâts naturels.

« Cadroc on y va. », s’empressa de lui dire Naël tandis qu’il prenait ses jambes à son cou. D’une discrétion à toutes épreuves… Le coffret avait été donné au Tronc afin qu’il le dissimule. Il était assez grand pour garder ce genre d’objet sans être importuné, cela dit je craignais qu’il finisse pas l’oublier et nous l’écrase à un moment donné. Laissant passer l’abruti du village, le géant et le chat devant, je fis en sorte de me retrouver derrière Cadroc qui suivait les autres à une distance respectable. Une fois sûre que les autres étaient trop pris dans leur conversation pour s’occuper de ceux dans leur dos, je décidais de passer à l’action. Il me fallait berner les chiens, puisque c’étaient eux qu’il suivait. Alors il me fallait user d’illusions pour le perdre. Ainsi les chiens eurent l’impression de continuer à suivre les autres, alors que je les menais dans des couloirs complètement différents. Direction le jardin d’hiver où nous nous étions tous retrouvés la veille. Une fois dehors, je cessais mon manège. Il n’en fallut pas plus à l’aveugle pour comprendre ce qu’il s’était passé.

« Pourquoi t’être jouée de moi ? », sa remarque me fit sourire. Mais ce n’était pas certainement un sourire qui l’aurait rassuré si le pauvre bougre aurait eu sa vue.
« Un amihepte… donc tu es en communion parfaite avec tes chiens. Avoir deux protecteurs, c’est rare si je ne m’abuses… Et si j’en élimines un, vas-tu mourir par la suite ? Il t’en restera un, est-ce suffisant pour continuer à vivre ? J’ai toujours aimé les exceptions, car je suis d’avis qu’il est intéressant de vérifier si les généralités ont des prises sur elle. »
« Qu’est-ce que tu veux réellement ? »
, je le vis faire un geste discret vers le pommeau de son épée, et ses chiens prendre appuis sur leurs pattes arrières.
« Range ça, le métal n’a pas de secret pour moi. », il s’arrêta dans son geste lorsqu’un des bergers allemands tenta de bondir sur moi. D’un geste de la main je l’envoyais contre le sol dans une plainte si douce à mes oreilles. Voyant le spectacle, je mordillais doucement ma lèvre. Elle avait terriblement faim. Effroyablement envie de croquer dans cette chaire encore bien chaude, et de voir les autres agoniser. Refoulant ses envies, je fis tourner ma tête faisant craquer mes cervicales pour poser mes yeux sur Cadroc, un nouveau sourire en coin.
« Oh, tu souffres », dis-je faussement touchée, bien sûr qu’il avait mal, « Merveilleuse connexion que la vôtre. Permet moi de t’en offrir une nouvelle. ». Lestement et rapidement je parcourais les pas qui me séparait de lui et ne fit que l’effleurer pour qu’il devienne brume. Lui et ses chiens. Ils allaient errer sous cette forme jusqu’à ce que le vent veuille bien les conduire dans un autre pays. Non, ils n’étaient pas morts, juste en voyage pendant un temps. Mes yeux se posèrent sur l’horizon.
« Magnifique coucher de soleil. »

Après être restée un moment à observer le soleil se perdre dans son lit donnant au ciel une splendide couleur sanguinolente, je redescendais vers les appartements qui étaient les nôtres, préparant déjà mon visage inquiété. J’entrais dans la chambre où ils était tous réunis.
« Qu’est-ce qui se passe ? »
« Dové est l’autre avec ses cani ? »
« Le chef de la garde à réquisitionné des hommes pour se rendre en expédition dans les îles Virginales. Il a été obligé de partir, accablé par sa déception. »
« Mais c’est terrible, il faut aller le rechercher, on n’abandonne pas notre ami ! »
« Si tu veux défier le chef de la garde, libre à toi Naël… Sinon ce coffre ? »


Ils m’expliquèrent que le chat avait finalement réussit à en faire son affaire, et que ce qu’ils avaient trouvé n’était pas sensé les rassurer. Il y avait là dedans des recettes. Et quand je les eu sous la main, je compris de quoi il en retournait. Il y avait de l’empoisonnement dans l’air… Il nous faudrait nous rendre à la réception de ce soir. Un repas y serait servis.


>> Naël comme pas de nouvelle du Tronc Oo

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MessageSujet: Re: Mission Royale   Jeu 24 Juin - 15:42


La vie avait décidé de me sourire. Je serais l’honneur de mon pays et j’étais entouré de gens compétents. Le Tronc n’avait pas son pareil dans la force, Dolce-Aléria était aussi belle qu’intelligente, Cadroc était efficace avec ses deux chiens et Bartiméus Lino…r… enfin le chat, bah il avait l’air…euh… félin. C’était bien ça aussi. Nous étions donc une équipe efficace ! D’ailleurs nous avions trouvé un élément qui allait certainement nous aider dans notre noble mission, un coffre ! Même si je l’interrogeais encore sur la raison du choix de l’appartement, je ne comprenais pas pourquoi Dolce-Aléria avait choisi l’appartement de Gontran le Troisième, mais il est vrai que j’ai beau être un fils de noble, je ne maîtrise pas totalement les rouages du pouvoir, alors peut-être que pour les personnes averties, Gontran paraissait un suspect idéal ? Peut-être était-ce parce qu’il était sur la liste pour le trône s’il n’y avait pas d’héritier et que le Roi mourrait ? Je n’étais pas tout à fait sûr de mes réflexions alors je n’en fis pas part à mes compagnons.

Nous étions tous rassemblé autour de Bartyné…is… enfin du chat, après s’être introduit dans l’appartement, j’avais eu les jambes flageolantes pendant toute notre intervention rien qu’à l’idée qu’on puisse nous découvrir… Si jamais on m’avait trouvé, plus jamais je n’aurais osé me montrer devant ma famille, ni devant même mes compatriotes ! Mais enfin tout s’était bien déroulé et c’était même moi qui avait trouvé l’élément important, le fameux coffre ! Tandis que, retournés dans nos appartement, je regardais le chat ouvrir le coffre je ne pouvais m’empêcher de faire partager au Tronc ma fierté d’avoir trouvé cet élément. En même temps de tous nos compagnons il était le seul qui restait, je soupçonnais une certaine ambigüité entre Dolce-Aléria et Cadroc… alors je les laissais régler leurs affaires et je passais le temps avec mon ami géant. Apparemment, je laissais un peu trop éclater ma joie, car même si le gentil géant ne disait rien, Barty… le cha… non en fait je vais en rester à Barty, ce prénom lui va bien après tout. Donc Barty me fit la remarque que je parlais trop et qu’il n’arrivait pas à se concentrer, je suppose bien évidement, à cause de son accent, qu’il ne maitrise pas bien notre langue, il doit surtout en connaître des insultes, c’est pourquoi il a été si peu poli avec moi.

Retenant ma langue, Barty pu se concentrer suffisamment pour ouvrir le mystérieux coffre. Et au même moment Dolce-Aléria entra, bizarrement elle n’était pas accompagnée par Cadroc, elle nous dit même qu’il avait dû partir. Sûrement à cause de l’impossibilité de l’amour entre un elfe et un humain… Les pauvres, mais au moins Dolce-Aléria avait su rester digne, il n’y avait aucune trace de larmes sur ses joues, ce qu’elle était courageuse ! Enfin bref, le coffre, nous étions donc maintenant tous réunis, au complet, pour découvrir ce qu’il y avait dedans. Je m’attendais à quelque chose de spectaculaire, mais non, il y avait seulement des feuilles. J’ai un peu de mal avec tout ce qui est écrit, on m’a déjà dit que l’écriture pouvait receler de merveilleux trésors, mais je préférais quand même pouvoir les toucher, ces trésors ! Aussitôt l’elfe s’emparât des feuilles, elle nous déclara rapidement son verdict :
« Ce sont des recettes pour empoissonner toutes sortes d’aliments, vin, légumes, viandes, pain… Visiblement, ce cher Gontran a décidé de se débarrasser de quelqu’un. Il pourrait même se débarrasser de tous les habitants de ce château avec cela…
- Oh mais c’est horrible !
- Merci pour cette remarque pertinente…
- Je n’en revient pas, comment quelqu’un comme Gontran peut avoir des choses pareilles dans sa chambre ! peut-être que ce n’est pas à lui et que c’est un oiseau qui est venu apporter ce coffre dans sa chambre. »

Bizarrement tout le monde me regardait, peut-être que j’avais exposé là une idée si géniale qu’eux même n’y avaient pas pensé.
« Et como l’oiseau porte lé coffre ?
- Je sais pas, mais c’est bien des oiseaux qui apportent les bébés, ils doivent avoir un bec adapté…
- Ami Naël, il faudra peut-être que je t’explique quelque chose…
- Il est toujours commé ça celoui là ?
- Et encore… Bon, revenons au coffre, c’est pas la peine d’expliquer le monde à un abruti. Ce soir, il va y avoir une réception, au vu des recettes, ce serait le moment idéal pour les utiliser.
- Mais comment savoir ce qui est empoisonné ? On en va tout de même pas gouter tout ? »

Dolce-aléria me regarda bizarrement, comme si elle avait trouvé la personne à qui tout faire goûter, si elle insistait, je pouvais bien manger tout, cela ne me dérangeais pas. Même si je sais qu’il est plus poli de partager avec mes amis.
« Non mais il va falloir surveiller tout le monde. Bien évidemment, le Roi, la Reine et ce Gontran en particulier. Mais je suis sûre que si jamais Gontran cherche à empoisonner quelqu’un, il ne le fera pas lui-même.
- Il va falloir surveiller tout le monde en gros.
- Oui, surtout que ce n’est pas forcément les souverains qui seront visés, on ne connait pas encore tous les tenants de leurs relations. Donc les dames de compagnies et les amis du Roi sont peut-être aussi visés. »

Avec la perspective d’être attentif pendant toute la soirée, nous nous préparâmes avec soin, heureusement le Multicolore avait bien travaillé et nous étions nous aussi conviés à cette soirée. Tout tremblant à l’idée de partager une soirée avec les plus hauts dignitaires de Monthalan, je transpirais comme un fou. Je souriais nerveusement à tout le monde tout en les espionnant. J’avais l’impression d’être tout sauf discret, heureusement, mes compagnons étaient beaucoup plus à l’aise que moi dans cette mission, Barty, en tant que chat passait inaperçu, du moins en tant qu’espion, Dolce-Aléria avait déjà disparu dans la foule et je ne la voyais déjà plus et Le Tronc se faufilait entre les gens. Au bout d’un certain moment je fini par réussir à ma calmer, ce fut alors à ce moment là que je trouvais le félon qui voulait empoisonner quelqu’un. Il avait la tête de quelqu’un qui s’apprête à faire un mauvais coup. Prenant mon courage à deux mains, je décidais de le suivre le plus discrètement possible. Cela correspondait à marcher à moins de dix centimètres de lui, le serveur en question, pas très malin, ne s’aperçut de rien, en revanche il se demanda longtemps ce qui sentait si fort près de lui. Il me suffit de quelques instants pour comprendre que j’avais trouvé la bonne personne à surveiller de près. Je le voyais donner des verres impunément à tous ceux qu’il croisait, il y en avait même, les fous, qui venaient lui demander un verre ! J’étais aux aguets, le moindre geste louche et j’étais prêt à bondir sur lui pour l’empêcher de déverser le poison. Quand je le vis se curer le nez et boire dans l’une de coupes je me dis que finalement, il n’était peut-être pas aussi louche que je le pensais.

Triste de n’avoir rien trouvé d’intéressant, je me dirigeais dans le coin où Le Tronc se trouvait, peut-être avait-il trouvé quelque chose. Malheureusement, il n’avait rien trouvé lui non plus et à cause de la foule bruyante, il avait du mal à se concentrer sur la mission. Je plaignais sincèrement le pauvre géant et retournais à mon observation. Plus tard dans la soirée, alors que le dessert était servit, il y eut un grand cri dans un coin de la salle et tout le monde convergeât vers l’endroit. Je dus me débarrasser rapidement des deux parts de gâteau que j’avais dans les mains, autrement dit il les fourra dans sa bouche, et j’allais voir ce qui s’était passé. Et quel malheur, la bouche encore pleine je ne pu me lamenter mais j’étais triste, la styliste de la Reine était morte, empoisonnée.

Alors que, ma bouche enfin dégagée, je m’apprêtais à pleurer avec mes concitoyens, je vis Dolce-Aléria qui me fit signe d’aller la rejoindre, elle voulait que nous rentrions dans nos appartements pour discuter de ce qui venait ce passer. Le cœur lourd, je la suivais dans les couloirs, décidément, je ne comprenais pas qu’on puisse être aussi méchant ! La pauvre styliste n’avait sûrement rien demandé ! Une fois tous réunis, l’elfe noire prit la parole :
« J’ai vu celui qui a mit le poison dans le vin de celle qui est morte.
- Comment ? Et tu ne l’as pas empêché ?
- Il faut bien faire quelques sacrifices pour comprendre. Sans cela, je n’aurais pas compris qui était visé.
- Mais… »

Je ne comprenais pas comment elle avait pu laisser mourir quelqu’un… Cela me dépassait totalement. Tandis que je m’étonnais, Dolce-Aléria nous déclara ce qu’elle avait trouvé, c’était un homme, au physique passe partout qui avait mi le poison, elle ne savait pas encore qui il était, cela sera notre prochaine mission. Il n’a pas montré par qui il était engagé, mais vu que le poison qu’il avait utilisé faisait partie des recettes trouvées chez Gontran, il était probable qu’il soit le commanditaire. Pour la regrettée styliste, l’elfe pensait que c’était parce qu’elle était une confidente de la Reine, elle avait d’ailleurs entendu des courtisant dire que la styliste devait être au fait de tous les secrets de la Reine. Sa mort, surtout par un poison, une façon de tuer les gens vile et donc féminine, devait sûrement se faire passer comme par le meurtre commandité par la Reine pour se débarrasser d’une personne qui en savait trop. Je m’étonnais qu’elle ait pu en savoir autant alors que moi je n’avais strictement rien vu. La tête pleine de ces machinations, je m’endormais, tandis que Dolce-Aléria, d’après ce qu’elle avait dit, était partie remettre le coffre dans la chambre de Gontran, elle espérait ainsi ne pas le mettre sur ces gardes. Notre prochaine mission allait être de trouver qui était le mystérieux homme vu par Dolce-Aléria.

Le Tronc !


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MessageSujet: Re: Mission Royale   Mar 6 Juil - 23:19


    L'ami qui me manquait le plus, au fond, c'était le Lutin de l'Espace. Bien que je n'étais pas certain qu'il soit tout à fait honnête au sujet de ses origines galactiques, ses plaisanteries avaient égayé notre précédente aventure. Désormais, je devais avouer que mes camarades manquaient cruellement d'humour. Bien sûr, Naël était d'une bonne humeur à toute épreuve, mais j'avais toujours du mal à me faire à l'Elfe qui faisait généralement comme si je n'existais pas. Je sais que je peux être très discret, mais quand même..
    Le dernier de mes compagnons qui ne nous a pas abandonné est un chat au nom très compliqué qui a un fort accent... Un accent quoi, au fait ?

    J'en étais là de mes réflexions au cœur de la nuit. A côté de moi, Naël ronflait bruyamment, marmonnant parfois dans son sommeil. Personnellement, je n'arrivai à rejoindre les bras de Morphée. Les évènements de la journée m'avaient pourtant épuisé, mais cette femme empoisonnée que j'avais vue, étendue inerte, le teint verdâtre sur le sol, me retournait le cœur. Déjà parce que je suis un grand sensible et que ce spectacle m'a mis les larmes aux yeux, mais surtout parce que pendant que Dolce m'avait demandé de surveiller les gens, j'ai beaucoup mangé et beaucoup bu. Tous ces mets sentaient tellement bon ! Et puis je m'étais dit qu'un peu de vin et de biche aux pruneaux ne me rendaient pas aveugles : si un empoisonneur se penchait par dessus mon assiette, je le verrai sans doute.

    Mais maintenant, au fond de mon lit, je mesurais toute l'étendue de mon étourderie : le poison avait dû être mis dans les plats ou les verres AVANT qu'on ne les avale. Et c'était pour cela que la malheureuse styliste avait dû succomber avec surprise. Et moi qui avait la panse remplie à m'en faire craquer mon pagne ! J'avais dû passer absolument toute la soirée à me goinfrer, oubliant à moitié -ou complètement- mon travail d'observateur. Donc, il y avait de fortes chances que je sois moi aussi empoisonné...
    Bien sûr, Naël aussi avait mangé, je l'avais vu. Mais il était si insouciant que, plein d'indulgence, je m'étais interdit de lui dévoiler mes inquiétudes. Il aurait été si choqué !

    L'objet de mes pensées pivota sur son flanc gauche avec un marmonnement ensommeillé avant de s'agripper à mon bras droit, position fœtus. S'il avait été un peu plus bleu, on aurait pu me prendre pour sa mère dorlotant son bébé.

    Shrrik.

    De mon bras libre, je caressai mon ventre repu.

    Shrrik shriiik.

    Après tout, la styliste était morte tout de suite après avoir bu et mangé. Or, j'étais moi-même encore en vie. La mort par la poison me serait donc peut-être épargnée ?

    Shrrik shriiik.

    Peut-être que le poison ne fonctionnait pas sur les Géants...

    Shriik shriiik...

    C'est bizarre, j'entends comme un grattement qui provient de la fenêtre...
    Soudain,un craquement sonore retentit, et la vitre fut brisée en mille morceaux. Naël étouffa un cri de terreur et, tandis que je me redressai, il plongea sous les couvertures.

    - Qui est là ? Fis-je en tentant de déceler celui qui s'était introduit dans notre chambre par la fenêtre, mais aucune voix ne me répondit.
    - DOOOOLLCEEEEEEE ! Hurla une voix provenant de sous les draps, si suraigüe que je ne suis toujours pas sûr aujourd'hui qu'elle provenait de Naël. ON NOUS ATTAAAAAQUUEEE !!

    Brassant l'air obscur devant moi -si malotru il y avait, avec un peu de chance je l'assommerai-, je perçus des pas qui accouraient au-dehors de la chambre. Des bruits de verre cassé qu'on écrase retentirent dans mon dos et je me retournai aussitôt pour tenter d'attraper l'intrus. Mais je ne touchai que ses vêtements que j'agrippai tout de même pour le retenir. La chose se contorsionna et la lutte silencieuse se termina lorsque son habit se déchira. La seconde suivante, une ombre voilà la très légère clarté provenant de la fenêtre et nous devinâmes qu'il était trop tard.
    L'intrus nous avait échappé.

    Une lumière violacée jaillit et éclaira la pièce. Dans l'encadrement de la porte, une Dolce à l'air passablement furax me toisai, une main levée en l'air, au bout de laquelle une petite sphère lumineuse lévitait. C'était donc elle qui nous éclairait. A ses pieds, le chat contemplait la bosse tremblante formée par le fessier de Naël sous les couvertures.

    - Laissez-moi deviner, rigola le chat. Naël a vou oune souris ?
    - Non, répondis-je aussitôt, désireux de prendre la défense de mon ami légèrement peureux.

    Il faut le comprendre, il n'a pas ma carrure.

    - Non, quelqu'un est entré ici, mais je n'ai pas réussi à l'attraper. Il est passé par la fenêtre pour entrer... Et puis pour sortir aussi, tiens. Curieux...
    - Qu'est-ce qu'il vous a fait ? Demanda l'Elfe qui contemplait les morceaux de verre brisé au sol.
    - Heu... Rien.

    Dolce me jeta un regard en biais. Le chat s'amusa à grimper sur le lit et à sauter sur le corps tremblant de Naël qui, pris d'une terreur frénétique, se débattait en poussant des cris inarticulés et s'emmêlait les membres dans les draps.
    Moi, j'avais un bout de tissu bleu sombre à la main. Il devait provenir du vêtement de l'individu que j'avais déchiré...


    - Il est forcément venu faire quelque chose, fit l'Elfe sans paraître remarquer le manège peu sympathique du chat à l'encontre de notre compagnon terrorisé. Là !

    Soudain, elle fondit sur le sol pour ramasser un morceau de papier et, à la lueur de sa sphère magique, dévoila les inscriptions qui le couvraient. Aussitôt intéressé, le chat planta ses griffes dans mon bras pour grimper jusque sur mon épaule, du haut de laquelle il pourrait lui aussi lire les inscriptions. Pour faire bonne mesure, je me suis moi aussi penché sur les écritures, mais je ne sais pas lire. Alors j'ai froncé les sourcils d'un air intelligent, comme le font ceux qui lisent, parfois.
    De son côté, Naël parvint à sortir un bras et la tête de son enchevêtrement de couvertures et contempla nos visages sérieux.

    - C'est marqué quoi ?
    - « Une enquête en engendre une autre. Nous vous surveillons. Gare à vous si vous vous mêlez de ce qui ne vous regarde pas... » lut Dolce à haute voix. Ce n'est pas signé, bien sûr. Mais cette écriture pourra peut-être parler...

    Moi, je n'ai jamais vu une écriture parler, mais j'ai préféré ne rien dire, car je n'y connais rien en écriture.

→ Chaussette ^^
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MessageSujet: Re: Mission Royale   Lun 4 Oct - 21:38


Une nouvelle recrue va faire son apparition, Ilsamera De Serilien, pour bien l'accueillir Dieu décide que ce soit à elle de poursuivre l'Aventure. Le chat n'a qu'à pas vouloir dominer le monde.

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Dieu,
tout simplement.

*

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MessageSujet: Re: Mission Royale   Mar 5 Oct - 0:02

La première chose qui me vint à l'idée en partant de chez moi, fut de me rendre à Nérésia.
Pourquoi Nérésia me direz vous? Et bien tout simplement parce que c'est la capitale de ce très cher Royaume de Monthalan, mon royaume d'origine où ma famille est d'ailleurs très influente et renommée.

Oui, je fais partie des De Sérilien et il ne s'est jamais passé un jour de ma vie où j'ai regretté cette filiation. Quoique..Tout bien réfléchit, si, mon père, Edouard De Sérilien a aujourd'hui osé me parler de mariage! Et c'est pour cela que je me retrouve à errer dans le monde en recherche d'une grosse somme d'argent. Et oui, contrairement à beaucoup de jeunes femmes qui rêveraient d'être à ma place et d'épouser un des jeunes hommes de la Cour, je n'en ai cure. Je ne suis certainement pas prête à me marier et encore moins avec un prétentieux qui se croira tout permis simplement parce que sa famille possède des affinités avec le Roi.

Afin d'obtenir un sursis, j'ai donc décidé de partie à la recherche de cet or et lorsque je reviendrai, nous pourrons reparler mariage avec mon géniteur. J'aurais peut être ainsi, d'ici là, trouvé une solution à ma situation délicate car il est pour moi hors de question d'épouser qui que ce soit qui plaise à mon père mais qui ne soit en aucun cas à mon goût.

Mais ne nous étendons pas trop sur le sujet, car il y a une autre raison de ma venue à Nérésia, autre que le fait qu'elle soit la Capitale de mon royaume et qu'on peut donc y trouver tout ce que l'on désire. En réalité, mes oreilles ont eu vent d'une rumeur forte intéressante, qui disait qu'un Bal Masqué avait lieu au Palais Royal. Moi qui adore les Bals et les grandes réceptions, autant vous dire que je n'ai pas mis longtemps à me décider à m'y rendre. Enfin si le port du masque n'avait pas été de mise, je ne m'y serais certainement pas rendue puisque personne ne devait savoir que la fille De Serilien, errait dans la Nature afin d'éviter le mariage et encore moins qu'elle devrait certainement utiliser ses talents d'escroc pour rapporter une grosse somme d'argent à son père.
Pour le moment, il est donc préférable pour moi de garder mon identité secrète.

En arrivant dans cette chère Nérésia, je m'empressais de me rendre dans une auberge très coquette, dans les hauts de la ville. Je n'y étais encore jamais allée auparavant mais l'aspect me plut d'emblée (Je n'allais tout de même pas me rendre dans ces tavernes fréquentées par des gueux qui ne savent qu'essayer de regarder sous votre jupon!).
Je pris une chambre et me changeais avec une robe que j'avais choisie pour plusieurs raisons:
Tout d'abord, elle dissimulait le tatouage qui représentait le blason de ma famille.
Ensuite, sans vouloir me vanter, j'étais vraiment irrésistible dedans. De couleur argentée, elle flattait mon teint pâle et mettait en valeur les courbes de mon corps.
Le masque était évidemment assorti.

Sans plus attendre, car il commençait à se faire tard, je me rendais à ce Bal, tout en me disant qu'il était bon pour moi de me détendre avant de passer aux choses sérieuses. Le Palais était toujours aussi beau et mon regard fut éblouit par le faste de l'endroit. C'était si merveilleux de pouvoir danser avec des inconnus, de se sentir belle sous leur regard brulant d'envie de vous connaître plus. Cependant, quelque chose ou plutôt quelqu'un vint me tirer de ce rêve éveillé:

 « La Reine a besoin d’aide, rendez-vous dans le jardin d’hiver… »

Je me retournais brusquement, ne voyant de mon interlocuteur que quelques fils multicolores qui s'échappaient de son costume. J'essayais de le suivre, mais en vain.

*Non mais il se prend pour qui celui-là? Me donner un ordre à moi, une De Sérilien!*

D'un autre côté, sauver la Reine pourrait peut être m'offrir l'argent dont j'avais besoin. Seulement, je savais que le Jardin d'Hiver se trouvait au sommet d'une tour et je n'avais pas le courage de gravir toutes les marches qui y conduisaient. Je me résolus donc à continuer à m'amuser et à oublier les paroles de l'inconnu. Mais finalement ce ne fut que de courte durée puisqu'après être rentrée à l'auberge et avoir parfaitement dormi à l'intérieur de draps de soie brodés, l'inconnu était là à mon réveil, assis sur le rebord de ma fenêtre. Je l'avais immédiatement reconnu avec ses fils multicolore mais j'étais surprise et je ne pus m'empêcher de lui lancer froidement:

« Et bien, vous ne manquez pas de toupet vous! Je ne pense pas vous avoir autorisé à vous tenir ici, dans ma chambre.. »

Il me sourit mystérieusement avant de me répondre d'une voix suave et mélodieuse:

« Je n'ai pas besoin d'autorisation pour venir vous chercher..Votre mission sera de sauver la Reine.. »

« Attendez une petite minute, si je vous aide aurais-je droit à quelque chose en retour? », l'interrompais-je précipitamment.

« Vous y trouverez tous de quoi vous convenir.
Gloire et honneurs, pouvoir et bien plus encore.
Vous ne choisissez pas si vous voulez ou pas.
Cette mission vous l’accomplirez, point final,
Vous allez sauver le Royaume de Monthalan.
Vous devez déjouer les plans du troisième.
Réunissez à nouveau nos bons souverains.
Redonnez confiance au Roi en sa Reine.
Vous pouvez faire ce que vous voulez pour cela.  »


Je ne comprenais pas vraiment tout ce qu'il m'avait dit, toujours est il que cette fameuse mission m'interessait puisqu'elle me permettrait surement de rapporter une grosse somme d'argent. Le Multicolore reprit soudainement la parole:

« Quelqu'un va venir vous escorter jusqu'au Palais et vous conduira jusqu'à vos compagnons »

Sans me laisser le temps d'en placer une, il sauta par la fenêtre et disparut. Mes compagnons? Ainsi, ne serais-je pas seule pour accomplir cette mission...Voila qui était fort intéressant.
Je n'eus pas le loisir de réfléchir davantage puisqu'un homme replet vint pour m'escorter jusqu'au Palais Royal. Je revêtis rapidement des vêtements confortables, pratiques mais non moins élégants, j'étais une De Serilien tout de même je me devais de garder mon élégance et mon charme en toute circonstance!
C'est ainsi que je choisis un pantalon de cuir marron de très bonne qualité, un chemisier noir moulant en soie, une cape à capuche très élégante et des bottes en cuir assorties sans oublier mes deux épées courtes que j'attachais à ma ceinture.

Je suivis l'inconnu qui me conduisit jusqu'au Palais Royal. Nous passâmes par de nombreux escaliers et couloirs que je n'avais jamais empruntés pour enfin arriver dans ce qui semblait être les quartiers des invités. Nous nous arrêtâmes au seuil d'une pièce occupée par trois personnes et totalement en désordre.
L'homme qui m'accompagnait prit brièvement la parole tandis que les trois autres me regardaient l'air étonné:

« Je vous présente votre nouvelle compagne choisie par le Multicolore, elle aura pour mission de vous aider à sauver la Reine »

Sans dire, un mot de plus, il s'éclipsa rapidement me laissant seule avec mes nouveaux compagnons. Un silence pesant s'abattit dans la pièce durant lequel nous nous scrutâmes mutuellement. Mon regard fut tout d'abord attiré par..un géant! Impressionnant par sa taille, il m'avait tout de même l'air sympathique. Je reportais mon attention sur une jeune femme très belle, enfin pas autant que moi bien évidemment! Elle me regardait d'un air hautain que je n'appréciais pas cependant, je n'en laissais rien paraître par politesse et me contentais de lui sourire aimablement. Enfin, mon regard se reporta sur la troisième personne, à moitié planquée sous un lit, ce qui manqua de me faire pouffer de rire. Quelle posture ridicule! Je notais néanmoins à la vue de son accoutrement qu'il venait très certainement du même milieu social que moi.

« Nous n'allons tout dé même pas passer notre temps à nous admirer! Je me présente, je souis Bartiméus Linkorius Altazard, et jé parle très bien l'italiano. »

Je baissais les yeux et un chat s'inclina gracieusement devant moi. Je fus si surprise que je manquai de glisser sur le parquet ciré à souhait. Heureusement je réussissais à retrouver rapidement mon équilibre en me demandant si mes yeux et mes oreilles ne m'avaient pas joué des tours. Non mais sérieusement, un chat qui parle! Ma stupeur n'ayant pas échappé aux autres personnes présentes, l'homme à l'allure noble se releva et s'avança vers moi en disant d'une voix claire et forte:

« Voyons, Barty ne vois-tu pas que tu fais peur à cette jeune femme! Je suis Naël De Mandrin, et voici Dolce-Aléria D'Antuo (il désigna la jeune femme) et Le Tronc (il désigna le géant.) »

Je lui souris en retour et j'ajoutais:

« Enchantée, je me nomme Ilsamera..et je n'ai pas eu peur j'ai simplement été surprise »

Ce qui était tout à fait vrai, je n'ai pas peur de grand chose, contrairement à ce que peuvent croire les hommes qui ne me connaissent pas. Si je n'avais pas prononcé mon nom de famille, c'était pour une raison bien précise. En réalité, il me semblait déjà avoir entendu le nom « De Mandrin » quelque part, et ce Naël avait très certainement du avoir vent de l'existence des De Sérilien. J'estimais qu'il n'était pas temps de révéler ma véritable identité pour le moment, je ne connaissais pas vraiment ces personnes après tout. Sans gêne, je m'avançais au centre de la pièce avant de demander:

« Si je puis me permettre, que s'est il passé ici? »

----> Naël?
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MessageSujet: Re: Mission Royale   Mar 5 Oct - 22:31


Quelle nuit agitée ! Se faire réveiller en sursaut par un inconnu s’introduisant dans votre chambre est l’une des choses les plus terribles. Heureusement que j’ai mes compagnons ! Et encore heureux que la personne qui s’était introduit n’était qu’un messager, je n’ose imaginer ce qui se serait passé si elle avait des intentions malhonnêtes… C’est décidé, je ne dormirais pas la nuit prochaine, je veillerais à la sécurité de mes braves compagnons. Foi de De Mandrin !

« Naël ! Qu’est-ce que tu fais ? C’est pas l’heure de dormir !
- Mais c’est que je comptais veiller cette nuit du coup…
- Au lieu de raconter des bêtises nettoie donc le verre cassé. Jé né peux plous marcher, il né faudrait pas que j’abîme mes délicats coussinets.
- D’accord. »

Je voulais me préparer pour ma nuit blanche, mais mes amis, peu compréhensifs m’en ont empêché. Tant pis, je gagnerais bien un peu de sommeil plus tard dans la journée, après tout je n’ai pas fait une longue Quête avec un nain de jardin qui dormait tout le temps sans prendre quelques leçon pour dormir à la dérobée. Je contemplais le dégât, ce qui aurait été une catastrophe chez moi (surtout si ça avait été moi l’auteur) n’était pas si important que cela dans le magnifique palais de Nérésia. J’étais presque sûr qu’une nouvelle vitre attendait déjà pour remplacer celle là, je m’étonnais presque que personne ne soit venus cette nuit pour réparer. Peut-être qu’à la suite du bal masqué et de la fête d’hier soir les serviteurs avaient autre chose à faire que réparer une fenêtre. En tout cas j’allais m’atteler à ma tâche avec sérieux, si je nettoyais bien tous le verre ce serait le signe que j’allais sauver le Roi et la Reine. J’étais extrêmement motivé ! Bon… par où commencer ? Je crois qu’il fallait un… balais… Où pourrais-je en trouver un ? Et à quoi ça ressemblait exactement ? Ah oui ! Je savais qu’il y avait toujours un placard à balais, je n’avais donc plus qu’à trouver un placard !

Mission nettoyage, première étape, trouver un placard. En cherchant un peu j’en trouvais plusieurs qui ne contenait pas grand-chose d’intéressant pour ma quête de balais. Mais je finis par trouver mon bonheur. Deuxième étape, un balais. Je n’imaginais pas qu’il pouvait y avoir autant de formes différentes de balais… bon, j’en choisissais un qui avait l’air assez performant. Maintenant, à l’action ! Finalement, je m’en sortais très bien, j’arrivais à rassembler en un tas tous les morceaux brisés, j’étais très fier de moi.

[Tandis que Naël était absorbé pas ses pensés, ses "compagnons" l’avaient suivi du regard éberlués. Bien qu’ils commencent à avoir l’habitude de le côtoyer, le voir ouvrir toutes les portes, lever une serpillère en signe de victoire et chantonner une petite musique triomphante tout en "balayant" des bouts de verre, était au delà de toute compréhension.]

Maintenant que j’avais rassemblé tous les morceaux, il ne me restait plus qu’à les ramasser… Avec quoi ? Grâce à mon intelligence fulgurante je me dirigeais vers le placard laissé ouvert, j’allais y trouver quelque chose qui allait parfaitement me convenir !

Patatras et Boum !


[Ne faisant pas attention à là où il posait ses pieds, il a marché sur une lamelle de la serpillère et tout en tombant il s’est raccroché à un chandelier qui en tombant à fait s’écrouler une partie de la bibliothèque ce qui a fait tomber la table basse.]

« Ouille… »
J’entendais mes compagnons pouffer de rire, il est vrai que de loin ma chute a peut-être paru drôle, mais tout de même, j’étais un peu vexé de leur réaction. Avant même de pouvoir me relever, j’entendis la porte s’ouvrir, immédiatement je tentais de me cacher derrière le lit le plus proche pour tenter de dissimuler ma honte, surtout quand je vis que la personne qui entrait était une jolie jeune femme.

Après de brèves présentations, j’appris qu’elle s’appelait Ilsamera, il me fallu expliquer ce qui s’était passé dans la pièce. Voulant minimiser ma faute je me lançais :
« C’est quelqu’un qui est entré chez nous cette nuit, il a cassé la fenêtre et nous a laissé un mes…
- Naël ! Je ne pense pas qu’il est nécessaire de détailler autant… Nous ne la connaissons pas encore suffisamment…
- Mais, je n’allais rien dire à propos de la missio…
- Stupido ! Vai a tacere ! (normalement ça veut dire tu vas te taire) »
Je regardais effrayé mes compagnons qui me fusillaient du regard, évidemment je venais peut-être de faire une bourde…
« Mais il a parlé du Multicolore alors…
- N’aggrave pas ton cas ! C’est peut-être un agent de notre ennemi ! » Siffla Dolce-Aléria entre ses dents.
Je lançais un regard apeuré à Ilsamera, je ne pouvais l’imaginer faisant du mal à qui que ce soit.
« J’ai en effet été mandaté pas le Multicolore, j’ai reçut une mission de lui.
- Mais pourquoi tu n’étais pas avec nous le jour du bal ?
-J’ai participé au bal, mais je ne suis pas monté jusqu’au jardin de la Reine, je voulais continuer à profiter de la fête.
- Quelle est la mission qu’il t’a donnée ?
- Quelque chose comme sauver la Reine. C’était sous la forme d’un poème. Ensuite il m’a dit de suivre l’homme que vous venez de voir et qui m’a conduit ici. Je n’en sais pas plus.
- C’est louche. » Visiblement la pauvre Ilsamera ne semblait pas apprécier que l’on mette sa parle en doute, mais elle devait bien se plier à la suspicion des autres pour pouvoir accomplir sa mission. Il y eut un moment de silence, l’elfe noire était en train de fixer du regard la jeune humaine, la pauvre, je n’aimerais pas être à sa place, mais je crois bien que c’était nécessaire, seule Dolce-Aléria pouvait nous dire si elle était en train de nous mentir ou pas. Après un certain laps de temps, l’elfe déclara : « C’est bon, elle peut nous suivre. » puis sorti de la pièce.

Nous nous regardâmes, interloqués, puis le chat sauta sur un fauteuil et se coucha, dans une attitude qui voulait bien dire, débrouillez vous sans moi. Ce fut donc à nous, Le Tronc et moi, de raconter ce qui s’était produit jusqu’ici. Si Dolce-Aléria avait voulu que je parle moins, elle aurait du être là pour contrôler, parce que moi, j’ai tout dit.

Nous avions maintenant une tête de plus pour penser et faire avancer la mission.
« Alors maintenant, il faut savoir qui a envoyé l’avertissement, C’est ça ?
- Oui, cela ne va pas être évident de demander à tout le monde d’écrire quelque chose pour nous…
- Bien soûr, on va demander à tout lé monde de nous écrire quelque chose parcé qué on cherche oun personna qué esaye dé nous empécher de sauver les souverains.
- Bah oui !
- Stupido !
-C’est vrai, il nous faut quelque chose de plus subtile…
- Il faut trouver des lettres, on aura les écritures de tout le monde comme ça.
- Bonne idée, en plus il faudrait tenter de voir les manuscrits, les nobles aiment bien s’essayer à l’écriture, il doit bien y avoir un endroit où trouver les manuscrits en attente d’être recopiés.
- C’est vrai que cela peut fonctionner aussi. Il suffit de demander à quelqu’un maintenant.
- Oui bon, on va tenter quelque chose de plus discret quand même. »

Avant de sortir, nous remîmes un peu d’ordre dans l’appartement et Le Tronc se montra comme quelqu’un de très capable dans le domaine du ramassage de verre. À l’instant où nous allions ouvrir la porte, une grande femme imposante nous devança.
« J’aimerais bien vous dire à mot, peut importe ce que vous faîtes de vos nuit et peu importe avec qui vous les passez. C’est la première fois que je vois des géants impliqués là dedans, mais bon… Tout ce que je veux, c’est que vous n’abimiez pas le mobilier ! Des voisins se sont plaints d’horribles gémissements dans la nuit et de bruits de verre, et je vois qu’il vous manque une fenêtre… Nous vous la remplaceront, mais attention, à la prochaine incartade, je vous vire de cette suite ! Si vous voulez faire des cochonneries, il y a des endroits spécialisés dans le château ! ».

Je ne senti presque pas la porte se refermer dans mon visage tellement j’étais plongé dans mes réflexions… je n’avais pas compris la moitié de ce que venait de dire cette femme.


-> Chaussette !

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Mission Royale

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