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 En Quête du bouclier d'Ecthiers

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Dieu
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Le maître de tout...

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MessageSujet: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Jeu 19 Mar - 17:05


En Quête du bouclier d'Ecthiers




Aventuriers inscrits à cette histoire, vous pouvez dès à présent commencer l'Aventure.


    Vous êtes dans le beau pays de Monthalan, C’est le printemps, saison où les guerriers et aventuriers en tous genres recommencent à vivre. Oui, un guerrier c’est un peu comme un Ours, quand il ne fait pas beau et qu’il n’y aura pas grand monde à pourchasser, il hiberne. Si vous en doutez, essayez de leur arracher à poil à tous deux, vous verrez bien que leur réaction est similaire. Bon il y a quand même des chances non négligeables que vous n’en réchappiez pas, mais après tout vous avez douté de Dieu, vous voilà puni. C’est donc le printemps dans le merveilleux pays de Monthalan, qui était malheureusement, pour les guerriers mentionnés ci-dessus, en paix. Et oui, le temps où ce Pays faisait la guerre à ses voisins pour essayer de récupérer un petit bout de territoire est révolu. Ici, tout n’est que paix et amour. Pas tellement en fait, si vous cherchez un peu l’un de ces habitants, vous pourrez facilement vous trouvez avec un pied de chaise en plein dans la figure… Les habitants de ce pays ne sont pas célèbres pour leur finesse. Surtout cette génération là. Car en effet les civilisations précédentes étaient réputées pour leur culture. L’art et les connaissances étaient ce qu’il y avait de plus important, malheureusement, ou heureusement selon les cas, tout l’héritage de cette belle culture ne réside que dans des ruines qui décorent le paysage. Mais pas seulement, ces ruines contiennent encore beaucoup de secrets, et parmi ces secrets, les trésors ont la part belle. Et c’est justement ce qui intéresse les guerriers et aventuriers mentionnés plus haut.

    Alors, chaque année au printemps, le doux pays de Monthalan voit fleurir tout un commerce basé sur ces trésors à découvrir. On y trouve des toutes les catégories sociales, nobles, bourgeois, simples artisans, mendiants, hommes et femmes, races de tous bords, tous veulent leur part de richesse. Dans les plus grandes villes de ce pays, il y a toujours des personnes mystérieuses qui ont fait de longues recherches et qui savent où peut se trouver d’immenses trésors. Et qui, faute de capacités physiques extraordinaires, viennent recruter des aventuriers avides de richesses, pour qu’ils l’aident dans sa Quête. Il y a différents genres de Quêtes proposés, celles où le personnage mystérieux connait l’emplacement d’un grand trésor, et généralement il accompagne les aventuriers, pour éviter tout vol, celle où c’est un objet à récupérer, si c’est un objet de valeur, le recruteur accompagne les aventuriers, si c’est un objet sans valeur, il les laisse se débrouiller.

    C’est pour ce dernier genre de Quête que Dalgo’honrt, de la race des fiers Centaures, venait s’installer dans l’auberge de l’Arbre Fleurit –deux, trois et quatre pattes acceptés– une auberge de la capitale Néréisia. Il attendait que se présente à lui la fine fleur des aventuriers…



Que l'Aventure commence !


_________________



Dieu,
tout simplement.

*



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Naël De Mandrin
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Jeu 19 Mar - 17:11

    Le temps était superbe, un magnifique ciel bleu qui devait sûrement illuminer mes yeux. J’avançais le cœur léger, enfin, aussi léger que je le pouvais, car je venais de ma faire bannir de ma famille et je devais faire mes preuves pour être à nouveau accepté parmi eux... Toujours je me souviendrais des regards attristés de ma mère et de mes deux sœurs, du regard indéchiffrable de mon frère -en réalité, le regard de son frère exprimait une joie contenue, il était enfin reconnu comme l’héritier des titres de son père ce qui le réjouissait au plus haut point, mais laissons de nouveau la naïveté de Naël parler- et surtout mon père qui ne me regardait même pas, quelle terrible tristesse ! Mais je devais me faire à l’idée que je ne les reverrais pas de sitôt… Au moins l’idée, que dis-je l’espoir, de pouvoir un jour refaire mon apparition parmi eux couronné de gloire me réchauffait le cœur et me faisait espérer des jours meilleurs.

    En tout cas meilleurs que celui-ci, car il est vrai que commencer sa journée endormi dans un buisson à l’horrible odeur d’urine de sanglier ce n’est pas ce qu’il y a de mieux. Il est vrai que ces derniers temps, enfin surtout après que je sois partis de chez moi, j’ai passé des nuits terribles, perché sur une branche en haut d’un arbre, dans un arbre creux, dans un buisson, tous les moyens étaient bons pour me cacher et ainsi éviter de me faire détrousser par des vagabonds nocturnes. Je ne comprenais pas mon incapacité à rester digne dans cette aventure, j’avais quand même participé à de nombreuses chasses avec les soldats du camp voisin, je savais ce qu’était de vivre à la dure, mais là, à chaque fois que je cherchais un abri il n’y avait rien, à part les endroits les plus désolants. Alors bien souvent fatigué par une dure journée de marche je m’écroulais dans des endroits navrants, faisant sûrement bien honte à mes ancêtres… Mais je dois bien avouer que dans de telles situations, les ancêtres et leur considération ne sont pas prioritaires.

    J’étais donc en route, tout pimpant car j’avais trouvé une charmante rivière dans laquelle j’ai pu me décrasser et me séparer de l’horrible et nauséabonde odeur. J’avais de nouveau fière allure, ans une famille noble, tout en nous doit refléter notre appartenance à la noblesse, en ce qui me concerne, je suis noble au plus haut point ! Je ne pouvais donc me permettre de paraître devant des gens, souillé. Je me dirigeais vers Nérésia, la capitale du merveilleux pays qui est le mien. Et pourquoi ? Hier soir, alors que je m’endormais et que je constatais la présence du relent d’urine, je pris la décision de demander de l’aide, d’entrer dans une troupe de joyeux aventuriers afin qu’ils me portent chance et qu’ils me permettent d’accéder plus rapidement et surtout plus dignement à la gloire. Car oui, mes ancêtres, bien que n’aimant pas les personnes inférieures à notre rang, les respectent quand même lorsqu’ils nous viennent en aide, alors même si je ne suis pas seul à faire preuve de courage et bravoure, une partie de la gloire rejailliras sur moi et rendra fière ma famille. Et c’est tout ce qui compte pour moi.

    J’arrivais en vue de Nérésia, on avait vraiment raison de l’appeler ville de lumière, son architecture était sublime ! Elle rendait bien hommage à la sagesse de nos ancêtres, ce coup-ci je ne parle pas uniquement des miens, mais de ceux de tout notre peuple. Bon, il faut quand même avouer que si elle rend si bien hommage à nos ancêtres, c’est que ce sont ceux-ci qui l’ont construite, alors forcément… J’approchais des remparts, les gardes me regardèrent, regardèrent mon épée, j’étais prêt à les saluer et à engager la conversation avec eux, malheureusement je ne puis pas le faire car ils détournèrent aussitôt le regard pour observer avec envie une jolie damoiselle qui sortait de la ville. Tant pis, j’entrais dans la ville en me disant que je trouverais bien quelqu’un avec qui discuter une fois à l’intérieur. J’avoue que j’avais très envie de parler à quelqu’un, cela faisait plusieurs jours que je n’avais pas pu parler avec un être doué de la parole, parce que parler avec des mouches et des lapins, merci bien, j’ai essayé et ça n’a rien donné ! Je repérais un aimable vieil homme qui était assis sur un banc, j’allais donc m’assoir à côté de lui, prêt à engager une conversation, mais dès que je fus installé, l’ancien m’interpella aussitôt en disant :

    « J’veux pas d’ennuis moi, si c’est pour faire une Quête vas donc dans la rue de auberges et ne m’embêtes pas ! »

    Tout étonné, je ne pus que marmonner un bref « Merci à toi, le gueux ! » et je m’éloignais, tous déconfit par ce premier contact avec la société locale. Mais je ne me désespérais pas pour autant, ce que ce vieillard venait de dire m’avait donné des idées… faire une Quête était le meilleur moyen de rencontrer des gens qui pourraient m’aider et cela pourrait aussi m’apporter la gloire que je cherchais ! Alors bien décidé à trouver une Quête qui ferait mon affaire, je suivais les indications du vieillard. Et en plus, j’étais assuré qu’une fois arrivé dans la rue des auberges, je trouverais d’autres personnes prêtes à participer à une aventure et tout aussi loquaces que moi ! Une fois arrivé dans la rue, après avoir demandé mon chemin à un autre vilain, la rue me parue bien plus animé que le reste de la ville pourtant déjà bien animé. En effet, on pouvait voir de nombreux guerriers, rôdeurs, elfes, lutins, nains, tous en tenue de circonstance, les armes et armures étaient étincelantes, les nains vindicatifs et les elfes parfaits, on voyait bien que c’était le quartier d’affaire de la ville ! Choisissant une auberge au hasard, j’entrais dans l’auberge Arbre-Fleurit, je me disais qu’avec un nom pareil, il ne pouvait y avoir que du beau monde là-dedans ! Arrivé à l’intérieur je retenais à grand peine un « Salut à vous belle compagnie ! » mais ayant déjà testé l’amabilité naturelle des gens de la capitale je me dis que je ferrais mieux de restreindre mes contacts avec eux et me diriger uniquement vers ceux qui pourraient m’aider. Je repérais rapidement les personnes qui devaient avoir une Quête à proposer, ils m’avaient regardé avec avidité lorsque je suis entré (oui, je repère toujours lorsque l’on me regarde), et avaient fini par détourner le regard, pensant que s’ils me dévisageaient trop je pourrais me sentir mal à l’aise et donc n pas vouloir venir faire leur Quête. Ou alors, c’était parce qu’ils avaient tout de suite repéré son allure de faux prince et qu’ils avaient jugés qu’il n’était pas forcément le candidat idéal pour une Quête dangereuse… Toujours est-il que moi j’inspectais avec attention les personnes présentes, ici il y en avait un qui ne devait pas avoir vu d’eau propre depuis au moins deux saisons, là un qui ronflait si fort qu’il faisait trembler la table devant lui. Je n’avais guère envie d’aller me frotter à eux. Mais je repérais dans le fond quelqu’un qui ne m’avais pas dévisagé lorsque j’étais entré, et qui présentait bien. Il était fièrement dressé, bon peu habillé au niveau du torse, mais lorsque je compris que c’était un centaure, je compris également la raison de cette nudité. Son visage fier et méprisant me fit penser à mon père, tous de suite ce centaure me paru plus familier, c’est donc sans aucun hésitation que je m’approchais de lui, prêt à engager la conversation. Mais le regard intense que l’ont aurait balayant chaque parcelle de mon être refroidit mon ardeur. Je pris quand même sur moi pour oser lui demander :

    « Bonjour à vous, proposeriez vous une Quête à accomplir ? Si c’était le cas, je serais bien aise d’en connaître tous les tenants.
    -Oui, j’ai une Quête à proposer, mais je n’en dirais rien, tant que qu’il n’y aura pas plus de monde, je ne souhaite pas me répéter. »


    Je n’essayais même pas de lui répondre et je m’asseyais à sa table osant à peine commander une pinte de bière, mais bon, il fallait quand même que je m’occupe un peu, l’attente pouvait être longue !

    Ou peut être pas, à peine servis je vis la porte s’ouvrir à nouveau pour laisser entrer celui qui serait peut-être mon futur compagnon de route ! Mais non, celui-ci alla s’installer au comptoir de l’auberge, apparemment un habitué… Je ne me décourageais pas, bientôt j’allais être rejoint par des Aventuriers avec qui je parcourrais les routes en Quête sûrement de quelque chose de merveilleux. Alors en attendant, je m’installais plus profondément dans ma chaise, tentant un regard vers le centaure qui ne me regarda même pas, et mon pied buttant contre quelque chose de dur sous la table.

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Dolce-Aléria D'Antuo
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Jeu 19 Mar - 23:44

    Les habitants de ce pays sont intéressants, ou tout du moins la plupart. Si leur pays est des plus paisibles, il m’est d’avis qu’ils ne sont pas capables de voir toutes les possibilités que peuvent leur offrir leurs Terres. Sont-ils aussi naïfs que cela ? J’en ai bien peur, cela va faire une semaine que je traîne en ce pays et rien, mais absolument rien ne me fait penser ou bien même espérer le contraire. Il est cependant des races fortes attractives, remplies de pouvoir magique incroyable, mais ils sont dénudés de tout intérêt. Oui, ce qui constitue la fierté de Monthalan c’est plutôt ce qu’il recèle, et non pas ce qui vit à sa surface. Peut être devrai-je me diriger vers la forêt qui se trouvait au Sud du pays, je savais qu’une tribu d’Elfes Noirs s’y trouvait, et pour cause je leur avais déjà rendu visite le siècle dernier en compagnie de mon père.

    Alors alors qu’as-tu à m’apprendre imposante et ancestrale Néréisia ? Rien je le redoute. Je savais déjà tout ce que je devais savoir. Je connaissais presque tous les pays, et j’y avais presque mis les pieds dans tous. On en fait des choses quand cela fait 270 années que vous êtes en vie. J’ai de l’expérience derrière moi, beaucoup d’expérience, et certainement plus que ce vieillard humain que ses congénères regardent comme si il avait tout vu tout vécu. Ce n’est pas parce que l’on a des cicatrices que l’on peut affirmer être un ancien valeureux combattant. Regardez moi. Aucune blessure, aucun indice pouvant indiquer une quelconque mauvaise fortune. Et pourtant, depuis que j’avais traversé l’océan Royal, croyez le, un bon nombre avait déjà plongé dans les ténèbres. Les autres êtres nous côtoyant, nous les Elfes, sont d’une bassesse des plus déconcertantes, croire qu’une femme seule est sans défense… Ils devraient d’abord s’interroger sur les origines de cette dernière avant de vouloir l’approcher. Ce n’était pourtant pas compliqué de voir à mes oreilles mon ascendance elfique. Les idiots. Enfin bon, maintenant ils n’importuneront plus personnes, à part les mortes peut-être…

    J’évoluais à pas feutrés dans la rue principale de la capitale que je n’avais de cesse d’observer. On ne pouvait pas dire que les hommes avaient du mauvais travail, ça tenait toujours debout dirons nous. Mais je n’approuvais pas, dans mes yeux ne pouvait que se lire que haine et déception. Combien de forêts avaient été décimé pour mettre sur pieds toutes ces habitations ? Combien de populations d’Elfes avaient combattus pour avoir accès à ce territoire. Car oui si Monthalan est maintenant paisible, il fut un temps où ce n’était pas le cas. Comme partout c’est la loi du plus fort qui réside, et tout le monde sait pertinemment que elfes et humains ne ce sont pas toujours bien entendu, et ce dans n’importe quel pays où vous vous trouverez, où que vous alliez vous entendrez les récits d’antiques guerres, entre les hommes et des populations magiques. Ces hommes belliqueux qui sont sensés être animés de ce que nous populations douées de magie ne sont sensés avoir, un cœur, au sens figuré du terme bien évidemment. J’en étais persuadée, la plus grande force des hommes était leur cœur et leurs sentiments. Bien sûr que nous aussi nous en avons, mais d’une certaine manière cela n’est pas de la même force. Un être plus petit que moi ne percuta et je tournai mon regard vers cette personne. C’était un enfant humain. Je le regardais le visage fermé et les yeux n’exprimant aucune once de gentillesse, ce qui sembla faire peur à l’enfant. D’un côté c’était compréhensible, l’enfant n’avait accès qu’à mon visage, puisque ma capuche me recouvrait tout le reste. L’enfant était bouche bée. Bon, il fallait vraiment faire quelque chose, il ne manquerait plus qu’il se mette à pleurer bruyamment et j’attire une grande attention sur moi. Mes firent donc tomber ma capuche, et je lui dis fermement : « Fais attention où tu mets les pieds petit. » Et je partis. J’en avais déjà trop dit et trop fait, je ne voulais en aucun avoir des contacts trop important avec n’importe quelle personne que ce soit, quelque soit son origine, sa race, son rang. Je voulais être seule.

    J’avais marché depuis le début de la journée pour en arriver ici. Je voulais d’abord avoir un véritable contact –enfin quand on lit ce qui précédait on comprend bien ce que je veux dire par contact- avec un échantillon de l’ensemble de la population de ce pays, avant de partir pour la forêt de Pinaclès. Le meilleur endroit pour cela, mais aussi pour espérer entendre des commentaires juteux c’était une auberge. J’entrai donc dans la première qui m’interpella, son nom fut : Arbre-Fleurit. Quelle preuve d’imagination indéniable que voilà, m’enfin bon passons. Une fois la porte passée, je ne pus que me rendre compte que le lieu semblait être régulièrement fréquenté. Dès que j’eus balayé du regard l’ensemble des occupants de l’auberge, il n’y avait plus qu’un être pour lequel j’avais un semblant d’intérêt. Le Centaure au fond de la pièce, et devant lequel se tenait assis, le rejeté des De Mandrin. Comment je le savais ? Je vous rappelle une nouvelle fois que j’ai 270 ans, donc forcément je commence par en savoir un peu sur le monde. Que pouvait bien faire cet abruti de première en face d’un être aussi respectable que ce centaure. Il fallait que je regarde cela de plus près. Je voulais parler à ce centaure, sa magie m’intéressait, enfin la magie de son peuple en général, parce que juste la sienne ce serait ne se contenter que d’une infime partie de qui était à ma disposition. Je pris donc place à la table de deux personnes, vide, juste à côté de celle où se trouvaient les trois individus. Oui j’ai bien dis trois, car si autour de la table on pouvait y voir le centaure et le pseudo-noble, en dessous s’y trouvait un être d’une taille bien moins imposante, un lutin des espaces verts si mes yeux ne m’abusaient pas. Bref, là n’était pas mon soucis, ce lutin était aussi passionnant que les hommes dénudés de pouvoir. Une fois installée, je commandais ma boisson et attendais patiemment. La patience est une vertu dont je ne me plaindrais jamais.

_________________

    Ambition is a vice, but it may be the father of virtue.


Dernière édition par Dolce-Aléria D'Antuo le Lun 4 Mai - 19:52, édité 2 fois
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Aelius
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Le Roi Maudit

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Ven 27 Mar - 1:33

    Nérésia, ville de lumière; ville connue de par le monde entier, chaque pays ou j'ai eu l'honneur de porter mes pas semblait s'en inspirer, avec beaucoup de difficulté pour certain... En effet, difficile d'égaler une telle perfection, difficile même de s'en approcher tant l'architecture de cette ville semblait être née et empreinte de magie; par quel miracle de simples hommes avaient-ils pu réussir le miracle de surpasser les nobles Elfes de Tamriel? Comment avaient-ils pu toucher du doigts -et bien plus que ça d'ailleurs- la perfection et la pureté même des traits caractéristiques des demeures battît par nos anciens, et ce à un détail près, celui qui voulait que Nérésia rayonnait beaucoup plus que n'importe quelle autre ville que j'eus l'honneur de visiter. Chaque contrée apportait son lot de légende sur cette ville, certaines farfelues au possible, d'autre exacte à la virgule près; pas un de mes voyages ne se déroula sans que le nom de cette ville ne vint à résonner à mes oreilles... Nérésia, capitale du pays de Monthalan, enfin mes pieds purent fouler ces terres, enfin, j'eus le plaisir de porter de nouveau mes pas en ce lieu.
    Enfin, c'était en effet le terme à employer. Trois couché de soleil, trois long couché de soleil avait été nécessaires pour terminer mon voyage jusqu'à ma nouvelle terre d'accueil. Retraverser mon pays natal, puis l'Océan Royal... Trajet plutôt simple en somme, surtout pour une personne comme moi, mais ne vous y trompez pas, rien n'est plus épuisant que ces longues chevauchées au travers les plaines nues qui séparait l'océan de la forêt sacrée de Tamriel. Oh, n'allez pas croire que cela ne me plait pas, rien ne m'apaise plus que la solitude en terre vierge; rien n'est plus plaisant que de chevaucher seul contre les éléments pour découvrir de nouvelles contrées, rencontrer les peuples régnant en ces dernières pour se complaire à admirer leurs cultures, le savoir faire. Non, le grand air était pour moi source de bonheur infini, le besoin de liberté était le plus fort, et quoi de mieux pour se sentir libre qu'affronter les plus attrayants paysages qui soit donné de voir.
    Cependant, il fallait dire que son voyage jusqu'à l'immense étendu d'eau qui séparait mon pays natal de celui qui semblait s'éprendre de moi à chaque visite tant mes séjour y étaient agréable avait le don de me peser sur les épaules plus encore qu'Ilendïl un difficile soir d'été. Pesant car retraverser un lieu qui aurait du être mien n'était pas forcement la chose la plus plaisante, surtout quand ce dernier se révélait être au mains de ses infâmes créatures qui avait ruinés ma vie... Enfin, ne nous égarons pas plus que cela.

    J'avançais lentement dans la rue principale de cette magnifique cité, mes yeux se promenant sans cesse d'un endroit à un autre sans que ne sache réellement pourquoi. Il faut dire que la minutie était devenue valeurs obligatoire à mes yeux... Minutie ou prudence d'ailleurs, appelez cela comme vous le désirez mais le fait était qu'à partir seul, dans des endroits pour la plupart inconnus, sachant pertinemment qu'« inconnus » rime au mieux avec « danger » on comprend très rapidement que regarder ou l'on porte ses bottes est indispensables dans une optique de survie constante. D »ailleurs en parlant de bottes, ou les miennes étaient-elles entrain de me porter? Une auberge, voilà un choix judicieux... Un bon remontant me ferait le plus grand bien à n'en point douté; puis peut être débusquerai-je au détour d'une conversation une quelconque information sûr...

    « - Voilà quelque chose d'intéressant... »
    Alors qu'intérieurement j'espérai entendre, ressentir ou apercevoir quelque chose les représentant, le moindre petit indice qui me remettrais sur leurs traces, voilà que l'une d'elle se dévoilait à ma vue... Oh depuis le temps, j'avais appris à les reconnaître à coup sûr... Oui, cette si tentante créature appartenait à cette race maudite. Ses longues oreilles pointues dépassaient légèrement au travers de ses cheveux, sa démarche se voulait discrète, ce qui était le cas à n'en point douter, une elfe noire en terre humaine? Que diable pouvait donc avoir eu raison de son amour pour sa terre natale, que diable faisait elle entourée de créature qu'elle n'aimait pas à supporter... Et pourquoi donc s'engageait elle dans cette auberge ci...

    Quoi qu'il en fut, cette créature des ténèbres avait attirée mon regard... Telle fut son erreur. Je n'eus d'autre choix que d'accélérer le pas et de m'engouffrer à mon tour dans la dite auberge. Bondée, voilà un mot qui prenait tout son sens... Des races toutes plus différentes les unes que les autres était regroupées autour de petite table, chuchotant des paroles dans une langues oubliée depuis des siècles, dormant ivre mort sur une table, se chamaillant pour savoir qui avait été le plus méritant lors de leurs dernière quête. Oui, les quêtes... Promenant mon regard je ne pu que me rappeler immédiatement qu'en cette période, nombreux était les hommes qui venaient à proposer de quoi occuper les plus avertit des aventuriers... Était ce pour cela que la créature avait fait face à ce centaure? Était ce pour cela que cette chose difforme qui avait élue domicile sous la table était présente? Et cet homme, cet homme qui portait la niaiserie mieux qu'une moule porte sa coquille, était il là pour une quelconque quête?

    Beaucoup de question qui restait sans réponse. Je ne fit que porter mes pas en direction du centaure, une créature mythique que je n'avais jamais eu l'audace d'approcher, connaissant leurs fureur au moins aussi impressionnante que la sagesse propre à leur race. Saluant l'imposante créature d'un simple signe de tête, je ne fit que demander d'une voix calme si j'avais l'autorisation de me joindre à eux. Celui-ci ne fit qu'acquiescer. Enlevant la lame d'Ilendïl pour pouvoir m'asseoir, je la posait précieusement contre ma jambe gauche afin de sentir sa si rassurante présence au plus près de mon corps. Ai-je besoin de préciser que j'occupais la place qui faisait face à cette charmante demoiselle que j'avais choisi de suivre? Je ne fit que croiser son regard l'espace d'une seconde... C'était suffisant, un ton neutre, je reportais mon attention sur le centaure en m'adressant simplement à lui...

    « Que peut donc expliquer la présence d'une créature tel que vous en ce lieu? On vous dit très... Solitaire. »

    Lentement, je ne fit que chercher le regard de celle qui venait de m'épier de la plus discrète des façons lorsque j'eus prononcé ma phrase... Oui, elle allait sans doute se révèler utile celle là... En tout cas plus que cet idiot de première qui semblait fanfaronner de tout, mais là, ce n'était qu'une interprétation personnelle.
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Sam 28 Mar - 21:12

J’avais passé la soirée à essayer de trouver un endroit où dormir. Et croyez-moi, ce ne fut pas facile. J’essayais tant bien que mal de me faire accepter dans les auberges sans argent, mais ça ne marchait pas, bien sur. Que faire ? Bien sur, nous sommes au printemps, et heureusement, ainsi, je n’aurais pas froid. Du moins, j’aurais moins froid qu’il y a quelques semaines. J’étais obligée de me recouvrir de terre, ou de feuilles pour avoir un peu plus chaud.

Enfin, bref. J’avais finalement trouvé un tronc d’arbre creux. J’avais donc passé la nuit parmi l’écorce et l’odeur que j’aime tant. Je m’étais endormi tard, oui, mais au moins, j’avais passé une bonne fin de nuit. Lorsque le soleil vint me titiller le nez, j’ouvris enfin les yeux. Le jour venait à peine de se lever, et je me surpris à bailler à pleine bouche. Je sortis enfin de mon « lit » et fis quelques pas dans la foret qui m’entourait. Très belle foret, d’ailleurs. Elle dégageait une espèce de force, impossible à cerner. Je n’avais jamais réussis à exprimer avec des mots la force que me donnait ces arbres, ces feuilles, ces troncs et tout le reste.

Mais les heures passèrent, et j’eus faim. Il faut dire que je n’avais pas mangé depuis hier, lorsque le soleil était haut dans le ciel. De plus, cela n’avait été qu’une pomme. C’est donc le ventre vide que je me rendais en ville. Robe déchirée, visage plein de terre, je n’avais pas vraiment l’air d’une jeune femme. Mais plutôt d’un vieille mendiante. Mais cela m’étais égal! Au bout de quelques minutes, j’entendis les bruits qu’une ville pouvait produire. Les regards se tournèrent vers moi. Faut dire que je suis pas spécialement présentable. Mais bon, il ne doit pas y avoir que moi dans cette vile, qui à l’allure d’une clocharde ? Pour l’instant, je suis la seule. Mais les paysans sont pas si propres que ça! J’erre lamentablement à la recherche du marché. Finalement, je le trouve, après avoir traîné pendant quelques temps. Je me faufile dans la foule, histoire d’essayer de passer inaperçue. Ca ne marche qu’a moitié, bien sur. A ma vue, les vendeurs et commençants sont méfiants, ce qui est normal. Ils savent très bien ce que je compte faire: les voler. Un petit moment d’inattention, et PAM! Plus de pommes. Hahaha! Bon, c’est pas si drôle que ça, finalement. Enfin, bref. J’arrive à me procurer une pomme facilement. Pauvre p’tit gars. C’était un jeune homme, petit, cheveux bruns, yeux noirs, peau pale. Il n’avait pas l’air très concentré dans ce qu’il faisait, et pas très intéressé, non plus. J’en avais donc profiter pour me procurer cette fameuse pomme rouge.

C’est donc satisfaite que je me défis de la foule pour me poser dans un coin sombre de la ville. Je croque dans la pomme. Elle est délicieuse: légèrement sucrée, et juteuse. Je me délecte de ce repas, offert par Dieu. Non, je déconne. Il est offert par mes soins, surtout! Mais ne s’étalons pas sur des sujets aussi ennuyant, vous ne pensez pas ?

Je finis par m’endormir, recroquevillée sur le sol froid de la rue dans laquelle je venais de manger. Souvent j’étais prise de fatigue intense, sûrement dû à mon manque de sommeil répété. Lorsque j’ouvre les yeux, le cercle de lumière jaune est un peu plus bas, mais il reste encore beaucoup de temps avant que la nuit ne tombe. Je me relève avec difficultés -j’ai terriblement mal au dos- et me dirige vers la première rue que je vois, c’est-à-dire, celle d’en face. Je titube légèrement, à cause de mon réveil. Je baille, et enfin, me dis qu’une petite bière, que je ne payerai pas, bien sur, ne me ferai pas de mal. J’entre donc dans la première auberge que je vois. De plus, je me dis qu’il y aura peut-être bien une Quête pour moi. Faut dire que je ma petite routine m’ennuie fermement! J’entre donc, et grimace légèrement: des hommes! Il y en a partout! Oh, mon Dieu! Je reste plantée comme une abrutie, mon regard parcourant chaque table et s’arrêtant sur ce qui ressemblait à des hommes. Vu qu’on me fixait bizarrement, je ferme la porte, et va m’installer près de la table d’un centaure. Je prends ma tête dans mes mains, histoire de dire de ne pas avoir la tête dans les choux.

Soudain, je lève les yeux vers le centaure. Devant lui, assit, une jeune homme. Genre, prince de service, mais en fait, pas plus prince que vous et moi. Je lève un sourcil. Une Quête ? Ca m’intéresse. Cependant, je ne bouge pas, attendant que quelqu’un d’autre ne se présente. Bah oui, j’ai pas vraiment envie de me retrouver seule avec cet abrutit d’homme pour faire cette Quête! Un autre homme entre. Sur de lui, il parle à son tour, et moi, j’écoute calmement.
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Assoupi
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Dim 29 Mar - 0:23

    M’obliger à quitter la terre nourricière pour aller chercher des cailloux ! M’obliger à faire tout ce voyage, sans pouvoir faire aucune sieste ! Bon je reconnais que je me suis quand même permis quelques siestes, mais pas plus de trois par jour, bien entendu sans compter les nuits et les somnolences après les repas, mais bon, quand même ! Il est vrai que je devrais me sentir honoré de devoir accomplir une si grande mission, partir à la Quête de minéraux pour sauver notre chère Plante Mère, elle qui a tant fait pour nous et qui ne demande qu’un peu d’amour et quelques minéraux, mais enfin pourquoi moi ? Je suis le pire de tous les Lutins des Espace Verts, je le reconnais, je n’ai que de faibles pouvoirs, voyant que j’arrivais rapidement à obtenir quelques résultats lors de mes cours, je n’ai pas cherché à perfectionner mon art de la magie, et ce que j’arrive à faire suffisait amplement, entouré de nombreux autres Lutins gorgés de pouvoir. Mais là, tout seul, perdu dans un vaste monde que je ne connais pas, sans aucun moyen de me défendre hormis un pauvre bâton de marche, je suis perdu ! Allez courage mon vieux, ne sois pas défaitiste. Je vais faire une petite sieste, cela me remontera un peu.

    Assoupi se trouva un arbre au bord du chemin contre lequel il s’appuya pour dormir un peu. Il s’endormi immédiatement. S’il était capable de s’endormir rapidement, il était également capable de se réveiller tout aussi vite, c’est pourquoi, lorsqu’un homme armé s’approcha de lui doucement, Assoupi se réveilla aussitôt, saisi son bâton, donna un coup et s’enfuis à tout vitesse.

    Tout cela commence bien, à peine je m’endors que l’on essaye déjà de me détrousser, ah elle est bien loin la contrée des Lutins des Espaces Verts ! Maintenant que je suis suffisamment éloigné de lui je vais pouvoir arrêter de courir, il ne serait pas bon que je dépense de l’énergie inutilement, courir pour échapper à un danger c’est bien, mais courir sans raison n’est qu’une perte inutile d’énergie ! Je crois que je vais suivre les conseils que Chef, le Lutin qui nous dirige, me donna juste avant de partir, je vais essayer de trouver des gens, aventuriers a-t’il dit, avec qui me déplacer dans Monthalan, cela sera plus prudent. Et pour cela je devais trouver Nérésia, la capitale. Heureusement, la contrée des Lutins, étant dans Sud du pays, pour aller aux Montagnes Blêmes, il fallait que je passe par Nérésia. Et en plus, j’en étais même assez proche ! Encore quelques heures et l’allais pouvoir trouver une auberge dans laquelle j’allais pouvoir dorm… euh trouver ce que je cherchais.

    Je poursuivais tranquillement ma route, à une allure suffisamment rapide pour ne pas perdre du temps, donc de l’énergie en route, et suffisamment lente pour que je ne m’épuise pas inutilement, lorsque tout à coup j’entendis un charriot arriver. Je me retournais alors, pour voir que le charriot en question appartenais à un marchant ambulant. Non je n’ai as l’œil pour voir ce genre de choses, j’avais juste repéré je grand sourire qui voulait dire –voilà quelqu’un à qui je vais pouvoir refiler des trucs tous pourris. Je n’étais pas franchement le meilleur commerçant qu’il existe, mais je savais jauger lorsqu’on essayait de me vendre des trucs inutiles, je gérais mon argent comme je gérais nom énergie, donc le plus judicieusement possible.

    « Salut à toi l’ami, je suppose que tu vas à Nérésia ? Pour trouver une Quête ou pour acheter quelque chose, Car si c’est pour acheter quelque chose, ne vas pas plus loin, j’ai dans mon charriot ce qui fera ton bonheur !
    -Je doute que vous ayez quoi que ce soit qui m’intéresse dans ce charriot, j’ai déjà tout ce qu’il me faut, dis-je en montrant mon sac à dos bien rempli.
    -Erreur, je ne vois pas sur toi la moindre trace d’arme, hors il est inconscient de voyager dans ce pays sans la moindre arme !
    -Mais j’ai ceci, ce n’est pas un simple bâton de marche il peut se transformer en arme de combat si je le veux ! Déclarais-je avec un air qui voulait dire –si tu continue comme ça à m’embêter, tu va tâter de ce bâton.
    -Oui, mais ce bâton ne pourrait d’être utile qu’en cas de combats rapprochés, or face à plusieurs ennemis, si tu arrive déjà à te débarrasser de quelque uns avant même qu’ils ne soient sur toi, cela peut t’apporter un avantage considérable ! »


    Il avait fait mouche, mon bâton n’était rien contre plusieurs ennemis, il n’avait déjà pas servit à grand-chose contre un seul… En cas de combat contre plusieurs, pour m’en sortir je devrais dépenser un tas d’énergie ! C’est horrible ! mais en même temps je n’avais pas le choix, je le voyais bien venir avec ses grands sabots, il voulais me refiler un arc, mais je n’ai que faire des arc moi, les plus petits font ma taille en hauteur, et je n’ai pas suffisamment de forces pour tendre suffisamment la corde et faire quelque chose d’efficace, je le sais, j’ai déjà essayé. Par contre je sais viser ! Savoir où envoyer quelque chose est d’une aide précieuse lorsque l’on n’a pas envie de se déplacer et que l’objet qu’on veut déplacer est suffisamment solide pour résister au choc. Mais il restait toujours le problème de l’utilisation de l’arc, je partageais mon problème avec le marchant ambulant :
    « Malheureusement je suis dans l’incapacité à utiliser un arc à cause de ma petite taille.
    -Mais j’ai la solution à ton problème, Nain de Jardin, j’ai… »


    Le marchant ne pu terminer sa phrase, Assoupi avait sauté à côté du marchant et le menaçais de son bâton.

    « Je ne suis pas un nain de jardin, je suis un Lutin des Espaces Verts ! Bien compris si tu m’appelles encore une fois nain, mon bâton ira faire un tour dans ta figure !
    -Euh, pas de problème, Lutin, je ne savais pas, excuse-moi ! Tiens pour me faire pardonner d’avoir employé ce terme injurieux…
    -Ce n’est pas injurieux pour nous, c’est juste que nous les Lutins des Espaces Vert, n’aimons pas que l’on se trompe lorsque l’on nous nomme. Mais ne t’avise pas à te tromper à nouveau !
    -D’accord, tout va bien, main sinon ma proposition c’est de t’emmener à Nérésia, comme ça on sera quitte.
    -Un gain d’énergie et de temps incroyable… je veux bien !
    -Alors assied toi ! Et allons-y. Euh, avant que tu ne mettes les choses au clair, j’allais te dire que je ne te proposais pas un arc, mais bien mieux. Tiens regarde un peu ça… »

    Le marchant me tendis un objet en bois, dont le contact m’étais très agréable. L’objet avait un peu une forme de banane aplatie, il était peint de couleurs vives et semblait être très solide. Je ne voyais pas en quoi cela était une arme.
    « Qu’est-ce que c’est, demandais-je.
    -Un boomerang, une arme provenant d’une très lointaine contrée.
    -Mais en quoi c’est une arme ? il n’y a rien de tranchant !
    -Il n’y a pas forcément besoin qu’il y ait du tranchant pour qu’une arme soit efficace, ton bâton tout à l’heure me semblait être une arme atrocement efficace !
    -Oui mais si c’est pour taper sur de gens, un bâton ou mieux une massue semblent plus faire l’affaire !
    -Non cette arme est plus subtile, il suffit de la lancer correctement vers ton ennemi et tu peux l’assommer, mais si tu rate ton coup mais que tu as bien lancé ton arme, elle revient immédiatement vers toi. Il se peut même que tu puisses assommer deux ennemis en même temps et que l’arme revienne vers toi, celui qui me l’a vendu m’en a fait une démonstration. Il m’a même apprit à m’en servir mais je ne suis pas très doué ; et en plus je ne sais pas viser. Mais si tu me l’achète, je t’apprendre à t’en servir en prime !
    -Hum… il me faudrait une démonstration d’abord… »


    La marchant arrêta son charriot, me prit le boomerang des mains, sembla le lancer au hasard, s’il ne revenait pas, qu’il ne compte pas sur moi pour aller lui chercher. Mais l’objet décrivit une courbe dans le ciel et revint vers nous. Impressionnant, et cela même s’il décrétait ne pas savoir se servir d’une telle arme. Je n’imaginais même pas ce que cela devait rendre avec des gens qui savent s’en servir ! Je lui annonçais alors que je lui achetais cette merveille ! J’étais conquis, une arme permettant d’assommer au loin des ennemis et qui revenait après sans que l’on ait besoin d’aller la rechercher, était ce qu’il y avait de mieux pour moi ! Il m’apprit à lancer le boomerang, et je réussi du premier coup à le faire revenir, le marchant sembla quelque peu dégouté devant de telles capacités, oui bon je n’avais pas envie d’aller le rechercher alors j’essayais de bien faire ! Je pris aisément le coup de main, le marchant déclarant m’avoir enseigné tout ce qu’il connaissait me venda l’objet. Nous pûmes alors reprendre la route, moi heureux d’avoir acquis une si belle pièce, me doutant que j’arriverais aisément à me servir au mieux de cette arme -une fois en l’air elle devait fendre le vent et faire des ravages auprès des ennemis- et le vendeur se demandant sûrement s’il ne s’était pas fait avoir.

    Une fois à Nérésia, nous nous séparâmes, moi j’entrais dans une auberge, au hasard, bon pas totalement, le nom me plût quand même un peu, l’Arbre-Fleurit… Il n’y avait pas grand monde, mais je demandais quand même à la ronde : « Y a-t-il quelqu’un qui compte aller aux Montagnes Blêmes ? » le centaure qui était assit seul à sa table me fit un bref signe de la tête, j’approchais alors de lui et il déclara :
    « Je ne dirais rien tant qu’il n’y aura pas plus de monde.
    -D’accord, je vais alors en profiter pour faire une sieste en attendant. »

    Je n’attendais même pas de réponse, son air peu engageant m’indiquant qu’il n’y en aurait sûrement pas, et je m’allongeais alors sous la table, pour ne déranger personne, et commençais à dormir et rêvais de tout ce que je pourrais bien faire avec ce boomerang.


    Désolé, mais je n’avais trouvé qu’après avoir fini ma fiche l’arme parfaite pour Assoupi…
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Dim 29 Mar - 12:27

    Malgré les tentatives de discussions de certains, le centaure était resté impassible. Quand il estima que tout le monde était arrivé, il commença :
    « Eh bien, vous voici tous réunis, je pense que cinq personnes ne seront pas de trop pour accomplir ce que je vais vous demandez d’accomplir. Tout d’abord laissez moi me présenter, je suis Dalgo’honrt, du grand peuple des centaures. Je viens de Pinaclès la forêt qui s’étend sur pas moins de trois pays. J’ai choisi de venir dans ce pays-ci pour ma proposition, car je sais qu’il est réputé pour le recrutement d’aventuriers. Alors voici ce qui m’amène, il y a longtemps, mon peuple était dispersé, nos ancêtres se querellaient nuit et jour, et il n’y avait personne pour les ressembler. Puis vint un jour où un centaure Ginko’honrt fut menacé par des Calkarillos, ces bêtes féroces qui n’hésitent pas à s’attaquer à plus gros et plus fort qu’eux. C’est alors, qu’acculé contre la paroi d’une falaise, un Humain qui passait par là, un certain Ecthiers, vint apporter son aide au Centaure. Il lui prêta son bouclier pour qu’il puisse se protéger des crocs et des griffes des Calkarillos, Ecthiers quant à lui combattit les créatures à l’aide se sa hache de combat. À eux deux, ils réussirent vite et bien à se débarrasser de ces monstres. Ils se félicitèrent alors de la victoire et Ginko’honrt remercia du fond du cœur l’Humain. Ils s’éloignèrent ensemble du lieu de combat, laissant les cadavres aux charognards et aux détritivores. Durant leur traversée de la forêt, ils discutèrent pas mal et devinrent amis, chacun méritait le respect de l’autre pour son courage et ses desseins. Notamment l’Homme s’engagea sur quelque chose qu’il tenait à cœur, le principe de l’union fait la force. Cette idée plût bien au noble Centaure et il décida alors que pour rendre ses semblables encore plus forts, il fallait les unirent. Ecthiers, heureux d’avoir convaincu quelqu’un d’autre lui fit une promesse, lorsque Ginko’honrt aurait réussi à réunir sous une seule bannière le peuple des Centaures, il viendrait lui offrir le bouclier qui l’avait tant aidé en signe de respect et d’amitié au noble peuple des Centaures.

    Comme vous pouvez vous en douter, Ginko’honrt, qui était mon ancêtre, réussit son entreprise, et fit des Centaures, le peuple le plus uni de tous les peuples, et ainsi le peuple le plus fort de tous les peuples. Ecthiers vint alors honorer les braves Centaures en leur offrant son bouclier. Celui-ci devint alors le symbole de notre peuple soudé et le symbole du pouvoir. Le peuple prospéra, tout était au mieux.

    Mais voilà, un des fils du Roi, après la disparition de celui-ci, voyant que les relations avec les humains devenaient de plus en plus conflictuelles, décida de cacher le bouclier dans un endroit secret, que seuls les plus méritants pourraient trouver. Bien sûr, nombreux ont été ceux qui ont essayé de retrouver ce bouclier, mais tous finirent par abandonner. Voilà ce qui m’amène aujourd’hui, mon perfide jeune frère, profitant d’une maladie, m’a ravi le royaume, depuis il s’enrichit au dépends de mon peuple, mais malheureusement je ne peux récupérer le gouvernement qu’à la condition que je porte le Bouclier d’Ecthiers, comme le disent nos lois. J’ai donc cherché dans nos écrits tous les indices qui pourraient me conduire au Bouclier, et je pense avoir trouvé sa localisation, je ne devais pas être le seul, le vrai problème est que je ne peux aller le chercher moi-même, tout comme n’importe quel Centaure d’ailleurs. Et c’est parce qu’il est sûrement localisé dans les Montagnes Blêmes, réputées pour être les montagnes les plus escarpées de la création, donc impraticables pour des Centaures. Il m’était alors impossible de sauver mon peuple, tout cela à cause d’un adorateur d’Humain ! Mais c’est à ce moment que j’eus la solution, cet ancêtre de ma famille plus faible que les autres, ne l’était pas lorsqu’il s’agissait de demander de l’aide aux Humains, c’est sûrement ce qu’il a fait. Et il devait juger comme normal, que pour récupérer le Bouclier et prouver sa valeur, il faudrait aussi demander de l’aide aux Hommes. Je suis donc ici pour vous demander de l’… » Le Centaure semblait rechigner à dire ce mot : « …aide. »

    À la fin de ce long discourt, il bu entièrement et presque sans respirer, la pinte de bière qui était devant lui. Puis une fois désaltéré, il regarda tour à tour les personnes qui lui faisaient face, il semblait les considérer comme inférieures, qu’est-ce que ces deux hommes pourraient bien lui prouver ? Pour l’un d’eux il était sûr qu’il n’aurait rien à lui prouver, l’autre, semblait trop occupé avec ses souvenirs pour faire quelque chose de bien. Ensuite, il y avait ce Nain de jardin paresseux, qui n’était là que pour éviter de voyager tout seul, donc il n’étai clair qu’il n’avait rien prouver. Enfin, les deux Elfes Noires, l’une fuyant toutes relations pour éviter de souffrir et l’autre avide de pouvoir, qui tentera sûrement de percer le secret de la magie des centaures. Mais bon, il attendait quand même de voir ce dont ils étaient capables.« L’itinéraire le plus court et le plus direct pour y aller c’est de suivre le cours du Marron, une fois arrivés à sa source, vous devrez normalement trouver une caverne, le Bouclier doit être dedans, je ne sais pas trop où, vous aviserez sur place. Vous vous organiserez comme vous voudrez, vous pourrez recruter quelques personnes de plus en route, évitez quand même d’être plus de sept. Faites comme vous voulez, cela n’a pas d’importance, tout ce que je veux moi, c’est que vous fassiez tout cela au plus vite. Je vous demande de me prévenir une fois que vous aurez retrouvé le Bouclier, par pigeon voyageur, vous devrez envoyer le message « Pour bien réussir un bœuf bourguignon, rajoutes-y un peu de thym et de laurier ». Je comprendrais alors que vous avez réussit et je viendrais vous rejoindre par cette route qui est indiquée ici en pointillés. C’est là que vous recevrez tous une forte récompense pécuniaire, ainsi qu’un arc de notre artisanat, dont le prix est inestimable. Des questions ?
    -Pourquoi ne pas nous accompagner au moins jusqu’aux montagnes et attendre que nous vous rapportions le Bouclier ? demanda le Lutin qui venait de se réveiller.
    -Il faut que je fasse acte de présence pour mon peuple et que je le soutienne moralement, je ne peux m’absenter trop longtemps, cela fait déjà dix jours que je suis parti, je ne peux me permettre plus. »

    Il regarda une dernière fois tous les Aventuriers présents devant lui, puis ajouta : « Voici la carte, à bientôt. » Pour lui, tout était dit, il s’en alla laissant le groupe quelque peu étonné par cette réaction, mais étant Centaure, il valait mieux éviter de le contredire.


L'Aventure est lancée, à vous d'annoncer à la fin de chaque post qui vous voulez, pour qu'il continue l'histoire.
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Dim 29 Mar - 12:32

    Une fois installé à table, j’eus l’agréable surprise de voir entrer dans l’auberge peu après moi, la plus belle femme qu’il m’a été donné de voir. Lorsqu’elle s’installa à une table près de nous, je constatais que c’était une Elfe, impressionnant, je n’en avais jamais vu en vrai. Une fois, l’un de mes amis soldats en avait vu une un jour, et tout ce qu’il avait pu nous dire concernant cette créature avait été « wouhaouw ». Maintenant je le comprenais pleinement. Mais je m’obligeais à détourner le regard, j’avais une mission, il ne fallait pas que je me détourne de mon chemin. Je me re-concentrais donc sur le Centaure, sa stature et son visage démontraient sa noblesse et sa sagesse. Et s’il avait une Quête à me proposer, j’en serais honoré, donc un aller simple pour retrouver ma famille ! J’étais quand même doué, le premier endroit où j’allais, il y avait là de quoi résoudre tous mes problèmes ! Le destin souriait bien aux plus méritants !

    Pendant que le me félicitais de ma chance, un homme s’approcha de notre table, il avait tout d’un Aventurier accompli et je l’admirais pour cela, un jour, peut-être allais-je lui ressembler ? C’est sous mon regard plein d’admiration qu’il demanda : « Que peut donc expliquer la présence d’une créature telle que vous en ce lieu ? On vous dit très… solitaire. » Mais le Centaure ne daignât même pas à lui répondre, à peine s’il l’avait regardé ! Le pauvre ! Je n’aimerais pas être à sa place !Heureusement pour lui, une autre Elfe, vint s’assoir à notre table, elle était recouverte de saletés, elle ressemblait à moi ce matin, avec l’odeur en moins quand même. Elle semblait elle plus jeune que l’autre Elfe, mais avec eux impossible de bien se rendre compte. Celle-ci était toute aussi impressionnante et aussi belle, malgré sa saleté, même si elle était différente, peut-être appartenait-elle à une autre race ? Je devais bien avouer que je ne m’y connaissais pas vraiment en races d’Elfes, je savais qu’il en existait plusieurs, mais après pour les différencier ! La pauvre jeune fille semblait exténuée, apparemment, le chemin avait été rude pour elle.

    Nous voyant seulement tous les trois à table, le Centaure décida quand même à nous livrer ses secrets. Et c’était impressionnant, toute cette histoire concernant la trahison, l’histoire de ce fameux bouclier, tout m’avais passionné ! Et j’étais on ne peut plus honoré de faire partie de cette Aventure. Même la sortie du centaure sans que nous ayons plus d’explication ne me choqua pas outre mesure, les Centaures étaient ainsi ! Bon il y avait quand même quelque chose qui m’avais surpris, en effet, après le long discourt de Dalgo’honrt, une sorte de Nain de Jardin avait surgit du dessous de la table et avait osé poser une question au Centaure, quelle hardiesse ! Mais apparemment lui aussi allait faire partie de cette Quête, étonnant ! Avec ces quatre personnes qui allaient devenir mes compagnons de route je lançais une conversation :
    « Impressionnant ce Centaure non ? Et cette Quête !
    -Oui très agréable de se faire considérer comme des larbins,
    annonça le rôdeur.
    -Larbins ? Nous allons nous faire honorés par les Centaures, nous allons recevoir de l’argent et des cadeaux ! répondis-je animé par cette perspective.
    -Il est vrai que l’arc promis peut être intéressant, déclara l’Elfe, mais la façon de nous engager était très froide, ça ne m’étonne pas que ce soit un mâle. » Je ne comprenais pas tous ces discours contrariés, je n’avais pas trouvé ce Centaure froid et distant, la façon dont il nous avait ordonné de faire quelque chose était naturel pour moi, c’était ainsi que mes parents parlaient à tout le monde ! Mais voyant que notre ami le nain semblait fatigué, au vu de ses gigantesques bâillements, et comme le soir commençait à tomber j’annonçais alors : « Nous devrions penser à nous installer ici pour la nuit, comme ça nous allons pouvoir nous reposer au mieux avant de partir pour ce fabuleux voyage. » Je n’eus pour réponse que quelques grognements d’acquiescement, ce n’est pas pour autant que je me démontais :
    « Comment allons-nous nous répartir dans les chambres ?
    -Je me prends une chambre seul,
    déclara immédiatement le Rôdeur.
    -Moi je ne dormirais pas dans la chambre d’un homme ! Mais je n’ai pas de quoi me payer une chambre.
    -Chère Elfe, l’idée de vous imposer de dormir avec un homme ne m’avait même pas traversé l’esprit. Je vous payerai donc une chambre,
    dis-je en espérant lui être agréable.
    -Je ne veux pas dépendre de vous.
    -Mais, je n’en ai pas l’intention, voyez plutôt cela comme une contribution de ma part à cette Quête.
    -Dans ce cas, je suis d’accord.
    -Et vous ?
    demandais-je au Nain.
    -Et bien je veux bien vous tenir compagnie si vous avez peur d’être tout seul dans une chambre dans le noir…
    -Je n’ai pas peur ! »
    Protestais-je rapidement, mais les sourires moqueurs des autres me firent comprendre qu’ils ne me croyaient pas. Je m’arrangeais alors pour changer de sujet, quand même, je ne tolérais pas qu’on puisse penser que moi Naël De Mandrin ait peur de quelque chose ! Je pensais alors à leur demander l’essentiel, au moins l’annonce de mon nom à particule allait leur imposer le respect dû à mon rang !
    « Si nous devons faire la route ensemble, il serait plus simple que l’on connaisse nos nom !
    -Eliana, annonça la jeune fille.
    -Moi je suis Assoupi, du peuple des Lutin des Espaces Verts. » Déclara le nain, Lutin des espaces verts, drôle de race, moi j’aurais dit plutôt Nain de Jardin. Le rôdeur hésita brièvement avant de donner son nom, il jeta un coup d’œil à l’Elfe qui était assise à l’autre table avant de répondre :
    « Aelius.
    -Et moi c’est Naël De Mandrin ! » Je me sentais un peu bête d’être le seul à avoir donné mon nom de famille, mais je ne peux pas me présenter sans l’annoncer fièrement, ce serait faire un affront à mes ancêtres sinon. L’ambiance me paraissait un peu éteinte, nous prîmes un repas simple ensemble, puis sans qu’il ne se soit passé plus de choses, nous gagnâmes nos chambres, j’espérais que les jours futurs apportent plus d’animation, il est vrai que c’était la première fois que l’on se rencontrait, alors il n’était pas évident de trouver quelque chose à dire.

    Une fois dans la chambre, j’eus à peine le temps de souhaiter une bonne nuit à Assoupi que j’entendais déjà sa respiration lente et profonde qui attestait de son endormissement. Moi aussi je m’endormais rapidement, bon moins que lui, mais rapidement quand même, et tout en pensant à ce qu’allaient être nos Aventures futurs.

    Le lendemain matin, nous descendîmes Assoupi et moi (c’est étrange comme cela avait été rapide de le réveiller) et nous trouvâmes nos deux autres compagnons assis à la table d’hier. Eliana semblait en meilleure forme et Aelius était comme hier. Nous commençâmes à prendre un repas consistant, il fallait que nous soyons au mieux de notre forme pour la journée de voyage qui nous attendait. Et tandis que nous faisions un inventaire du matériel qu’on avait et de celui qu’il allait nous falloir acheter, l’Elfe aperçue hier soir apparu et sembla s’approcher de nous.


->Dolce-Aléria D'Antuo

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mer 1 Avr - 1:11

    Dolce-Aléria D'Antuo, en ce premier avril, Dieu te fait une blague, tu vas devoir utiliser les mots : Poisson, blague, farce, plaisanterie et calembour.

Tu devras les mettre en valeur dans ton message, pour cela tu peux utiliser une couleur différente.

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mer 29 Avr - 19:38


    Chaleur. Il fait chaud, trop chaud… Et tout ce monde… Beaucoup trop de monde. Et puis l’eau, drôle d’eau, étourdissante, soûlante, normal vous me direz pour du vin blanc. QUOI ? Du vin blanc ? Ah ma tête ! J’ai mal partout, je ne comprends pas ce qui m’arrive ! Et puis pourquoi il fait aussi chaud à la fin ! Allez, réveilles toi Bulle ! Je tente de demander ce qui se passe, peut-être qu’une des autres moules qui m’entourent saura me dire ce qu’il se passe ? « Qu’est-ce qu’il se passe ? » Pas de réponse. Bien sûr, elles ne parlent pas, cela aurait été trop beau. Je suis seule. Seule dans cette fournaise. Bon il faut que je fasse quelque chose… La lumière tout à coup ! Vite il faut que je me dirige vers la lumière ! J’ai même l’impression d’être entraînée vers la lumière ! Brusquement je sors de mon univers humide et suis tout de suite agressée par la sécheresse de l’air. Oui c’est ça je suis à l’air… Où est mon océan ? Bon il ne faut pas que je m’apitoie sur mon sort, je dois découvrir ce qu’il se trame. Mais j’ai mal, je n’arrive pas à réfléchir… Si, il faut que je réfléchisse ! Il faut que je voie où je suis ! Grâce à mon pouvoir, j’ai la capacité de voir ce qui m’entoure si je suis à l’air libre, je l’utilise alors. Étrange décor… des tables en bois, une cheminée, du feu ! Et même tout près le feu ! Ah ! Qu’est-ce qui se passe ? Je descends vers les profondeurs, je m’approche du feu ! Je replonge dans l’eau, ou plutôt le vin blanc. Curieux… je fais appel aux connaissances que j’ai acquis grâce à mon pouvoir, et je peux en déduire que je suis dans une cuisine. Ma tête… La chaleur… Si je comprends bien, je suis dans une casserole… Mais oui bien sûr ! Maintenant je me souviens !

    Je me souviens de ce qui s’est passé. J’étais tranquillement dans l’eau, dans mon océan, si doux, si frais, si pur, j’étais près des côtes, je vis un rocher et voulant faire une pause je m’y accrochais. Mais voilà, je n’avais pas vu qu’il y avait une colonie de moules tout près, sinon j’aurais cherché une place plus loin, pour pouvoir être au calme. Mais comme la marée descendait, il était trop tard, aussi je restais là, et observais tout près ce que j’avais quitté et que je ne regrattais pas. Seulement, une colonie aussi développée de moule ne reste pas longtemps sans danger. Et cela ne fut que trop vrai. Bientôt je vis de grandes ombres s’approcher de la colonie, je réussis à distinguer en eux des Hommes, je les vis arracher sauvagement les pauvres moules sans défenses, les lâcher négligemment dans des paniers en chantant une chanson terrible : « à la pêche aux moules moules moules, je n’veux plus y aller maman, les gens de la ville ville ville m’on prit mon panier maman… ». Je vis ces ombres approcher de moi, me saisir et me lancer avec force dans le panier, rejoignant brutalement mes congénères, je dus perdre connaissance, car tout ce dont je me souviens, c’est cette grande marmite remplie de vin.

    Bon, maintenant que je sais comment je suis arrivée là, il faut que je réussisse à sortir de là. Je sens que le chaleur est en train de causer d’énormes dégâts, je sens que j’ai de plus en plus de mal à rester éveillée, consciente. Il faut que je sorte de là. J’étais tellement déterminée que je ne ressenti plus les dégâts de la chaleur, je n’avais plus mal nulle part, tout ce que je ressentais c’était je je voulais sortir de là. Cette détermination me donna des ailes. N’ayant pas oublié où était la lumière, donc l’ouverture de la casserole, je me fixais cette direction. Je me déplaçais difficilement, mais me déplaçais quand même. Bientôt je sentis que j’étais arrivé au plus haut du tas de moules, mes pauvres congénères étaient dans un état bien pire que le mien. Certaines n’étaient déjà plus de ce monde… Toute l’horreur de la situation ne faisait que me pousser encore plus pour sauver mon manteau. Profitant de l’agitation de liquide qui régnait ici, je tentais de sauter et de soulever le couvercle. Je n’y arrivais pas. Aussi j’eus l’idée de mettre à contribution les autres moules encore vivantes, celle qui étaient encore suffisamment conscientes se dévouèrent totalement pour moi. Alors, aidée par cinq autres moules, je réussis à sortir de la marmite. La chute fut longue et l’arrivée brutale. Mais j’étais enfin sortie de là.

    Profitant des êtres vivants qui passaient là, je me fis propulser à de nombreux endroit, mais je parvins à quitter cette pièce, la chaleur diminuant m’indiquant que j’avais quitté mon enfer. Je regardais autour de moi, des gens étaient regroupés autour d’une table, certains humains, une autre elfe et enfin une sorte de porcelaine vivante… Je ne m’intéressais guère à eux, il fallait d’urgence que je trouve de l’eau ! Par la même méthode qui m’avait fait quitter les cuisines je me retrouvais dans la rue. Là je n’eu qu’à peine le temps de souffler que je sentis qu’on me prenait délicatement. « Regarde maman ce que j’ai trouvé ! » Lança le petit être humain qui m’avait saisie. « Ah ! Mais c’est dégoutant ! Donne-moi ça ! » Je sentis alors qu’on se saisissait de moi plus brutalement, et qu’on me lançait. Mais par bonheur je sentis la fraicheur revigorante de l’eau. J’étais dans un ruisseau, l’eau douce aurait été fatale pour toutes les autres moules, mais le pouvoir que je possédais me permettais de survivre. D’ailleurs il m’avait permis de survire à la situation traumatisant qui avait été de cuire dans du vin blanc et d’être transportée à des lieues de la mer.


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Dolce-Aléria D'Antuo
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 4 Mai - 19:43


    Une auberge miteuse ni plus ni moins ! Voilà ce à quoi ressemblait cet endroit, une chose était sûre j’avais déjà eu l’occasion de voir beaucoup mieux. Cet endroit n’était ni assez sombre, si assez clair pour l’on puisse se donner la peine de lui donner une orientation particulière. Par conséquent c’était l’auberge adéquat pour trouver de quoi rassasier mon avidité de pouvoir. L’ambiance était tamisée, les visages des occupants des lieux assombris par l’ombre de cette pseudo nuit artificielle. Tout ce que j’aimais, on pouvait ainsi voir la face cachée de chacun, sans que même eux n’est conscience de fait. Et puis, il y avait ce centaure à ma droite, son aura m’impressionnait, mais je ne la craignais pas soyons bien en accord sur ce point, il était cependant et sans nul doute l’être possédant le puissance magique en lui, après moi. Il fallait donc que je surveille ses moindres faits et gestes, que j’en sache absolument plus, non pas sur sa présence en ces lieux, mais sur la magie de son peuple. Contrôler le pouvoir des centaures, voilà qui serait fort judicieux… Une elfe entra dans les lieux. Rectification : un rebu des elfes. Rien de respectable de ne se dégageait d’elle, rien non plus qui ne méritait mon attention. Certes elle était une elfe tout comme moi, mais la seule chose qui nous rendaient semblable ce n’était qu’un nom de race. Je pouvais facilement voir qu’elle était faible, insouciante, perturbée par des futilité mais surtout elle était sylvestre. Les elfes sylvestres, à part être d’excellents archers, et vivre en communion avec leur luxuriante forêt, ce n’étaient que des bons à rien. Amis des hommes et autres races toutes aussi insignifiantes… Une honte pour tout elfe qui se respecte. Malheureusement, depuis quelques décennies, les mœurs ont bien changé, et au lieu de se méfier sans cesse de la nature humaine, les elfes se rapprochent de ces êtres… Seuls restent dignes les elfes vivants dans les profondeurs aquatiques, et ceux étant frères de l’ombre, autrement dit ceux de mon clan. La demoiselle elfique s’installa à la même table que le centaure. Magnifique, j’allais devoir supporter sa présence, et la banalité qui se dégageait de sa personne. Je me serai bien attardée à mes acides considérations, mais justement une présence humaine, ou tout du moins quelque chose s’apparentant à l’espèce humaine, vint me troubler. Qu’est-ce qu’il venait faire à ma table celui-là ? Un regard, un simple regard, voilà ce à quoi j’eu le droit. Hum fort intéressant. Il avait un passé derrière lui, un passé blessant, mais là n’était pas son plus grand intérêt. Cet homme avait en lui du sang lui offrant des pouvoirs que la bassesse de sa caste n’était en mesure de lui offrir. Et c’était des pouvoirs qui m’étaient familiers, peut être un peu trop. Peu importait, il ne serait que de passage. Peut être pas, voilà qu’il s’intéressait au centaure. Au Diable la curiosité humaine ! Il faudrait les remettre à leur place bien plus souvent ceux là. S’il espérait obtenir une réponse en s’adressant ainsi à un centaure, c’est qu’il était bien ingénu le parasite. Le voilà qu’il tentait de m’observer à nouveau. Il avait sincèrement un problème avec ceux de mon espèce, pas avec moi c’était un fait et j’en étais sûre puisque je ne l’avais jusqu’à lors jamais rencontré. Le centaure venait de prendre la parole. La première chose que je pus noter, ce ne fut que son incroyable perspicacité. Il avait bien parlé de cinq aventuriers, avait-il en lui une quelconque force lui permettant de prédire l’avenir ? Ou bien n’était ce qu’une vague supposition qui pourrait dans un avenir proche se vérifier ?

    Et bien au moins on ne pouvait pas dire que les propos du dit Dalgo’hornt ne laissaient pas perplexe. Entre le fait de se dire qu’il était à la recherche de larbins parce qu’il ne voulait pas faire le sale boulot lui-même ou bien le fait qu’il soit bel et bien dans l’incapacité du mener lui-même à terme sa quête, le cœur de n’importe qui aurait bien osciller entre les deux. Evidemment comme je n’étais pas n’importe qui, mon choix était déjà tout fait, ce centaure, malgré tout le respect et la puissance qui s’échappait de lui avait un sacré poil dans la main, voire même dans les sabots après tout. Vraiment qu’est ce qu’il ne fallait pas dire pour embellir les faits et pour séduire le premier abruti venu. Ce centaure s’y connaissait au moins un minimum dans l’art subtil qu’est la manipulation douce des esprits, les plus futés soient-ils d’ailleurs. Et puis laisser moi rire doucement, les Centaures le peuple le plus uni de tous les peuples, le peuple le plus fort de tous les peuples, il aurait bien mieux fait de préciser, le peuple de le fier de tous les peuples. M’enfin, qu’importait, les belles paroles de ce cheval ne m’impressionnaient guerre. Cependant, un léger intérêt naquit en mon esprit, si j’aidais à la réussite de cette quête outre la récompense promise, peut être gagnerais-je une partie de la confiance du centaure. Voilà qui pouvait s’avérer très utile pour découvrir les secrets de la magie de son peuple. Oui. Donc même si cette histoire de bouclier ne tenait pas debout en certains points, même si tout avait selon moi des allures de farce, je ne pouvais pas laisser une telle occasion. Et puis s’il s’avérait qu’il s’agissait bel et bien d’une fade plaisanterie, et bien je me chargerai de me rendre dans sa « magnifique forêt s’étendant sur trois pays » afin de lui régler son compte, à ma manière bien sûr, tout dans l’ombre. Une fois les bases de la mission posées, la carte et l’itinéraire plus ou moins tracé, ce très cher Dalgo s’en alla. Au moins question politesse et sociabilité, il était légèrement réduit. Il me plaisait bien finalement. Voyons un peu comment l’équipe comptait s’y prendre maintenant. Tous autant inoffensifs les uns que les autres, à l’exception de l’humain qui s’était placé face à moi, lui il était particulier, et un peu trop à mon goût. Ainsi donc il y avait le Nain de Jardin Assoupi, le pédant Naël De Mandrin, le déchet elfique Eliana et l’homme Aelius. Bien c’était le moment pour moi de les abandonner, pour cette journée, en cette auberge. Je me levai donc et partais, me faufilant dans la foule, cependant je pouvais bien sentir le regard du dit Aelius me suivre jusqu’à ce que je disparaisse dans la rue. J’avais rendez-vous dans une autre auberge un peu plus bas, inutile de vous dire la nature de mon rendez-vous, cela ne concernait que moi et ma petite personne. Je traversai la place du marché, et poussait une nouvelle porte, cette fois-ci celle du « Calembour ». Un nom fort pittoresque que voilà et dont l’origine devait être basée sur une ânerie quelconque.

    Je fus levée aux premières aurores, il ne fallait pas que je rate le départ de la troupe que j’avais quitté la veille, et il fallait également que je leur fasse part de mon intention de les suivre. Voilà enfin un moment intéressant qui se dessinait. Que pouvais-je donc inventer pour les convaincre ? Je verrai bien sur place, l’improvisation est source de révélation. « Non mais sans blague, c’est la meilleure pêche de ce début de saison. Tu aurais du voir les poissons qu’a récolté mon cousin… Blablablablabla… ». Le marché passé, je retrouvai un lieu familier, devant lequel se trouvait quatre personnes qui l’étaient tout autant, façon de parler bien évidemment, parce qu’à part leurs nom et ce qu’il se dégageait de leur être, rien d’autre à déclarer. Apparemment ils étaient entrain de discuter du moyen de transport à employer :
    « Je propose que l’on emprunte un navire, je pourrais faire fonctionner mes relations et nous aurions un bâtiment digne de ce nom, croyez-moi ! » , ça c’était l’abruti de grande famille qui venait de prendre la parole, et comme j’étais tout juste derrière lui, je coupais l’elfe qui semblait vouloir répondre : « Et sinon t’as pas plus discret ? Il faut y aller par la terre. A la bordure de la ville nous trouverons des montures. » De toutes évidences je n’étais pas la bienvenue, et je ne voulais pas être, cependant je leur imposerais ma présence, et avant même qu’un d’entre eux ne pose la question je dis : « Je me prénomme Dolce-Aléria » . Le nain ouvrit la bouche : « Tu te ne sais même pas de quelle mission nous sommes mandatés, pourquoi te joindre à nous ? »
    « Tu ne sais pas compter jusqu’à cinq le nain ? »
    « LUTIN DES ESPACES VERTS ! »

    « Nain c’est plus court. »
    « Tu es une elfe comme moi ? » , ça c’était la fille qui osait m’adresser la parole.
    « Non. Certainement pas. »
    « Bon très bien, très bien, Mademoiselle Dolce, va donc… »
    « Dolce-Aléria. »
    « Mademoiselle Dolce-Aléria va donc venir avec nous. Bien suivez moi mes compagnons ! » , Naël se mit en marche quand l’humain lui rappella un léger détail.
    « Sans vouloir te vexer, tu pars dans direction opposé. »




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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 4 Mai - 19:58

    Dolce-Aléria D’Antuo ! Tu as un mois de retard ! Dieu n’est pas content du tout ! Tu as peut-être des excuses, mais quand même, Dieu n’est pas content, et quand il n’est pas content, il le fait savoir ! Pour la peine, dans ton prochain message, tu devras prononcer à chaque parole « Oups ». Tu es bien sûr obligée de parler au moins trois fois. Comme cela, la prochaine fois que tu ne respecteras pas les délais convenus, Dieu espère qu’il y aura au moins un mot qui te viendra : « Oups ».

    Que cette sanction serve d’exemple à tous, lorsqu’on ne respecte pas les délais, on bloque l’aventure ainsi que ses coéquipiers !

    Voilà, Dieu a rendu sa justice.

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Dieu,
tout simplement.

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mer 6 Mai - 13:10

    Tout en dormant, j’avais écouté de bout en bout la Quête proposé par le Centaure. En effet celle-ci pouvait m’emmener aux montagnes Blêmes, et puis pourquoi pas retrouver à la fin Dalgo’honrt pour recevoir les cadeaux promis ? Après tout nous faisions bien le travail à sa place, donc il était normal d’être récompensé. Même si l’argent n’a que peu d’intérêt pour mon peuple, en voir autant pourrait leur prouver ma valeur. J’étais donc décidé de suivre cette Quête jusqu’au bout, surtout que la Clairière Fertile est proche de la forêt de Pinaclès. Je ne faisais donc presque pas de détour, voilà qui était parfait pour moi. Quant à mes compagnons de route, ils me paraissaient potables, Naël complètement stupide, trop enjoué, et fatiguant, mais bon, il faudra bien que je m’y fasse. L’autre humain, Aelius, semblait calme, posé, aventurier aguerri, un peu mystérieux, bref quelqu’un qui serait sûrement de bonne compagnie puisque pas beaucoup causant. Ensuite, Eliana, la jeune Elfe, enfin avec les Elfes c’est relatif, m’était sympathique, Elfe Sylvestre de sa composition, donc proche de la nature, voilà qui me plaisait bien. Mais l’autre Elfe, Dolce-Aléria, elle, elle ne me plaisait pas du tout ! Comment avait-elle osé m’appeler Nain ? Et puis elle s’était moquée de moi ! Celle-ci venait de se faire un ennemi, d’autant plus qu’elle semblait vouloir continuer à m’appeler Nain. Non mais !

    Bon, il faut que j’arrête de m’attarder sur cela, je m’énerve, et donc me fatigue pour rien. Après l’altercation avec Dolce-Aléria, et Aelius qui nous as remis sur le bon chemin (si Naël continue comme ça, à nous faire perdre du temps et de l’énergie, je sens que je ne vais pas du tout l’apprécier). Notre troupe se dirigea vers la lisière de la ville, pour y trouver des montures. Nous trouvâmes un maréchal-ferrant, qui vendait également des chevaux. Comme je savais qu’une monture serait inutile pour moi, car trop petit, je me désintéressais de la question et m’appuyais contre un mur pour faire une petite sieste. Mais la perfide Dolce-Aléria, m’interpella, pour me dire :

    « Toi, le nain ! Au lieu de dormir tu pourrais aller nous chercher des vivres, des couvertures, bref tout ce qui nous manque. »

    Mon sang bouillonnait, j’étais près à crier, non seulement elle osait encore m’appeler nain, mais en plus elle m’empêchait de dormir ! J’étais prêt à lui faire comprendre ma colère, mais je devais reconnaitre que son idée de s’organiser pour sortir au plus vite de cette ville et donc de commencer au plus vite cette Quête n’était pas mauvaise. Je pris donc mon mal en patience, et acceptais, seulement la question de l’argent allait se poser. Heureusement, Naël, toujours à vouloir parler pour ne rien dire, ajouta :

    « Oui ! Dolce-Aléria a eu une très bonne idée ! je me demande pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt !
    -Et bien maintenant tu peux te racheter en me donnant de quoi payer les affaires, car je n’ai pas beaucoup d’argent.
    -Mon pauvre ami ! Et bien je vais t’en donner, j’en ai assez pour pourvoir aux besoins de cette Quête, avant de partir de chez moi, j’ai récupéré la réserve que j’avais constitué et qui devait me servir à…
    -Alors merci, donnes moi ça tout de suite que je puisse aller acheter ce qu’il nous faut.
    -Je ne sais pas combien tout cela pourra coûter… tiens je te donne déjà ça, et tu verras bien. »


    Bien que peu habitué aux sommes d’argent, je vis tout de suite que c’était une somme assez conséquente qu’il m’avait donné. Je ne dis rien, je lui rendrais la monnaie en revanant, mais pour l'instant, je cachais vivement l’argent, il ne fallait pas que des voleurs en mal de proies voient que Naël était plein d’or, je ne comptais pas sut lui pour protéger suffisamment bien son trésor. Je me dirigeais alors, de mauvaise humeur parce que pas assez dormi, vers une rue commerçante devant laquelle nous étions passés et où j’avais vu qu’ils vendaient ce qui m’intéressais. Le magasin en question s’appelait « à l’Aventurier aguerri » je me procurais de la viande séchée, des fruits déshydratés et des gâteaux secs. Et comme avec tout cela nous risquions d’avoir soif, je nous pris un gourde chacun. Puis je complétais le tout avec des couvertures ainsi que deux tentes, car nous étions seulement au printemps et les nuits restaient fraîches. Le vendeur me remercia chaleureusement, surtout après que je lui ai gentiment fait remarquer que non je n’étais pas un nain de jardin mais un Lutin des Espaces verts. Du coup, en prime je reçus des cordes et de quoi faire du feu et des torches, et comme avec tout ce matériel, je ne pouvais pas me déplacer seul, le vendeur proposa de m’accompagner. Une fois arrivés à destination, il se dépêcha de livrer les affaires, et malgré les tentatives de discussions de Naël, il se dépêcha de retourner dans son office. Nous répartîmes sur les chevaux le matériel, et la question de le répartition se posant, je demandais à Eliana de m’autoriser à faire la route avec elle, dans son dos, et cela pas seulement parce qu’elle paraissait être la plus légère de la troupe et donc ne pas imposer un trop gros poids au cheval, mais aussi parce qu’elle était un Elfe Sylvestre, donc attaché à la nature, avec elle je pourrais discuter aimablement, quand je ne dormirais pas.

    Une fois le tout réglé nous nous mîmes en route, longeant le bord du Marron, qui portait bien son nom à cause de son eau boueuse. La journée fut calme, Naël tenta bien de discuter, d’en apprendre un peu plus sur tout le monde, mais Dolce-Aléria et Aelius gardaient leurs mystères, et Eliana ne semblait pas vraiment vouloir parler à cet imbécile. Moi comme je dormais je fus épargné par ses questions stupides. Nous voyant peu enclins à la discussion, il décida de bouder. Au moins comme cela il nous laissait apprécier les bruits de la nature.
    Le soleil commençant à se coucher, Naël décida que nous devrions nous arrêter, Aelius lui conseilla alors de nous faire quitter le route et s’enfoncer un peu dans les bois pour trouver un ruisseau et un endroit un peu moins exposé. Bien entendu l’idiot trouve l’idée excellente et se demanda pourquoi il n’y avait pas pensé. Une fois une clairière rassemblant toutes les conditions pour faire un bon campement trouvée Naël déclara que nous devrions nous répartir les tâches, quelqu’un pour aller chercher du bois, un autre pour chasser, un autre pour s’occuper des chevaux et les derniers pour monter les tentes. Dolce-Aléria s’empara alors de son arc, Aelius se dirigea vers les chevaux, Eliana pris le sac d’une des tentes, et moi je m’enfonçais dans les bois pour trouver des branches mortes. Lorsque je retournais dans le camp pour déposer un peu de bois, je vis qu’Eliana se débrouillait très bien avec le montage de la tente, alors que celle de Naël ressemblait pour l’instant à un amas de toile et de piquets. La scène semblait bien faire rire Aelius, qui alla cependant porter secours au noble, car il comptait quand même pouvoir dormir à l’abri cette nuit.

    Lorsque je revenais avec une deuxième provision de bois, Eliana s’occupait du feu, Dolce-Aléria revenait avec plusieurs volatiles, et Aelius et Naël en avaient fini avec la tente. Ce dernier tout content d’avoir réussi à monter la tente et qu’Aelius se soit montré si gentil avec lui, décida lui poser une nouvelle volée de questions pour le connaître un peu mieux.



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Aelius
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Le Roi Maudit

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Jeu 28 Mai - 2:59

    « - J'étais moi même un farouche aventurier dans ma jeunesse, j'ai cela dans le sang vous voyez; il n'était pas rare les longs après midis d'été que je m'en aille affronter les dangers de cette forêt qui se dressait à l'ouest du château. J'en arpentais fièrement les sentiers en arrachant de par mon courage des compliments de ceux qui assuraient ma protection lors de ses escapades en terrain hostile. Vous savez, un jour j'ai réussi à tuer un lapin, c'est dire! »

    Que voulez vous répondre à cela? Je lui aurait ben proposer de se taire ne serait ce que l'espace de quelques minutes, ce qui aurait eu pour effet de susciter une vague de remerciement de la part de ceux qui nous accompagnaient, mais je n'en eu pas l'envie. Notre périple venait à peine de débuter, m'en prendre à l'un de mes compagnons si tôt dans l'aventure ne serait en aucun cas profitable à notre groupe; quoi que, le forcer à se taire me permettrait peut être de ne plus avoir à composer avec ce mal de tête... Après tout, si la voix de ce bellâtre de Naël commençait déjà à me retourner l'esprit, qu'en serait-il après une dizaine d'éprouvantes journée à ses cotés. Enfin, il fallait voir le côté positif de la chose, au moins les tentes étaient montées et nous pourrions sans mal passer une nuit agréable à l'abri de la relative fraîcheur qui régnait sur les nuits en cette période de l'année. Je n'écoutai pas le jeune homme s'égosiller à répéter d'une voix fière à quel point lui et moi formions une bonne équipe, préférant nettement m'en aller retrouver la compagnie d'Eliana et des flammes qui dansaient devant elle.

    « - Nous pourrons bientôt faire cuir la nourriture que Dolce à trouvée. », me souffla t-elle d'une voix timide. Je ne fit qu'acquiescer d'un bref signe de tête avant de chercher du regard celle à qui la charge de dénicher de la nourriture avait incombée. Je ne fut guère surpris de la voir à l'écart du groupe, seule, assise sur un rocher un peu plus imposant que les autres, son regard perdu dans le ciel qui s'assombrissait à mesure que les minutes passaient. Ce qu'elle pouvait être antipathique; et non je ne disait pas cela uniquement parce qu'il s'agit d'une elfe des ténèbres, mais avouez qu'elle et sa façon d'être n'incite pas à la discussion. Enfin, l'arrivée du Lutin au coin du feu marqua le début des réjouissance, car se fut lui qui s'occupa de ce qui composerait notre dîner.

    Il ne fallut que peu de temps pour cuir les quelques volatiles qu'avait ramené cette chère Dolce-Aleria, et encore moins de temps pour que notre dîner ne touche à sa fin. Il fallait dire que ce dernier ne nous avait rien apporter d'extraordinaire si ce n'est la confirmation que Naël ne parlait que trop et nous autres, pas assez. Enfin, nous restâmes tous de longues minutes en silence, ne faisant rien d'autre que contempler les flammes qui ondulaient devant nos yeux; sans doute la fatigue de la journée commençait elle à se faire ressentir tant sur nos corps que nos esprits. Ce fut l'Elfe Noire qui brisa ce long instant de flottement en se levant avec une élégance que je ne pensait pas trouver un jour chez les membres de son espèce. Lentement, elle nous tourna le dos avant de porter ses pas en direction des arbres les plus proches. Je ne la quittait pas du regard, que cherchait elle? Éviter notre compagnie, ou peut être se changer les idées après une journée éreintante... Quoi qu'il en soit, le fait était là, cette fois encore elle ne dormirais pas sous les mêmes cieux que nous. « Se promener de nuit en forêt n'est peut être pas la chose la plus judicieuse à faire Dolce-Aleria, surtout lorsque l'on est une femme. », ma voix calme avait brisée la torpeur de chacun de ses compagnons. Ainsi, il avait été le seul à remarquer le départ de la jeune femme... Étrange. Cette dernière stoppa son avancée et d'une voix neutre, sans même un regard en ma direction, elle se contenta d'une réponse stupide à souhait.

    « - Qui vous dit que je suis réellement une femme? »

    Puis, sans attendre de réponse elle disparue entre les arbres qui faisait face à notre groupe. Un nouveau silence pesant s'installa, tous semblait se poser les mêmes questions que moi; à n'en point douter, cette femme cache de lourd secret. La suite de la soirée se passa dans le calme; Eliana salua les autres d'un signe de main en s'en allant prendre ses quartiers dans la tente qu'elle même avait dressée. Puis ce fut au tour d'Assoupi de se lever en émettant un grognement des plus sonores en guise de bonne nuit.

    « - Naël, vous pouvez aller vous reposer vous aussi, je vais veiller à la sécurité du camp.
    - Oh, dans ce cas je reste en votre compagnie, je pourrais vous être d'une aide précieuse en cas de problème! »

    Il ne fallut que quelques minutes pour que l'autre idiot ne tombe dans un profond sommeil, allongé sur le ventre dans une posture plus que ridicule, comme si ce cher Naël venait de trébucher, s'étalant de tout son long sur le sol au combien dur de cette clairière. Oui, décidément nous avions tirer le gros lot avec lui; le genre d'homme à nous attirer plus de problèmes qu'autre chose. Enfin, la nuit faisait son œuvre; alors que l'air se rafraichissait de plus en plus à mesure que les minutes s'écoulaient, je fit le choix de diminuer au maximum le feu qui crépitait devant moi pour limiter au mieux les risques de trahir notre présence. Alors que mes yeux se perdait une nouvelle fois au milieu des flammes, un bruit attira mon attention. Posant ma main sur le fourreau d'Ilendïl je reportait mon attention sur le fourré d'où semblait être né ce froissement de feuille. Pendant quelques secondes, je ne fit qu'observer, sans même respirer j'attendais une nouvelle manifestation, un quelconque signe de présence, mais ce fut en vain. Il faut dire que la nuit, à l'abord d'un bois inconnu de simple bruit tout à fait normaux deviennent pour notre esprit des preuves manifestes de danger. Me décontractant totalement, je rapprochait mon épée de moi et sortit la lame de fourreau de façon à pouvoir une nouvelle fois déchiffrer ses écrits gravés à même l'argent. Mais je n'eut pas le loisir d'entamer ma lecture; me levant rapidement, mon arme fermement tenue en main, je fit face à l'arbre qui se tenait derrière moi. Cette fois, ce n'était pas un effet de mon imagination, il y avait bel et bien quelqu'un. Je ne fit pas le moindre geste, attendant d'en savoir plus sur le nouveau venu, m'éloigner un tant soit peu du camps pourrait se révèler dangereux pour mes camarades... Ainsi je restait donc aux aguets jusqu'aux aurores sans avoir à subir le moindre assaut, ni même démasquer une nouvelle fois la trahison d'une présence indésirable. Lorsque j'entendis Eliana sortir de sa tante je ne fis que remettre ma lame dans son fourreau avant de me décider d'aller réveiller les autres. Il ne fallait pas trainer ici, c'était ce que tous avait entendus en ouvrant les yeux -enfin sauf le nain, lui j'ai cru comprendre à sa tête qu'il ne supportait pas qu'on le réveille sans son consentement-, quand à la raison d'un départ aussi rapide? Inutile qu'ils en soient au courant, créer une atmosphère de panique était inutile.

    Ainsi après avoir rangé toutes nos affaires, chassé un peu afin de nous fournir en provision et accueillit Dolce d'un œil mauvais à son retour de promenade nous avons pu nous mettre en route. Nous ne marchâmes guère longtemps, mais il fallait avouer que la présence de Dolce avait quelque chose de dérangeant. Après tout, ou était elle cette nuit? Ou était elle quand ces bruits se sont manifestés... En plein coeur de la forêt, assise sur une branche à regarder les étoiles ou bien à m'épier aux travers des buissons pour voir si son petit jeu provoquait l'effet escompter?

    Mais bon, la n'était plus le problème pour le moment. Il y avait bien plus grave, nous devions faire un choix entre deux chemins qui s'offraient à nous, ou plutôt, Naël devait faire un choix... Vous imaginez l'ampleur du désastre. Après avoir conseillé le bellâtre que longer la rivière serait la meilleure solution pour nous car nous serions encore une fois protégés du regard de possible brigand; celui ci ne fit que confirmer en déclarant d'une voix forte que c'était exactement son idée, arrachant au passage un grognement d'un Assoupi d'une mauvaise humeur des plus inquiétantes.

    Nous progression à un rythme des plus élevé, Naël ayant pris la tête du groupe je m'occupais de fermer la marche en marchant à côté d'une Dolce qui ne semblait pas vouloir se mêler aux autres aventuriers, préférant la solitude de ceux qui suivent docilement sans attirer l'attention sur eux. Soudain, un frisson m'envahit, une sensation désagréable me sortit une nouvelle fois de mes réflexions... On aurait dit que l'espace d'un instant, la température avait chuter de façon considérable pour revenir à celle qui était présente initialement. Ce qui m'inquiéta le plus, ce fut de voir que je n'étais pas le seul à avoir ressentit cela. Non, oubliez cela en fait, ce qui eu le don de vraiment faire naître en moi ce terrible sentiment d'inquiétude ce ne fut que cette branche qui, d'un mouvement brusque, vint siffler au niveau de mon oreille droite pour venir de plein fouet frapper le visage du dernier des De Mandrin. Un cri de douleur plus tard, la branche se dressait de nouveau en face de nous, accompagnée de ses sœurs, nous menaçant en venant fouetter le sol de manière agressive. Des branches qui prenaient vie et frappaient quiconque s'approchaient d'elles, quelle charmante attention que voilà. Sortant Ilendïl de son fourreau, je tranchait l'imposante tige qui venait de s'en prendre à moi avant qu'elle n'eut le temps de me toucher, je n'eus malheureusement pas cette chance tout au long de la bataille acharnée qui m'opposa à ses vulgaires bouts de bois, ni moi ni mes compagnons d'ailleurs.

    Les coups furent terribles, déchirant la peau par endroit libérant par la même un torrent de sang, heurtant les corps de nos aventuriers; de tous les combattants, seule Eliana semblait être relativement épargnée des cinglants coup de fouet dont Mère Nature nous gratifiait et encore la pauvre Elfe semblait pourtant aussi sonné que le Lutin des Espaces vert qui mettait sa mauvaise humeur à profit en livrant une lutte acharné pour sa survie, le tout en protégeant un maximum un Naël désorienté, qui dépassé par les évènements ne paraissait pas savoir ou donner de la tête. Ce fut à ce moment là que mon esprit s'éveilla et qu'il me permit de remarquer qu'il manquait quelqu'un à nos cotés... Tournant la tête je ne pu que constater que cette très chère Dolce se tenait bien loin de l'agitation ambiante, adossé contre un arbre, son regard et ses pensées tournées en direction du ciel azur qui avait élu domicile au dessus de nos tête, savoir ses compagnons affronter des forces qui les dépassaient ne semblait la déranger outre mesure. Dans le combat qui l'opposait à sa conscience, Dolce devait avoir remportée la bataille aussi simplement que les piquets de tentes étaient venus à bout de l'idiot de De Mandrin.

    Fichue branche; profitant de ce vague moment de flottement qui s'était emparé de moi, l'une d'elle vint me percuter violemment au niveau de l'estomac, me faisant mettre un genou à terre sans que je ne puisse y faire quelque chose. Reportant mon regard sur l'Elfe Noire qui se trouvait dans mon dos, je lançait d'une voix forte quelque chose que l'ont pouvait apparenter à un ordre, ou alors à une prière, c'était selon;

    « - Ce serait vous arracher un œil que de venir nous apporter votre aide? »

    Un regard dédaigneux comme réponse première, puis un bref « Dommage, le ciel était si plaisant vu d'ici. » et quelques instants plus tard, la créature s'approcha du cœur de la bataille. Une branche fusa en sa direction, mais arrêta net sa course lorsque le bras de la jeune femme se dressa en sa direction. Que ce passait-il? Pourquoi les branches se refusaient à toutes agressivité devant elle?

    Lorsqu'elle parvint à mon niveau, elle ne fit que promener son regard à divers endroits, tantôt posant son regard sur une zone d'ombre entre deux arbres, puis quelques centimètres au dessus d'un fleur qui se dressait là, comme agitée par une faible brise n'existant que pour elle.

    « - Ce ne sont que des illusions sans saveurs, comme vous tous. »

    Phrase assassine, déstabilisante à souhait et prononcée une nouvelle fois d'une voix on ne peut plus calme. Tendant son bras gauche devant elle, elle ne fit que se concentrer une poignée de secondes. Ce fut suffisant pour que les branches qui dansaient encore autour de nous ne se mettent à se troubler, à perdre de leurs consistance pour disparaître petit à petit, libérant à notre vue un paysage beaucoup plus calme ou les arbres n'étaient agités que par cette même brise qui agitait tout à l'heure la solitaire petite fleur.

    Ainsi, suivre le Marron nous avaient donc amené à un danger certain... Les illusions, même avec ce sang de Haut-Elfe qui coule dans mes veines je ne peux les combattre; j'avais ainsi fait encourir des risques à mes compagnons, des risques difficilement prévisible certes, mais des risques quand même. Posant mon regard sur la jeune femme qui se tenait dos à moi, je la vit lâcher un faible soupir avant de la voir laisser son bras retomber de façon las le long de son corps. Serrant la poignée d'Ilendïl si fort de ma main au point que cela laissa transparaître un rictus de douleur sur mon visage, je ne pu m'empêcher de penser que je venait d'être sauvé par une Elfe Noire.



-> Eliana

Désolé de l'attente, puis du post aussi. Trop long et pas bien écrit non plus ^^'
Désolé de vous avoir fait attendre surtout pour un post de ce niveau.
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Dieu
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Jeu 28 Mai - 19:30

    Aelius ayant posté très en retard , Dieu dans un grand moment de bonté a décidé de punir tous les membres de la troupe par la même occasion. Pour cela il va laisser le hasard définir quelles actions votre personnage va devoir effectuer. Et pour que cela soit encore plus drôle (pour Dieu, bien entendu), les actions que vos personnages devront réaliser seront des interactions avec les autres personnages.
    Les actions et les acteurs vont être listés ci-dessous. Tous vont suivre le même modèle, le premier prénom, en bleu, sera celui qui devra poster l’action dans son message, lorsque ce sera à lui de répondre. En rouge et au milieu, ce sera les actions à faire, ou a subir selon ce qui y est décrit. Et enfin en vert, le prénom du personnage qui est remplacé par les points de suspension … dans l’action.


Aelius
raconte passionnément quelque chose à …, mais … ne comprend rien
Assoupi

***

Le Tronc
fait quelque chose de totalement ridicule lorsque … le voit
Aelius

***

Naël De Mandrin
se fait voir de façon fort peu vêtue par …
Eliana

***

Dolce-Aléria D’Antuo
se fait pousser dans un ruisseau par …
Le Tronc

***

Eliana
dit quelque chose qu’il/elle apprécie chez et à …
Naël De Mandrin

***

Assoupi
se prend une branche dans la figure parce que … ne lui a pas tenu
Dolce-Aléria D’Antuo


    Dieu précise que tout ce qui est ci-dessus est purement aléatoire. (Oui Dieu a vraiment tiré des petits papiers pour que ce soit aléatoire.)


Vous n'avez à vous charger que d'une seule action, celle pour laquelle le nom de votre personnage apparait en premier. Pour commenter l'action dans laquelle vous apparaissez mais en deuxième, il faudra attendre votre tour.

_________________



Dieu,
tout simplement.

*

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Dim 31 Mai - 16:01

    Nous voila partis depuis deux jours. Nous avions déjà passé une journée tous ensemble, une soirée tous ensemble, et une nuit bien méritée, chacun sous notre tente. Peu à peu, j’apprenais à tous les connaître. Bien entendu, vu le peu de temps que j’ai passé avec eux, mes suppositions sur leur passé ou leur caractère peuvent être fausses. La seule personne ici que je peux considérer comme « ami », c’est peut-être Assoupi, le Lutin des Espaces Verts. Ensemble, nous aimions parler des arbres, des fleurs, du vent et du soleil. Enfin, disons que nous parlions ensemble lorsqu’il ne dormait pas. Assoupi est grognon, surtout si on le réveille, comme l’autre matin. Il en avait voulu toute la journée à Aelius, qui ne faisait que son devoir de « chef ». Chef, ce n’est pas vraiment le cas. Même si il en a le charisme, et, de toute évidence, la possibilité sur tout les fronts, c’est Naël qui était notre « chef » de bande. Enfin, c’est vite, parce que Chef, il ne l’est pas plus que moi. Entre nous, ce garçon est parfois vraiment stupide. Il ne sait même pas prendre des décisions seul. Mais, derrière cette image d’homme « Regardez-moi, je suis le plus beau! », je suis sûre qu’il n’a vraiment pas confiance en lui. D’où le fait d’être incapable de prendre une décision seul, sans les conseils ou l’avis du groupe. Encore une fois, le mot « groupe » est peut-être un peu trop attife. En effet, nous n’avons rien d’un groupe. Du moins, nous ne faisons rien qui ressemble à cela. Certes nous passons nos journées ensemble, certes nous mangeons ensemble, mais tout de même. Durant ces deux journées, déjà, on pouvait sentir que vraiment, nous n’avions rien d’un groupe ou d’une bande. Le fait est que nous sommes tous trop différents pour nous apprécier. Bien qu’Assoupi soit la seule personne qui me parle, les autres ne sont pas vraiment aimable. Ah si, Naël l’est, bien sur. Un peu trop, même, parfois. Ce qu’il peut être bavard aussi. Mais en ce qui concerne Aelius ou Dolce, alors là! Aelius ne parle pas. Ou quasiment pas. Jamais. Pas un mot. Prenons l’exemple d’hier soir: il vint s’installer près du feu, en face de moi. J’essaye alors d’entamer une discussion, car vraiment, je ne me sentais pas de le regarder dans le blanc des yeux en attendant que Princesse Dolce ne se donne la peine de ramener la nourriture. Et tout ce qu’il trouve à faire, c’est hocher la tête. Autant vous dire que, sur le coup, je l’ai pris mal. Moi qui commençait à me faire de plus en plus une bonne image des hommes, là, c’est raté. Et, pour tout vous dire, je pense toujours que, finalement, ils sont tous détestables. Sauf Assoupi, mais ce n’est pas vraiment un homme. Quant à Dolce, c’est l’elfe la plus détestable que je n’ai jamais vu. Hautaine et froide, je ne vois vraiment pas ce qu’elle vient faire là. Sérieusement, ne devrait-elle pas rester dans son palais, ou je ne sais quoi, au lieu de nous pourrir la vie ?
    Enfin. Ce jour-là, nous avions été attaqués par des espèces de branches vivantes. Quelle saleté, j’vous l’dis! Bien que je n’ai pas été spécialement touchée, du moins, moins que mes compagnons, j’ai tout de même été sonnée, et un peu perdue, je dois l’avouer. Et alors que nous nous battions tous contre ses être machiavélique, l’elfe noire ne c’était pas donné la peine de venir nous aider. Il avait fallut qu’Aelius lui ordonne de nous venir en aide, pour qu’elle se décide enfin à faire disparaître ce qu’elle appela des « illusions ». Je ne connaissais pas ces bêtes-là, et apparemment, les autres non plus. Néanmoins, elle nous sauva la vie, il faut l’avouer. Et, bien que ne l’apprécie pas beaucoup, je lui devais, ainsi que mes compagnons, une fière chandelle.
    Lorsque le soleil commença à se cacher derrière les fières montagnes qui nous entouraient, nous nous décidâmes de faire une pause pour passer la nuit. Nous trouvâmes alors une espèce de clairière où nous décidâmes de passer la nuit. Encore une fois, j’installais ma tente en quelques minutes, pendant que Naël, bien décidé de la monter seul cette fois-ci, combattait en vain contre la toile épaisse. Finalement, je me décidais, après avoir fini d’installer ma tente, à l’aider, pendant que, une fois encore, Dolce cherchait de la nourriture, et Assoupi, accompagné d’Aelius, était partit chercher du bois. Une fois que j’eu fini de venir en aide à Naël, j’allais m’installer près de là où le feu allait être installé. Dans un soupire, je regarde m’approcher Naël de sa démarche fière, et de ce sourire toujours accroché sur ses lèvres. Il s’assoit à mes côtés, et entame une conversation. Je réponds à peine, et ne l’écoute pas vraiment. Il m’exaspère lorsqu’il raconte sa vie, comme ça.


    « Vous savez, Naël. Dis-je en lui coupant la parole. Il y a une chose que je déteste chez vous, c’est votre facilité à parler de vous, et de vos soit disant exploits. Néanmoins, il y a bien une chose que j’aime chez vous. Et, écoutez-moi bien, car ce n’est pas tous les jours que je vous direz cela, et, si je vous parle, c’est bel et bien parce qu’il n’y a personne avec nous. Donc, je disais qu’il y a bien une chose qui me touche chez vous, et c’est votre loyauté. J’ai déjà remarqué plusieurs fois que vous êtes un bon compagnon. Un peu trop fier et bavard, certes, mais tout de même. Si vous arriviez à prendre des décisions seul, vous seriez un bon Chef. »


    J’étais allée un trop loin, là, non ? Dévoilant le fond de ma pensée. Mince, pourvu que personne d’autre que lui et moi ne soit présent. Pourvu que personne ne m’ait entendu. Mes joues s’empourprèrent légèrement, mais je ne fis comme si de rien, portant mon attention sur la foret. Il s’apprêtait à répondre, lorsqu’Assoupi et Aelius apparurent, les bras chargés de bois. Je me lève alors précipitamment, me sauvant des paroles de Naël. Pourvu qu’ils e fasse pas de gaffe devant les autres… Apparemment, il n’en a pas l’intention. Tant mieux pour moi.
    Tout comme la veille, la soirée se passe dans le calme, et après avoir déposé la viande qu’elle avait chassée, Dolce se volatilisa une nouvelle fois, nous laissant dans le doute, et dans le questionnement. Décidément, je n’aime vraiment pas cette elfe. Après avoir mangé, je me décide à aller me coucher la première. Laissant les garçons entre eux. Je crois que peu de temps après, Assoupi en fit de même, puisque, à peine entrée dans ma tente, j’entendis un grognement, et des bruits de pas. Je ferme les yeux, cherchant le sommeille. Au bout de quelques minutes, exténuée, je m’endors doucement.
    Mon réveil fut brutal. Je sursautais avant de m’assoir, me demandant d’où venait le bruit qui venait me te tirer du sommeil. Etrange. Peut-être ais-je rêvé ? C’est fort possible… Je soupire légèrement, avant de bailler, et de m’allonger sur le dos, les yeux grands ouverts, à l’affut du moindre bruits. Un craquement de branche, et quelque chose que ressemble à un grognement rauque résonne alors. Je me relève une nouvelle fois, morte de peur. Qu’est-ce que cela peut être ? Surement pas Dolce, du moins, cela m’étonnerait fort qu’elle grogne de cette façon. Le seul d’entre nous qui serait susceptible d’être l’auteur de ce grognement, c’est Assoupi. Mais là encore, je ne suis pas convaincue: le grognement était bien trop fort, et puis, en pleine nuit, Assoupi dort.
    Je me décide alors tout de même à sortir, du moins, à passer la tête pour essayer de voir quelque chose. La lune éclaire notre campement, et j’arrive à distinguer deux silhouette. D’abord, celle d‘Aelius, l’épée sortit, et ensuite, celle de Naël, un peu plus en retrait, son épée également en main. Moi, je les regarde d’un air interrogateur: ont-ils vus quelque chose ? J’attends. Nous attendons tous les trois, jusque ce que quelque chose bouge. Un nouveau grognement, plus proche cette fois. Je reviens légèrement sur mes pas, attrapant mon épée déposée dans ma tente, avant de me joindre à Aelius et Naël, prête à bondir. Soudain, une forme énorme. Elle s’avance vers nous, et d’un seul coup, mon courage retombe. Je regard l’ombre, stupéfaite, et pétrifiée par la peur, l’épée toujours levée. Une autre grognement rauque. Je ne sais pas où est Assoupi, mais j’espère qu’il n’a rien. Quant à Dolce, je sais qu’elle va bien, vu son niveau, elle aurait pu s’en sortir seule dans n’importe quelle situation. La forme s’avance toujours. Combien de mètre fait-elle ? 3 ? 4 ? Bon sang! C’est quoi ce truc ?! Je recule d’un pas, tout de même. Aelius, lui, ne bouge pas. Le cœur battant, je regard l’ombre s’approcher, bien que tétanisée, prête à défendre en cas d’attaque.

    => Le Tronc.



    Désolée pour ce post des plus médiocre ><

    Et au fait, Le Tronc, j'espère que ma fin te vas ;)

    Quant à Dieu, j'espère que j'ai réussis ma mission!
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Dim 7 Juin - 20:40

    J'ai quitté le Château du Seigneur que mon père et moi avions servi. Je n'avais plus envie de voir ses tours que mon père avait en parti bâti, plus envie de courir après les soldats peureux qui autrefois lui donnaient des ordres. Tout ce monde m'avait ennuyé, et je me rendais compte que je ne connaissais rien d'autre que ce paysage vert et vallonné. C'était beau, mais l'on m'avait parlé d'étendues de sable, lorsque j'étais enfant, d'océans déchaînés et de montagnes blanches, ensevelies sous la neige. Je voulais vérifier, je crois, que tout cela était vrai, que l'on ne m'avait pas pris, encore une fois, pour un imbécile.

    J'ai marché vers l'est. Au-delà de ma forêt bien-aimée, il y avait encore des collines vertes. C'était une petite déception, mais je me doutais bien que trouver déjà un autre monde au-delà des arbres aurait été trop facile. J'ai donc continué dans cette direction, inlassablement.

    Parfois je suivais les chemins, parfois je coupais à travers prés et champs. Les quelques personnes que j'ai rencontré, et à qui j'ai essayé tant bien que mal de parler, m'ont fui. Je me sentais le coeur lourd. Je dormais à même le sol, contemplant les étoiles. Et surtout, j'ai eu très, très faim.
    Pensez-bien, l'on ne m'a jamais appris à chasser ! J'ai bien trouvé des trucs à cueillir par-ci par-là, comme des petites pommes par exemple, mais cela ne remplissait pas mon estomac ! Les rares lièvres et loups que j'apercevais détalaient bien trop vite pour que je puisse les attraper et, de toutes manières, je n'avais pas emporté de quoi faire du feu pour cuire une quelconque viande.
    Quel imbécile avais-je été en partant ! Je n'avais pris aucune provision, ni même un sac avec des choses utiles dedans, comme le font les aventuriers des histoires des enfants. Quoique, entre nous, je ne vois pas à quoi une corde et une boussole m'auraient servi... Pas si malins, les aventuriers. Je ne suis donc pas si stupide, moi, je ne me suis pas encombré pour rien.
    Je me suis donc contenté de mes fruits, et j'ai poursuivi ma marche, tout droit.

    Et puis, peu à peu, le paysage a changé. L'herbe s'est faite plus sombre, et le ciel ne se départait plus souvent d'un triste manteau gris. Peut-être n'était-ce que la saison qui changeait ? Quoiqu'il en soit, j'ai soudain dû cesser de marcher vers l'est. Un large lit d'eau torrentielle et sombre me barrait la route. J'avais le choix entre descendre ou monter. Le brouillard m'empêchait de voir ce qu'il y avait plus bas dans la vallée. Mais vers le haut, je croyais voir la forme de montagnes. Je me demandais si elles étaient couvertes de neige avant de me diriger vers elles et de remonter le long du large cours d'eau.

    Je me suis senti plus faible à mesure que je marchais. Le matin suivant, je me suis même demandé si j'allais réussir à me lever. Mais, en voulant écraser une araignée de mon poing, j'ai fendillé de mon coup le rocher sur lequel elle se trouvait. Je me suis donc dit que j'avais encore assez de force pour monter un peu. Je me suis donc levé, et j'ai marché, encore, et encore.

    Je ne collectionne pas les qualités, mais j'en ai quand même un de taille. J'ai un odorat parfait. Et la viande grillée, j'adorais ça. C'est précisément cette odeur qui m'a chatouillé les narines le soir suivant, alors que je m'apprêtais à me coucher, désespérant de n'avoir trouvé d'arbre fruitier aujourd'hui.
    Et la viande grillée, ça ne trompait pas. Cela signifiait qu'un peu plus haut, quelqu'un cuisinait, et la brise avait peu à peu apporté les relents de fumée jusqu'à moi !

    Tout excité, j'ai entrepris de continuer à gravir le chemin rocheux, alors que la nuit était déjà tombée. Je pensais arriver rapidement vers les cuisiniers mais j'ai perdu du temps à déraciner quelques arbres pas très sympathiques qui s'amusaient à balancer leurs branches contre moi. Ces déracinements n'ont pas eu l'effet escompté, car les autres arbres n'ont pas arrêté leur manège. Et moi, j'avais si faim, je me suis dit « Je ne vais quand même pas passer la nuit à déraciner une forêt ». Alors j'ai avancé tout droit, flanquant une torgnole à l'occasion aux troncs les plus proches, et au bout d'un moment, ils se sont lassés et m'ont laissé tranquille.

    Tout-de-même, des chenapans comme ça, ils ne font pas honneur à mon nom. Ils n'ont pas compris que je suis, d'habitude, toujours du côté des arbres, moi.

    Quoiqu'il en soit, je suis quand même arrivé à retrouver l'odeur de viande grillée. Elle s'était faite plus forte, plus prenante. Au bout du chemin, je me suis presque à mis à courir sous la Lune vers l'odeur ! Mais le feu était éteint ! Ne restaient que des tentes... Et des ombres qui se mouvèrent dans l'obscurité. Des gens ? Ou encore ces satanés arbustes ?

    Je m'étais figé, eux aussi. Au bout d'un moment, j'ai fini par dire, sans réfléchir :

    - Vous n'avez plus de viande pour moi ?

    Mais les choses sursautèrent. Quelques secondes plus tard, quelqu'un, avec une voix hésitante, finit par me répondre.

    - Heu, non. Nous n'avons plus de vivre, pour cette nuit.


    Tout ce chemin pour rien ! J'ai cru que j'allais éclater en sanglots.

    - Oh, je suis si malheureux, dis-je en me laissant tomber sur mon derrière, et les ombres sursautèrent encore, avec un mouvement de recul. J'ai senti l'odeur, je suis venu de loin, et les arbres m'ont attaqué...

    Dans la nuit, un bout de bâton s'enflamma. Un homme le tenait par l'autre bout, et je pus voir son visage. C'était un humain normal, la mine sombre et un peu abasourdie. Derrière lui se tenait un autre de sa race, et les yeux écarquillés il se cachait prudemment derrière le premier avant de crier d'une voix un peu aiguë :

    - Ben, si vous v-voulez, il reste la c-carcasse d'un lapin à suçoter. Là, p-près des cendres.

    Son intention m'a beaucoup touché. J'ai croqué aussi les os de la carcasse, et d'autres gens sont apparus. Je sus que le premier qui m'avait adressé la parole se nommait Aelius, que celui qui m'avait indiqué la carcasse de lapin s'appelait Naël de Mandarine, ou quelque chose de ce genre -je n'ai pas bien retenu car le nom était long et moi j'avais très faim. Puis un genre d'humain minuscule est venu aussi, râlant qu'on l'avait réveillé. Il a été étonné de me voir mais lui sembla assez peu méfiant. Il m'expliqua qu'il était un Lutin de l'Espace, et qu'il s'était assoupi, je crois. Enfin, je ne sais toujours pas son nom, du coup.
    Enfin une petite femme aux oreilles pointues s'est présentée. Elle était belle ! Elle est restée loin de moi, et a dit qu'elle s'appelait Eliana. J'ai voulu dire que c'était très joli, mais j'ai juste émis un truc du genre :

    - F'est krès voli, vot'nom.

    C'est que je mangeais, alors bon, j'espère qu'elle a compris.

    Ces petites personnes m'ont expliqué par ailleurs qu'ils n'étaient pas seuls, qu'une certaine Elfe avec un nom très compliqué les accompagnait, mais qu'ils ne savaient pas où elle se trouvait. Et puis, lorsque j'ai eu fini de manger, ils m'ont pressé de me présenter.

    - Je suis Le Tronc. Le Tronc, comme les arbres, vous savez, expliquai-je, trop heureux d'avoir enfin quelqu'un à qui parler depuis tant de temps. Je vais vers l'est... Pourquoi ? Heu, comme ça, parce que j'en avais marre d'être de l'autre côté. Mais à marcher comme ça, maintenant, je m'ennuie encore.

    C'est surtout le Lutin de l'Espace et Naël qui m'ont posé des questions. Les autres se tenaient en retrait, silencieux. Oh, personne ne s'approchait de moi, bien sûr. Naël a finit par reprendre la parole en s'adressant à ses compagnons.

    - Je viens d'avoir une idée GE-NI-A-LE. Si ce Géant s'ennuie, pourquoi ne pas l'emmener avec nous ? Nous n'aurions plus d'ennemi à craindre, ainsi !

    Les autres trouvaient l'idée moins géniale, quand même. Mais moi j'ai dis que ça m'allait, et alors je crois qu'ils n'ont pas osé refuser. En réalité, ne le répétez pas, mais j'étais trop triste d'être tout seul, sinon. Et lorsque le matin s'est levé, une femme nous a rejoint en nous saluant à peine et nous sommes partis ainsi. Elle a fait comme si je n'étais pas là. Alors, depuis, moi aussi, je fais comme si elle n'était pas là, et alors on s'entend très bien comme ça.

    La première journée avec mes nouveaux amis a été rigolote. Ils ne m'approchaient toujours pas vraiment mais j'aimais bien leurs conversations. Naël de Mandarine racontait tout un tas de choses sur les Géants, comme quoi son grand-père en avait connu un, et qu'il était comme ci et comme ça... Et que du coup, il ne fallait pas craindre les Géants. Enfin, il disait ça, mais il m'approchait encore moins que les autres et quand je trébuchais et que je faisais du bruit pour me rattraper, il émettait espèce de « Ouaap » aigu avant de rejoindre Aelius. Ce dernier restait silencieux. Je crois qu'il m'avait dans l'œil, comme on dit. Ou à l'œil, je ne sais plus. Enfin, il me surveillait, quoi. Moi, je me contentais de suivre Eliana, parce qu'elle était belle.

    Nous avons fait une pause dans l'après-midi. Et j'ai pu manger quelques trucs, j'étais bien content. Après nous être repus, le Lutin de l'Espace a fait un petit somme pendant que d'autres discutaient tout bas. Naël me souriait souvent avec gêne, comme s'il avait peur à tout instant de faire quelque chose qui me contrariât.

    Moi, je me suis éloigné un peu pour me balader. J'avais trouvé un vieux tronc d'arbre. Du côté que mes compagnons ne pouvaient voir d'où ils étaient, j'ai entrepris, avec un caillou un peu acéré, de graver l'écorce. J'ai fait un joli cœur, avec dedans, comme ça pour m'amuser, les signes : « L. T. + E. »
    Quand je finissais le E, Aelius est apparu au-dessus de mon épaule. Il a plissé les yeux, sûrement qu'il réfléchissait à ce que j'avais écrit. Je me suis senti devenir un peu violet, alors pour masquer ma gêne, je me suis brusquement levé -ce qui a fait sursauté l'homme- et j'ai dit bien fort :

    - Bon, on y va ?!




→ Naël de Mandarine. ^^
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Dim 7 Juin - 22:15






    La nuit commence à tomber. Les nuages sont de plus en plus menaçants. Le vent se lève. Une lumière intense déchire soudain le ciel. Les cœurs s’accélèrent. Le tonnerre éclate. Les chevaux effrayés se mettent à faire des ruades, chassent leurs cavaliers de leurs dos et s’enfuient au loin. La troupe se retrouve alors à pied, sans affaires. La pluie tombe. L’obscurité se fait encore plus pesante.

    Les Aventuriers n’ont plus qu’une seule solution, trouver un abri pour la nuit, et quand tout sera calmé, ils partiront à la recherche des chevaux et de leurs affaires. Ils se mettent alors en marche, la pluie refroidissant leurs ardeurs. Tandis que le désespoir emplissait leurs cœurs, une lueur apparut, soudain. Cette lueur était celle d’une lanterne. Poursuivant leur route en direction de cette lanterne, ils virent qu’elle était accompagnée d’autres lanternes qui semblaient éclairer un vieux sentier, qui paraissait laissé à l’abandon depuis des années. Leur situation ne pouvant guère empirer, ils s’engagèrent avec avidité sur ce chemin. Après quelques instants de marche, un immense château s’imposa à leurs yeux. La pluie redoublant son intensité, ils n’hésitèrent pas à frapper à l’immense porte en chêne. Comme s’ils étaient attendus, la porte s’ouvrit aussitôt dans un grincement lugubre.

    Une silhouette se tenait près de la porte, mais pas suffisamment près pour l’avoir ouverte. Cependant, il n’y avait personne d’autre âme qui vive dans ce gigantesque hall d’entrée. La mine renfrognée du « portier » n’aidait pas la discussion, heureusement pour nos aventuriers celui qui semblait l’hôte du château arriva par un majestueux escalier et annonça :

    « Chers invités ! La pluie vous a amenés chez moi et pour cela je ne peux que la remercier. Prenez donc vos aises dans ce château, il y a à l’étage quelques charmantes chambres qui feront sûrement votre bonheur. En attendant je vais superviser la préparation du dîner, que je vous invite à prendre avec moi. »

    Un nouvel éclair, très lumineux. L’hôte avait disparu. Il ne restait plus que l’autre homme qui leur indiquait les escaliers.


    Les Aventuriers viennent de pénétrer dans le château du seigneur Jean de La Trémouille…


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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Dim 7 Juin - 22:37


    Voler, quelle sensation indescriptible que voilà. La meilleure évolution que Dame Nature n’est jamais inventée. Et savoir que ce sont les oiseaux qui ont été doté de ce présent inestimable me donne l’envie d’en profiter encore plus. Les terrestres ne savent vraiment pas ce qu’il rate en n’évoluant pas dans les airs, en ne sentant pas la brise se glisser sournoisement entre leurs membres, de la laisser maître de leur corps. Entre les nuages, corps et esprit ne font plus qu’un, entre les nuages le corps peut s’évader au gré de l’esprit. Je survolais une étendue d’eau marécageuse quand l’espace de quelques secondes un trou noir sembla s’installer en moi. Une communication, le devoir m’appelait. Il ne me restait plus qu’à trouver le lieu d’émission afin de m’en rapprocher et ainsi de mieux capter le message. Je perdais de la hauteur quand mon sang se glaça. Je savais à quelle type de réception j’avais affaire, et pour être honnête je ne m’étais pas encore habitué à cela. Forcément je voudrais bien vous y voir moi, recevoir des messages d’outre-tombe. Comment ça, vous ne saviez pas que les morts étaient capables communiquer avec moi ? Mais enfin vous savez au moins que les morts de notre monde font la fête tous les soirs ? Non ? Voilà qui est fort désolant. Quoi qu’il en soit, je ne vous conseille pas de vous enfoncer dans les ténèbres d’un cimetière, une heure après les douze coups de minuit, à moins que ne désiriez vraiment danser en compagnie d’une charmante demoiselle squelette, tous les goûts sont dans la nature comme le disent si bien les hommes. Je me posais sur l’arche d’entrée du dit lieu de repos des morts, repliant mes ailes à l’arrière, et j’inspectais le coin. Allez prend ton courage à deux serres Titi, n’oublie pas ta mission. Voilà qui étais facile à dire. Pas que je sois peureux, mais certains squelettes ont la fâcheuse manie de lancer phalanges ou tibias sur les oiseaux. Et croyez moi, ça fait très mal ! De mes yeux noirs je recherchais mon futur interlocuteur, quand tout d’un coup je sursautais d’un bloc, ce qui me fit tomber sur de mon perchoir pour chuter de quelques mètres. Mes sursauts reprirent, faisant vibrer tout mon être. De cela aussi j’avais du mal à m’y habituer, le pire des cas ce fut quand cela m’arriva au dessus de l’Océan Royal… J’ai bien cru que j’étais bon pour le plongeon. Mais là n’est pas le sujet, mon être cessa d’obéir à ces quelconques ondes et un nom me vint à l’esprit… Naël De Mandrin. Ca c’était le destinateur du message, il n’y avait plus qu’à recevoir le message en question. « Hey toi le corbeau, j’ai du travail pour toi. » , et ça c’était le détenteur du message je présume. J’approchais de lui à la marche, quand tout se fit clair dans mon esprit, de la haine, de la colère, des reproches, des menaces de représailles. J’étais à la hauteur du squelette, inutile de vous le décrire en général il se ressemble tous, si bien qu’il est relativement difficile de faire la différence entre les anciennes créatures féminines et masculines. Il me suffit de fixer le mort pour recevoir son flot de pensées, voilà qui était fait. « Titinéris bonjour, votre message a bien été enregistré, il sera transmis à son correspondant. » Et je repartais m’envolant rapidement, évitant de justesse un bras derrière lequel un chien, mort, semblait courir. Ces morts… J’vous jure, à partir du moment où ils peuvent se décomposer ils n’ont plus de limites. Néanmoins, grâce à eux la rumeur de mon existence prenait forme. Puisqu’ils étaient omniprésents dans notre monde et que le réseau mortuaire était sans nul doute le plus peuplé, faire passer une information était pour eux chose aisée.

    Ainsi donc maintenant je me devais de trouver le dit Naël De Mandrin. Bien que cela puisse vous paraître un travail fort laborieux se résumant à chercher une aiguille dans une botte de foin, pour moi ce n’était qu’une bagatelle. Une fois le nom entré dans ma mémoire j’étais machinalement guidé vers lui. Et quand je recevais plusieurs messages à la fois, il était évident que ma priorité était de me rendre vers celui dont la missive était la plus ancienne. Sachons rendre service tout en étant équitable. Sur mon chemin, alors que je traversais une forêt bien connu pour abriter des créatures elfiques je perçus un nouveau message. Une tête se dessina dans mon esprit, un humain, dans la force de l’âge. Cependant sa réception était lointaine, tellement lointaine que je pouvais assurément dire que c’était encore un message appartenant au monde souterrain. Décidément le réseau mortuaire était en forme aujourd’hui. Cette fois mon interlocuteur n’était donc pas un corps squelettique, mais l’âme d’un corps squelettique reposant dans les environs. Cette apparition ectoplasmique ne dura pas bien longtemps, mais cela fut assez bref pour que je puisse comprendre le regret de cette âme. « Titinéris bonjour, votre message sera transmis à son correspondant. » Tant d’émotion me rendit triste tout le temps que je traversais l’Océan Royal, si bien que je ne fis même attention aux mouettes rieuses se moquant de mon plumage d’ébène. Oui il faut que je vous précise, les mouettes de ces lieux ont tendance à se prendre pour des anges au plumage blanc, alors forcément n’étant pas doté de la même couleur qu’elles je leur apparais comme l’opposé. Complètement toquées ces mouettes. Mon périple dura quelques heures quand la pluie sans crier gare me pris de court. Et mince avec toute cette eau sur moi j’allais voler moins vite. Fort heureusement je n’allais pas tarder à arriver à destination. Déjà à travers des arbres un dégagement me laissait entrevoir les tours d’un château ancien et imposant. L’endroit n’était guère rassurant, de plus avec ce temps pluvieux le château donnait l’impression d’être habité par une quelconque entité machiavélique. Un réseau d’ondes négatives régnait en ces lieux. Mais rien qui ne puisse m’empêcher de mener à terme mon opération. J’étais maintenant à la hauteur d’une des nombreuses tours. Il me fallait trouver une fenêtre ouverte afin d’accéder à l’homme dont j’étais à la recherche. Il suffisait justement de le demander, je m’engouffrais par une meurtrière, pouvant enfin être à l’abri des gouttes. J’entendis des voix vers le bas, je me précipitais donc vers elles, pour être honnête je mourrai d’envie de reposer mes pauvres ailes j’avais passé mes dernières heures en vol et je commençais à ressentir un tant soit peu de fatigue dans mon être. Suivant un dédale d’escaliers, je finis par me rendre dans un grand hall, où se trouvait une joyeuse troupe. Un Nain, deux elfes, un géant et deux hommes. Celui à l’air relativement pédant était mon Naël De Mandrin, tandis que le deuxième était Aelius. Ainsi donc, je n’aurai pas besoin de repartir immédiatement j’allais pouvoir faire d’une pierre deux coups. La pièce était drôlement spacieuse, malheureusement après avoir du traverser une bonne partie du château je ne pouvais que trouver qu’un seul adjectif permettant de qualifier les lieux : luxuriante froideur ; d’accord deux adjectifs. Tous semblaient découvrir les lieux quand je me posais devant De Mandrin et lui dis-je :

    « Titinéris bonjour, Naël De Mandrin vous avez un nouveau message du réseau mortuaire. –voix colérique- Naël tu es la honte de la famille. Je m’en retourne même dans la tombe. Comment oses-tu ainsi salir dans la boue notre nom ?!! Te mêler de la sorte au peuple n’est pas digne de notre rang, encore si tu étais capable de faire quelque chose avec tes dix doigts cela passerait, mais non il a fallut que soit un âne fini. Une erreur de la nature Naël, voilà ce que tu es ! Tu as intérêt à bien vite faire tes preuves avant que mon courroux ne s’abatte sur toi ! Et crois moi j’ai beau être tombé en ruine je sais tout et je suis encore capable de botter ton derrière tout rose !!! », ayant fini ma tirade je lançais un regard à l’assemblée qui était des plus surprises. Tous me regardaient avec des yeux ronds comme des billes, tous à l’exception d’une des elfes qui me regardait étrangement. Elle n’était pas très rassurante, sur le coup j’avais l’impression qu’elle m’imaginait cuit à la broche comme un vulgaire poulet. Brrrr. Peut être que c’était elle qui dégageait tout ce réseau négatif. Oh mais elle avait une arme brillante à la ceinture si je m’abuse. De quoi intriguer un corbeau avide de collection tel que moi. D’ailleurs en tournant la tête vers la gauche je pus avoir le droit à un tête à tête avec le nain, pour une fois que je rencontrais une personne presque à ma taille voilà qui était fort agréable. Bon d’accord il était un peu plus grand que moi, mais ne chipotons pas pour quelques centimètres. Je fis quelques pas sur le côté, et me postais cette fois ci devant le second homme qui possédait sur lui un objet fort intéressant lui aussi :

    « Dites c’est une jolie épée que vous avez là, comptez vous vous en débarrasser ? Hum excusez-moi… Titinéris bonjour, Aelius vous avez un nouveau message du réseau mortuaire –voix lointaine et qui impose le respect- Aelius… Tu m’as oublié. Tu m’as oublié en oubliant qui tu étais… N’oublie pas qui tu es, tu es mon fils et c’est TOI le roi. N’oublis pas qui tu es… -voix normale- Et pour votre épée ? » , continuai-je prêt à débarrasser ce pauvre homme de ce poids. Une nouvelle fois je faisais un tour de l’assemblée, de toutes évidences il ne devait pas connaître mon existence. Hum voilà qui était problématique. Je me devais donc d’éclaircir leur lanterne, bien qu’en ces lieux je doute que cela puisse fonctionner. « Je me présente, je m’appelle Titinéris, et je suis le messager de ce monde. Je suis reliée aux différents réseaux existants ainsi je peux capter certains de vos pensées et les transmettre à son destinataire. », fier de moi je fis quelques pas et je déployais une de mes ailes pour une faire une sorte de révérence à ma manière. Ils formaient tout de même un groupe au moins hétéroclite qu’atypique ceux là, une histoire louche devait se trouver là-dessus. Peut être une histoire de trésor, qui pouvait réellement le savoir. JE me devais de le savoir ! Il fallait donc je reste un peu de temps en leur compagnie, au moins le temps de savoir qui recelait un objet de valeur, afin que je puisse m’en emparer lors d’une prochaine rencontre. Pour le moment c’était la mission de reconnaissance que je me devais mener à bien. Espérons qu’aucun message à transmettre à une personne n’étant pas dans ce manoir n’arrive. Il serait vraiment dommage que je ne puisse assouvir mon besoin de curiosité.

    [Titinéris reste parmis les aventuriers pour le moment.]
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mer 10 Juin - 13:25


    Quelle peur immense j’ai eu ! Je n’en revenais toujours pas, j’avais croisé un géant, un vrai tout grand et tout bleu, en plus j’avais même osé lui parler ! J’étais maintenant ami avec un géant ! Voilà une anecdote que je pourrais raconter à mon retour et qui rendra tout le monde admiratif ! En plus il a un drôle de nom, Le tronc, mais je dois bien avouer que cela lui va plutôt bien. Et puis maintenant avec lui à nos côtés, nous n’auront personne à craindre ! Je ne dis pas cela parce que je craignais quelqu’un, non, je ne crains personne, un De Mandrin doit toujours n’être que courage en toutes circonstances, et que crois que je l’ai bien prouvé à tout le groupe ! Cependant il y avait un détail auquel je n’avais pas pensé en lui proposant de venir avec nous, c’est qu’un Géant, c’est grand, et quand ça se déplace dans une forêt, ce n’est pas très habile. Alors il fait plein de bruit, il menace de tomber, et moi j’ai un peu peur. Mais je saurais me montrer courageux et peut-être même que j’arriverais à ne pas pousser ces petits cris tout à fait déshonorants pour ma famille, mais que je ne pouvais m’empêcher de laisser échapper.

    Toujours est-il que nous poursuivions notre route tant bien que mal, mais j’étais assez fier du chemin que nous avions déjà parcourut, nous avons même échappés à de perfides arbre qui se sont attaqués à nous et cela grâce à l’aide précieuse de l’elfe Dolce-Aléria. Il n’y a pas à dire, elle impose vraiment le respect cette fille là ! L’autre elfe aussi, Eliana, est vraiment bien, elle m’a même complimenté sur ma façon d’être et de gérer le groupe. Rien que d’y penser j’ai chaud au cœur ! Tout était vraiment bien dans cette aventure, le temps, mes compagnons et l’assez faible danger.

    Rectification, le temps commençait à se dégrader et à virer à l’orage, nos pauvres chevaux s’énervaient de plus en plus, déjà qu’ils n’avaient pas été très rassurés quand il avaient vu que Le tronc allait nous suivre, mais là, avec en plus l’orage qui arrivait, c’en était trop pour les pauvres bêtes. Et lorsque le tonnerre éclata, il était tout à fait compréhensible de leur part qu’ils paniquent un peu, qu’ils se mettent à ruer et nous chassent de leur dos, mais pourquoi ai-je été le seul à tomber dans une flaque de boue ? Je vous le demande ! Bon tant pis pour mes habits, il faudrait que j’en change plus tard, quand nous retrouveront les chevaux… « Non ! Nous retrouveront jamais les chevaux, je vais être condamné à rester sale toute me vie ! Je suis fichu ! Que vont dire mes ancêtres ?
    - Naël, il ne faut pas paniquer, on les retrouvera les chevaux, là on va juste chercher un abri en attendant que l’orage passe. »
    Je regardais étonné Assoupi qui avait l’air d’avoir entendu mes pensées, puis en voyant que Le tronc me regardait avec apitoiement et Aelius étonné, j’en déduisais que j’avais du me laisser aller, et parler à haute voix. C’est fou comme des fois je n’arrive même pas à me taire ! Alors pour essayer d’être un peu moins ridicule, je reprenais la tête du convoi et j’étais bien déterminé à nous trouver le meilleur abri qui puisse exister dans cette forêt.

    Je fus d’une efficacité qui moi-même m’étonna, car nous trouvâmes rapidement une lumière, puis un château tout entier ! Heureux d’avoir su si bien aider mes compagnons, j’ouvrais le portail tout content de moi, me retournais vers mes compagnons et fus déçu qu’ils ne partagent pas mon enthousiasme. Pourtant il était beau le château, bon peut-être un peu sombre, mais sous la pluie tout semble plus sombre, non ?
    « Nous devrions peut-être éviter ce château, il ne me dit rien qui vaille, remarqua Aelius.
    -Oh, je ne vois vraiment pas pourquoi ! Il me paraît très bien ce château, objectais-je
    -C’est bien le problème… »
    Dit de façon énigmatique l’Elfe Noire, tirant quelques sourires au passage. Mais lorsqu’un coup de tonnerre, encore plus fort et puissant que les autres se fit entendre, je vis que Le tronc faisait mine de me rejoindre, j’étais content d’avoir son appui. Fort de ce soutient j’ajoutais :
    « Au moins à l’intérieur nous seront au chaud, le châtelain est sûrement quelqu’un de très amical, sinon il n’aurait pas laissé ces lumières dehors. Et puis peut-être même qu’il nous proposera de dormir bien au chaud cette nuit !
    -Moi aussi je suis partant pour y entrer, de toute façon c’est peut-être mieux dedans que dehors, dit Assoupi.
    -C’est vrai que je n’ai pas vraiment envie de passer la nuit dehors, ajouta Eliana.
    -Ah vous voyez, nous sommes plus nombreux à vouloir entrer, je décide donc que nous allons frapper à cette porte pour trouver un abri ! »
    Dis-je tout fier. Dolce-Aléria et Aelius, résignés, nous emboîtèrent le pas. Lorsque nous nous trouvâmes face à l’imposante porte d’entrée, je fus un peu moins fier de ma proposition et je dis :
    « Je ne sais pas si on m’entendra si je frappe, avec tout le bruit dehors…
    -Ne t’inquiète pas, je vais le faire pour toi »
    me dit gentiment Le Tronc juste avant de donner de terribles coups dans la porte. Qui s’ouvrit tout de suite. Au début j’avais eu peur que ce soit les coups trop puissants du Géant qui avait défoncé la porte, mais le grincement et la façon de s’ouvrir me montra qu’elle s’était peut-être ouverte normalement. La pluie devenant encore plus froide, nous entrâmes dans la chaleur du hall d’entrée, et comme je me doutais, l’hôte nous fit un merveilleux salut, et nous conviât même à partager son repas :
    « Chers invités ! La pluie vous a amenés chez moi et pour cela je ne peux que la remercier. Prenez donc vos aises dans ce château, il y a à l’étage quelques charmantes chambres qui feront sûrement votre bonheur. En attendant je vais superviser la préparation du dîner, que je vous invite à prendre avec moi. »

    Je commençais donc à me diriger tout heureux vers les escaliers lorsque tout à coup un corbeau vint se poster près de moi, et à ma grande surprise, et celle des autres j’en suis sûr, il déclara : « Titinéris bonjour, Naël De Mandrin vous avez un nouveau message du réseau mortuaire. Naël tu es la honte de la famille. Je m’en retourne même dans la tombe. Comment oses-tu ainsi salir dans la boue notre nom ?!! Te mêler de la sorte au peuple n’est pas digne de notre rang, encore si tu étais capable de faire quelque chose avec tes dix doigts cela passerait, mais non il a fallut que soit un âne fini. Une erreur de la nature Naël, voilà ce que tu es ! Tu as intérêt à bien vite faire tes preuves avant que mon courroux ne s’abatte sur toi ! Et crois moi j’ai beau être tombé en ruine je sais tout et je suis encore capable de botter ton derrière tout rose !!! »

    Ce message que je ne comprenais que trop bien me mina complètement le moral. Je n’entendais même pas ce qu’il dit ensuite, les paroles de mon grand oncle Godefroy De Mandrin résonnaient en moi. Oui, j’avais reconnu son franc-parler. Mais c’était tout, tout était vide dans mon esprit, je me laissais entraîner par les autres, qui apparemment étaient maintenant guidés par Aelius, qui d’après eux ne voulait pas s’expliquer sur quelque obscure raison. Mais je m’en fichais un peu de ce qui se passait autour de moi, j’étais bien décidé à broyer du noir. À un moment je sentis un lit atterrir sous mes fesses, ne comprennant pas ce qui se passait, je me dis qu’il fallait que je réagisse un peu. Je levais alors les yeux et vis qu’Aelius me regardait profondément, il s’apprêtait à me taper la joue pour me faire réagir, mais en voyant que je revenais à la réalité, il laissa tomber sa main, comme déçu. J’étais assis sur un lit dans une chambre majestueusement décorée, seul avec Aelius, les autres devaient être pareillement logés. Je me serais presque cru chez moi, dans mon château, dont je suis banni jusqu’à la fin des jours parce que je fais honte à mes ancêtres !! Une nouvelle fois je me laissais sombrer dans le désespoir. Je senti alors qu’on m’attrapais par le épaules et qu’on me secouais violement.

    « Allez, Naël, il faut que tu réagisses tu as bien entendu ton ancêtre, tu as encore le temps de faire tes preuves. Alors ce n’est pas en me laissant tout faire que tu vas les faires ! » Ce que dit Aelius me redonna un peu confiance en moi, si je voulais regagner la confiance de mes ancêtre il fallait que je leur prouve que j’étais fort !
    « Oui, tu as raison. J’ai bien de la chance d’avoir un ami aussi fidèle que toi, je ne vais pas me laisser abattre ! Au fait le corbeau n’a rien ajouté d’autre ? J’ai pas vraiment entendu.
    -Non, non rien, tu n’as rien manqué d’important, dit-il rapidement.
    -Ah bien, maintenant que je suis de nouveau sûr de moi, nous pouvons aller manger, je vais pouvoir montrer que je n’ai rien perdu de mon éduction raffinée !
    -Oui, c’est ça. Au fait, le serviteur nous as dit que nous étions chez le seigneur Jean De La Trémouille, tu ne le connais pas ?
    -Mais si très bien ! C’est … Oh non ! Ne me dis pas qu’on est chez lui ? Dans son château !
    -Euh, bah si, c’est toi qui nous y a conduit…
    -Qui est le seigneur De La Trémouille ? »
    Questionna Dolce-Aléria en entrant dans la chambre où nous étions Aelius et moi. Et à voir le regard suspicieux de mon compagnon, il en déduisait qu’elle nous avait espionné.
    « Qui t’as autorisé à entrer dans notre chambre ?
    -Mais ça ne me dérange pas moi, elle…
    -Mais j’ai bien fait car vous alliez parler de quelque chose d’important pour le groupe.
    -Ah oui c’est vrai ça, il faudrait peut-être les préveni…
    -Mais je l’aurais dit, si c’était important. D’ailleurs, tu aurais pu les prévenir, au lieu de nous espionner toute seule.
    -Je vais le faire moi, si vous voulez ! »
    Là je vis qu’ils me regardaient comme s’ils avaient momentanément oubliés que j’étais là.
    « Non c’est bon je les appelle » Dit Dolce-Aléria en se reprenant. Appelés par elle, Eliana, Le Tronc et Assoupi arrivèrent en demandant ce qui se passait. Je vis par leurs regard apitoyés envers moi qu’eux aussi avaient tout entendu du message, et je ne pu m’empêcher de rougir de honte.
    « Maintenant que tous sont là, qui est le seigneur Jean De La Trémouille ? » repris l’Elfe-Noire. Là du rouge vif, je passais au blanc immaculé.
    « C’est que, le seigneur De La Trémouille est une légende qu’on racontait aux enfants pour leur faire peur… On disait que c’était un homme mort depuis longtemps, mais qu’il n’avait jamais vraiment voulu mourir, alors il est resté. En fait c’était une sorte de mort vivant, et toutes les lois qui s’imposent aux vivants ne fonctionnent pas sur lui. À l’intérieur de son château, c’est lui maître de tout, il contrôle tout. Et d’ailleurs il ne faut surtout pas entrer dans son château car on ne peut pas en sortir.
    -Et tu aurais pas pu nous le dire plus tôt ? S’énerva Assoupi.
    -Ben, je le savais pas !
    -Il doit sûrement être au courant de ce qu’on dit à ce moment même, nous ne pouvons rien faire à part lui obéir pour l’instant, qui sait, c’est peut-être notre clé pour sortir. »
    L’aplomb avec lequel Dolce-Aléria déclara cela me rendit un peu de ma couleur, elle avait peut-être raison, je vis qu’Aelius la regardait avec attention, puis finit par céder.
    « Oui, on va commencer par aller s’assoir à table avec lui, mais ne compter pas sur moi pour manger ou boire quelque chose, d’ailleurs vous non plus ne devriez pas. Bon allons-y, Naël tu nous rejoins, le serviteur à dit que tu devrais te changer.
    -Moi aussi je vous rejoins, j’ai oublié quelque chose dans la chambre. »


    Attendant qu’ils sortent, je me dépêchais de me déshabiller, j’étais bien décidé à ne pas devoir me déplacer dans ce château tout seul. Puis lorsque je pris mes habits propres, dans la précipitation je m’emmêlais les pinceaux, et fini par tomber totalement coincé. J’essayais de me dégager et pour cela poussais de grands cris, et la brave Eliana qui m’attendait pour ne pas se déplacer seule, s’inquiéta pour moi et vint voir si je n’étais pas en danger. Elle ouvrit la porte et j’arrêtais alors de me dandiner au sol, couvert de honte. Et c’est à ce moment là que je me décoinçais et fini par être couché sur le dos, nu au beau milieu de la pièce. Elle referma précipitamment la porte, toute rouge et rejoignit précipitamment les autres. Quant à moi je réussi enfin à m’habiller rapidement, et descendais les rejoindre. Le tronc s’inquiétait de voir Eliana aussi rouge, et lorsqu’il m’aperçut, moi aussi tout rouge il se demanda ce qui se passait. Mais ni elle, ni moi pouvait lui répondre, tellement nous étions gênés. Heureusement, Aelius arrêta Le Tronc dans ses questions, et se prépara pour entrer dans la salle à manger.


->Aelius

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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 15 Juin - 22:16



    Dieu est plein de facéties aujourd’hui, il vient de décider que la parole serait maintenant à Dolce-Aléria D’Antuo. Aelius, qui a été nommé par Naël De Mandrin devra lui être reconnaissant pour ce geste et donc devra lui dire quelque chose qu’il admire chez lui dans son prochain message.


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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Sam 20 Juin - 18:57

    Suite à l'impossibilité d'intervenir de l'aventurière elfique désignée, Dieu envoie sur Terre ses fidèles mains jouer aux soldats de plomb. Ainsi Sarah Edelwyn doit faire son entrée maintenant pour s'intégrer à l'histoire. Comme tous elle devra désigner un successeur, autre que Dolce-Aléria.
    Que la parole de Dieu soit respectée ou subissez son courroux.
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 22 Juin - 1:28

Après un petit moment de marche, je m'arrêtais, m'asseyant sur une pierre plate. J'étais trempée, absolument trempée, et mes cheveux retombaient sur mes épaules bien que quelques mèches rebelles viennent rejoindre le devant de mon visage ce qui avait vraiment le don de m'agacer. Je n'en pouvais plus ma journée avait été plus qu'éprouvante, et pour couronner le tout il pleuvait et j'avais les pieds trempés.

Ahhh..Je repensais à cette journée qui n'avait pas si mal commencé pourtant. Il faisait assez doux ce matin, et j'entendais les gardes qui se tenaient devant les portes de la ville de Néréisa parler d'un centaure qui s'était installé dans une auberge à l'interieur de la ville dans l'intention de faire don d'une quete à un groupe d'aventurier. Si je m'intégrais à l'un de ces groupes, je pourrais aisément gagner de l'argent.

Je m'approchais d'eux, leur adressant un sourire éblouissant et leur demandant:

Bonjour, à moins que mon ouîe ne soit défaillante, il me semble vous avoir entendu parler d'un centaure qui donnait une quete dans cette ville.

L'un des gardes se retourna vers moi, ces yeux bleus me scrutant des pieds à la tête. Il me regarda alors dans les yeux et me répondit :

En effet gente Damoiselle. Il se trouve à l'auberge de l'Arbre fleuri. Mais êtes vous sure que c'est quelque chose d'assez honorable pour une aussi jolie demoiselle que vous?


Je lui jetais alors mon regard de jeune femme innocente, consciente de l'effet que je pourrais lui faire et répondit:

Ne vous inquitez pas pour moi.

Je me dirigeais à l'interieur ne me retournant pas vers le garde: Je savais pertinament qu'il me suivait du regard comme la plupart des hommes que je croisais. Je parcourut alors pendant peu de temps les rues de la ville et pénétrai dans l'auberge en question. Je désserrai légèrement les noeuds de ma cape et regardais autour de moi. Il y avait pas mal de personnes mais une seule attira mon attention, c'était un centaure, car je remarquais ses jambes équines sous la table. Je me dirigeais d'un pas décidé vers lui, lui demandant quelle était cette quête qu'il confiait.

Le centaure me regarda l'air étonné et me confia:

Et bien un groupe est partit il y a peu en direction des montagnes blêmes afin de récupérer le puissant bouclier d'Ecthiers, peut être pourriez vous les rejoindre.

J'acquiescai d'un mouvement de la tête et sans lui laisser le temps de me préciser les détails de cette quête, je suivais mon instinct et me dirigeais rapidement hors de la ville en direction de ces montagnes blêmes. J'avais alors marché, marché.

Je secouais la tête, il n'était plus temps de songer à ce qui s'était passé mais plutôt a ce qui allait se passer si je continuais à rester la sous la pluie battante de plus en plus forte. En plus je commençais à être gelée. Je décidai alors de chercher refuge quelque part. Je regardais autour de moi, et un éclair éclaira ma vue dans le lointain où il me sembla distinguer un château. Je me dirigeais à grand pas en direction de cette lointaine demeure maudissant la boue qui collait mes pieds au sol. En plus je sentais ma température corporelle bien basse. Ma superbe robe grise trainait par terre m'empêchant d'avancer correctement. Furieuse, je dégainai l'une de mes dagues et coupai une bonne partie de la longueur de ma robe, elle m'arrivait à présent à mi-cuisse. Ohh c'est plutôt séduisant, me dis-je retrouvant tout à coup une joie passagère. Après une bonne demi-heure de marche, j'arrivais à la porte de la demeure qui me semblait quelque peu effrayante mais je trouvais d'un autre côté que cela était assez excitant et m'empressait de taper à la porte en bois. Un homme a l'air avenant m'ouvrit la porte, et me dit:

Oh je vous souhaite le bonsoir belle demoiselle. Entrez donc, la pluie ne s'arrêtera pas de si tôt.

Il s'écarta poue me laisser passer et j'entrais dans le vaste vestibule du chateau. Cette demeure était trop sombre à mon gout, je n'étais pas très rassurée. L'homme qui me fit entrer reprit la parole:

Je suis le Seigneur de cette magnifique demeure. Allez donc dans la salle à manger rejoindre les autres hôtes.


Je restais la quelques instants plongée dans mes pensées. Les autres? Je n'étais pas seule. Peut être étaient ils le groupe d'aventurier dont m'avait parlé le centaure ce matin même. Je me dirigeais vers la salle à manger et adressais mon sourire le plus éblouissant aux personnes présentes. Je remarquais qu'ils me fixaient étrangement et me rappelait soudain que ma robe s'arrêtait à mi cuisse puisque je l'avais coupée pour pouvoir avancer plus aisément dans les chemins boueux. Mon regard fut tout d'abord attirés par un jeune homme qui me semblait être un noble. Il était plutôt charmant mais il semblait néanmoins assez prétencieux. Je dérivais mon regard vers un autre homme à l'air fier, et aux cheveux longs et noirs. Il semblait avoir les pieds sur Terre et être plutôt raisonnable. Je me tournais à présent vers deux jeunes femmes, des elfes. Toutes deux étaient absolument magnifiques mais l'une semblait un peu plus âgée que l'autre. Je posais à présent mon regard vers un... un géant! Il était vraiment impressionnant. Je regardais un peu plus la pièce et aperçu, au pied de la table au centre de la pièce, un petit lutin qui somnolait.

Après ma courte inspection, je relevais les quelques mèches rebelles qui retombaient légèrement vers le devant de mon visage et après leur avoir adressé un sourire éblouissant je dis:

Bonsoir, je vois que je ne suis pas la seule à avoir été gênée par ce temps désastreux. Qu'est ce qui vous amène ici?


Je les regardais alternativement, bougeant un peu mes jambes, je frissonnais car j'avais un peu froid mais bon mon corps commençait à se réchauffer légèrement.

----> Aelius?


Dernière édition par Sarah Edelwyn le Mer 24 Juin - 12:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Lun 22 Juin - 21:57



    Décidémment, pauvres Aventuriers, Dieu n'en fait qu'à sa tête et il décide encore de changer la personne qui devra répondre ! D'Aelius la main passe à Assoupi, Dieu espère que ce coup-ci il restera sur la même décision plus longtemps...


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MessageSujet: Re: En Quête du bouclier d'Ecthiers   Mer 24 Juin - 14:19

    La troupe avait subit quelques péripéties, dont la plus importante étant la confrontation avec un Géant, qui finalement n’était pas aussi bête et méchant que je pensais. Dans mon peuple on m’avait toujours dit que tout ce qui nous dépassait en taille était forcément méchant, et que tout ce qui dépassait les arbres était forcément bête. A croire qu’ils se trompaient car dans ce groupe on trouvait de tout, alors qu’ils me dépassaient tous en taille, mais, c’était avant de rencontrer Le Tronc ; ils ne dépassaient pas les arbres. Alors que pourtant avec Naël je suis sûr qu’il devrait être aussi grand qu’une montagne… D’ailleurs à cause de lui nous étions enfermés dans un château maudit ! Assoupi oubliait qu’il avait été l’un des premiers à suivre Naël pour entrer dans le château… Je n’aimais vraiment pas ce château, toute cette structure de pierre que les hommes ont bâtie pour dépasser les arbres. On sentait vraiment tout le poids de cette lourde construction. Et en plus elle refermait un type fou, le seigneur Jean de la Trémouille, cela ne m’étonne pas qu’avec un nom comme ça il soit devenu totalement dément et qu’il veuille se venger de tout le monde ! La situation était vraiment effrayante, et cela se voyait bien sur le visage de certains. Étonnamment en disant cela je ne pensais pas à Naël, non lui n’avait pas l’air terrorisé pour l’instant, il paraissait plutôt gêné. Pourquoi ? Je ne le savais pas mais apparemment cela impliquait Eliana, alors s’il lui avait fait quoi que ce soit celui-là, il allait m’entendre !

    Bon passons, il y a plus important à s’occuper pour l’instant. Je pensais bien que notre hôte allait nous en faire voir de toutes les couleurs, quelqu’un qui est réputé pour emprisonner des gens dans son château, terroriser les alentours, c’est quand même bien louche qu’il nous invite aussi gentiment à sa table. Je pense qu’on aurait du essayer au moins d’ouvrir la porte d’entrée pour voir si on ne pouvait pas sortir, après là on aurait pu suivre ce que notre hôte nous disait pour le moment. Mais bon il en avait été décidé autrement, je devais bien m’y plier, maintenant que je faisais partie d’un groupe je ne devais pas m’attendre à ce que les bonnes décisions soient prises à chaque fois. Nous étions alors regroupés dans une pièce, attendant qu’on nous fasse pénétrer dans la salle à manger, personne ne parlait, pas même Naël, c’est pour dire. Enfin la porte s’ouvrit, doucement et silencieusement, encore une fois j’eu beau regarder qui l’avait ouvert, il n’y avait personne. Cela pouvait être pratique comme installation… bon peut-être inutile pour moi qui vivait toujours dehors, donc sans porte, mais si je vivais à l’intérieur, j’aurais peut-être demandé au seigneur de la Trémouille comment il arrivait à faire cela.

    Il nous invita à nous assoir, l’atmosphère était vraiment lourde, même notre hôte étrange attendait que quelqu’un de stupide vienne briser le silence…
    « Quel magnifique château ! Très bien entretenu en plus, je suppose que c’est Madame de la Trémouille qui a fait ces merveilles !
    -Non, elle est morte.
    -Oh…
    -Je l’ai fait pendre.
    -Ah »

    Et voilà grâce à Naël nous étions encore moins à l’aise ! Bon il est vrai que ce n’est pas totalement de sa faute si le type qui était à table avec nous était vraiment inquiétant, mais c’était lui qui nous avait entraîné dans cette galère, il fallait donc bien que ce soit lui qui prenne. Nous avions tous les yeux fixés sur le seigneur, qui ne paraissait pas en être gêné, quand tout à coup nous le vîmes sourire diaboliquement. Ce brusque changement de physionomie acheva de nous paralyser de terreur, même Aelius ne semblait pas être tranquille, Dolce quant à elle je ne la voyais pas, alors si elle ne montrait aucun signe de peur c’est quelle était vraiment étrange, elle aussi. Ce sourire atroce déforma encore quelque temps le visage de notre hôte, puis il disparu aussi rapidement qu’il était venu. Le sieur de la Trémouille s’excusa un instant puis se dirigea vers le hall d’entrée. Nous entendîmes quelqu’un frapper et le seigneur l’accueillir chaleureusement. Nous comprîmes qu’il était vraiment le maître de tout ce qui se passait sur son territoire puisqu’il savait quand quelqu’un allait arriver. Nous nous regardâmes effrayés, puis nous essayâmes de cacher cette peur lorsque le seigneur revint. Il n’était pas seul, une jeune humaine, dégoulinante de pluie, robe déchirée, cheveux devant les yeux arriva avec lui. Se recoiffant légèrement elle déclara d’un ton qui dénotait clairement avec l’ambiance qui régnait ici :
    « Bonsoir, je vois que je ne suis pas la seule à avoir été gênée pas ce temps désastreux. Qu’est ce qui vous amène ici ? »
    On voyait qu’elle n’était pas au courant de la légende du Seigneur de la Trémouille, et elle devait se demander pourquoi nous étions aussi peu amicaux. Dolce-Aléria se leva, elle semblait très calme, donc soit la situation ne l’effrayait pas du tout, soit elle jouait très bien la comédie, ce qui, dans les deux cas, n’était pas rassurant pour nous, et déclara :
    « Comme tu l’as dit, c’est le mauvais temps qui nous amène ici, mais toi, qui est-tu et que fais tu ici ?
    -C’est Sarah Edelwyn, et elle aussi a envisagé de faire la même Quête que vous, elle a donc essayé de suivre votre route. Maintenant tout est bien puisque vous êtes tous réunis. »
    Il connaissait même nos identités et notre Quête, à voir la tête que faisant maintenant Sarah, elle regrettait elle aussi d’être ici.
    « Comme vous l’avez dit Seigneur, puisque maintenant nous sommes tous réunis, nous allons pouvoir vous quitter, le temps à l’air de se calmer. » Braoum ! –coup de tonnerre pour ceux qui ne comprennent pas mes onomatopées— pauvre Aelius, je crois bien qu’il venait de rater son coup, et encore une fois aujourd’hui, il sembla embarrassé il faut dire que ce que le volatile lui avait annoncé comme message démontrait que lui aussi ne nous avait pas tout dit. D’ailleurs en parlant du corbeau il était toujours là, voltigeant autour de nous, je crois même l’avoir vu gober quelque chose de brillant à un moment… Le ricanement diabolique de notre hôte me tira de mes pensées, je crois même que je l’étais un peu endormi au passage, c’est fou ça je m’endors sans même m’en rendre compte parfois !
    « Mouhahahahaahahaha ! Vous ne sortirez jamais d’ici ! Vous êtes mes prisonniers pour toujours ! » Là la situation devenait désespérée, les choses sérieuses allaient commencer. D’ailleurs elles commencèrent tout de suite quand la lumière s’éteignit, que le sol sembla s’écrouler sous nos pieds et que j’eus l’impression de tomber.

    Je sentis le sol faire à nouveau opposition à mon poids, a lumière se ralluma, la table du dîner était toujours là, le seigneur de la Trémouille ainsi que les murs avaient disparus. Naël était au sol, Le Tronc s’était agrippé à la nappe et avait fait tomber les verres de vin qui laissaient maintenant couler leur liquide rouge sang au sol. à part le décor qui était dans la salle à manger, tout le reste était noir, impossible de savoir si c’étaient des murs ou du vide. Quelque chose s’éclaira au loin, une forêt, Naël qui s’était relevé se précipita vers elle en disant que c’était notre porte de sortie, mais Sarah l’en empêcha :
    « Non attend, c’est sûrement un piège !
    -Mais et si c’en était pas un ?
    -C’en est un, on est déjà là à cause toi, donc maintenant tu nous laisse décider de ce que nous allons faire. »
    Dolce-Aléria avait vraiment l’air énervée comme si être elle aussi contrainte de subir les fantaisies d’un type qui aurait du mourir depuis longtemps ne lu plaisait vraiment, mais alors vraiment pas du tout.
    « On va d’abord vérifier s’il n’y a pas d’autres issues. » déclara Aelius. Nous nous mîmes en action, mais tout ce qui était noir était infranchissable. On aurait même pas dit un mur, c’était plus comme une barrière n’ayant aucune consistance, comme une pellicule d’air très solide. Nous n’avions pas d’autres choix que d’aller vers la forêt au plus grand bonheur du benêt des De Mandrin. Une fois dans la "forêt" nous dûmes nous déplacer en ligne tellement elle était dense, Le Tronc, derrière moi, ne pu s’empêcher de laisser échapper un « Je n’aime pas du tout ça… » qui résumait bien ce que je pensais, alors que j’acquiesçais à ses paroles, je ne vis pas que Dolce-Aléria, qui était devant moi, avait du déplacer une énorme branche pour avancer, et comme son esprit d’équipe est très développé, elle ne me tînt pas la branche, que je pris en pleine figure et qui m’envoya valser dans les jambes du géant. Je me retenais d’insulter l’elfe noire, et me relevais, tandis que la forêt qui nous entourait disparaissait brusquement. Nous laissant encore une fois dans le noir, attendant avec appréhension ce qu’il allait nous arriver par la suite…


->À celui qui m’a retenu avec ses jambes : Le Tronc !
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