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 En Quête du bouclier d'Ecthiers

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Localisation : Aux côtés de la belle Eliana !
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mer 8 Juil - 23:07

    J'ai décidé de garder ce Mandarin à l'oeil. Pas que je ne le trouve pas sympathique, mais il y a quelques heures, avant que nous ne prenions le repas, je l'ai vu avec Eliana et elle était... Toute chamboulée. Je croyais qu'elle était juste fatiguée mais non, il y avait plus que ça... Elle avait les joues toutes rouges et, même si elle est jolie comme ça aussi, je suis sûr que Naël lui a fait peur. Peut-être qu'il lui a raconté une histoire d'horreur, comme les soldats le faisaient entre eux chez moi ? Je me demande même... S'il ne lui a pas fait de MENACES.
    Je me suis donc dit, à moi-même.. :

    - Je n'aime pas du tout ça...

    A mes pieds, Assoupi a acquiescé.
    Zut alors !! Comment pouvait-il me répondre ? S'il était d'accord avec moi, il savait donc de quoi je parlais. Alors comme ça, il pouvait lire dans les pensées ?!
    J'ai voulu lui lancer un regard interrogateur mais le pauvre a reçu une branche en plein dans la figure. J'ai failli lui marcher dessus... Le temps qu'il se relève, toute notre petite troupe s'était alignée derrière Dolce, Assoupi et moi.

    Cette forêt était dense, et l'on entendait des bruits étranges...

    - J'ai comme l'impression qu'on nous observe, nous murmura Aelius, qui fermait la marche derrière Eliana.
    - Moi aussi, surenchérit Sarah.
    - Ah bon ? Ah oui oui, oui bien sûr, fit soudain Naël en sursautant. J'avais remarqué, moi aussi, bien sûr. Mais la question est.. QUI nous observe donc ?
    - A ton avis, crétin ?


    La voix était venue de devant. C'était l'Elfe au nom compliqué. Je ne l'entendais pas parler souvent, et je ne l'aimais pas beaucoup. Mais pour une fois, je trouvais que traiter le Mandarin de crétin, après qu'il ait fait peur à Eliana, était une très bonne idée. Même Assoupi a rigolé en frottant sa joue encore endolorie. Sarah a repris, sur un ton sombre :

    - C'est Jean, qui nous observe.

    Un silence pesant s'est installé, et nous avons repris notre marche. Pendant un bon quart d'heure, ça a été assez ennuyeux. Assoupi marmonnait devant moi. Juste après moi, Sarah marchait à pas de loup, elle ne parlait pas beaucoup non plus. Elle jetait des regards à droite et à gauche et parfois elle relevait la tête et nos regards se croisaient. A chaque fois que ça arrivait, je faisais comme si je ne l'avais pas regardée : je déplaçai rapidement mon regard ailleurs et je sifflotais bruyamment. Je suis un très bon acteur.

    Mon coeur a fait un bond dans ma poitrine lorsqu'Eliana a parlé.

    - Attendez, il y a quelque chose qui ne va pas.
    - Quoi ??
    M'exclamai-je en me retournant le plus vite possible, renversant le Lutin de l'Espace au passage. Oh, pardon Assoupi...
    - Cela fait trois fois que je vois ce tronc, avec cette fourmilière en bas.
    - Et moi trois fois que je marche dans cette flaque, ajouta Sarah.
    - Moi, j'ai pris la branche mousseuse que Dolce m'a lâché dans la figure une fois, mais je me suis baissé les deux fois suivantes quand nous sommes passés ! Claironna Assoupi, tout fier.
    - Ah, fis-je un peu étonné de leur conversation. Hé bien moi, c'est plus que la troisième fois que je vois des troncs, des flaques et des branches. J'habitais à côté d'une forêt vous savez, alors j'ai vu des troncs plein de fois. Et aussi des insectes, des renards, et même des petits lapins et des cerfs. J'ai déraciné des arbres plein de fois aussi, et même que...
    - Heu, Le Tronc... Ce qu'on veut dire, c'est qu'on est déjà passé par ici plusieurs fois, me coupa Assoupi.
    - Ah bon ? Moi c'est la première fois que je viens ici ! Y'a des jolis coins ?

    - Non non non... Toi aussi tu es déjà passé par là ! Tu...
    - J'étais trop petit alors, je m'en souviens pas...
    - NON LE TRONC ! ON EST PASSE PAR ICI IL Y A CINQ MINUTES ! Cria le Lutin de l'Espace d'un coup, en piétinant le sol plusieurs fois avec ses pieds. ET ON EST REPASSE CINQ MINUTES AVANT !!
    - Oh tu sais, moi, je regarde pas l'heure...
    - ON TOUUUURNE EN ROOOND LE TRONC ! Poursuivit-il en faisant des grands cercles avec son doigt, faisant tournoyer sa main aussi haut qu'il le pouvait.

    Je ne sais pas pourquoi il s'est énervé comme ça. Le pauvre devait être fatigué, mais moi, les gens qui crient, ça me braque. J'ai haussé les épaules et je n'ai rien ajouté. Je ne suis pas bête, je sais bien que c'est la première fois que je viens ici.
    Au bout d'un moment, je me suis rendu compte que tout le monde s'était tu. Naël était devenu très blanc.

    - Qu'est-ce qui se p...
    - Chut !
    Fit Sarah avant de me montrer son oreille du doigt. Ecoute !

    Je me suis baissé à hauteur de son visage et j'ai approché mon oreille de la sienne, curieux de ce qu'il fallait écouter dedans.
    Mais son oreille ne faisait pas de bruit, ou alors, le son a été couvert par les bourdonnements autour de nous. Ils étaient tout faibles au début, puis ils se sont amplifiés... Soudain, nous avons compris ce qui faisait ce bruit.

    Ce n'était pas l'oreille de Sarah.

    Non.

    C'étaient des guêpes. Des centaines, et des centaines de guêpes qui bourdonnaient autour de nous. Déjà, quelques unes s'étaient posées sur mes bras et sur mes jambes. La voix de Naël nous brisa les tympans.

    - AAAAAAAAAAAAAAAH !!!!! MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE CES TRUCS ??!

    Même si moi non plus, ces « trucs » ne m'enchantaient pas beaucoup, j'ai trouvé amusant de ressortir la phrase de l'Elfe à ce moment-là.

    - A ton avis, crétin ?



    -> Aelius

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Ven 24 Juil - 18:27


    Dieu en a assez d'attendre !


    Aelius sera puni pour son retard, il va devoir dévoiler un peu de son passé à ses compagnons de route. Dieu a envie d'apporter un peu de chaos au jeu, donc il décide de ne désigner personne pour poursuivre l'Aventure à la place d'Aelius, c'est celui qui voudra qui continuera la Quête. Bien entendu, celui qui postera devra désigner quelqu'un à la fin de son message, seul Dieu à le droit de faire ce qu'il veut avec les règles.

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Dieu,
tout simplement.

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Sam 25 Juil - 12:59

Je marchais lentement et la respiration saccadée, les sens aux aguets. Voilà qu'après avoir été accueillie par un homme à moitié fou et effrayant du nom de Jean De La Trémouille, je me retrouvais en pleine forêt avec de nouveaux compagnons. Vraiment c'était inquiétant, nous avions tous l'étrange impression d'être observés par quelqu'un ou quelque chose. Nul doute que ce devait être cet abominable Jean de La Trémouille.

Mais au bout d'un long moment de marche dans cette forêt toute sombre, nous nous sommes rendus compte que nous tournions en rond. Oui cela faisait un bon moment que je repassais dans cette flaque de boue qui avait le don de salir mes pieds déjà trempé par la pluie battante. Assoupi a bien faillit me faire éclater de rire lorsqu'il s'évertuait à expliquer à Le Tronc que nous tournions en rond alors que ce dernier ne comprenait pas. Le Tronc est quelqu'un de bien sympathique, vraiment, mais il est parfois un peu naïf et surtout il doit etre très timide car a chaque fois que je croisais son regard il s'empressait de le détourner et de siffloter comme si la vie était en ce moment très agréable alors que ce n'était vraiment pas le cas.
Mais c'est a ce moment là que la fête a commencé si je puis dire. Une horde de guêpes se dirigeait tout droit vers nous et celui qui se nommait Naêl s'est mit à paniquer tandis que l'elfe hautaine le remettait froidement à sa place. Je ne la connaissais pas vraiment mais elle n'avait pas l'air très sympathique, une solitaire surement.
Alors que toutes les guêpes venaient se poser sur nous, je m'empressais de crier à travers le nuage de bestioles:

Quelqu'un à une idée pour nous débarrasser de ces sales bêtes?

Je vis alors Naêl qui s'agitait en tout sens me crier d'une voix stridente:

Oui une idée, il faut une idée.


Tu n'as qu'a réfléchir, imbécile plutôt que de t'agiter ainsi. Dit l'elfe hautaine, l'expression du visage demeurant impassible.

Si ça continue, on va finir comme repas! dit une autre elfe, à l'air froid mais plus sympathique que celui de Dolce Aleria.

Je ne l'avais pas vraiment remarqué au début, il faut dire qu'elle ne parle pas beaucoup mais elle est vraiment magnifique, je l'envie. Il y a des moments ou j'aimerais devenir une elfe pour etre aussi charmante que ces créatures mais ce n'était pas temps d'y penser. Je fus violement tirer de mes pensées par une voix masculine, assez calme.

Assoupi, une idée?


Je reconnus sans peine, la voix d'Aelius, une voix qui ne tremblait ni ne laissait paraitre aucune émotion. Je restais là a me protéger le visage du mieux que je pouvais alors que je distinguais le petit lutin tenter de réfléchir du mieux qu'il pouvait. Soudain j'entendis la timide voix d'Eliana retentir:

Là bas! L'elfe nous désigna un arbre avant de poursuivre:
Je vois que cet arbre contient sur son écorce une sorte de sève. Je crois que le sucre attire les guêpe alors si nous pouvons courir et passer devant cet arbres, elle seront attirées par le sucre..

Et nous serons sauf, achevais je sans plus attendre.

Je sentis quelques regards aller de moi à Eliana tandis que je souriais à cette dernière. Soudain, Dolce Aléria prit les devants et s'empressa de dire froidement tandis qu'elle se dirigeait rapidement en direction de l'arbre en question:

Allons, dépechez vous, qu'attendez vous? Que ces guêpes finissent de nous dévorer?!


Nous nous dirigeames tous promptement vers l'arbre et courûmes derriere ce dernier tandis que les guêpes se dirigeaient comme prévus sur la sève. Eliana nous avait sauvé la vie avec son excellente idée et je ne manquerais pas de la remercier.

Et si heu on se dépéchait de partir avant qu'elles ne nous poursuivent à nouveau?
demanda Le Tronc d'une voix mal assurée.

Aelius emit un grognement d'approbation et nous nous dirigeames un peu plus loin en arrivant dans ce qui semblait être une clairière. Je me perchais sur une branche d'arbre, je n'avais pas vraiment envie de salir ma robe encore plus qu'elle ne l'était.
Alors que je voyais Eliana au dessous de moi, je m'empressais de lui dire:

Nous te devons la vie, alors je te remercie d'avoir eut cette réaction.


Je lui souriais et m'adossais au tronc de l'arbre, les jambes légèrement repliées vers moi mais en m'accrochant toujours de mes mains à la branche sur laquelle j'étais assise. Je me contentais d'observer tout le monde, le regard un peu méfiant.

----> Eliana =)
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Jeu 30 Juil - 21:42


    J’étais assez fière de moi, même si je ne le montrais pas. Evidemment, je trouvais que mon idée était assez bonne, et les autres aussi, puisqu’ils me suivirent. Après avoir échangé un petit sourire avec Sarah qui me semblait fort sympathique, nous nous précipitâmes derrière l’arbre, et, comme je l’avais prévue, les abeilles se jetèrent sur la sève. Oui, vraiment, j’étais contente. Pour une fois, mes connaissances de la nature ont servis à quelque chose dans cette aventure. Finalement, peut-être je serais utile! Bref, nous décidâmes de marcher encore un peu, histoire d’être le plus loin possible des abeilles, et de ne pas être le dessert après la sève. Nous arrivâmes alors dans une clairière. Pas très grande, certes, mais au moins, nous serons en paix. Enfin, je pensais que nous le serions. Je m’installais contre un arbre, les jambes repliées sur moi-même, pendant que chacun cherchait où se reposer. J’entendis alors une voix féminine qui me fit sursauter. Je levais la tête avant d’apercevoir Sarah qui me souriait, pendant que je réfléchissais à ce qu’elle venait de dire. Soudain, je me sentais gênée. Pas autant que l’autre jour avec Naël, mais quand même. Une autre voix s’éleva avant d‘avoir le temps de répondre, et je reconnu facilement la voix rauque d’Aelius.

    « Merci. »

    Je tournais lentement le visage vers lui, pendant qu’il essayait de m’esquisser un sourire. J’y répondis timidement, tendis que fut le tour de Naël de prendre la parole.

    « Merci Eliana. C’est vraiment courageux de ta part. »

    Je ne trouvais pas cela forcément courageux, mais bon, venant de Naël, je n’ai pas relevé. C’est surtout que, si je commence à parler, je vais devoir le regarder, et bon, ce n’est pas qu’il est moche, mais ça me gêne. Donc, autant se taire. Le Tronc me remercia à son tour, lâchant des qualités en passant dans lesquelles je ne me reconnaissais pas, mais j’ai trouvé cela gentil de sa part. Assoupi en fit de même, râlant néanmoins que lui aussi aurait très pu trouvé la sève, seulement, j’ai été plus rapide. Il me remercia donc pour ma rapidité. Dolce, elle, resta muette. Mais ça ne m’étonna pas d’elle. D’ailleurs, où était-elle ? Je tendis le cou pour la voir, mais je ne la trouvais même pas. Elle devait encore être seule dans un coin.

    « Ehem… De rien. Enfin, c’est normal, vous n’avez pas à me remercier. »

    Je souris timidement, et un silence s’installe. Tous nous étions fatigués, mais par chance, nous n’avions pas autant de piqûres que je ne l’aurais pensé. Apparemment, c’était des abeilles inoffensives. Du moins, leurs piqûres l’étaient.

    « Bien… Que fait-on maintenant ? »

    Je m’étonnais moi-même d’avoir prit la parole alors qu’il régnait un silence de plomb. Mais, à vrai dire, je commençais à m’ennuyer. J’avais prit gout à nos petites aventures. Et, bien malgré moi, je commençais même à être attachée à mes compagnons. Sauf Dolce avec laquelle je suis sûre de ne pas bien m’entendre si un jour je lui adresse la parole, et croyez-moi, ce n’est pas demain la veille.

    « Un petit somme ? Propose Assoupi entre deux bâillements.
    - Assoupi n’a pas faux! On pourrait faire un pause! Dit alors Naël, enjoué.
    - Je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée… Objecta Sarah. Et j’étais d’accord avec elle. Après tout, nous étions toujours dans cette foret du Seigneur Jean De La Trémouille, et franchement, ça ne me rassurait pas trop de dormir ici. Aussi, je pris la parole une nouvelle fois pour conforter le point de vue de Sarah.
    - C’est vrai. Nous sommes encore chez le Seigneur Jean De La Trémouille, si on réfléchit bien. C’est pas vraiment une bonne idée de dormir sous ses yeux, on ne sait jamais ce qu’il peut nous arriver… »

    Il y eut quelques grognements, et je soupçonnais Assoupi d’en être l’auteur. Lui qui voulait se reposer, ça n’allait sûrement pas être le cas, sachant que nous étions déjà deux à ne pas vouloir rester ici, bien que la clairière est agréable. Les arguments fusaient, mais je n’écoutais plus vraiment. Dolce n’était toujours pas revenue, du moins, elle n’était toujours pas visible, ce qui, même si je ne l’aimais pas, me faisait un peu peur: et si il lui était arrivé quelque chose ? Non, aucuns doutes, Dolce est puissante, et sait se défendre sans nous. Néanmoins, sa « disparition » me laissait perplexe. Alors que les autres discutaient de ce que l’on allait faire, un bruit sourd se fit entendre, et tous se turent. Je jetais un regard inquiet vers la foret, puis vers mes compagnons. Je ne voyais pas Sarah, puisqu’elle était toujours assise au dessus de moi, mais je l’imaginais à l’affût du moindre bruit ou mouvement, les sens en éveil. Mon regard se posa sur Naël. Il avait l’air terrorisé, le pauvre. Il essayait tant bien que mal de cacher sa peur, mais l’on pouvait devenir qu’il était mort de trouille. Mes yeux dérivèrent vers Aelius. Toujours aussi calme, main sur le manche de son épée, prêt à l’attaque si quelque chose d’anormal arrivait. Tout près de lui, Le Tronc et Assoupi avaient eux aussi les sens en ébullition, prêt à agir si ils voyaient ou entendaient quoi que ce soit. Soudain, encore un bruit sourd. Mais cette fois, il y en eut plusieurs à la suite, comme des coups que l’on donne sur un tambours. Ca devenait étrange. Très étrange. Les coups allèrent de plus en plus vite, et les battements de mon cœur aussi. Ma respiration devenait saccadée, et j’avais du mal à rester concentrée sur ces bruits. Tout se stoppa net, nous laissa le souffle coupé par le taux d’émotions et d’adrénaline que venait de produire ces martèlements. Je me levais alors lentement, et regardais mes compagnons l’air interrogateur.

    « C’était quoi, ça ? »

    Ma voix tremblait légèrement, étant encore sous l’effet de la peur produite. Personne ne semblait savoir. Etrange.

    « Effectivement… Dormir ici n’est pas vraiment une bonne idée. »

    Nous nous tournâmes tous vers Naël. Je levais les yeux au ciel: quelle perspicacité! Je soupirais avant de reporter mon attention sur la foret, observant la moindre chose bizarre. Pour l’instant, il n’y avait plus rien. Mais personnellement, je n’avais pas envie de rester là. Dolce apparut alors, discrètement, faisant bouger le buisson juste derrière Naël qui se leva aussitôt pour se précipité vers Aelius, qui était la personne la plus proche de lui. Le visage de l’elfe était serein. Elle nous dévisageait de ce même air méprisant qui commençait à vraiment m’énervait. Des hurlements se firent alors entendre, détournant notre attention que l’on portait à l’elfe vers la foret. Les hurlements retentirent à nouveau. C’était des cris non pas humains, mais presque. D’hommes, ou de toutes évidences, de mâles.

    « Des gobelins arrivent vers nous. Ils sont environ cent. Sûrement envoyés par le Seigneur Jean De La Trémouille… Vous comptez servir de repas ? Ajouta Dolce, voyant qu’aucuns de nous n’avaient l’intention de lui répondre ou de bouger. Je jetais un regard apeurée vers mes compagnons qui semblaient aussi terrifiés que moi.
    - FUYEEEEEEEZ! »

    Je sursautais au cri de Naël. Pour une fois, il avait eu une bonne idée. Ainsi, nous nous mîmes à courir vers la foret, dos aux cris. Naël était devant. Il courrait vite, le bougre! Mais il était suivit de près par Aelius, qui ne semblait faire aucuns efforts. Sarah, elle, était quelques mètres de lui. Le Tronc sur ses pas, portant Assoupi qui hurlait qu’il pouvait très bien courir tout seul. Mais Le Tronc avait eu une bonne idée: avec ses petites jambes, Assoupi aurait était déchiqueté par les Gobelins. De mon côté, j’essayais tant bien que mal de les suivre. Mais j’étais nus pieds, et pas tellement forte à la courses à pied. J’essayais d’éviter les branches et les énormes pierres sur notre passage, mais malheureusement, une racine dépassait du sol, et je fus la seule à me la prendre. Je m’écrasais alors lamentablement au sol, en pleine course, m’explosant la cheville. Je relève le visage, et vois que Dolce a encore disparut. Mais ça ne m’étonne pas. Nous sommes sûrement trop lent pour elle. Les cris étaient de plus en plus près. J’essayais de me relever et de me remettre à courir, mais ma cheville me faisait bien trop mal. Jetant un regard affolé vers les hurlements, je ne pu m’empêcher de retenir un cri d’effroi en devinant qu’ils s’approchaient à grands pas, et que personne n’avait repéré ma disparition. J’étais sur le point de m’écrouler au sol, et de me laisser là, tant j’avais le souffle court et mal à la cheville. Heureusement, je vis le visage ferme d’Aelius apparaître parmi les buissons et les arbres. Je fus alors soulagée lorsque je vis qu’il m’avait repéré, et qu’il avançait vers moi en courant.

    « Tu ne peux pas courir ?
    - Non. J’ai trop mal à la cheville.
    - Très bien… J’espère que tu ne m’en voudras pas. »

    Je fronce les sourcils, et ouvre la bouche pour riposter, mais avant qu’un seul son n’est pu sortir de mes lèvres, il se baissa, m’attrapa les jambes en bas des cuisses, juste au dessus des genoux, et me posa sans aucune délicatesse sur son épaule droite. Il se mit alors à courir, plus que je ne l’aurais crut. Je détestais être prise de cette manière, tel un sac à œufs de Dragons! Je lui hurlais alors de me reposer, mais rien n’y faisait, il courrait toujours. Très vite, nous rattrapâmes les autres, les Gobelins toujours sur nos traces. Tous commencèrent à ralentir, sous la fatigue, quand soudain, Dolce apparut d’entre les arbres. Elle prenait maintenant possession du groupe, devant Naël. C’était une bonne chose, car, bien sur, Naël courait n’importe où, et nous, nous étions tous en train de le suivre. Soudain, la foret disparut, et une nouvelle fois, le sol avait disparut de dessous nos pieds, nous laissant tous tombés dans le néant. C’était une horrible sensation. Aelius m’avait lâché sous le surprise, et, comme les autres, je tombais dans une vide inconnu, jusqu’à ce qu’une sensation étrange prenne possession de nos corps. Il faisait froid. Très froid. Nous nous éclatèrent pitoyablement dans l’eau, nous fouettant le visage et le reste du corps par la même occasion… Lorsque je sortis la tête de l’eau, l’endroit était totalement différent. Plus paisible. Plus calme. Plus éclairé. Plus doux. Et il n’y avait plus cette sensation d’être observés. Je sortis alors avec peine de l’eau, m’étalant sur l’herbe, à bout de souffle...










    => Aelius ?
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 24 Aoû - 11:43


    L'orientateur de la flèche a décidé, à cet instant même un flèche traverse le groupe d'Aventurier et vient se ficher dans la fesse de Naël. Veuillez en tenir compte.

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Ven 28 Aoû - 16:18


    Et bien, le temps d'Aelius étant passé, la sanction viendra lorsque Dieu sera dans une humeur beaucoup plus machiavélique. C'est maintenant à celui qui a une flèche planté dans le derrière d'intervenir.


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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 31 Aoû - 15:38

    Nous étions tous emprisonnés dans la folie du domaine de La Trémouille. Et bizarrement, par les événements qui se déroulaient je me surprenais moi-même, jamais je n’avais couru aussi vite ! Et j’avais senti que j’aurais pu continuer comme cela pendant longtemps, s’il n’y avait pas eu Dolce-Aléria. Contraint de m’arrêter je regardais mes compagnons arriver, je fus très surpris de constater qu’Aelius portait quelque chose sur lui… Mais… mais c’est Eliana ! Comment pouvait-il se permettre de la porter ainsi ! Cela était contre le grès de la demoiselle au vu de ses cris, je m’apprêtais à protester lorsque tout à coup je me sentis flotter dans l’air. Sensation merveilleuse ! De plus tous mes compagnons m’accompagnaient, mais étrangement ils ne semblaient pas apprécier la sensation, pourtant à s’élever ainsi il n’y avait pas de danger ! La vie ne pourrait être que meilleure !

    *Plouf !*


    Le sol, cet odieux être terre à terre est venu me rentrer dedans ! Alors que je m’élevais il est venu me rattraper et m’a forcé à m’étaler contre lui, le pire c’est qu’il a reçut le concours de l’infâme chose liquide et froide que l’on appelle couramment l’eau. Donc trempé jusqu’au os, surpris qu’au lieu de m’élever je ne faisais que tomber, je mis un certain temps à me relever. Je retenais les insultes, amplement mérités du sol et de l’eau, qui me venaient à la bouche, insultes que mes compagnons soldat m’avaient enseignées mais que j’avais appris à taire à cause de la réaction de mon père. Son derrière s’en souvient encore. Une fois sur mes deux jambes, j’observais notre nouvel environnement, des fois qu’il soit dangereux, mais je n’y décelais rien de tel. De l’eau de l’herbe, une lumière douce, reposante. J’avais été le dernier à me relever et j’étais encore au milieu de l’eau alors que mes compagnons avaient gagné le rivage. Même si l’eau était suffisamment claire pour voir ce qui s’y trouvait je me dépêchais de les rejoindre, on n’était jamais trop prudent. Mais avant même que mon pied ne se pose sur la terre ferme...

    ***

    A des lieues de là, dans la forêt de Pinaclès. Dalgo’honrt, Centaure qui attendait un bouclier pour récupérer son trône rencontra son frère Sisto’honrt, celui qui lui avait volé le pouvoir.
      « Et bien Dalgo ? On s’amuse bien à regarder les autres gouverner ?
      - Sisto’honrt.
      - Oh je t’en prie, pas de cela entre nous, nous sommes frères après tout !
      - C’est la loi, je la respecte.
      - Ah oui, c’est vrai tu es soumis à la loi, à ma loi, bref à moi… Ha ha ha ! Et rassures toi, cela va durer encore longtemps ! Je n’ignore rien de ce que tu es allé faire pendant ton petit voyage dans le monde. Tu n’as pas ramené le bouclier, tu n’es pas allé demander de l’aide aux autres Centaures, il ne reste donc plus que les humains. Quoi que tu leur ais demandé da faire ils n’arriveront pas à l’accomplir, ils sont trop stupides, c’est pourquoi je ne crains rien de toi. Oh tu me fais ton regard assassin ! Mais tu sais bien que cela fait des années que je n’en ai plus peur, par contre si jamais tes stupides humains essayent de se montrer dans mon domaine, voilà ce qui les attend ! »
    Sisto’honrt leva son arc, enclencha une flèche et tira son trait puissant au loin. La flèche rencontra un flux de magie comme il y en a souvent dans la forêt de Pinaclès et changeât brusquement de direction. Elle filait maintenant vers le Nord, vers le Marron. Continuant sa trajectoire sans aucun souci des lois de la gravité, elle pénétra sans dommages dans le château de Jean de la Trémouille, rien ne semblait l’arrêter, même pas les murs de ce manoir, mais elle trouva plus forte qu’elle, des fesses.

    ***


    « AÏE !! On nous attaque ! Je suis touché ! Je vais mourir ! » Avant de défaillir je vis que j’avais bien donné l’alarme, tous le monde avait sorti son arme et inspectait les environs.

      « Naël ! NAËL ! Réveilles-toi !
      - Laissez-moi faire, je vais lui tapoter la joue…
      - Non c’est bon Le Tronc ! Je vais continuer.
      - Queskispasse ?
      - C’est bon il se réveille.
      - Bon faut pas traîner, Le Tronc tu le portes, on va essayer de sortir d’ici cela devient trop dangereux.
      - Ah bon, et depuis quand tu crois que c’est dangereux ?
      - Je te signale Elfe Noire, que moi au moins je n’ai jamais quitté la troupe.
      - Et bien moi je peux t’affirmer que cette flèche ne vient pas de ce château…
      - Ah ? Alors elle vient de ton arc ?
      - Euh, on n’avait pas dit qu’il fallait sortir d’ici ?
      - Il n’y a pas de sortie, tout est fermé. »

    Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait autour de moi, je décidais donc je me lever pour voir ce qui se passait autour de moi.

    *Spaf !*


      « Mais c’est pas de ma faute, c’est lui qui a sauté de mes bras ! »


      « Assoupi a raison, il n’y a aucune issue ici. »


      « C’est une fillette ce type à tout le temps tomber dans les pommes… »


    J’ai mal, atrocement mal, j’ai mal partout. Surtout aux fesses quand même. Mais bon, ça va mieux là, je crois que je vais essayer de me lever. Comme il fallait s’en douter, Assoupi dormait, Aelius et Dolce-Aléria étaient tous les deux isolés dans leur coin, les plus opposés, bien sûr, et Sarah, Eliana et Le Tronc discutaient doucement. Je senti un drôle de souffle sur mes jambes, et en y regardant de plus près je vis que mon pantalon avait disparut. Des lambeaux de ce vêtement m’enserraient le bassin, faisant revenir à la surface un douloureux souvenir. Je compris pourquoi mon pantalon avait disparut, le rouge me monta aux joues tandis que j’essayais d’oublier ce que mes compagnons avaient du voir pour me sauver. Je n’eus bientôt qu’une seule idée en tête, enfiler un pantalon, heureusement j’en avais plusieurs, et ils m’attendaient dans mon sac. Sac qui était avec ceux des autres, derrière le groupe de ceux qui discutaient. J’allais devoir les contourner dans cette tenue peu présentable… Mais être assis ainsi étant très douloureux je me relevais avec difficulté et me dirigeais vers les sacs. Forcément mon agitation avait été remarquée par mes compagnons qui s’inquiétaient pour moi, et je répondais à leurs questions tout en continuant ma quête de pantalon. A me voir m’obstiner à enfiler le vêtement ils ne purent s’empêcher de sourire, tout en me renseignant sur notre situation. Ainsi nous étions toujours dans le château et pas près d’en sortir car il n’y avait pas de sortie. Dolce-Aléria et Aelius n’avaient pas parlé depuis un moment, et les autres avaient essayé, en vain de trouver une solution. La situation était désespérée et je tombais, plus que je ne m’asseyais, au sol.

    « Ouch ! » Revenu à une position plus verticale sous le regard amusé des autres, et même d’Assoupi qui avait ouvert les yeux pour l’occasion, je ne pensais qu’à me lamenter. Heureusement que cela était en silence, sinon je n’aurais pas entendu Dolce-Aléria déclarer : « J’ai peut-être une solution… »

    Malheureusement pour nous, nous ne pûmes entendre la suite, un bruit intense vient nous percer les oreilles, par bonheur il fut aussi bref que puissant. Légèrement hagard à cause de ce son nous ne remarquâmes pas tout de suite qu’une brèche s’était formée dans le mur, sûrement la suite logique de ce bruit. Soulagé, quoique légèrement effrayé, je remerciais d’un regard Dolce-Aléria, car ce devait être elle qui nous avait sauvé. Bizarrement elle n’avait pas l’air d’être fière de ce qu’elle venait d’accomplir, mais suivant Sarah pour m’engouffrer dans la bèche je ne me questionnais pas plus longtemps. Le chemin était étroit, je pensais au pauvre Géant qui ne devait pas se sentir très à l’aise, mais bientôt le chemin déboucha dans une autre salle, toute aussi rocheuse que celle d’avant. Et de nouveau, l’horrible bruit intense se fit entendre, mais tout aussi bref qu’auparavant. Et avant de pouvoir interroger Dolce-Aléria de la raison de cette nouvelle démonstration de ses pouvoir je remarquais qu’au niveau du milieu de la pièce se trouvait une fontaine apparue lors de ce court intermède assourdissant. Prudemment nous nous approchâmes d’elle, dans son fond il y avait de nombreuses pièces d’or.

    Tout dans l’atmosphère avait l’air d’attendre quelque chose, même le son de l’eau qui coulait doucement laissait entendre que l’on attendait quelque chose de nous. Je me fis alors une réflexion qui m’étonna par sa sagesse, ce que l’on attendait sûrement de bous était qu’on s’empare des pièces, seulement dans ce château hanté il devait être très dangereux de faire quelque chose pareil. Je ne partageai pas ma trouvaille avec les autres car leur immobilité montrait que pour l’instant personne n’avait la moindre envie de plonger la main dans l’eau pour saisir les pièces. Conscient que cela devait faire plusieurs minutes que nous contemplions les pièces mais que rien ne se passait, j’essayais de parler, et je n’y arrivais pas ! Alors que jamais je n’avais pu me retenir de parler, en cet instant je n’arrivais pas à former le moindre son ! De même que je ne pouvais bouger aucune partie de mon corps, hormis mon bras. Et j’eus l’affreuse conviction que le seul mouvement que je pourrais accomplir correctement serait celui qui me conduirait à m’emparer d’une de ces pièces dorée. M’étonnant de la nouvelle dimension de mes réflexions je me demandais s’il n’y avait pas un rapport avec l’évènement qui s’était produit tout à l’heure et qui m’empêchait désormais de m’assoir tranquillement. Je ne pus poursuivre mes interrogations car, notre environnement changeât de nouveau et brusquement. Ce coup-ci nous étions à l’air pur, et exposés à la pluie…

    « Oh ! Nous sommes sur les toits du château ! Mais… mais… je peux enfin parler ! C’est merveilleux ! »



-Dolce-Aléria D’Antuo.

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mar 15 Sep - 20:58

Note; ma légende;
Aelius ; Assoupi ; Dolce ; Eliana ; Le Tronc ; Naël; Sarah;

    « Si tu étais resté muet, là ça aurait été merveilleux.», puis dans un murmure audible que par moi-même j’ajoutai d'un air sournois, « Oups encore une mauvaise vérité. »

    Nous étions sur les toits du château, et cet abruti ne trouvait rien de mieux que d’exclamer sa joie. Techniquement nous n’étions plus à l’intérieur, c’est un fait avéré, mais toujours dans l’enceinte du château, donc toujours sous l’emprise du Seigneur De La Tremouille et de son jeu illusoire. J’avoue que je ne m’étais pas attendu à me retrouver en de telles hauteurs en tentant d’ouvrir des brèches dans ce faux décor. C’était déjà mieux que rien direz-vous, mais certainement pas assez pour s’en sortir définitivement. J’en avais assez de devoir me coltiner l’incompétence de cette troupe. Les humains sont trop faibles face à la magie, les nains trop petits pour y résister, l’elfe trop naïve et les géants ont un cerveau hermétique à tout ce que ce qui les dépasse. Autant dire que j’étais bien avancée. Au moins ils étaient unis, ils avaient une force qui était leur. Reconnaissons-le.

    La pluie avait visiblement cessé de tomber. Il faisait nuit, et une demi-lune éclairait le ciel. Il y avait un problème. Pourquoi étions nous à plus de cinquante mètres de haut sans ressentir la moindre bourrasque de vent ? Pourquoi alors qu’il avait plu énormément la pierre n’était pas humide ?

    « Et maintenant au fait comment pour descendre ? On saute ? », continua Naël.
    « Je crois que j’ai peur du vide…. »
    « QUOI !? »
    , s’étonnèrent en chœur Eliana et De Mandrin face à la révélation du Tronc. N'était-ce pas la pleine lune hier?
    « J’vous ai eu ! », se rattrapa-t-il d’une voix taquine. Nous étions encore victime d'une illusion.
    « Je ne crois que ce soit le moment de s’amuser. »
    « Assoupi a raison, il ne faut pas s’attarder ici. »
    « Pourtant nous avons une belle vue vous ne trouvez pas ? »
    « C’est quoi ce bruit ? »
    « Ah non pas encore hein ! »


    L’elfe avait bien entendu et au loin se faisait entendre un nouveau genre de bourdonnement. Comme des battements d’ailes. Repensant au corbeau qui était toujours parmi nous je me demandais dans quel état d’esprit il se trouvait. J’étais sûre que ces battements ne provenaient pas de lui, mais bien de volatiles plus imposants. Bien vite dans la pénombre, se dessinèrent des ombres mouvantes. Nous pûmes donc tous voir ce qui se dirigeait à grande vitesse vers nous, des aigles royaux aux serres et becs démesurés. Incroyable tout ce que l’on peu faire naître d’un peu de fausseté et d’une grande part de sadisme. Décidément Jean De la Trémouille était un être tout à fait fascinant. Il avait une imagination de torture et d’épreuves relativement bien développé pour un humain. S’il ne s’acharnait pas sur nous, donc sur moi, parce que les autres m’importaient uniquement pour notre quête, j’en aurais certainement fait un allié de taille. Pourquoi ne pas revenir le voir par la suite ? Quand j’en aurai terminé avec cette affaire. Un contact comme lui devait être toujours bon à avoir sous son aile. De plus il y avait fort à parier qu’il trouverait facilement de quoi le satisfaire en ma petite personne. Puisqu’il savait tout de nous, certainement trop, il devait savoir quelles étaient nos aptitudes. A vrai dire je le soupçonnais de vouloir nous tester tous. Mais vu la perspicacité dont faisait preuve ceux qui me servaient de compagnons il paraissait évident que jamais nous ne sortirions de là s’ils ne prenaient pas tous, sans exception, la peine d’analyser la situation…

    « AAAAAAAAAAAAAH AU SECOURS DES OISEAUX GEANTS ! FUYOOOOOONS !!! », qu’est-ce que je disais… Comment voulez-vous aller quelque part avec un Naël de Mandrin digne représentant de la race des abrutis congénitaux, autrement dit des abrutis qui n’en ont pas conscience. Au final c’était la pire des espèces, leur connerie est un véritable danger pour ceux qui les entourent…
    « Je peux toujours les chasser d’un coup de bras si vous voulez », proposa bêtement Le Tronc,
    « Ils sont trop nombreux. »
    « Et ils arrivent beaucoup de trop vite. »
    , se complétèrent les humains.
    « Il faut sauter. », dis-je alors. Je me retournais de manière à faire face à tous. Visiblement ils n’étaient pas prêts à faire le pas.
    « Dolce-Aléria ce n’est pas que je doute en tes talents de magicienne, mais avant de nous faire tous mourir peut être pourrions nous réfléchir à une autre possibilité… », m’interpella le nain.
    « Je ne crois que vous n’avez pas bien compris. Vous n’avez pas le choix. Vous n’aurez pas le temps d’aller vous cacher et avec un peu de malchance la tourelle où vous vous réfugierez aura disparu. Jouons au jeu du Seigneur De La Trémouille. C’est le seul moyen de s’en sortir ne l’oubliez pas.», ce fut sur cette phrase que je leur tournais à nouveau le dos, non sans avoir prit la peine de croiser le regard de l’humain. Je ne le supportais pas particulièrement, mais peut être était-il celui le plus capable de s’assurer que tout le monde saute. Quitte à les forcer. J’aurai pu le faire moi-même, concentrer mon esprit et leur donner l’intime conviction de faire les zouaves dans les airs, mais je préférais garder mon énergie pour mon atterrissage. Certes j’avais dit qu’il fallait jouer le jeu de notre hôte, encore fallait-il y jouer de la bonne manière. Faire des brèches n’était pas simple, c’était comme si en agissant de la sorte je menais une lutte contre l’esprit du Seigneur. Alors non cela n’était pas aussi simple qu’il n’y paraissait, surtout qu’avec les années, le bougre en avait fait son domaine de prédilection. Une fois que mes pieds ne touchèrent plus aucun sol je fermais les yeux et là je sentis que tout changeait autour de moi. L’illusion disparaissait petit à petit, tout se réduisait à l’état de forme indistincte. Bien vite la réalité apparut. Et comme si je n’avais que fait sauter par delà une murette mes pieds se posèrent sur le sol. J’étais dans la salle à manger. Dire tout que tout ce que nous avions vécu n’avait eu lieu que dans cette salle. Vraiment doué. Pas assez face à moi, mais il méritait mon attention, au moins un tout petit peu.

    -Pendant ce temps du haut des toits du château, le reste du groupe semblait avoir du mal à se décider. Dolce-Aléria n’avait jamais fait preuve d’esprit d’équipe à leur égard, alors pourquoi se mettre à l’écouter ? Peut être parce que pour le moment elle semblait être celle qui comprenait le mieux comment se sortir de ce mauvais pas. Le Tronc fut le premier à tenter l’expérience, il passa par-dessus les renforts de pierres et disparu dans le vide. Bien vite il fut suivit par Naël, non pas qu’il avait décidé de se lancer il avait été poussé par le hasard portant la main d'Aelius. Ensuite ce fut au tour d'Eliana, mais comme elle craignait un peu la chute, elle sauta main dans la main avec Sarah qui s’était proposée, peut être qu’elle aussi n’était pas totalement rassurée. Il ne restait plus qu'Assoupi et le guerrier. Assoupi avait les bras croisés et il affirmait clairement qu’il ne voulait pas éclater en mille morceaux à cause d’une elfe qui avait complètement perdue la tête, ou pire encore, dont la principale envie était de les faire mourir, tous. Comme Aelius n’était pas du genre à discuter vainement, tous les deux savaient très bien que le Nain de Jardin camperait sur ses positions, il soupira avant de l’attraper par la taille et de le lancer dans le vide, avant d’en faire autant pour lui-même.-

    « Oh je ne suis pas mort ! »
    , dit Naël en passant les mains partout sur son corps afin de vérifier qu’il entier je pense.
    « Et maintenant on fait quoi ? »
    « On retourne à la porte de sortie je suppose. »
    « Oui. Avant qu’il se rende compte qu’il est berné. »

    -Car en effet, si nos aventuriers pouvaient espérer avoir quelques minutes de répit, c’est parce que Dolce projetait au Seigneur Jean de la Tremouille l’image de la troupe entrain de tenter de se battre contre ses armées d’aigles royaux.-

    Nous étions sortis du château, et pour le moment l’intérêt principal du groupe était de s’en éloigner. La pluie avait bel et bien cessé, ce qui n’était pas pour me déplaire. Surtout que je haïssais l’eau. En règle générale, les elfes noirs ne sont pas à l’aise avec l’eau, voire pas du tout. C’est pour cela que le plus souvent quand votre destin elfique est de devenir enchanteresse on vous apprend immédiatement à vous en protéger. Si bien que la pluie ne vous mouille pas, nous nous entourons d’une sorte de voile, et si vous nous regardiez de plus près vous verrez que l’eau coule mais pas réellement sur nous. Donc cet arrêt de pluie m’était bénéfique. Ce n’était pas comme si ce tête à tête avec Jean avait été de tout repos, il avait plutôt été très éprouvant. Battre un ennemi alors qu’il était dans ses murs, des murs qui lui obéissent aux doigts et à l’œil n’était à la portée du premier venu, le château était une fortification parfaite de son esprit. Alors que nous rejoignons la forêt profonde, je repensais au cri terrifiant qu’il avait poussé en découvrant la supercherie, et au message personnel que j’avais reçu. « Nous nous reverrons, seuls. », j’y comptais bien. Il m’était d’avis que les autres avaient du ressentir quelque chose également, de là à ce que ce soit une message, je ne le savais pas encore. Mais il me suffirait de les sonder pendant la nuit pour en savoir un peu plus.
    En parlant de sonder quelqu’un il était où le piaf. C’est alors que je levais les yeux vers le ciel à la recherche de l’oiseau que Le Tronc dans un mouvement maladroit posa son pied trop proche de moi ce qui me déséquilibra. Le hasard voulu qu’un ruisseau se trouve sur ma route, ce qui devait arriver arriva, je tombai dans l’eau. Heureusement pour moi, toute source d’eau je la sens à des mètres et des mètres, donc je ne suis pas trop surprise par le contact. Mais ce qu’il pouvait être désagréable, c’était comme si vous receviez des milliers d’électrochocs dans l’ensemble du corps. Résultat j’étais trempée, et pour le coup complètement, et j’avais ma robe qui allait me coller au corps pendant une bonne heure au moins. Me relevant alors, je pouvais voir que les autres s’étaient attroupés pour voir le spectacle, forcément cela devait constituer un sacré soulagement pour toute cette bande d’ingrats et d’incapables. Passant devant Assoupi qui ne cachait pas sa joie face au comique de la situation, je permis un geste déplacé.

    « Ah ah ah ah ah… AAAAAAAAAAAAAAAAAAAaah ! »

    *plouf*


    « Oups. »
    , étrangement en le voyant à l’eau Naël se précipita pour lui porter secours. Dommage j’aurai bien voulu qu’il coule suite à mon coup de pied de nain. Vraiment là j’aurai bien ri… Regardant la scène d’un œil discret, ce fut avec une méfiance énorme que je sentis une cape se poser par-dessus la mienne qui n’était d’aucune utilité puisque trempée. Aelius… Ce qui me gêna le plus fut son regard intéressé vers mon dos dont une partie était découverte puisque la robe tombait à cause du poids que lui conférait l’eau. Comprenant bien vite ce qu’il avait derrière la tête je me retournais lui faisant face. Mon regard se faisait noir et dur. Plongeant mes yeux dans les siens, j’arrivais à franchir quelques barrières de son esprit. Mais quelque chose m’empêchait d’aller plus loin. Bien. Tout se confirmait. Je murmurai alors, « C’est qu’il n'est pas complètement humain… l’humain. »,
    « J’ai cru apercevoir une clairière plus loin. »
    , nous dit Le Tronc
    « Très bien alors allons-y. »
    L’ensemble de la troupe emboîta le pas à Naël et le géant, si bien que personne ne prêta attention à notre mini altercation, riche en révélations. Demi-elfe, demi-homme. J’en savais déjà beaucoup sur lui, et certainement trop pensera-t-il.
    Nous installâmes le campement, j’avais été cherché la nourriture pendant ce temps. Mais avant même de se mettre à préparer notre repas, il semblerait qu’une discussion s’imposait.
    « Il nous faut retrouver les chevaux. »
    « Ils ont dû trouver le premier coin d’herbe et d’eau potable. Ils ne doivent pas être loin. On les retrouvera demain. »
    « J’ai faim… »
    , ça c’était Le Tronc et il venait de mettre fin à la discussion sérieuse qui avait voulu se mettre en place… Parfait. Je ne suis vraiment pas loin de la vérité quand je dis qu’ils sont incapables.

    Pendant qu’ils faisaient cuire les lapins, car oui j’avais ramené des lapins, je pris un peu de distance par rapport au feu de camp. Il était là mon oiseau. Sur la branche. Il savait que j’étais là, et il écoutait mes pensées, de toutes manières je ne lui laissais pas le choix. Soyons au clair tous les deux mon petit, jamais tu ne viendras me donner de message en public. Tu t’assuras que je sois bien seule, et uniquement seule. Sinon je m’occupe de ton cas. Il avait bien compris la chose, mais je me devais d’être sûre qu’il respecte notre « arrangement ». Je lui envoyais en rafale des images de lui entre les crocs d’une panthère noire affamée. Je le sentis se crisper et il s’envola. J'étais satisfaite. Il ne reviendrait pas de sitôt, pour moi en tout cas. Retournant vers les autres, je pris ma part et allais m'adosser contre un arbre, seule et en retrait surtout. Comme toujours je ne mangeai pas grand-chose sous forme humaine. Pas que les aliments n’avaient pas de saveurs, mais il y avait ce côté bestial en moi qui aimait particulièrement la chasse et le sang frais dans sa bouche. Alors je préférais laisser ce plaisir là à ma deuxième personnalité. A force d’y penser justement, mon être réclama ce liquide rougeâtre. Non pas ce soir. Ce soir je ne les laisserai pas. J’avais des esprits à sonder, et de plus j’étais peut être un trop faible il fallait bien l’avouer. La chasse pour un animal demande des dépenses énergétiques conséquentes bien que le but soit d’en récupérer par l’alimentation. Mais j’avais une aura magique à maintenir coûte que coûte. Laissant couler ma ration au sol, j'aperçus l'hybride qui avait le regard posé sur moi. Il se leva.

    Punitions; La toute première je ne l'ai faite qu'à moitié, donc je continuerai à placer des Oups dans ma prochaine réponse, qu'il y ai une justice quand même xD
    La seconde concernant les actions est réalisée!

    >> AELIUS <<



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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 28 Sep - 18:13

    « Roi de pacotille, ne t'avise pas de la supprimer. Elle m'appartient. »
    Jean de la Trémouille. Aucun de doute la dessus, il n'y avait que lui pour pouvoir percer aussi violemment que simplement la barrière magique qui encadrait mon esprit, le protégeant de toute intrusion extérieure. Pourquoi m'adresser un message? Que comptait-il faire de l'Elfe... Je tournait brièvement mon regard en direction de cette dernière, impassible, le visage neutre, il m'était tout simplement impossible de savoir si elle aussi avait entendu se répercuter dans son esprit la voix du Seigneur des Illusions. Quand aux autres, je ne m'y attardait pas. Le message qui m'avait été adressé ne les concernaient pas... Puis à dire vrai, le fait que la phrase de de la Trémouille suggère une quelconque alliance avec Dolce était beaucoup plus inquiétant que de voir se dessiner à nos yeux un duo composé du dit seigneur et de Naël, par exemple.
    La suite des réjouissances fut simple, mettre le plus d'écart possible entre le groupe et ce satané château. Qui sait, vu la violence des illusions qui avaient corrompues nos esprits, nous n'étions peut être pas encore à l'abri. Nous avancions rapidement, tous dominés par cette volonté de mettre la demeure que nous venions de quitter loin, très loin derrière nous, et c'est ce que nous aurions fait de manière encore plus significative si cette chère Dolce n'était pas tombée à l'eau, suivi de près -et non sans qu'on l'y ai aidé- du nain de jardin. Voilà qui était bien le moment pour de tels enfantillages. Néanmoins, voilà qui allait peut être servir ma cause. La robe de l'Elfe était trempée, il ne pouvait se trouver que là, que dans son dos. Je me devais de vérifier, même si ma manœuvre allait être vite percée à jour par l'enchanteresse, je me devais d'essayer, peut être y verrait je plus clair, peut être pourrais-je enfin savoir ou risquait de nous mener cette femme aux allures de Princesse. Ôtant rapidement ma cape, je vint à m'approcher de Dolce de la façon la plus innocente qui soit, non sans jeter un coup d'œil aux termes qui ornaient son dos. Enchanteresse, hér... Je n'eus pas le temps d'en voir plus, elle me fit face ayant comprise mon manège. Son regard noir plongea dans le mien. Que m'arrivait-il? Pourquoi cette sensation de froid intense me parcourant le corps... Non, tu n'y arrivera pas sorcière. Concentrant mon attention sur les yeux de Dolce, mon esprit vint à reprendre de sa consistance. La sensation de froid qui m'avait envahit quelques secondes plus tôt se dissipait rapidement, je revint donc totalement à moi sous le regard brillant de ma vis à vis, essuyant sa remarque, son murmure acide, en me demandant jusqu'où son esprit avait-il pu interpréter toutes les informations qui lui avait été offertes. Il y avait de grande chance pour que mon identité soit percée à jour, et ce avant même que celle de la jeune femme ne m'ait été révélée.
    Enfin, le reste de la troupe qui ne semblait pas avoir remarqué notre altercation mis fin à notre tête à tête.
    Nous reprîmes donc rapidement la route et arrivâmes à l'orée de la clairière que Le Tronc avait indiqué à l'ensemble de la troupe. Le campement se monta aisément, tous connaissant la tâche qui lui incombait, ainsi Naël, Eliana et Sarah montèrent les tentes tandis que de mon côté, je m'évertuai à créer un feu digne de ce nom malgré les bouts de bois imbibés d'eau de pluie qui servaient de combustibles. Le Tronc avait été mis au repos et prié de s'asseoir dans un coin, je craignais sa maladresse, la troupe n'avait besoin que d'une chose pour le moment, se retrouver tranquillement autour d'un bon feu de bois et d'une bonne nuit de sommeil donc au diable les gestes brusques et incontrôlés pouvant engendrer de nouveaux désagréments. Assoupi aussi avait été mis au repos -pour son plus grand plaisir-, il ronflait de façon sonore allongé contre un imposant chêne centenaire. Dolce quant à elle était fidèle à elle même, chose qu'on ne pouvait lui reprocher. Revenant de la chasse, elle jeta au pied du feu de camps une tripoté de lapins avant de s'isoler de nouveau. J'aurais pu attirer son attention, mais ce n'était ni le lieu, ni le moment.
    La troupe se retrouva bien vite à déguster les mets ramenés par l'Elfe. L'ambiance était étrange, peu parlait, et quand un semblant de conversation semblait se dessiner entre nous cette dernière était rapidement réduite à néant par les commentaires idiots et inappropriés du Tronc et de ce cher De Mandrin. Enfin, il fallait sans doute les comprendre, après tout, ils avaient vécu aujourd'hui beaucoup plus d'émotions que la plupart des hommes vivant sur cette terre. Je ne pouvais que les plaindre, car même moi j'avais été relativement secoué par cette intrusion dans le monde illusoire du Seigneur de la Trémouille.
    Le silence pesant qui c'était instauré ne fut brisé qu'au bout de très longues minutes. Alors que je tournais et retournais Ilendïl entre mes mains, la voix timide d'Eliana se fit entendre.
    « Cette épée, on dirait une arme elfique, je me trompe? »
    « Non, elle a bien été forgée par les Elfes de mon pays. »
    « Aha, s'écria Naël, tu es donc un Elfe! J'en étais sûr, j'ai vu ça au premier coup d'œil! »
    « Ce que j'aime chez toi Naël, c'est ta vivacité d'esprit et la permanente exactitude de tes intuitions. »
    « On dirait une arme appartenant à la noblesse... », reprit l'Elfe des bois en ignorant totalement la remarque idiote de De Mandrin. « Ou l'a tu trouvé? »
    Hum, j'y ai échappé dans le château, peut être aurais-je du m'attendre à affronter leurs question à un moment ou à un autre. Après tout, ils voyageaient avec moi, suivaient mes directives sans sourciller mais ne savait rien de mon histoire, rien de ce que j'étais. Bien sûr que c'était ce que je désirais, c'était mon souhait. Mais contrairement à Dolce, je savais pertinemment que mes compagnons n'étaient pas dupes, encore moins idiots. Combien de temps durerais mon manège? Combien de temps pourrais-je encore espérer cacher mon identité aux yeux de tous? Ce piaf de malheur avait trop parlé, ce qui avait sans doute permit à l'enchanteresse qui se trouvait encore et toujours à l'écart du groupe de comprendre clairement quel était la nature de mon rang, de mon être pourrait-on aller jusqu'à dire. Le tour des autres ne viendrait que trop tôt.
    « Elle appartenait à mon père. »
    « Si je voulais en tirer une conclusion sur toi, commença Sarah d'une voix nette, il me suffirait de te dire que tu fais parti de la noblesse d'une quelconque race elfique. Je me trompe? »Perspicace, en plus d'être mignonne, voilà qui se révélait intéressant. Mais hors de question de cracher le morceau tout de suite. Mon identité doit être sécrète, ou je ne ferais que les mettre en danger.
    « Oui, tu te trompes. Je ne suis pas un Elfe. Quant à mon peuple, il a été décimé. Point à la ligne, j'ai hérité de cette épée c'est tout. »
    Posant mon regard sur l'inscription présente sur l'une des tranches de la lame d'argent que je tenais entre mes mains, je pris l'initiative de ranger cette dernière dans son fourreau. Peut être l'un d'entre eux étaient-ils capable de déchiffrer les écrits elfiques, seulement aucun n'en aurait l'occasion. Et si par le plus grand des hasards, l'un des aventuriers voulaient s'approcher de l'épée, ils se retrouveraient face à une lame vierge, non maniable car n'obéissant qu'à son maitre, qu'au Roi de Tamriel, celui à qui l'épée est destinée. Le silence se réinstalla rapidement, peut être avait-je jeter un nouveau froid sur la troupe; tant pis, il en était ainsi, mon passé m'appartenait et ils en savaient assez pour le moment. Le temps des révélations n'étaient pas venu.
    Détournant mon regard des flammes vives qui dansaient sous mes yeux, je portais mon regard sur celle qui était à l'écart du feu, seule dans la pénombre. Je la soupçonnais être entrain de nous sonder, de nous tester du regard. Et puis pourquoi pas plus en fait? Elle pouvait pénétrer les esprits les plus hermétiques, alors pourquoi ne serait-elle pas tout simplement en pleine découverte des recoins les plus sombres de l'esprit de chacun de ses compagnons? Mon sang de Haut-Elfe me préservait plus ou moins bien de cette faculté perverse qui était sienne, mais qu'en était-il des autres... Eliana, la dernière des Elfes de la troupe était-elle immunisée elle aussi?
    En parlant de cette dernière, elle perçue mon regard tourné en direction de la pénombre, domaine de Dolce.
    « Je ne sais pas quoi attendre d'elle, elle ne semble fonctionner que seule, oubliant l'équipe. »
    « Moi je ne lui fais pas confiance! », déclara Assoupi en un murmure rageur.
    « Peut-être, mais elle reste une alliée de poids. Vous l'avez vu se débattre avec les illusions, sans elle nous ne serions pas aussi avancés et sans doute déjà six pieds sous terre... »
    Reportant mon regard sur l'Enchanteresse, je n'écoutait plus mes camarades débattre sur le bien fondé ou non d'emmener cette femme avec nous. Elle avait remarqué que je la fixait, elle le savait ayant du le sentir. Je me levais rapidement, sous le regard interrogateur de mes compagnons.
    « Demain, on part avant l'aube. Allez vous reposer, je m'occupe du camp cette nuit. »
    Je ne pris pas la peine d'écouter les habituels conseils et recommandations de Naël sur la meilleure façon de surveiller le camp durant la nuit, encore moins les plaintes du Troncs qui trouvait que l'heure n'était pas encore venue de gouter au sommeil. Non, je préférais me diriger vers celle qui faisait bande à part, sous le regard attentif des autres aventuriers. Je parcouru d'un pas las la distance que me séparait de la si mystérieuse enchanteresse, soutenant son regard, j'arrivais néanmoins à ressentir l'étrange crispation qui s'était saisit de tous les membres de la confrérie du feu de bois. Que craignaient-ils encore? Que je me fasse déchiqueter par une bête féroce, ou encore que la jeune femme me fasse me consumer intégralement d'un simple mouvement du bras? Non, je ne craignais rien, ce n'était pas dans son intérêt de se débarrasser de moi, du moins pas pour le moment.
    Adossée contre son arbre, le visage toujours aussi neutre, il m'étais impossible de savoir ce qu'elle voyait ou discernait à travers mon approche; et pour dire vrai, je n'en avait que faire. Arrivé face à elle, je stoppais ma progression, fuyant pour la première fois son regard noir, préférant porter mon attention sur les buissons qui me faisaient face. Un silence s'installa, uniquement briser par le bruit des branches qui s'entrechoquaient, se rencontraient au gré des caresses du vent.
    « Il y a une chose qui me tracasse Dolce, tu permets? », demandais-je d'un ton neutre sans quitter les arbustes qui délimitaient les frontières de notre clairière. Je fit mine d'attendre une réponse, qui ne viendrais jamais j'en était conscient, en posant de nouveau mon regard dans le sien. « Comment fais-tu pour te remettre de toutes les dépenses d'énergie qui ont été les tiennes en ne mangeant rien? »
    Un nouveau silence, silence qui dura plusieurs longues minutes et qu'elle vint briser d'un simple soupir. Quelle réponse pertinente; te dérangerais-je Dolce? Je soutins son regard sans ciller avant de m'approcher des buissons que je contemplais quelques instants plus tôt. « La seule possibilité que je vois, commençais-je lentement écoutant le mouvement des autres aventuriers autour du feu de camp, signe que ses derniers allaient se coucher, nous laissant par la même occasion le droit à un tête à tête intéressant, c'est que tu te nourris autrement. Je me trompe? »
    Un simple sourire vint éclairer le doux visage de ma vis à vis, illuminant ses traits délicats, et alors que tous avaient rejoint leurs tentes, elle murmura le plus simplement du monde une phrase qui m'étais des plus familières.
    « Ce que j'apprécie chez toi, c'est ta vivacité d'esprit ainsi que la permanente exactitude de tes intuitions. »
    Un nouveau silence s'installa alors que je vint à lui faire face. Que vouliez vous répondre, quoi que ce fusse, cela aurait été inutile. Ainsi, elle avait tout entendu des conversations que se déroulaient sans elle, à croire que personne ne pouvait rien lui cacher. Voilà qui pouvait se révéler dangereux.
    Mais trêve de bavardage inutile, elle ouvrit de nouveau la bouche et prononça cette phrase, le regard posé sur mon avant bras.
    « Ainsi, le tiens se trouve ici, intéressant... »Je ne pris pas la peine de réfléchir, elle avait comprit, savait qui j'étais. Ôtant lentement le bandage qui recouvrait les gravures magiques parcourant mon avant bras, je vins à lui permettre de contempler les inscriptions sceller à jamais sur mon corps. Elle ne cilla pas, se contentant de garder une expression de parfaite neutralité peinte sur son visage. Oui, il n'y avait pas de surprise Dolce, tu savais qui j'étais. Tu t'en est toujours douté.
    Reportant mes pas en directions des buissons, je n'entendis que sa voix à hauteur de mon oreille gauche.
    « Roi de pacotille. »
    « Tu n'es pas la première à me le dire aujourd'hui... Mais toi, comment dois-je t'appeler? », murmurais-je en me déplaçant légèrement de façon à me trouver dans son dos. Sa robe était encore humide et même si elle tombait moins que plus tôt dans la soirée, le premier mot gravé à même sa peau apparaissait devant mes yeux. Posant ma main gauche sur la hanche de ma vis à vis, je vint à caresser la nuque de cette dernière avant de rapprocher mes doigts de la gravure elfique. Ce fut à ce moment là que les choses s'accélérèrent. Tirant violemment sur la main qui s'était perdue au niveau de ses hanches, elle m'attira au plus près d'elle, de sa main libre, elle se saisit le poignard qui se trouvait à ma ceinture avant de le pointer au niveau de mon bassin au moment même ou de mon côté je m'emparait du sien pour reproduire en direction de sa personne la même menace physique qu'elle me proposait. Intéressante situation que voilà.
    « Nous voilà dans une impasse. », murmurai-je à son oreille.
    Elle ne daigna pas répondre, instaurant un nouveau moment de silence bien plus pesant que les précédents. Les minutes s'égrainaient sans que rien ne vienne à perturber ce moment de pur intimité. C'est alors que pour la deuxième fois de la journée, je sentis se froid intense se saisir de moi. Non, son corps contre le mien, la proximité, ma fatigue... Elle pouvait en profiter. La repoussant une première fois, je compris bien vite que les assauts de la belle allait être répétés. Aussi calmement que possible je cherchait à la repousser, surtout ne pas perdre mes moyens et encore moins dans un moment comme celui-là, je n'étais pas prêt à occulter le fait qu'elle me menaçait de mon poignard. La moindre erreur de ma part serait fatale. Notre jeu dura de longs instants, moment qui parurent interminables à mes yeux, car même si elle ne parviendrait pas à briser totalement les barrières de mon esprit, la concentration requise pour annihiler ses assauts demandait énormément d'énergie.
    « Nous pourrions rester ainsi toute la nuit tu sais, cette proximité n'est pas sans me déplaire. », soufflais-je aussi nettement que je le pu.
    « Voilà une proposition intéressante... Combien de temps encore pense tu être apte à me servir de jouet. »
    Je m'apprêtais à répondre lorsqu'un bruit sourd dans mon dos attira mon attention. M'écartant de Dolce je fis volte-face et lança le poignard de l'enchanteresse vers la source du dit bruit. Il se planta au sol arrachant à l'homme étalé par terre un hurlement de terreur.
    « Naël, pour l'amour du ciel à quoi tu joues? »D'une voix paniqué il essaya de construire une phrase correcte que je n'eut malheureusement pas la chance de comprendre. Seul les mots « trébuché », « souche » et « bruit » vinrent à la rencontre de mes oreilles. Portant mes pas dans sa direction, je m'accroupis rapidement pour le forcer à affronter mon regard.
    « Tu n'as rien vu Naël... Compris? »N'attendant aucune réponse, je me saisis du poignard planté au sol non sans remarquer les nombreux diamants incruster dans le manche de ce dernier. Belle ouvrage, elfique à n'en point douter et en aucun cas destiné à une simple représentante de la dite race. Un statut particulier, voilà qui confirmait mon intuition. Me redressant d'un mouvement brusque tout en lançant l'arme à celle qui était sa maîtresse, elle l'attrapa au vol avant de me rendre la pareille.
    « On dit que l'arme d'un guerrier parle pour lui. La tienne était des plus bavardes. », soufflais-je en direction de la sorcière. Cette dernière ne répondit rien, relevant à peine l'attaque que je lui avais adressé. Préférant porter son attention sur cet idiot de Naël qui avait toutes les peines du monde à se relever, elle déclara d'un ton mielleux;
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Aelius
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 28 Sep - 18:19

    « Ce n'est pas bien d'écouter derrière les arbres Naël, décidément ton éducation laisse vraiment à désirer. »

    Hum, il était temps pour moi de disparaître. Je ne pouvais me permettre de rester plus longtemps en présence de la jeune femme, Dieu seul sait ce que De Mandrin avait entendu, cru voir. Rangeant mon poignard à ma ceinture, je tournait rapidement le dos aux deux aventuriers avant de repartir en direction du cœur du camp, guidé par les flammes dansantes entre les tentes.
    « C'est Dolce-Aleria, en aucun cas Dolce, est-ce clair? »
    Le ton employé était tranchant, glacial. Je ne stoppais pas pour autant ma progression, bien au contraire. N'espérait-elle quand même pas que je prolonge notre tête à tête? Ou que je lui accorde une nouvelle fois plus d'attention qu'elle ne le méritait. Rapidement, je vint à m'asseoir au plus près de la source de lumière qui était nôtre en cette soirée. J'entendis Naël se hâter pour rejoindre sa tente, arrachant au passage un faible grognement de la part d'un Assoupi légèrement dérangé dans son sommeil par le jeune homme.
    La nuit allait être longue. Ne tournant plus une seule fois le regard vers Dolce, je me contentais d'attendre patiemment que l'heure soit venue de réveiller tout le monde. Néanmoins je sentais son regard posé sur moi, pour une fois elle ne désertait pas le camp pour les ombres accueillantes de la forêt.

    La nuit passa sans qu'aucun incident ne se produise. Dolce ne m'avait pas quittée des yeux de toute la nuit, et ce ne fut que par deux fois que je vint volontairement à poser mon regard dans le sien.
    « On se lève! », criai-je brièvement à l'ensemble des aventuriers résidant dans les tentes avoisinantes. Le jour n'était pas encore levé, je les avaient prévenus que nous nous mettrions en route le plus tôt possible. Je ne voulais pas perdre trop de temps à chercher les chevaux qui nous avaient lâchement abandonnés, une fois ces derniers retrouvés, notre progression ne serait que plus rapides. Mes compagnons émergèrent rapidement de leurs sommeil, déjà vêtus et prêt à repartir. Seul un Naël livide ne semblait pas réellement dans son assiette, ce qui eut pour effet d'inquiéter légèrement la timide Eliana.
    Une fois les affaires correctement rangées, nous nous mirent en route. Nos pas se portèrent d'abord en pleins cœur de la forêt qui encadrait la clairière nous ayant accueillis pour la nuit, ce ne fut qu'aux premières lueurs du jour que nous arrivâmes face à un sentier qui faciliterait grandement notre progression. Le dit sentier nous guida longuement, jusqu'à arriver face à une biffurcation qui scinda notre groupe en deux. D'un côté un Naël jugeant que le chemin de droite était sans doute possible le plus adéquat, de l'autre le reste du groupe qui refroidis par le dernier choix de De Mandrin -vous savez, s'abriter dans le château si accueillant de ce cher baron- préférait l'idée d'un choix opposé à celui du jeune homme. Ce fut quand Dolce donna son avis que l'un des membres prit parti pour le jeune noble.

    « On prend la voie de gauche. Je pense que cela serait plus intelligent de ne pas se fier à l'intuition de cet idiot. »
    « Ça me fais mal de le dire mais je préfère encore écouter Naël plutôt que cette sorcière. »

    Moment de flottement intense, mais au combien amusant. Je ne pu m'empecher de sourire en sentant venir l'attaque d'une Dolce qui se contenta dans un premier temps de demander à Assoupi si son peuple comptait beaucoup d'individus, encore plus lorsque ce dernier se lança avec fierté dans une tirade visant à vanter les mérites de son peuple. Alors que dire lorsque d'une voix tranchante elle lança un bref, « C'est parfait vous formez une source inépuisable pour le lancé de nain. »
    J'aurais pu rire, cela aurait été de bon coeur, mais ce n'était pas le moment. Un hénissement relativement proche était parvenu.
    « Pardon de vous couper, soufflais-je brievement, mais Dolce à raison, les chevaux ne sont plus très loin, ont prends à gauche. »

    Nous nous engageâmes donc sur la dite voie et peu de temps s'écoula avant de nus retrouver face à nos si courageuse monture. Bien, la route allait nous paraître moins longue maintenant.

    ps; Sarah disparaît après ce post;
    >> Eliana
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 5 Oct - 21:19

    Personellement, j'aurais bien suivit Dolce. Bien que je ne l'aimais pas, hors de question de suivre Naël ; il nous avait déjà perdu plus d'une fois, sans compter son incroyable idée de dormir dans ce château, et en plus, c'était un homme, et Dolce une femme. Et je ne faisais confiance qu'aux femmes... Et à Aelius, mais lui, c'est différent. Je ne lui fais confiance qu'aux questions de chemin, ou de pratique, bref, tout ce qui peut toucher de près ou de loin à cette quête, point. De toute manière, on ne peut pas avoir confiance en eux, les hommes sont tous les mêmes : vils, cruels et misogynes. Passons...
    Finalement, nous décidâmes d'écouter Dolce, et elle avait – encore – raison. Soupirant de joie en voyant nos montures, je me précipite vers eux, histoire d'en caresser un. Je choisis celui qui est le plus éloigné du groupe, histoire de l'emmener avec ces confrères. Nous allions reprendre la route, et sur le dos d'un cheval, si c'était pas le paradis, ça ! Ces dernières heures avaient été éprouvantes, et me cheville me titillait encore. D'ailleurs, si on s'en sort, il faudra que je pense à dire merci à Aelius. Après avoir rectifier deux ou trois petites choses sur les chevaux, et avoir fait une mini pause de quelques minutes, il fut convenu que la route allait être reprise. Alors que je montais sur mon cheval, la voix de Naël se fit entendre :

    « Ah ; mais attendez une seconde... On a plus assez de chevaux ! Puisqu'il y a Sarah avec nous. Donc, au lieu de... - il jeta un coup d'oeil sur tous les chevaux, avant de reprendre la parole – quatre chevaux, nous devons en avoir cinq ! »

    Silence. Je regarde mes compagnons qui semblent complètement anéantis par cette annonce... Hum... Sarah prend alors la parole pour répliquer une chose que nous tous pensions.

    « C'est gentil de ta part Naël, mais... On ne peut pas trouver de chevaux en pleine foret, tu sais.
    - Tu n'auras qu'a prendre le mien ! Je te le donne ! »

    Elle hôche doucement la tête, et monte sur la monture du très courtois Naël. Courtois, certes, mais un peu débile sur les bords d'après moi. Que compte-il faire à présent ? Marcher à pieds à nos côtés ? Non, vraiment, parfois, il me désespère. Se rendant compte de son erreur, il fait le tour de ses compagnons, qui le regardaient, les sourcils levés.

    « Bon, et bien ! Qui me fait une petite place ?! » lance-t-il d'un ton joyeux.

    Nouveau silence. Personne n'avait vraiment envie d'avoir un Naël avec soit. Non pas qu'on le détestait, du moins, pas moi, mais il était un peu énervant, et à vrai dire, ça ne m'enchantait guère de l'avoir avec moi sur mon cheval. Déjà, à cause de sa fâcheuse tendance à parler pour ne rien dire, mais aussi et surtout, parce que, depuis la fameuse scène dans la château, j'étais plus que gênée en sa présence. Mais bon, personne ne se décidait, et j'avais sûrement un trop bon fond pour le laisser seul. C'est donc, pas vraiment avec beaucoup d'enthousiasme que je déclarais:

    « Monte. »

    Voyant que c'était moi qui venait de lui proposer cela, notre très cher prince tourna le visage dans ma direction. Son sourire s'effaça légèrement – sûrement devait-il être autant que moi enchanté de partager la route ensemble après ce qu'il s'était passé -, mais il monta tout de même. Voyant qu'il n'arrivait pas vraiment à monter correctement, sachant que j'étais déjà sur le cheval, je lui pris la main, et le tira. Il vint donc s'installer derrière. Bien ! Tout était prêt et chacun avait son cheval. Sarah était sur le sien avec Assoupi, Naël et moi sur le notre, et enfin, Aelius en avait un pour lui tout seul. Le Tronc n'avait pas besoin de cheval, évidemment ! Et pour ce qui est de Dolce, elle avait encore disparut. sûrement devait-elle nous espionner de loin, ou peut-être était-elle déjà partit devant nous. Quoi qu'il en soit je trouvais cette fille étrange, et elle ne m'annonçait vraiment rien qui vaille. M'enfin, bref.
    Nous reprîmes donc la route, dans un silence incroyable. Personne ne parlait. Pas même Naël. Ca m'inquiètait un peu, et souvent, je me retournais pour le dévisager ; il n'avait pas vraiment bonne mine, et ça me faisait un peu peur. Manquerait plus qu'il tombe malade, ou un truc dans l'genre ! Plusieurs fois, je lui demandais si il était sur que tout allait bien, et à chaque réponse, j'obtenais juste un petit signe de la tête.
    Nous ne suivions pas vraiment un chemin. Aelius était devant et nous guidait. Il était suivit par Sarah et Aelius, par Naël et moi, et en dernière position Le Tronc. Nous fîmes une pause pour manger un morceau. Pas grand chose. Le repas du soir était le moment où nous mangions le plus et surtout, le mieux ; et il faut le dire, grâce à Dolce. Bref, cette journée de voyage tranquille m'avait permis de réfléchir à deux ou trois choses. Déjà, à Aelius. Il n'avait pas vraiment été à l'aise, d'après moi, lorsque nous avons parlé de ce qu'il était réellement. Un Elfe ? Un Homme ? Ou un Semi-Elfe ? Je n'en était pas certaine. Ce dont j'étais sûre, c'est qu'il n'était pas qu'un simple humain... Non, sinon, il n'aurait pas cette épée. Elle avait été faite par des Elfes, et j'avais reconnu cette finesse immédiatement. Il nous avait qu'il avait hérité de cette épée par son père, et si c'était le cas, alors, lui aussi avait un rapport étroit avec les Elfes. Il était rare que notre race fabriquait des épée ou même des armes tout court, pour les Humains. Mais peut-être que la famille d'Aelius avait rendu un grand service à des Elfes ? Bof ; je n'y croyais pas trop. Non, si cela avait été le cas, je suppose qu'il en aurait parlé. Mais là, il semblait pressé de ranger son épée et de clore la discution.
    La deuxième chose à laquelle j'avais également pensé tout le long de la journée était ce que s'était dit Dolce et Aelius. C'était étrange qu'ils aient un petit tête à tête comme ça... Surtout que Naël y avait été, et discret comme il est, je suis certaine qu'il s'est fait voir. Mais qu'il n'a eu le droit de ne rien dire... Je verrais, peut-être que je le prendrais entre quatre yeux pour savoir ce qu'il s'était dit l'autre soir... Je sais, je suis curieuse. Un peu trop même, parfois, je pourrais faire n'importe quoi pour qu'on me dise quelque chose. Mais bon, tant que j'assume, c'est bon, non ?
    Le soir venu, nous nous décidâmes de nous arrêter près d'un lac. L'endroit me semblait étrange, mais bon, je n'ai rien dit. Après tout, je n'avais pas vraiment d'arguments pour que l'on trouve un autre endroit où nous reposer. Résultat, comme tous les soirs, chacun fit ce qu'il devait faire. Naël, Sarah et moi, nous montions les tentes. Aelius allumait un feu digne de ce nom, pendant que Le Tronc faisait le tour des alentours pour voir si rien n'allait nous mettre en danger, et il revint au bout de quelques minutes, souriant : rien n'allait nous attaquer cette nuit ! Dolce apparut alors, avec ces lapins morts, et, en un rien de temps, elle se retrouva dans un coin, comme à son habitude. Je soupire, et vint m'assoir auprès d'Aelius pour préparer les lapins, avec l'aide de Sarah. Assoupi est allongé dans l'herbe, un petit sourire aux lèvres, satisfait de son sort. Nous mangions tous ensemble, dans la bonne humeur. Chacun parla un peu plus que pendant le voyage, et nous nous mîmes même à rire, pour une fois. Assoupi alla se coucher dans un grognement, suivit par Naël qui était fatigué comme jamais. Aelius devrait peut-être aller se coucher. Il avait déjà surveillé le camp la nuit dernière... Je porte mon attention sur Dolce en pensant à Aelius. Elle n'était plus sous son arbre. Pendant qu'on parlait, elle avait dû partir.

    « Tu devrais peut-être aller te reposer. » Proposais-je timidement à Aelius.

    Il n'avait pas l'air vraiment enchanté à cette idée, mais sûrement sous la grosse fatigue, il décida d'aller se coucher. De toute façon, c'était tout aussi mieux pour lui que pour nous, au moins, demain, il pourrait encore prendre la tête du groupe sans fatigue. Il ne restait plus que Sarah, Le Tronc et moi. Mais bien vite, le géant s'endormit, ronflant bruyamment. Sarah était vraiment gentille. Au fond, on se ressemblait un peu, elle et moi. Je pense qu'elle pourrait devenir une très bonne amie. Mais pour l'instant, je ne la connais pas vraiment. Enfin, bon. La nuit avancée, et je ne ressentais aucune fatigue. Sûrement dû au fait que nous n'avons pas été attaqués dans la journée, et que nous avions passé tout le jour sur le dos de nos chevaux.
    Il faisait chaud. Extrêmement chaud. C'était presque insoutenable, surtout étant près du feu. Je me demandais comment faisait Le Tronc qui dormait à moins de deux mètres du feu de camp. Sarah avait chaud aussi, et nous décidâmes de profiter du lac qui était à notre disposition. Après tout, on puait, et c'était une occasion de nous laver. Retirant ma robe que je jetais sous un arbre, il ne me restait plus que sur les épaules une espèce de chemise légère, m'arrivant au milieu des cuisses. Nous prenant la main, nous entrâmes dans l'eau tiède du lac en riant. On espérait ne pas avoir réveillé les autres, mais apparemment, ce ne fut pas le cas, puisque personne ne parla, ni ne grogna.
    Je nageais dans le bonheur, ou plutôt, dans l'eau transparente. C'était un vrai délice, et ça nous faisait un bien fou. Nous étions comme deux petites filles, et c'était assez agréable. Il se faisait tard, mais on ne s'en rendait pas vraiment compte. Quand soudain, quelque chose effleura ma jambe. Poussant un petit cri, pendant que Sarah explosait de rire, je me rapprochait de la rive.

    « Sarah, reviens par là... Je suis sûre qu'il y a des bêtes étranges là dedans ! »

    Elle rit un peu plus, s'avançant lentement vers moi. Tout à coup, elle poussa un cri à son tour, mais cette fois, il fut plus fort que le mien, et elle semblait terrorisée. Elle essayait de nager plus vite, mais quelque chose l'en empêchait. Elle poussa un autre cri, et me jeta un regard stupéfait. Moi, pétrifiée, je ne réagis pas sur le coup. Elle poussa un autre cri, et je me jetais dans l'eau pour l'aider. Je ne savais pas ce qu'il se passait, mais je ne pouvais pas laisser Sarah paniquée de cette façon. Je nageais aussi vite que je pouvais. Mon père m'avait appris à nager lorsque je devais avoir cinq ans. Peut-être un peu plus. J'avais un peu bleue de l'eau, mais plus maintenant.
    Elle se débattait contre quelque chose d'invisible. Je ne voyais rien dans l'eau, et pourtant, j'avais l'impression que quelque chose, ou quelqu'un, l'attirait vers le bas. J'arrivais enfin à son niveau, elle était complètement paniquée. Mais à présent, je voyais, plus ou moins, ce qui la perturbait. Quelque chose de sombre tenait son pied. Elle s'était tenue à la surface de l'eau pendant quelques instants, et elle n'avait plus de force. Il fallait faire quelque chose. Je décide de plonger. Une fois sous l'eau, tout me paraît flou. Plus flou encore que lorsqu'on ouvre les yeux sous l'eau. C'était étrange, et j'avais presque envie d'aller vers le fond voir ce qu'il pouvait bien y avoir. Mais j'avais une mission : aider Sarah. C'était une espèce de tentacule noire qui tirait le pied de l'humaine, l'attirant vers le fond. Le long bras gluant devait appartenir à une bête étrange, que je n'avais jamais vu, et qui devait se trouver tout au fond du lac.
    Attrapant la tentacule, j'essayais de lui faire lâcher prise, en vain. Et le souffle me manquait. Revenant à la surface, je choisis une autre méthode qui ne me semblait guère la meilleure ; mais je n'avais rien d'autre. J'attrapais alors Sarah, passant mon bras entre sous coup et sa poitrine, passant sous ses bras, et la tirant vers moi. Je tirais tant que je pouvais, et aussi fort. Nos cris n'avaient pas réveillés les autres, malheureusement. La bête lâcha enfin le pied de la jeune femme, et nous coulâmes sous le coup. Je la lâche, et reprendre prendre mon souffle. Je lui jettes un regard, m'assurant qu'elle n'a rien, et commence à nager vers la rive. Elle me suit de près, tant mieux. Je pose mon pied sur le sol dur. L'eau m'arrive au niveau du cou, mais au moins, on pouvait marcher. L'eau du lac se mit à bouillir alors. Je fronce les sourcils, et, d'un bon, une immense tentacule sort de l'eau. Poussant un cri de terreur, je me précipite vers le bord, tandis qu'une autre tentacule sort de l'eau pour venir frapper la terre, cherchant sûrement à nous écraser. Cette fois, nos cris, et les secousses produites par la bête réveillent nos camarades qui sortent de leur tente, quelque peu paniqués, par la façon dont ils ont été réveillés.
    Les deux tentacules frappaient le sol avec une violence incroyable. Sarah et moi étions dans la même situation. C'est à dire, allongée au sol, n'arrivant pas à se relever – sous la peur, sûrement – et essayant d'éviter les énormes tentacules noires.









    Je sais pas si ce que j'ai fait c'est bon >.<

    M'enfin bon, si c'est mauvais, ou quoi, vous le dîtes, et je réécris mon sujet (:



    Breeef... Assoupi ? Je te passe le relais !
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Ven 9 Oct - 20:20


Dolce-Aléria ayant eut une très bonne idée... Ma légende :
Aelius : Assoupi : Dolce-Aléria : Eliana : Naël : Le Tronc : Sarah



    Courir en tous sens, sans raisons et sans bouger au final ne m’avait pas du tout, mais alors pas du tout plu ! De plus être manipulé ainsi par un type à l’évidence totalement fou mais qui devrait être mort et enterré depuis longtemps défie toute logique, et cela je déteste. Et bien entendu, pour cette merveilleuse idée je dois remercier cet imbécile de Naël et sa couardise. Couardise qu’il possède mais dont il n’est pas au courant, dans le genre crétin on fait difficilement pire !

    Mais enfin, une fois sortis de ce château de malheur, le voyage se passât plutôt bien jusqu’à ce que, un soir près d’un lac je me sois endormi. Mais vraiment ! Bien entendu je dors tout le temps, mais à chaque fois je garde une certaine conscience de ce qui m’entoure. Et oui, sans cela on aurait toujours pu me surprendre alors que je piquais un petit roupillon. Donc la plupart du temps, s’il y avait quelque chose de dangereux ou d’important mes oreilles se chargeaient de me réveiller. Mais lorsque je sue fus réveillé par Naël, tombant sur moi tout en essayant de se précipiter hors de la tente je compris que quelque chose clochait dans mon sommeil. La tête pleine de questionnement divers, dont le principal était : Et si je suis malade est-ce que je suis vraiment obligé d’avoir des suppositoires ? Je suivais le mouvement et découvris avec horreur des sortes de tentacules qui attaquaient en tout sens.

    Je vis Aelius sortir un arc, accompagné dans son mouvement par l’Elfe Noire, bientôt leurs traits meurtriers jaillirent. Ce qui permit à Eliana et Sarh de se relever, la jeune elfe s’approche du Géant et de moi, tandis que l’humaine s’emparait de son arme pour en découdre avec ce qui avait profité d’elle pendant un moment de faiblesse. Naël qui n’avait même pas pensé à s’habiller un minimum avant de sortir se retrouvait à agiter son épée en tous sens juste vêtu de chausses. Et bien entendu il tomba à l’eau, et à plusieurs reprises même.

    Le Tronc et moi nous regardâmes, et en un instant nous eûmes la même idée, tous les fronts de la bête étant occupés notre seuls moyen d’aider au plus la troupe consistait à ranger en vitesse le campement. Et en nous voyant ranger, Eliana vînt se joindre à nous avec enthousiasme. Elle avait repris ses esprits et ne souhaitait plus qu’une chose maintenant : s’éloigner de ce monstre.

    Démonter le campement fut rapide, et lorsque nous eûmes fini nous pûmes constater que les combattants en avaient fini avec les tentacules. Du moins que plus aucun appendice visqueux ne tentait de les attraper. Et voyant que tout était prêt pour le départ ils enfourchèrent avec plaisir leurs chevaux pour fuir le plus loin possible. Même si les arbres ne nous permettaient pas de galoper à grande vitesse, nous quittâmes tout de même rapidement les environs du lac. Et après un certain temps de chevauchée, Aelius nous fit arrêter et nous conseilla de ne ressortir que les couvertures pour dormir un peu. Ils étaient tout épuisée de ce combat inattendu alors quand on parla d’un veilleur pour la fin de nuit je me proposais. Les regards abasourdis que je reçus comme réponse me firent rire, mais étant le moins fatigué de tous je ne pourrais que remplir à bien ma tâche, et avec cette explication l’affaire fut entendue. Ils sortirent de quoi dormir et s’appliquèrent à faire ce que moi je faisais de mieux.

    Mes compagnons étant dans le bras de Morphée, même Dolce-Aléria qui nous avait fait l’honneur de rester et de dormir avec le commun des mortels, je pus réfléchir avec ardeur. Comment expliquer le sommeil lourd qui m’avait emporté cette nuit ? C’était la première fois que cela m’arrivait, car je n’avais aucun souvenir de ce qui aurait bien pu se passer cette nuit dans le camp, je me m’inquiétais pas outre mesure, pour l’instant il n’y avait rien qui prouvait que cela était dangereux pour moi, donc je n’avais pas à m’en faire, mais tout de même ! Cela amputait une bonne partie de mes capacités me permettant d’observer tout ce qui se passait autour de moi. Si jamais j’étais condamné à ne plus jamais entendre ce qui se passait pendant que je dormais, je ne pourrais plus satisfaire ma curiosité ! Et oui ! Dormir c’est le bon moyen d’écouter sans se faire remarquer les conversations des autres !

    Toujours sans réponse je vis le jour se lever, peu à peu les aventuriers se levèrent et par les discussions qui eurent lieu je pu me faire une idée de la façon dont avait été mené le combat. Avec un petit déjeuner rapide, et un bref changement de tenue, oui le crétin ne s’était même pas habillé une fois arrêtés alors que c’était la première chose que Sarah et Eliana avaient fait, nous reprîmes la route. Et elle fut monotone à souhait.

    Nous vîmes alors comme une aubaine le fait que le chemin rejoigne le cours du Marron, une possibilité de nouvelles choses à observer dans le paysage. D’ailleurs nous pûmes remarquer que nous étions assez proche des montagnes blêmes, il ne restait plus que quelques jours de marche avant de les atteindre, mais à voir la largeur encore importante du Marron, sa source était encore loin. à l’apogée de la journée, nous nous arrêtâmes pour manger un peu, les yeux plongés dans l’eau, le doux clapotis de l’eau on ne pouvait pas imaginer ce qui s’était passé cette nuit.
    « C’est beau ! Et c’est si calme ! Pas un seul bruit qui vienne polluer !
    - Si toi. » Je n’avais pas pu retenir cette remarque, la calme que m’avait apporté la contemplation de l’eau m’avais fait approcher un état de sommeil où j’étais quand même conscient de ce qui m’entourait. Je vis qu’il était prêt à répondre, de toutes façons il a toujours quelque chose à dire celui-là alors… Mais il fut coupé par Eliana :
    « Euh il y a eu des bulles bizarres dans l’eau…
    - Oui, moi aussi je les ai vues.
    - Elles ressemblaient à celles-là ?
    - Vous croyez que le lac d’hier soir est relié au Marron par une voie d’eau ?
    - Bon on lève le camp et on s’éloigne de l’eau. » Personne ne pensa à discuter les paroles d’Aelius, et vite fait bien fait nous nous retrouvâmes sur nos montures. Et en regardant une dernière fois vers l’eau nous pûmes voir un de ces fameux tentacules monstrueux sortant de l’eau. Les chevaux effrayés ne se firent pas prier pour déguerpir au plus vite. Nous nous enfonçâmes alors dans la forêt.

    Une fois bien éloignés de l’eau, les chevaux se calmèrent, nous indiquant ainsi que nous pouvions ralentir l’allure, et pour une fois depuis le début de cette Quête, Naël dit quelque chose d’intelligent :
    « Je ne pense pas que nous allons pouvoir continuer à longer le Marron…
    - Oui, si cette chose continue à roder nous ne pourrons pas nous approcher de l’eau.
    - Maudis soient les sorcières et leurs malédictions ! » Je remarquais le regard mauvais de Dolce-Aléria à mon encontre, mais je m'en fichais, moi non plus je ne l'aimais pas.
    « Nous allons faire comment alors ?
    - Je pense qu’on devrait essayer de suivre le direction du cours d’eau, tout en restant à l’abri de la forêt, puis à l’approche des montagnes la chose qui nous poursuit ne pourra pas continuer. Le lit sera trop petit pour elle.
    - Et vu le nombre de tentacules que j’ai coupé elle doit en avoir plein, donc être énorme !
    - À moins qu’il n’en repousse deux quand on en coupe un…
    - Beurk ! » La discussion se termina sur cette participation hautement intelligente de Naël, puis la route se poursuivi silencieusement. Je pus donc tenter une expérience. Il fallait que je sache si je pouvais dormir tout en espionnant mes semblables. Donc je fermais les yeux.

    Appréhendant ce qui pourrait bien se passer le Lutin des Espaces vert ne s’endormit pas tout de suite, puis sa respiration devint régulière et profonde, il s’était assoupi. Et fidèle à ses habitudes il pu continuer à écouter ce qui se passait autour de lui, s'il s'était endormi profondément c'était qu'il était vraiment fatigué, chose rare pour ce Lutin dormant tout le temps.

    « Victoire ! Je peux dormir à nouveau !
    - On est ravis de le savoir. »


-> Le Tronc !
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Ven 9 Oct - 22:39


    Ma vie est remplie de joie ! Partout où je vais les gens rient, s’exclament et réagissent vivement. Je suis la plus heureuse créature au monde, je crée et repend le bonheur. N’y a-t’il pas de meilleure occupation ? (je reconnais qu’il y en a une, c’est être avec ma magnifique Jillila et jouer de la musique, mais bon Jillila n’appartient qu’à moi et puis personne ne peut jouer de la musique avec un aussi bel instrument…) Décidant d’aller accomplir ma mission auprès des zygomatiques, abdominaux et autres muscles responsables des éclats de rire, je pénétrais dans le pays de Monthalan. Et puis décidant d’aller dans une direction au hasard je m’élançais.

    Et puis comme je n’allais pas assez vite, j’usais de mes pouvoirs pour me transporter en un point donné en un instant. Et brusquement je sentis des gens tout près, je m’arrêtais donc, j’avais trouvé les heureux destinataires de mes farces. Et quelles farces ! Je les avais préparé depuis de nombreux jours, alors je ne précipitais pas, je voulais profiter au maximum du sentiment d'expectative crée. Et en voyant ces aventuriers tout moroses je me dis que je faisais bien d’intervenir. L’un d’entre était un Lutin, enfin cette race faisait honte aux Lutins puisqu’ils sont plus des nains que des Lutins, mais bon mon rôle n’étant pas d’apporter la discorde je choisirais un autre heureux destinataire. Voyons… cet homme là, non il n’a pas besoin de moi pour être ridicule, ah et cet autre, ah oui cet autre là sera parfait !


    « Confus, je suis confus, ah non c’est toi qui l’est !
    Dans les paroles, dans les pensées t’as perdu pied. »


    Tout de suite je vis que ma farce eut un effet, l’air si mystérieux de l’homme disparu pour laisser place à un air déconcerté. Celui-là il lui faudrait un petit moment avant de retrouver un esprit clair ! Mais vite, ma magie s’est fait repérer il faut que je disparaisse un moment !

    Ah moi voilà à l’abri je peux exploser de rire ! Ah quelle bonne farce que celle-ci ! Ah mon avis ses compagnons vont bien rire pendant un moment, lui-même rira beaucoup lorsqu’il aura à nouveau l’esprit clair. J’imaginais les dialogues qui allaient s’ensuivre et me tordais de rire, je le voyais sortir des phrases sans queue ni tête, parler avec passion de choses ridicules et avoir du mal à formuler des pensées logiques. Quelle bonne blague ! Que vais-je faire rire Jillila lorsque je lui raconterais cela ! Ah Jillila… ma chère petite fée…

    Inconsciemment il sorti sa lyre et commença à jouer délicatement sa douce mélodie. Perdu dans ses souvenirs et ses sentiments il en oublia presque ce qu’il faisait. Mais un écureuil approchant au plus près la douce mélodie vient le tirer de sa rêverie.

    Oh Jillila, tu allais encore me faire oublier d’apporter un peu plus de bonheur sur cette terre ! Tu m’en donne tant que j’ai parfois du mal à en donner aux autres ! Bon maintenant je ne me laisserais plus déconcentrer, il faut que j’accomplisse mon autre farce, et elle est bien drôle celle-ci ! Je retournais donc auprès des aventuriers, pour choisir le destinataire. Cette fois-ci une demoiselle ferait l’affaire. Malheureusement il y avait deux Elfes, et ces créatures n’étaient pas très réceptives à ma magie. Alors me dirigeant vers l’humaine, je souriais en l’imaginant ne se souciant en aucune façon de ce que je préparais. Elle chevauchait avec fierté, regardant loin devant elle. Ses compagnons ne se doutaient de rien, ils ne devaient pas encore s’être rendus compte de la confusion de l’un de leur membre ni du prochain évènement qui allait les frapper. Ricanant doucement, je prononçais les paroles magiques qui allaient accomplir ma deuxième farce :

    « Cette jeune fille jolie, va aller voir ailleurs.
    Va rependre ses charmes dans un autre univers ! »


    Je l’accompagnais dans son voyage, et dans un nouvel environnement inconnu pour elle comme pour moi je la regardais afficher un air penaud si comique que j’éclatais de rire. Et c’est avec ce son que je la laissais là, seule à se débrouiller.

    Mes gentilles blagues accomplies je retournais dans mon pays, raconter mes aventures à ma gentille fée.


Pour montrer que j'ai agi sous les paroles de Dieu :

Dieu a écrit:

      Lutin farceur, Dieu a deux missions pour toi :

    L’aventurier Aelius pour de nombreux retards et un oubli de gage, va devoir subir l’une de tes blagues. De confusion toutes ses paroles seront maintenant teintées, de même que ses pensées, jusqu’à ce que Dieu décide que ce soit assez.

    L’Aventurière Sarah Edelwyn n’étant pas revenue doit disparaître du groupe, à toi de trouver. Tu dois accomplir cette mission dans toutes les missions concernées par l’absence de Sarah.

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mar 13 Oct - 19:00

[Même légende.]


Depuis que Naël avait à nouveau put marcher tout seul, on m'avait fait passer dans un minuscule couloir de rochers, m'égratignant tous le dos, puis j'avais subi les regards noirs de Dolce depuis qu'en l'effleurant, elle était tombée à l'eau. Ensuite, on m'avait gentiment mais sûrement demandé de ne pas trop m'approcher ni des autres ni du feu, ça m'a un peu vexé. Après une nuit de bouderie, nous avons retrouvé les chevaux et j'ai suivi les autres à travers le paysage. Moi aussi, j'aurais aimé avoir un cheval, je trouve ces petites bêtes attachantes... Mais je sais bien qu'aucun n'était à ma taille, et que je suis plus endurant qu'eux ; donc, j'ai suivi à pied avec morosité. La nuit suivante, j'ai été brusquement réveillé par les cris suraigus d'Eliana et Sarah, depuis le lac. Quelques instants plus tard, les tentacules immondes du monstre étaient sortis de l'eau, m'interdisant évidemment de terminer ma nuit de sommeil.

Alors vous pensez bien qu'après tout cela, le jour suivant, j'étais plutôt de mauvaise humeur ! Je commençais sérieusement à me demander si mes compagnons étaient si gentils que ça et surtout, s'il était utile de faire cette quête. En fait, je ne me souvenais pas très bien ce que nous devions faire. Mais, comme je n'avais rien d'autre à faire, le jour suivant, j'ai continué à les suivre.

Ces derniers temps, l'ambiance avait été étrange. Dolce était aussi cinglante qu'à l'ordinaire mais elle était plus souvent avec nous, ce que je ne comprenais pas. Eliana et Aelius semblaient préoccupés, comme s'ils se posaient des questions... Je me demandais si eux aussi ne s'interrogeaient pas sur l'utilité de la quête. Mais comme je boudais Aelius de m'avoir demandé de rester à l'écart l'avant-veille, et que je devenais tout violet dès que je parlais à Eliana, je ne leur ai pas posé la question.
Naël était peut-être celui qui était resté le plus fidèle à lui-même. Il se pavanait toujours fièrement, et chaque fois qu'il parlait, quelqu'un répliquait pour qu'il se taise. J'avais un peu de peine pour lui...

C'est dans cette étrange ambiance que nous avons dû traverser la forêt profonde qui bordait le Marron. Comme à mon habitude, je suivais les chevaux. Juste devant moi, au beau milieu de la journée, Aelius s'est mis à parler tout seul, mais je n'ai pas bien compris. C'était quelque chose comme « mais où-suis je ? Qu'ai-je fait de mon épée ? »
Au bout d'un moment, cela m'a un peu agacé.

- Mais qu'est-ce qui t'arrive, Aelius ?

- Bonjour, grande... chose. Où avez-vous mis la nourriture ?
- Pardon ?

Soit il me faisait une blague, soit il était devenu fou. Mais j'avais compris depuis le début, car je suis très perspicace, qu'Aelius n'avait pas vraiment le sens de l'humour.

- Hé !! Ai-je appelé. Arrêtez-vous cinq minutes, Aelius ne se sent pas bien, je crois...
- Aelius ? Tiens, ce nom me dit quelque chose...

Tout le monde s'est arrêté, surpris, et chacun des aventuriers s'est approché de l'humain. Son regard était flou, un peu perdu, et il ne semblait pas du tout étonné de voir ses compagnons rassemblés ainsi autour de lui. Parfois, il fronçait les sourcils, puis les haussait comme s'il ne se rappelait plus ce qui l'avait ennuyé.

- Aelius ? AEELIIUUUS ?
- Arrête Naël, il est pas sourd ! Il est peut-être seulement fatigué...


Aaaah, cette Eliana, elle est tellement intelligente !

- Non, fit sèchement l'Elfe Noire. Sortilège de Confusion.
- On ne peut pas l'emmener comme ça, dans ce cas. Tu ne peux rien faire pour lui ?
- Avec un peu de temps, si...


Dolce-Aleria avait fait la moue en parlant ; à croire qu'elle n'avait pas très envie de rendre tout-de-suite sa conscience à Aelius. Puisqu'il fallait se décider à partir ou à rester, j'ai pris les initiatives.

- Moi, j'ai faim. Alors, on n'a qu'à s'arrêter pour manger.
- Et pour dormir un peu, ça ne nous fera pas de mal,
me soutint le Lutin de l'Espace.

Je l'aimais bien, ce lutin. Je ne voyais pas trop ce qu'il avait d'extra-terrestre, mais bon, il était souvent d'accord avec moi, lui, au moins. Je voyais bien que certains des autres me prenaient pour un imbécile... Ils me parlaient parfois comme à Naël. Mais si moi je trouvais Naël un peu trop bavard, il était tout-de-même un compagnon agréable.

C'est seulement lorsque Dolce s'est éloignée de quelques mètres avec Aelius qu'Eliana a paru scandalisée. Elle a agité ses bras autour d'elle en signe d'interrogation et en tournant sur elle-même, cherchant quelque chose du regard. Naël a sautillé sur place en sortant son épée de son fourreau.

- Que vous arrive-t-il, gente dame ? Je vais vous protéger !

- Sarah ! Sarah, où est-elle ? s'exclama l'Elfe comme si elle ne remarquait pas les mouvements stupides que faisait Naël avec son épée, combattant un ennemi imaginaire particulièrement féroce.
- J'sais pas, fis-je en haussant les épaules, sentant Assoupi s'adosser contre mon pied pour piquer un somme.

Ca a été un peu confus pendant quelques heures. Aelius ne pouvait plus prendre les décisions dans le groupe comme d'habitude et Dolce-Aleria semblait complètement se ficher de l'absence de Sarah, toute absorbée à contempler les yeux d'Aelius qu'elle était. Du coup, Naël et Eliana s'imposèrent comme les leaders évident de la troupe pour un moment. Mais Eliana semblait ne pas beaucoup aimer les idées de la Mandarine et Assoupi non plus. Eliana m'a demandé d'aller chercher autour du camp et, vous le savez bien, je ne peux rien lui refuser.

Renversant parfois un arbre ou deux, j'ai couru tout autour du campement en beuglant : SARAAAAAAH ! Mais je n'entendais jamais rien me répondre. Au bout de quelques heures, j'ai failli écraser Assoupi – mais quelle idée, aussi, de se mettre sur le chemin d'un Géant qui court ?

- Laisse tomber, le Tronc, fit-il en reprenant son souffle. Personne n'a trouvé Sarah et Dolce n'arrête pas de trépigner sur place en répétant -il prit une voix féminine agacée, dans une belle imitation de l'Elfe noire lorsqu'elle était exaspérée : il va nous faire repérer ce crétin de Géant ! Arrêtez-le, il va nous faire repérer ! Il reprit sa voix normale. Naël a eu peur d'essayer de t'arrêter quand il t'a vu courir, donc je m'y suis moi-même employé. ALORS NE ME MARCHE PAS DESSUS, D'ACCORD ?
- Oh, pardon, m'excusai-je, non sans me sentir à nouveau vexé que l'on me traite de crétin.

Décidément, l'aventure, c'était moins marrant que ce que je croyais.



--> Dolce-Aleria d'Antuo.
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 2 Nov - 13:27


    Le temps de patience de Dieu a été dépassé, c'est à Naël De Mandrin maintenant.

    Dolce-Aléria D'Antuo, comme punition tu devra mettre dans ton prochain message les mots : éboulis, admission, explicitement, charger, emploi, incollable, assistant, délié.


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Dieu,
tout simplement.

*

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Dim 8 Nov - 18:34


Légende :
Aelius : Assoupi : Dolce-Aléria : Eliana : Naël : Le Tronc



    Que d’émotions ! Mais vraiment ! D’abord je vois Dolce-Aléria et Aelius accomplir une sorte de danse tout en parlent de choses que je ne comprenais pas. Leur attitude m’avais semblée au plus haut point étrange, et je dois dire qu’avec mon intuition d’aventurier surdéveloppée, j’avais compris que quelque chose de très important c’était déroulé entre les deux. Mais en voyant que je les avais vu, ils m’ont ordonné de tout oublier ! Quelle drôle d’idée ! Je ne voyais pas comment tout oublier, c’était impossible, on ne peut pas se forcer à oublier, puisque pour le faire il faut se rappeler ce qu’on a vu, et se rappelant, c’est n’est pas ainsi que l’on oublie ! Mais bon, j’allais faire semblant d’avoir oublié, et éviter de leur poser des questions, ainsi je pourrais leur faire croire que je ne m’intéresse plus à eux, alors qu’au contraire, à l’aide de mon esprit vif, je les observais en secret et étudiais leur réactions.

    Mais cet évènement n’était pas le plus marquant, autre chose, d’une teneur plus triste avait frappé notre groupe, Sarah avait disparu. Sans crier gare, elle s’était évanouie dans la nature. Nous avons eu beau chercher partout, l’appeler de toutes nos force, enfin surtout de toutes les force de Le Tronc, rien, elle n’était pas réapparue… Cette constatation m’amenant les larmes aux yeux j’entendais à peine l’elfe noir dire :

    « Je crois qu’elle aussi a subit un sort, et sûrement du même auteur que le sort de confusion.
    - Et qui cela peut-il bien être ? Un ennemi de Dalgo’honrt ?
    - Non, ce n’est pas de la magie de Centaure.
    - Comment tu le sais ? Tu nous aurais caché des pouvoirs magiques ?
    - Pas la peine de chercher quoi que ce soit qui pourrait t’intéresser en moi, j’habite simplement dans une forêt habitée par des centaures, et même si je ne les ai jamais croisés, je sais comment reconnaître leur magie. C’est pourquoi je peux affirmer que s’il y avait eu un Centaure dans les parages, je l’aurais senti !
    - Ce n’était peut-être pas un Centaure, l’ennemi de Dalgo’honrt aurait pu envoyer un humain ou tout autre créature pour accomplir la tâche.
    - Ce n’est pas possible, aucun centaure ne veut s’associer avec une quelconque autre créature, sinon nous ne serions pas là. Non, je ne sais pas vraiment qui a pu faire cette magie, mais je sais qu’elle n’a aucun rapport avec notre Quête, il y a trop d’insouciance dans les traces qu’il reste. Bon Naël, arrêtes de pleurer tu fais trop de bruit !
    - Oui, un peu de tenue, tu vois bien qu’Eliana et Le Tronc sont eux aussi tristes, comme tout le monde ici, enfin presque, mais au moins ils pleurent silencieusement.
    - Mais je peux paaaaaaas ! C’est plus fort que moaaaaaaa !
    - Qu’est ce qu’il est bruyant, bon on va marcher peut-être qu’on l’entendra moins.
    »

    Tout à ma peine je suivais le mouvement, je repensais aux agréables moments passés avec Sarah, et je ne pouvais empêcher les larmes de couler. J’aurais pu continuer ainsi longtemps, si je ne m’étais pas retrouvé tout seul. Perdu dans mes pensées tristes, je n’avais pas vu le groupe s’éloigner, et lorsque je m’en rendais compte, je ne voyais plus aucun trace d’eux, pas même la haute silhouette de Le Tronc, j’étais seul, abandonné.

    Bien entendu je paniquais et oubliais aussitôt ma peine pour me concentrer sur la situation présente. Mais avant de me mettre à courir dans tout sens pour essayer de les rattraper, je me dis que je ferais mieux de rester sur place, perdu comme je l’étais je n’aurais pu que m’éloigner plus d’eux. Même si cette idée ne me paraissait pas glorieuse, et peut-être pas la plus maline, je l’appliquais tout de même. De toute façon, la peur d’être ainsi tout seul, au milieu d’une forêt que je ne connaissais pas m’avait coupé tous mes moyens et j’étais incapable de diriger mon cheval. Alors j’attendis, toujours en selle car la perspective de me retrouver au sol dans cette forêt inconnue m’effrayait plus que je ne me le permettais. J’entendis une branche craquer non loin de moi, et je ne pu m’empêcher de manifester ma surprise par un : « Maman j’ai peur ! » J’attendis alors, tout tremblant que l’auteur du bruit se manifeste, j’étais prêt à me battre contre lui s’il le fallait, d’ailleurs je sortis mon épée. Mais rien, rien ne vint m’embêter, je me dis alors que ma fière allure sur ce cheval, l’épée au clair devait dissuader les ennemis les plus menaçants ! Mais même ces paroles d’encouragement ne purent me rendre mon courage, je restais toujours là à attendre qu’on vienne me chercher.

      Quelque part plus loin :
      « Ah ! Nous sortons enfin de la forêt ! Et nous arrivons aux montagnes blêmes, nous sommes enfin arrivés à notre but !
      - Voilà une bonne nouvelle !
      - Elle est où mon épée ? Oh mais je crois qu’elle est partie avec le chevalier qui a de l’eau qui coule des yeux.
      - Qu’est-ce qu’il raconte lui ?
      - Je crois qu’il essaye de nous dire que Naël a disparu…
      - Encore une disparition !
      - Ah oui c’est vrai que tout me paraissait plus silencieux qu’avant.
      - Mais ce n’est pas la même chose que tout à l’heure, je crois que ce crétin s’est juste perdu.
      - Bon on va chercher le bouclier et après on verra si on a le temps pour le récupérer…
      »
      Grand moment de silence où tous les Aventuriers sont confrontés à leur conscience…
      Finalement la gentillesse du géant brisa le silence :
      « Cela ne serait pas très gentil…
      - C’est vrai que ce serait cruel de l’abandonner…
      - Et puis c’est pas comme s’il pouvait s’en sortir tout seul.
      - Il y a une odeur de cacahouète qui traîne ! Qui a touché à MA CACAHOUETE !
      - Bon on va le chercher…
      »



->Aelius

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mar 1 Déc - 7:40

On garde la même légende.


    Chercher quoi? Ma cacahouète? Pas la peine, elle est là! Pas loin, on me l'a prise. C'est un coup de la grande chose, il l'a prise parce qu'elle était petite, ma cacahouète, et qu'elle elle était trop grande la chose. Elle était jalouse, jalouse parce qu'elle ressemblait plus à un arbre, mais à un arbre moche. Ahh, la petite chose qui dormait tout le temps, il fallait qu'elle se méfie alors, elle était la prochaine sur la liste vu qu'elle était juste un peu plus grande que ma cacahouète. Je venais de dévoiler au grand jour le complot du siècle, c'était sûr.
    Sautant de mon cheval, je manquait de me heurter violemment au sol qui se trouvait sous nos pieds. Mais je n'eut que faire de cette possibilité. Il s'en prenait au cacahouète, c'était sûr. Mon épée, je la sortit rapidement de son fourreau pour la brandir d'un geste maladroit en direction de la grande chose.
    « Ne touche pas à la cacahouète qui dors! », criais-je plusieurs fois d'une voix forte à la grande chose, sait-on jamais, peut-être était-il trop haut pour m'entendre. Fallait-il que je grimpe sur lui et m'accroche à son oreille pour me faire entendre? Non, si je faisais ça il pourrait manger la cacahouète qui dors tout le temps. Hors de question.

    Les aventuriers, l'air passablement ennuyés posèrent leurs yeux sur Aelius, mué dans un profond mutisme, ce ne fut qu'au bout de plusieurs minutes que Le Tronc fut le premier à trouver enfin la force de répondre à son interlocuteur qui, la baguette toujours brandit en direction de son tibia, semblait sûr de son fait comme jamais personne avant lui.

    « La cacahuète qui dors? »
    « Je crois qu'il parle du nain. »

    Du nain? Donc on m'avait volé un nain. Pourtant ça sentait pas le nain, mais la cacahuète. Et, c'était quoi un nain en fait? Non parce que voilà, appelons un chat un chat; donc c'était un nain, une cacahouète ou un chat? Je défiais du regard la grande chose qui me faisait face, même si j'avais du mal à discerner ses yeux pour le moment. Ils devraient être là normalement, en face des miens. Mais non, je ne voyais que d'une gris, une grosse tache de gris. Sans yeux, et sans oreilles. Ça, c'était pas normal. « Ahhhh elle à pas d'œil la grande chose! », criais-je d'une voix aiguë en tombant à la renverse, mon séant heurtant le sol d'une manière nettement trop brutale à mon goût. Je fit quelques rapides mouvements, uniquement dans le but de m'éloigner de la créature, mais se déplacer les fesses contre terre, c'était tout sauf une partie de plaisir, et qui plus est relativement douloureux. Dans un geste de maladroit de la main, mes doigts vinrent à rencontrer une surface froide qui m'arracha un sursaut. « Mon épée, j'ai retrouvé mon épée! Elle était pas avec l'oursin qui crie sur les arbres! »

    Trop décontenancé pour s'en rendre compte, leurs regards rivés sur l'unique acteur de la scène d'un pathétique sans égal qui se déroulait devant leurs yeux ébahis, aucun de ses camarades aventuriers ne prit conscience des hurlements de Naël qui parvenaient à leurs oreilles.

    « L'oursin, il crie sur les arbres! Il va leur faire peur et ils vont s'en aller si ça continue! »
    « Naël, c'est Naël », intervint l'elfe noire, la douce voix de l'humain venant enfin chatouiller ses tympans. La troupe tourna la tête, délaissant ma personne l'espace de quelques secondes.
    « Il faut y aller. »
    A peine sa phrase terminée, la grande chose fila à grand pas en direction de la source du bruit. Le regard vague, je la regardait partir à très grandes enjambées sans savoir que faire. Je lui avait fait peur hein, c'était ça, j'avais gagné. La jeune fille sur son cheval emboîta le pas à la créature, accompagnée de la cacahouète-chat-nain évidemment, me laissant seul avec la dame blonde qui ne cessait de me dévisager.
    « Monte! », me dit-elle d'une voix tranchante. C'était un ordre, jamais pas les ordres, ma maman elle me donnait toujours des ordres et... Ahh.
    Je m'approchais du cheval occupé par la dame blonde qui m'aida à monter. Mes bras vinrent enlacer la taille de cette dernière et nous nous mirent en route, suivant la voix qu'avait empruntée nos compagnon quelques secondes plus tôt.
    « Alors Roi de pacotille. Tu es à ma merci, et tu n'en es même pas conscient. »
    Je ne comprenais pas les mots qui sortaient de sa bouche, la légère brise qui nous caressait habituellement sifflait à mes oreilles, et la dame elle ne parlait pas assez fort. Lui dire merci? De m'avoir pris sur son cheval? Ahh peut-être. C'est alors, entrouvrant la bouche, qu'une intense sensation de froid s'empara de moi. Un sensation familière que j'avais déjà connue il me semble, mais je ne me souvenais pas quand. Le remerciement que je voulais adresser à ma camarade se perdit dans les méandres de mon esprit, à la place, des plaintes surgirent d'entre mes lèvres.
    « Maman, il fait froid! »
    Aucune réponse, et le froid s'immisçait encore plus profondément en moi, hérissant mon échine, engourdissant mon corps petit à petit. Et là, tout devint limpide, il fallait que je saute, que je tombe du cheval. Ce que je fis immédiatement. Une nouvelle fois, mon corps heurta le sol avec une violence inouïe. Pris dans mon élan, je roula sur quelques mètres avant de me retrouver face contre terre, mon être retrouvant petit à petit sa température normale. Les sabots du cheval ne frappaient plus la terre, au contraire, il n'y avait plus aucun bruit. Du moins, il n'y eut plus aucun bruit, jusqu'à ce que le cheval face demi-tour, s'approchant de mon corps immobile.

    « Très intelligent... Tu... »
    La voix s'interrompit, des cris raisonnèrent non loin dans la forêt.
    « On l'a trouvé! »
    Des bruits de galops se firent entendre, deux chevaux arrivèrent rapidement à notre hauteur. Suivis par la grande chose. « On peut y aller maintenant, ou le nouvel idiot veut se perdre à son tour? »
    Un idiot? C'était quoi un idiot? Sans doute quelque chose qui vivait chez les cacahouètes dormeuses!
    « Il en existe beaucoup des idiots? »

    Tous tournèrent leurs yeux en direction de Naël, et ce fut Assoupi qui, dans un murmure souffla un bref, « beaucoup trop. »
    La troupe se remit en route, les montagnes blêmes n'étaient plus très loin.
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Ven 29 Jan - 19:57


    Dieu décide que ce soit maintenant à Eliana de poursuivre l'Aventure.

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Jeu 11 Fév - 19:23


    Dieu se sent l'âme verte en ce moment, aussi il ne punira pas Eliana pour son retard, mais il donne la main à Dolce-Aléria D'Antuo pour poursuivre l'Aventure.

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 15 Fév - 22:46

Note; ma légende;
Aelius ; Assoupi ; Dolce ; Eliana ; Le Tronc ; Naël;

Les Montagnes Blêmes, enfin nous allions pouvoir y poser pieds, enfin nous allions voir le bout de cette quête et enfin j’allais pouvoir envisager de me débarrasser de cette bande d’incapables. Quoiqu’il ne faille pas négliger le retour, parce qu’il serait fort utopique de trouver une fois arrivés là-haut le cheval qui avait eu l’intelligence de nous envoyer ici. D’ailleurs si cela devait se dérouler ainsi, ce quadrupède imbu de son ridicule peuple, allait retourner d’où il venait d’une manière plus que rapide, celle des airs et sous boîte. Mais là n’était pas encore le problème du groupe, nous avions bien d’autres imprévus à régler, le mien s’appelait Aelius et, pour le moment, il s’était affalé dans mon dos plongé dans un profond sommeil. Ce qui n’était pas pour me déplaire au final, parce qu’à force de parler de « grande chose », de « cacahouète perdue », d’ « oursin » et de faire des cris de gamin apeuré, il risquait fort de terminer inerte dans un coin (à défaut de nous faire repérer). Chose qui ne serait pas d’une grande difficulté il va sans dire, mais j’avais encore besoin de lui, au moins pour diriger ces crétins sans cervelle jusqu’à expiration de notre « charmante communauté ».

Quiconque s’approchait de trop près de ma monture pour s’enquérir de nouvelles concernant le seul dirigeant potable de l’équipe se voyait immédiatement posé sous la pression de mon regard noir et rempli d’animosité. Ce qui visiblement faisait son effet, à part pour Le Tronc mais de toute façon, ce dernier était chargé de faire le guet. Depuis l’attaque tentaculaire, comme j’avais soigneusement proposé l’idée de demander au Tronc de nous faire profiter de sa grande taille afin de nous prémunir d’un danger éventuel, il était comme qui dirait occupé, mais visiblement pas assez pour éviter de nous faire part de ses multiples envies alimentaires. Toujours caresser les êtres dans le bon sens du poil, vous attisez leur fierté, et aussi idiots puissent-ils être ils finissent par vous servir.
Dès que nous avions retrouvé Naël –qui s’était encore perdu – nous repartîmes donc, plus ou moins gaiement, selon les personnes. A dire vrai, il semblait que la disparition soudaine de l’humaine –humaine dont je n’avais pas pris la peine de retenir l’identité tellement son passage m’importait- du château en avait affecté plus d’un. Pour ma part je demeurais satisfaite, une de moins à surveiller. L’espèce de faux noble qui nous servait d’alarme –si peu si nous fûmes suivi et que nos poursuivants nous eussent perdus- avait repris la tête du cortège, surveillé de près par le nain qui n’avait pas tellement envie de le voir disparaître à nouveau. Bien dommage qu’Assoupi ne fusse qu’un nain, de jardin qui plus est, s’il avait appartenu à des sphères plus hautes j’aurais certainement pu faire quelque chose de lui. Bien dommage, au lieu de cela si l’occasion se présente, il finira au fond d’une mare.

Le groupe avança dans la forêt, sans causer de graves dégâts à cette dernière ou bien en déranger un habitant. Sauf peut-être quand le poids dans mon dos rouvrit les yeux, se prit une branche en pleine face –oui je ne prenais pas la peine de lui éviter les obstacles se présentant, au moins il aurait un souvenir de son trajet à cheval, avec ma personne-, et hurla : « Les arbres ont des mains. AU SECOOOOOURS. AU… »

*BOUM*


Il avait finit assommé par un bâton dépassant des affaires d’Eliana, chevauchant à cet instant à mes côtés, que j’avais emprunté à cette dernière. Etrangement quand je voulais lui rendrait son visage fut quelque peu amer. « Il vaut mieux qu’il s’en sorte avec une bosse sur son joli minois, que nous avec une armée de je-ne-sais-quoi à nos trousses. », répliquai-je sèchement. Refroidissement soudain de l’atmosphère. A croire qu’ils avaient tendance à oublier que notre quête opposait mine de rien deux instances guerrières de la même race. Peu m’importait, ça ne les empêcherait pas d’avancer, et puis cela m’offrait au moins une minute de silence, durant laquelle je pourrais continuer à sonder l’esprit de celui qui s’accrochait à moi. En règle générale les esprits sont de moins en moins inviolables quand le corps s’endort, chez les humains, car tout sombre avec. Mais visiblement celui-là n’avait pas gardé cette caractéristique humaine, et la souillure de son sang de haut elfe qui coulait dans ses veines lui était une arme efficace. Il ne me restait donc plus beaucoup de solutions pour en savoir plus sur lui. Les sortilèges finiraient tous par avoir une faiblesse face à lui, et deviendraient moins offensifs. Il y a bien d’autres moyens vous permettant de faire plier un homme, ils sont tellement faibles, s’attachant à des détails en valant si peu la peine…

« Et bien voilà mes amis, nous avons atteint les Montagnes Blêmes. Admirez cette splendeur ! », dit De Mandrin levant ses deux bras, en train de nous vendre un spectacle s’apparentant à un vulgaire tas de rochers.
« Oh une grenouille volante. », ça c’était Aelius parlant dans son sommeil.
« Je ne sais pas s’il pense que l’on va devoir grimper sur sa splendeur. »
« Je ne crois pas qu’il sache ce qu’est penser. »
« Imaginez un peu tout le temps qu’il a fallut pour que cette merveille de la nature prenne forme. C’est un incroyable comme nous sommes petits face au temps. »
, pendant que l’illuminé de service faisait son discours je descendais de cheval, non sans laisser Aelius glisser sur le côté, que je finis tout de même par attraper au vol par le col avant qu’il ne s’écrase totalement. Je n’avais plus besoin de lui assommé.
« On s’arrête ici pour aujourd’hui. », dis-je en croisant le regard interloqué du nain et de l’elfe, pendant que le géant venait se joindre à nous. La surprise qui se lisait sur leurs visages me fit doucement rire.
« Ce n’est même pas la tombée de la nuit ?! »
« Ah bah voilà elle a fait plouf la grenouille.»
« C’est mieux pour le groupe. »
« On se soucie du groupe maintenant ? »
. Autant dire que cette pique devait faire naître à l’être aussi petit qu’il fut, une fierté qui ne tarderait pas à le faire exploser tellement elle serait immense. Forcément cela devait les surprendre de me voir leur donner des ordres, au nom du groupe que nous formions. Tout ce que je voulais c’était qu’aucun d’entre eux ne se perde, qu’aucun n’aille se balader seul, ou encore qu’ils se dispersent. C’est pourquoi j’éclairais les lanternes du lutin, et des autres certainement –Naël toujours en train d’admirer la vue, il en était au chapitre « Nous devrions être fier d’être arrivé jusqu’ici »-.
« Premièrement nous n’allons pas pouvoir monter avec les chevaux. Nous ne pourrions faire que quelques mètres et après ils ne pourraient plus avancer. Il nous faut donc les laisser là, et faire en sorte de pouvoir les récupérer quand nous reviendrons. Autrement dit, prendre le temps de les attacher, s’assurer qu’ils aient assez de vivres et les cacher un minimum. Deuxièmement, il nous faut repérer le chemin avant de s’y aventurer. Ce n’est pas une forêt, il faut tester la montagne, personnellement cela ne me dérangerait pas de vous voir tomber à cause d’éboulis, mais il faut dire que ça me ferait perdre encore plus de temps. Et troisièmement… »
« Elle a fait plouf. »
« Troisièmement pas question de monter avec celui-là dans cet état »
, continuais-je en le montrant du regard. « Donc on pose le camp ici. Vous montez vos tentes, vous faîtes taire cet idiot (dans le cas présent je parlais de Naël qui venait de se rendre compte qu’il était seul face aux monts), vous préparez un feu, et quand à lui faîtes en sorte qu’il ne monte pas sur branche et qu’il arrive à se pendre avec ce qui lui sert de ceinture. », comme toujours j’avais gardé ce calme qui m’était propre, puis une fois terminé sans réellement faire attention à une protestation x ou y, je prenais le bras du fou, le mettais par-dessus mon épaule, pour l’amener contre un arbre. Au moins je savais où je le laissais. Ce fut pendant que j’examinais son visage que les autres se répartirent les tâches, non sans mal, j’aurais pu presque plaindre le nain. J’aurais pu.
« J’ai loupé quelque chose ? »
« Je vais m’occuper des chevaux. Nous avons un don avec ces bêtes. »
, ça c’était la voix d’Eliana, la mijaurée n’avait pas tord, et elle avait résolument bien raison de s’atteler à cette affaire, autant ne pas imaginer ce qu’il adviendrait si c’était par exemple Le Tronc qui devait s’y coller.
« Naël monte les tentes. », ordonna presque Assoupi, cette phrase fut immédiatement suivie d’un « Je vais au bois » du géant, qui notons le prenais une initiative. Rien de bien étonnant dans cette initiative justement, il ne voulait certainement pas se retrouver en tête à tête avec le noble, sinon il y avait à parier qu’il finirait écrasé entre deux piquets. Fausse querelle de sentiments.
« Plouf. »

Et maintenant je n’avais plus qu’à me mettre aux soins de celui-là, d’aller chercher à manger et de satisfaire l’appétit ravageur de la bête qui sommeillait en moi. Le visage de l’humain dans ma main gauche je regardais de plus près ses pupilles. Je n’aimais pas la magie des lutins farceurs, vraiment pas. Cela ne venait pas de leur puissance hypothétique. Non. Je me relevais et laissais les autres mettre en place le camp, non sans avoir pris la peine d’attirer l’attention du nain, il avait la charge du second idiot notoire. M’enfonçant, seule dans la forêt, j’en scrutais son sol, à la recherche de plantes. Il me fallait préparer une mixture, et donc trouver les bons ingrédients. Évidemment la potion qu’il ingurgiterait n’était pas forcément là pour le guérir, mais cela valait le coup d’essayer. Maudite magie du rire.
Un sentiment que je ne connaissais que trop bien m’envahit quand je sentis l’odeur d’un lièvre. Correction d’un terrier de lièvres où devait s’y trouver une petite famille. Un nuage brumeux et noir m’entoura. Mon enveloppe elfique n’était plus.

Courant à travers arbres, je me faufilais à travers les branchages avec cette aisance féline devenue mienne. L’odeur se faisait plus persistante, elle restait plus longtemps dans mes narines. L’avant goût du sang était déjà dans ma gueule. Puis je m’arrêtais brusquement. L’entrée de leur nid familial était là. Je m’aplatis en sol, rampant. Ma respiration était silencieuse, mes pattes précises, mes griffes prêtes à surgir, mes crocs avides de chair. C’est là qu’un petit imprudent sortit de son trou. Vive, je lui bondis dessus ne lui laissant aucune chance. Ce bruit des os que l’on brise se fit entendre. Je dévorais l’innocente bête. Telle était la loi de la nature. Sauf que je n’étais pas seule sur la piste des lièvres. Recrachant la carcasse décharnée de l’animal, j’eus tout juste le temps d’esquiver l’attaque mortelle d’un loup qui s’apprêtait à se jeter sur moi. L’animal grognait, j’en faisais autant. Il montrait ses crocs pointus, il en était de même pour les miens, encore tachés du sang de ma victime. La bête grise voulut tenter une nouvelle attaque mais plus rapide que lui, ma bouche finit dans sa nuque. Il n’était plus, et mon envie de sang frais était comblée. Je le relâchais. Mon instinct animal n’avait plus envie de déguster, seul la chasse, et la mise à mort semblait l’intéresser. Un hurlement se fit entendre. Il ne fallait pas s’attarder dans le coin. Je partis aussi vite que me le permettait mes quatre pattes, si bien que la précision de ma bête ce fut moins accrue. A nouveau les ombres s’approchèrent de moi, la panthère avait disparu.

Les loups pouvaient toujours chercher, ils ne la retrouveraient pas. Je reprenais donc la direction du camp, les herbes à la main et une tripotée de lapins que j’attrapais au passage, à l’aide d’une magie incroyablement pratique, celle de l’illusion.
Quand je revins tout était en place, ou presque. Naël venait tout juste faire valser le nain en tirait trop fort sur une des cordes, Eliana restait prêt des chevaux. Certainement devait-elle leur parler, c’était là une grande passion des elfes sylvestres. Et Le Tronc était près du feu et d’Aelius, qui semblait lui raconter des choses passionnantes. Je laissais tomber les proies nonchalamment, pour m’approcher de l’humain, qui commençait à se mettre à pleurer. Mais qu’est-ce qu’il avait encore.
« Il était justement en train de me raconter un histoire de lapins se battant pour la garde d’un champ de carottes. »
« Et ? »
« Mes amiiiiiiis laaaapiiiins, elle les aaa tuééé. Meurtrière. »
, dit-il en me pointant du doigt, alors que je demeurais impassible devant l’affligeante scène.
« Mais ce ne sont certainement pas eux, regarde bien. »
« NOOOON NOOOON, je ne veux pas voir ! »
« D’accord… »
« Mais regarde ils étaient roses tes amis, ceux là sont bruns. »
« Ah ? »
, le visage souriant d’un mioche de trois ans il posa le regard sur les cadavres, et constate en effet qu’ils étaient loin d’être rose. Ses amis étaient saufs.
« Pathétique. », murmurai-je pour moi-même, pendant que je m’affairais à la préparation de son soin.
« Tu t’es blessée ? », ça c’était la voix de la rebus des elfes. Je relevais la tête, non ce n’était pas un rêve c’était bien à moins qu’elle s’adressait. Comme je ne répondais pas elle jugea bon de continuer, « Tu as comme une griffure au visage. » En voilà une information qui valait la peine qu’elle ouvre la bouche. Certainement que cela avait du m’arriver lors du combat avec le loup, ou bien alors lors de ma fuite improvisée.
« Une branche en ramassant cette plante.»

Pendant que le repas fut concocté, ma potion fut également terminée. Le plus n’était pas la préparation, mais le fait de devoir la faire boire à Aelius, qui prenait un malin plaisir à jouer avec moi. Jusqu’à ce que j’hausse le ton une toute petite fois pour le calmer et le forcer à avaler.
« Cela va faire effet ? »
« Aucune idée. »
« Alors qu’est ce que tu fais ? »
« Et tu lui a fais boire quoi précisément ? »
« Un poison. »

*grand silence dans l’assistance*

« Il est des poisons, qui administrés aux bonnes personnes deviennent curatifs. Le concernant je n’ai aucun doute, il a tout ce qui faut pour s’en sortir. Enfin, normalement. »
, je reposais le bol maintenant vide, tandis que l’on voyait Aelius commencer à piquer du nez. Le Tronc se chargea donc de faire en sorte qu’il ne s’écrase pas et l’allongea au sol. Le silence revint s’installer, fait étrange d’ailleurs…
« Après cette journée d’efforts intenses je vous propose d’aller vous coucher, je vais m’occuper de la garde cette nuit. Notre veilleur étant endormis je me dois d’assurer mon nouveau devoir. » Voilà qui faisait revenir les choses à la normale. Ce crétin de De Mandrin. L’attacher au pied d’un arbre serait la chose la plus efficace contre lui. Eliana finit par gagner sa tente, qu’elle occupait à nouveau seule, finalement la compagnie de l’humaine n’avait été que de courte durée. Assoupi ne se fit pas prier, quand au Tronc il tomba comme une masse. Ne restait plus que moi et le crétin autour du feu. Au début il essaya de faire la conversation. Peine perdue. Je ne décrochais mot. Il se tu donc et observa les flammes. A son tour il ne tarda à pas rejoindre les bras de cette ensorceleuse de Morphée.
Je regardais la danse des flammes, écoutait les bruits de la forêt. Le Marron devait passer juste à l’est de notre campement. Demain il nous faudrait le suivre, si fleuve passe entre les montagnes, en le suivant nous avions moins de risques de mésaventures qu’en empruntant des chemins plus escarpés. Mais suivre le cours de l’eau c’était s’exposer à la vue de tous, c’était risquer de se faire repérer. Les autres je n’en avais rien à faire, ils pouvaient disparaître sous mes yeux, peu m’importait. C’était plutôt l’ombre de mes poursuivants multiples qui me causait du souci, et encore c’était un bien grand mot.
Avec ma main gauche, je faisais tournoyer mon poignard. Les armes sont bavardes Dolce. Peut-être devrais-je le tuer dans son sommeil, en faire mon affaire et disparaître. Je pouvais très bien achever la quête seule, je n’avais pas besoin d’eux et de leur traînée d’incompétence. Mes yeux se posèrent sur le demi-elfe. Dors mon petit dors, et quand tu seras sur pied nous allons nous amuser. Ne pas le tuer. Il était plus distrayant en vie…


Le matin arriva et comme chaque nuit je n’avais pas fermé l’œil. Toujours être sur ses gardes, toujours. La troupe se mit bien vite en route. Naël feignit d’avoir tenu éveillé tout le long de son tour de garde et évita soigneusement de le dire en ma présence. Je me fichais bien de ses dires. Nous nous mîmes donc en marche sur les premiers reliefs de la montagne. Aelius pouvait marcher seul, je demeurais tout de même pas bien loin, histoire de ne pas devoir de récupérer trois mètres plus bas, les contretemps commençaient à m’exaspérer. Et surtout, je voulais être aux premières loges s’il commençait à reprendre ses esprits. Pendant ce temps notre meneur nous faisait une visite guidée de la flore bordant le fleuve. Mes yeux se plissèrent, le Marron n’avait pas une couleur habituelle. Quand je l’aperçus la différence n’était pas visible pour des yeux néophytes. Je connaissais la teneur du sang mieux que personne, et dans cette eau il y avait du sang. Au fur et à mesure que nous avancions les traces étaient de plus en plus visibles, si bien que tout le monde pouvait s’en rendre compte.
« Ca c’est mauvais. »
« Comment ont-ils osé polluer cette eau ?! »
« Naël, je ne crois pas que je ce sois volontaire vois-tu… »
« Tu vois quelque chose ? »
, s’empressa Assoupi à l’encontre du géant. Mais ce dernier répondit par la négative.
« Bêtes sauvages ou ennemis. », murmurai-je sombrement. Dans tous les cas, même si Le Tronc n’avait rien aperçut il y avait bien quelque chose dans ces montagnes qui ne tournaient pas rond. Etait-ce à l’origine de ce sang, ça je n’étais pas en mesure de le savoir. Et je ne pouvais non plus prédire si nous en verrions les tenants.
Quoiqu’il en soit ce sentiment de traque me plaisait bien.

Assoupi

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mar 16 Fév - 18:07


C'est à regret que je viens annoncer que mon sort n'a plus d'effet.

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Assoupi
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Jeu 18 Fév - 18:59


Aelius : Assoupi : Dolce-Aléria : Eliana : Naël : Le Tronc
    Décidemment, cette expédition n’était pas de tout repos ! Entre un membre qui disparaît, un autre qui perd la tête, ce n’est pas sain toutes ces tension pour bien dormir. Et comme par hasard tous ces troubles étaient causés pas des Lutins Farceurs. Ce genre de lutin n’avait pas ma sympathie, en fait, comme tous ceux de la race, je les détestais. Ces êtres toujours en train de rire stupidement avaient un malin plaisir à ce moquer constamment de nous, c’est c’est même à cause d’eux qu’un jour, une reine stupide avait eut l’idée de mettre dans son jardin d’abominable représentations de nous en plâtre. Maintenant depuis, ces atroces représentations étaient plus connues que nous, et nous devions nous battre corps et âme pour défendre notre honneur. Tous cela à cause d’une blague stupide.

    Mais bon, au moins étions nous enfin arrivés aux Montagnes Blêmes, ce pourquoi j’avais rejoint ce groupe de fous… Oui mais maintenant que j’y étais, je ne savais pas quoi faire, les instructions des Lutins qui m’avaient envoyés ici étaient quand même floues… Ramener des pierres provenant des Montagnes Blêmes pour reminéraliser la terre de la Plante mère, d’accord, mais combien de pierres, où les prendre, parce que mine de rien, c’est grand les Montagnes Blêmes ! Bref, la tête prête à exploser de toutes ces questions, je décidais de me changer les idées et je regardais un peu le paysage, notamment, l’eau normalement boueuse et brune du Marron. Rouge sang, c’est plutôt louche.

    La rivière était maintenant plus étroite, il n’y avait plus de place pour qu’une bête monstrueuse puisse y nager, du moins je l’espérais, mais elle était encore suffisamment large et profonde pour nous empêcher de voir le fond de l’eau. Normalement plus on s’approche de la source d’une rivière, plus l’eau est claire, surtout pour une rivière qui prend sa source dans la montagne, mais là, avec ce fichu Marron, cela devenait encore plus bizarre et trouble. On m’aurait dit que le Montagnes Blêmes était en faite un géant, et que nous étions en train de longer une plaie sur son corps je l’aurais cru. La roche de couleur beige ressemblait à la couleur de la peau, et les berges de la rivière avaient plus l’air d’être découpées, taillées que creusées par l’eau. Mais bon tout cela était dans mon esprit, ma propension à dormir plus souvent qu’à mon tour me conduisait à avoir tendance à rêver éveillé et imaginer des choses improbables… Enfin je l’espérais.

    En tout cas, je n’étais pas le seul à être dérangé par ce phénomène étrange, personne ne parlait beaucoup, même pas cet idiot de Naël. D’ailleurs en parlant d’idiot, Aelius ne se faisait pas remarquer non plus, même sans avoir un cerveau qui fonctionnait dans le bon sens, il arrivait à percevoir l’atmosphère lourde qui pesait sur nous et arrivait à se raisonner.

    « Mais les grenouilles ça vit dans l’eau non ? Il faut que j’aille voir la grenouille en chef, elle doit me donner les glands que le lierre à volé à la pièce montée ! »

    Visiblement non. Je soupirais en voyant que celui là n’allait pas mieux, et je continuais mon chemin. Mais c’est alors que Naël nous surpris tous, tout en criant « Nooooooon ! » il couru pour s’interposer entre Aelius et le Marron, je dois bien avouer qu’il avait eu raison, car le nouvel idiot du groupe avait bien l’intention de sauter à l’eau. En même temps, entre débiles, on se comprend. Aelius se débattant dans les bras de Naël, criait : « Je dois aller voir la grenouille ! » alors Dolce-Aléria et ses méthode douce intervint, elle leva la main pour asséner un méchant coup sur le crâne d’Aelius pour le calmer, mais alors qu’elle allait baisser le bras, Aelius sembla retrouver ses esprits et dit « Mais qu’est-ce qui se passe ici ? » Même si elle avait vu qui tout était redevenu normal, elle le frappa quand même.

    « Aïe ! Mais qu’est ce qui vous prend à tous !
    - Oups désolé, le coup était déjà parti. Ces derniers temps c’était la seule solution pour te calmer. » Devant le regard intrigué d’Aelius, Naël, qui s’était vivement reculé une fois que tout était revenu dans l’ordre, dit :
    « Oui c’est vrai que ces derniers jours tu n’étais pas toi-même…
    - Tu disais des choses déraisonnables.
    - Nous ne te comprenions pas vraiment.
    - Tu avais perdu le peu d’esprit que tu as.
    - Tu étais devenu pire que Naël. »

    Cette dernière remarque sembla achever le pauvre Aelius, de plus, un coup d’œil jeté au Marron et la position dans laquelle il avait repris conscience lui indiquèrent ce qu’il tentait de faire avant cela, son esprit pratique reprenant le dessus, il étudia notre position pour partir au plus vite de ce lieu maudit.
    « Bon je crois qu’il vaut mieux reprendre notre route.
    - Oui plus vite nous seront loin de cette rivière mieux se sera. » J’aurais bien ajouté, nous aurions continué si tu n’avais pas essayé de rivaliser de stupidité avec Naël, mais je devais bien avouer que je préférais quand Aelius menait notre troupe, je n’aimais pas Dolce-Aléria, Naël était un imbécile, Eliana et Le Tronc étaient trop gentils pour donner des ordres quant à moi je préférais nettement le confort de n’avoir qu’à suivre des ordres.

    Nous continuâmes à marcher toute la journée, et nous nous couchâmes tôt, les journées étaient moins longues dans des montagnes aussi hautes. Le lendemain nous reprîmes la route, fatigués, enfin surtout pour les autres, car ils n’avaient pas trouvé d’espace très confortable pour dormir. Et nous marchions inlassablement, tout en nous enfonçant dans les montagnes, il faudrait peut-être plus parler de grimper que de marcher car cela devenait difficile de mettre un pied devant l’autre sans trébucher, d’ailleurs, de derrière Naël, je m’étais déplacé à derrière Le Tronc, qui bizarrement, se débrouillait mieux que nous sur la rocaille, cela m’évitait donc de devoir esquiver les rochers entrainé dans la chute à cause de la maladresse du crétin de devant.

    Le paysage devenait de plus en plus accidenté, et il n’y avait pas vraiment de chemin tracé, alors nous tentions tant bien que de mal à suivre le cours de a rivière sans trop glisser, qui se faisait sans cesse plus étroit et plus rapide. Et plus l’eau était rapide, plus il nous semblait percevoir dans l’air comme une odeur métallique, cela n’était pas pour nous rassurer quant à la composition de l’eau du Marron. Mais nous évitions de trop y penser, car sinon les spéculations sur ce qu’on allait trouver une fois arrivés à la source du Marron ne nous encourageait pas du tout.

    Et enfin harassés par une journée fatigante, nous nous arrêtâmes dans un endroit qui n’avait pas l’air trop pentu pour y passer la nuit. Un fois le camp installé, je me posais dans un coin pour faire un petit somme. Le ruissellement de l’eau, car il fallait bien donner un nom au liquide qui s’écoulait à coté de nous, me paraissant étrange, comme plus fort, un peu comme s’il résonnait contre une paroi rocheuse. Intrigué, je me réveillais, et m’approchais du Marron, pour regarder en amont, avec un mauvais pressentiment. « Nooooon ! » Je fus brutalement poussé au sol par quelque chose.

    « Naël ! Mais tu es débile ou quoi ! J’allais pas sauter dans l’eau !
    - Mais tu avais l’air de vouloir sauter et je pensais t’aider…
    - Et bah c’est pas la peine de m’aider. »
    Furieux je m’éloignais de lui pour rejoindre le feux de camp, avant que les autres me demandent ce qui s’était passé, Dolce-Aléria revint avec de quoi manger, l’air sombre.

    « Je crois que nous allons devoir patauger dans cette eau immonde.
    - Quoi ?
    - Vers l’amont, la rivière passe dans une gorge pendant un petite distance. Escalader est impossible car c’est trop escarpé et le contourner pourrait bien nous prendre des semaines. Il faudrait voir s’il on peut passer dans cette eau sans risque.
    - Comptez pas sur moi pour le tester.
    - Et tu es sûre qu’il n’y a pas d’autre chemin ?
    - J’ai l’air de ne pas être sûre de moi ?
    - Mais elle est dangereuse cette eau.
    - Je crains qu’il n’y ait pas d’autre solution.
    - Il va falloir se lancer à l’eau ! » En plus cet idiot avait l’air content de lui avec ce jeu de mot.
    « Il faudrait que l’un de nous tente de descendre dans l’eau pour voir s’il n’y a pas de danger.
    - Et les autres restent sur leur aguets pour le défendre si jamais quelque chose de louche essaye de l’attaquer.
    - Je le re-dis, ne comptez pas sur moi. De plus, vaut mieux garder ceux qui savent se servir d’une arme à distance sur la berge.
    - Oui, c’est vrai.
    - Le Tronc alors ?
    - Quoi, mais non, je ne veux pas !
    - Non, lui il est grand, il peut être utile sur la berge.
    - Oui, oui, je peux être très utile !
    - Pourquoi pas toi, Naël, tout à l’heure tu avais l’air bien décidé à me sauver de l’eau alors que je n’en avais pas besoin, au moins en y allant pour nous, tu vas montrer ton courage !
    - Oui, je suis d’accord avec lui !
    - Et puis, tu pourras toujours essayer de te défendre avec ton épée.
    - Et ce n’est pas comme su tu servais à quelque chose au combat. »

    Alors, sans trop lui demander son avis, Naël se retrouva pieds nus, son pantalon remonté le plus possible et poussé par Aelius pour qu’il entre dans l’eau. L’idiot gémissait doucement, mais voyant que tout le monde était contre lui, il n’osait pas protester trop fort. Nous de notre côté nous étions attentifs au moindre mouvement de l’eau, prêt à tirer s’il y avait du danger. Se laissant désirer, il mit un certain temps avent d’oser toucher l’eau de son pied, il la frôla doucement et essaya de gagner du temps en disant « Mais elle est trop froid, je vais geler ! » Devant notre regard impassible, il n’osa pas aller plus loin, et se lança. Il mit les deux pieds dans l’eau. Rien d’étrange à l’horizon.
    « Essaye d’aller plus loin, et dis nous ce que tu sens, s’il y a des poissons, ou d’autres … animaux.
    - C’est froid.
    - Oui ça on le sait.
    - On dirait que c’est plus visqueux que de l’eau normale. Mais tout aussi froid.
    - Pas de chose qui te frôlent ?
    - Non je crois pas.
    - Essaye de sauter, de faire du bruit, ça va peut-être attirer des bêtes.
    - Je suis obligé de le faire ?
    - Oui !
    - Bon bon d’accord. » Et il se mit à sautiller comme un idiot, forcément. Et bien entendu il glissa et tomba lamentablement dans l’eau. Ruisselant de liquide rouge, il tenta tant bien que mal de se relever, recrachant ce qu’il avait avalé, après avoir glissé plusieurs fois, il arriva enfin à regagner la berge. Si il ne s’était rien passé à avec le cirque qu’il avait fait, il ne se passerait sûrement rien quand nous marcheront dedans.
    « Quel goût ça a ?
    - Un goût de sang…
    - Tu sais quel goût le sang a, toi ?
    - Ben oui, c’est comme quand je me mords la langue. »
    Le laissant s’essuyer, et ainsi tâcher de rouge tout ses beaux vêtements, nous nous installâmes pour manger tranquillement, essayant de nous préparer mentalement à ce que nous allions devoir subir demain. Avant de nous coucher j’allais voir Le Tronc pour lui demander un service :
    « Je suis plutôt petit, alors si jamais le courant est trop fort, ou que l’eau st trop profonde, je risque de me noyer, tu ne pourras pas me porter demain ?
    - Euh, si tu veux.
    - Merci. »

    Et voilà, problème réglé.


-> Eliana
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Le Sarcasme de Dieu
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 5 Avr - 23:55

    Le Sarcasme descend à son tour.
    Le tour passe à Aelius qui s'est proposé.
    Pour le moment le personnage d'Eliana fait toujours partie de la quête, mais elle n'interviendra plus en tant que conteuse.
    Dieu décidera de son sort car il va de soit que si c'est le Sarcasme tout le monde trinquera.
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Naël De Mandrin
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mar 29 Juin - 17:34


Je suis certain d’être un homme courageux et cette aventure m’a prouvé que je suis aussi un homme aventurier, mais malgré cela, l’horrible moment passé dans l’eau au goût de sang me hante toujours. Et puis dormir aussi près de cette eau maudite m’empêche de fermer l’œil. J’ai l’impression que l’air est saturé d’une odeur métallique qui n’est pas pour m’apaiser et m’aider à dormir. Voyant que je ne pourrais me reposer, je me mis à réfléchir sur la nature de cette eau. Tout de même, malédiction ou non, je ne comprenais pas comment de l’eau pouvait à ce point être bizarre… Je commençais à échafauder quelques hypothèses quant à la nature de l’eau quand je fus brusquement secoué :
« Allez Naël, réveilles toi ! Tu as ronflé toute la nuit ! »
Ah ? Il m’avait pourtant semblé avoir réfléchi et trouvé quelques solutions ? Tant pis. Je n’avis plus à présent qu’à me lever et aider le groupe à lever le camp avant que nous ayons à traverser le Marron. Avec l’habitude que nous avions acquise cela ne prit pas trop de temps et bientôt, nous fûmes devant le cours d’eau à appréhender la traversée. Comme j’avais déjà du patauger dedans, je fus bien évidemment le premier poussé à l’eau, encore une fois je frissonnais, l’eau étais réellement glacée, bien plus que ce à quoi on pourrait s’attendre avec la chaleur autour de nous. J’allais encore le mentionner à mes amis quand je fus rejoint dans l’eau par Le Tronc portant Assoupi, lui aussi frissonna au contact de l’eau. Dolce-Aléria et Aelius entrèrent dans l’eau en même temps et eux aussi purent constater le froid anormal de l’eau, eux qui s’étaient moqué de moi quand je leur avais dit qu’elle était froide, j’étais bien content qu’ils frissonnent, d’ailleurs je sautais sur l’occasion :
« Je vous l’avais bien dit qu’elle était froide !
- Oui mais quand ce froid est aussi anormal que celui-là tu le dis autrement ! Tu ne dis pas seulement sur le ton de la plainte "C’est froid".
- Ah haa ! Vous essayer d’avoir l’air moins ridicule maintenant ! »
Aucun réponse, ils devaient avoir compris que j’avais déjoué leurs arguments. Décidemment, j’étais de plus en plus perspicace !

Ne voulant tout de même pas trop traîner dans l’eau, nous fûmes rejoints pas Eliana et nous avançâmes lentement, vérifiant la stabilité et le profondeur de la rivière. Arrivés au milieu du cours, l’eau me montait jusqu’au torse, mes pauvres habits allaient être dans un bel état après cela… je regardais les autres pouvoir si eux aussi s’inquiétaient de leurs habits quand je vis qu’ils avaient pris soin de prendre des habits déjà bien abimés avant d’entrer dans l’eau. Quelle bonne idée ils avaient eut là, je m’en voulais de ne pas y avoir pensé, ou au moins de ne pas avoir remis les habits d’hier, qui étaient déjà abimés ! Mais malheureusement, comme je n’étais plus concentré sur là où je mettais les pieds, une pierre glissa sous mon pied et je me retrouvais la tête dans l’eau. Encore une fois, l’immonde eau au goût de sang s’infiltra dans ma bouche, et je sorti la tête de l’eau hoquetant du liquide rouge. Je repris mon chemin respirant difficilement, mais j’étais bien décidé à ne pas rester plus longtemps dans le Marron. Alors qu’il nous restait qu’un seul mètre dans l’eau terrifiante, une sorte de Lutin apparu devant nous. Il n’avait pas la visage jovial de notre ami Assoupi, il avait des traits plus étirés, plus fins, mais aussi plus malicieux. Et sur le ton de la plaisanterie il nous annonça :
« Je suis le gardien des berges du Marron dans les montagnes Blêmes, quiconque traverse l’eau doit le payer d’une vie. Et j’ai décidé de la vie qu’il me fallait, vous n’avez pas le choix, alors au revoir ! »
Sur ce il disparu, l’eau si glacée, me semblait moins froide que la peur qui s’était insinuée dans moins corps, je me demandais ce qui allait se passer, quand j’entendis le Tronc crier :
« Eliana ! Elle a disparu ! »

La terrible nouvelle résonnait encore à mes oreilles sans que je comprenne, heureusement, les autres ont été plus rapides que moi, ils regardèrent partout pour voir si elle n’était pas tombée, emportée par le courant, mais non, plus aucune trace d’elle. Elle avait disparu en même temps que le gardien. Pauvre Eliana… cette nouvelle m’effondra, mais je continuais tout de même à suivre le groupe, sans trop comprendre ce qui se passait. Apparemment Le Tronc était dans le même état que moi, je vis qu’il avait le regard vide, il en avait même oublié de reposer Assoupi. Peut-être que celui-ci aussi était secoué par la nouvelle et il avait oublié de demander au Tronc de le reposer ? Mais je n’avais pas le cœur à résoudre les problèmes, je suivais le groupe, ne pensant à rien d’autre qu’à mon amie disparue.

Me demandant encore ce qui lui était arrivé, si elle était morte ou bien seulement partie avec le gardien vers un pays plus favorable, je fus stoppé net par le dos du Tronc. La troupe s’était arrêtée car le chemin, qui était de moins en moins large, était coupé par un précipice. Un bon saut pouvait régler le problème, tous mes compagnons se succédèrent au saut, Aelius le premier, puis Dolce-Aléria après, dans un élégant saut rappelant celui d’un chat, puis Le Tronc toujours avec Assoupi sur ses épaules, mais il le déposa enfin de l’autre côté et enfin moi. C’est fou comme l’humeur peut influencer les capacités physiques, je ratais mon saut et Le Tronc du me retenir pour que j’évite de basculer dans le vide. Heureusement qu’il était moins sensible que moi et qu’il s’était un peu plus vite remis que moi. Néanmoins, la frayeur que j’eus à ce moment là suffit à me redonner un coup de fouet, et je pus à nouveau marcher avec énergie. Du moins avec toute l’énergie possible sur un chemin aussi étroit et escarpé.

Poursuivant notre chemin assez difficilement, nous fûmes une nouvelle fois stoppés par une interruption du chemin, mais plus longue cette fois-ci. Comme à l’évidence il fallait que nous réfléchissions à la meilleure façon de traverser, nous nous arrêtâmes pour déjeuner. Le chemin étant étroit, pour manger, j’étais loin du trou, je ne pus donc pas proposer d’idées intéressantes pour traverser. Mais je les entendais réfléchir et à l’évidence, même si je ne pouvais évaluer la situation, il fallait que j’apporte mon aide.
« Et si Le Tronc nous lançait de l’autre côté ?
- Mais tu es fou ?
- Non mais il ne faut pas l’écouter.
- Mais pourtant ce serait la solution ! Il a assez de force pour faire le saut tout seul et pour nous lancer avant lui !
- Mais tu racontes n’importe quoi !
- Peut-être pas… C’est vrai que je pourrais sauter cette distance et peut-être vous lancer, mais j’aurais trop peur de ne pas bien viser.
- Mais ils sont fous tous les deux à oser imaginer cette possibilité !
- Je ne crois pas non. Moi aussi je peux faire le saut seule, sans aide. Alors il me semble que c’est la meilleure option que nous avons eu.
- Je ne suis pas d’accord… Il doit y avoir un autre moyen ! Je n’ai pas envie de me faire "lancer" pas un géant !
- Il n’y a pas d’autre choix ! »


Avec résignation, Aelius accepta, ensuite Dolce-Aléria du mettre un peu plus en confiance Le Tronc, pour que tout se passe bien et enfin, Le Tronc se mit en place, prêt à lancer la première personne. Encore une fois ce fut moi le cobaye et bien que j’avais trouvé l’idée, j’étais beaucoup moins rassuré quant à la réalisation. Mais enfin, je du faire preuve de courage et après seulement deux protestation, je fus lancé. J’atterris certes comme un veux tas de linge sale, mais au moins j’étais sur le chemin, en un seul morceau. J’avais éprouvé une sensation très étrange en me sentant propulsé dans les airs, mais cela avait été bien trop court pour que je puisse m’en rendre réellement compte. Ensuite, Aelius proposa à Assoupi de passer, mais comme apparemment, il voulait que quelqu’un de fiable puisse le rattraper, ce fut à Aelius de passer. Lui il eut la chance d’être mieux lancé que moi et il atterrit sur ses pieds. Et enfin ce fut au tour d’Assoupi qui fut rattrapé par Aelius. Le Tronc réussi à faire le saut demandé, de même que Dolce-Aléria, qui m’étonna par sa grâce et sa puissance.

C’est dure épreuve passé, nous continuâmes le chemin, nous apercevions encore à certains endroits le Marron, et son cours devenait de plus en plus mince, mais il était toujours aussi rouge. Enfin, nous entendîmes son ruissellement de façon plus forte, comme s’il y avait une résonance accrue. Et au détour d’un énorme rocher nous découvrîmes une sombre entrée dans la montagne. Le reste de notre Aventure allait se faire à l’ombre.

*Dolce-Aléria selon le Plan de Jeu.

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